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Jean Bonnefoy (Traducteur)Gilles Goullet (Traducteur)
EAN : 9782207256237
880 pages
Éditeur : Denoël (23/09/2004)

Note moyenne : 3.83/5 (sur 81 notes)
Résumé :
Etes-vous câblé ? Comme Cow-boy, l'ancien pilote de chasse aux yeux sensibles aux infrarouges ; comme Sara toujours prête à se débarrasser de ses ennemis en utilisant le cybercobra lové dans sa gorge ; comme Reno, décédé mais toujours vivant dans l'Interface ? Si ce n'est pas le cas, comment espérez-vous survivre à la menace que représentent les orbitaux ? Le cycle de Câblé - deux romans, deux longues nouvelles, réunis ici sous le titre Câblé + - est l'une des œuvre... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
finitysend
  25 juin 2013
Un excellent pavé de SF ... rien à jeter !! ...
Une édition omnibus de deux romans et de deux nouvelles ...
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câblé :
L'univers de ces textes est clairement cyberpunk ( états en faillites .. les sociétés privées ont souvent une souveraineté de fait .. les individus sont livrés à eux même .. inégalités .. modification corporelles .. etc ) . Câblé est un des premier récit cyberpunk d'ailleurs ...
Câblé et les deux nouvelles sont disons , charnels et pas très politiquement corrects ( pas du fait de l'aspect charnel ( sourires )).
C'est un roman très humain et il permet d'explorer les incidences morales et sociale de la réalité cyberpunk .
C'est un roman profond , un roman très dense et fascinant par son rythme et sa puissance immersive .
Cela m'a un peu fait penser à Oblique ( de G Bear ) mais sans les nanotechnologies .. Excellent donc ...
La terre s'est battue contre ses dépendances orbitales .
Les spatiaux ont détruit la terre plus que nécessaire et volontairement .. cependant demeurent des traces de résistances ..
La situation géopolitique crée par l'auteur est impressionnante de complexité et les implications sont examinées dans les moindres coins et recoins ... c'est un vrai délice ..
L'auteur pousse très loin l'illustration et l'analyse des implications morales qui découlent de cet univers palpable qu'il matérialise ( rapports entre le bien et le mal .. la force de la nécessité .. la contrainte volontaire .. l'imprégnation par le vice du fait des besoins personnels , la corruption .. )
C'est une réelle réussite .. du pur cyberpunk parut seulement 2 ans après l'émergence du genre ..
Un vrai délice car la réalité est très sérieusement creusée et c'est un récit profondément humain ..
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Perspective érogène :
Une nouvelle qui traite de la chirurgie esthétique et de la réalité virtuelle en rapport à la sexualité .. au pouvoir et au marché .
Elle possède la structure d'un polar hard SF ..
Un polar très réussi .. qui ne ménage pas le lecteur ( rythme .. forme .. fond ) .
Son intérêt vient de sa puissance immersive . C'est un des textes les plus réussis du genre science-fiction de ce point de vue .
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Solipe système :
La suite de câblé .. elle pourrait en être la fin .. La nouvelle est centrée sur la personnalité virtuelle invasive ..
Dans ce texte l'auteur crée un revirement politique majeur sur des bases assez bluffantes ..
L'action .. le rythme .. la stratégie .. la morale .. la peine .. la douleur et les symboles concourent à faire de ce texte une réussite absolu ..
Grâce à cette nouvelle on peut parler de cycle de câblé .. dans la mesure ou la suite se passe dans le futur de l'univers de câblé et donne de la profondeur à l'univers du roman suivant
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Le souffle du cyclone :
Ce n'est pas une suite directe de câblé mais c'est un délicieux moment de space opera ..
Le cyberpunk peut rebuter certains lecteurs .. à cause d'une certaine noirceur ou d'un environnement âpre et très éloigné ( dense et difficile d'accès ) .
Ce n'est pas le cas ici et cela vient du fait que le personnage est faiblement modifié et qu'il n'est pas le seul
Un clone à qui il manque une partie de son passé ...
Un personnage intéressant dont nous suivons le processus de ré-acquisition des infos nécessaires pour se situer
dans un environnement complexe et hostile et progressivement agir de façon autonome .
C'est un bon roman sur la thématique du clone ....
Une vrai ( et belle ) ballade dans les étoiles ainsi que un univers crédible et étonnant ..
J'ai vraiment apprécié cette ballade dans l'espace .. ( légations extraterrestres .. stations ... vaisseaux .. )
L'intrigue est satisfaisante et même surprenante ...
Si on veut faire un séjour dans l'espace sans mettre les mains dans le cambouis ... sans s'installer à une console informatique .. et sans ressentir les effets de l'apesanteur .. : Ce n'est pas le bon bouquin ...
Un excellent moment de space opéra en somme ( le seul space op cyberpunk accessible en français avec la schismatrix de Bruce Sterling ) .
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Un recueil franchement exceptionnel .. Les deux romans sont disponibles en poche ( sans les deux nouvelles ) ..
Solipe système est indispensable ( à mon avis ) car elle crée un fondu des deux romans et apporte une grande cohérence à ces textes tout en étant elle-même un excellent épilogue à câblé ..
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BlackWolf
  13 mars 2011
Mon Avis : J'étais dans une librairie quand je me demandais quoi bien pouvoir lire en Science-Fiction, le sujet et tellement vaste et il y a tellement de livres à lire que je me suis tourné vers les conseils du libraire qui m'a parlé de ce livre écrit par Walter Jon Williaws. On trouve ici l'intégrale des histoires se situant dans l'univers de Cablé, soit deux romans et deux nouvelles. Je vais essayer de donner mon avis sur chaque écrit puis donner un avis plus global à la fin de ma chronique. La couverture, illustrée par Manchu, est plutôt sympathique je trouve.

Câblé : La terre a perdue la guerre et se trouve maintenant dominée par les orbitaux, des multinationales vivant dans l'espace et gravitant autour de la terre. Cowboy est pilote et fait passer des marchandises en contrebande avec son panzer. Sarah est une ex-prostituée reconvertie en tant que garde du corps cherche à gagner de l'argent par tous les moyens pour quitter une terre en pleine agonie et retrouver les orbitaux. Leur rencontre va les amener à se battre pour sauver leur vie de terribles manipulations. L'intrigue est plutôt classique mais l'auteur arrive à jouer avec le lecteur sur les rapports de force, de faux semblants et de manipulations. On se laisse entraîner facilement par cette histoire très bien maîtrisée de bout en bout et on tourne les pages avec envie.

Les personnages sont vraiment complexes et travaillés, ils se trouvent souvent confrontés à une réalité différente de leurs idéaux et doivent faire par moment certains choix contraire à leur éthique pour le bien de tous. C'est justement la profondeur de ces personnages qui fait qu'on s'accroche si bien à eux; un des points forts du livre. L'univers qui malgré son côté classique - multinationales, drogues, technologies futuristes, réseau cybernétique,...- est très bien construit et maîtrisé. Il est parfaitement plausible malgré par moment un côté vieillot peut être, mais le roman a été écrit en 1986.
L'auteur se sert aussi de son roman pour nous faire réfléchir à des questions sur les interfaces humains/machines, les améliorations cybernétiques et ce que cela entraîne sur les hommes, les dépendances aux drogues, le transfert de personnalité etc... offrant par moment des perspectives passionnantes mais effrayantes. Un excellent roman de Science-Fiction sur une dystopie futuriste rempli d'actions et accessible à tous, l'auteur évitant les propos trop ardus, trop scientifiques.
Perspécitve érogène : Pas de lien entre cette nouvelles et Câblé mis à part le même univers. Voici une nouvelle de moins de 50 pages ou le docteur Talbot prépare son plus grand chef d'oeuvre de chirurgie esthétique sur la star du moment, Babette, sur un programme de simulation virtuelle avant de le faire approuver par la star et passer à la vraie opération. L'auteur donne ici avec une certaine ironie et un certain humour noir sur la course à la perfection, à la beauté parfaite et aussi à l'utilisation des simulations utilisés par les chirurgiens et ce que pourrait en faire le public. S'amuser à modifier ses propres stars pour son plus grand plaisir, voir pire.
Une idée intéressante et plutôt bien travaillée mais je m'y suis perdu par moment quand l'auteur utilises des termes un peu trop précis pour décrire la chirurgie, des expressions comme le tenseur du facia lata. Heureusement que l'auteur s'en sert finalement très peu. de plus je trouve que, par rapport aux autres textes du livre, c'est le moins intéressant malgré tous ces bons côtés et sa réflexion proposée.
Solip : Système : Il s'agit de la suite directe du roman Câblé et sert de mini transition entre Câblé et le Souffle du Cyclone et est centrée sur le personnage de Reno, esprit digital qui s'est servi d'un programme pour entrer dans le corps d'un autre. Cette nouvelle est très bien écrite avec la dualité des esprits qui ont fusionnés, l'esprit de Reno étant incomplet, l'esprit de l'ancien hôte va combler les lacunes. Cette nouvelle est écrite avec justesse nous montrant la souffrance de Reno qui se sent différent, dans ce corps qui le répugne et il va sombrer peu à peu dans la folie tout en essayant de sauver d'une certaine façon la terre.
Le Souffle du Cyclone : Dans ce roman l'humanité à gagné les étoiles et y a trouvé une nouvelle forme de vie, les Puissances. Steward est assassiné, ayant signé une assurance un clone est donc crée mais ce clone se trouve avec un trou de 15 ans dans sa chronologie, il n'a pas vécu la guerre, ni son divorce. Il va partir à la poursuite de lui même. Là où Câblé était un roman de Cyberpunk, le souffle du cyclone est un mélange de Space Opera et de Cyberpunk, le tout parfaitement bien maîtrisée par l'auteur. L'intrigue met un peu de temps à se lancer mais, une fois les trente premières pages passées, on se laisse entraîner par cette quête identitaire de 15 années perdues à travers ce polar futuriste rempli de manipulations et rebondissements.
Les personnages sont toujours aussi profonds et attachants, le style de l'auteur est fluide et sans accroc et on se laisse captiver facilement, l'univers est cohérent malgré le fait que l'auteur ai été obligé de faire des modifications pour rattacher ce livre a l'univers de Câblé à la demande de son éditeur pour un point de vue commercial. le roman est quand même un petit ton en-dessous de Câblé, mais cela reste un très bon roman.
Ce qui ressort à travers ces deux romans et deux nouvelles c'est le style fluide, efficace et accessible de l'auteur nous offrant des mondes futuristes assez classiques et parfaitement bien construits et maîtrisés mais surtout des personnages vraiment profonds et denses au travers desquels on ne peut que s'accrocher. Une très bonne intégrale pour tous ceux qui voudraient se lancer dans l'univers SF cyberpunk.
Lien : http://www.blog-o-livre.com/..
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Riduidel
  14 mars 2020
câblé nous raconte, dans un futur éloigné d'une petite centaine d'années, les aventures de Cowboy, pilote d'hovercraft par interface neurale, et de Sarah, combattante des rues. Difficile d'en dire plus sans déflorer l'intrigue, alors autant ne pas essayer. câblé est pour moi l'un des plus typiques, et, je dirais même, des plus purs, romans de cyberpunk que j'aie pu lire. Loin du [book:Samouraï Virtuel] de [author:Stephenson], qui évolue dans une réalité elle aussi virtuelle, et des différentes aventures de [author:Gibson], câblé s'attache à un aspect du cyberpunk (enfin, qui selon moi en fait partie) qui me semble beaucoup plus intéressant : la fusion de l'homme et de la machine, présenté sous la forme de l'archétype du cowboy moderne. Pour ce pilote, comme pour bien des gens, passer par un volant et des pédales pour conduire est stupide, surtout quand on peut interfacer son cerveau avec les muscles d'acier de la voiture, avec les capteurs de verre que peuvent être ses caméras, et quand votre corps devient ce monstre d'acier.Et cette vision d'une humanité intégrée aux machines a quelque chose de terrifiant, et d'exaltant à la fois. Terrifiant car, comme le fait très bien remarquer Sarah, les hommes qui se perdent dans cette autre réalité ne peuvent revenir indemnes dans leur coprs de chair. Exaltant, parce que le vent qui fouette vos ailes, vos pneus qui mordent le bitume, votre réacteur qui se gave d'alcool pour vous emmener toujours plus vite, c'est une vision de l'accélération extrêment séduisante, surtout dans notre monde moderne de la rapidité. Bien sûr, tous ces aspects du récit, que d'autres ne verront que comme des épiphénomènes de l'autre aspect du livre – la guerre comme continuation de la politique – sont soutenus par une écriture que je trouve très intéressante, car elle permet vraiment de rentrer dans les trippes des deux seuls intervenants de l'histoire. Attention maintenant aux vrais spoilers. Cette guerre est elle aussi assez intéressante. En effet, j'ai cru, au début du roman, que Cowboy souhaitait quelque part une refonte du système des blocs orbitaux. Ce système, qui ne peut qu'être une extension de notre formidable capitalisme sauvage du nouveau siècle. Et pourtant, lorsque le roman se termine, rien n'a changé. un orbital a pris la place d'un autre à la direction de Tempel, mais le monde continue d'être gouverné par des blocs, et Cowboy continue de se dorer la pilule au soleil. Alors quoi ? Aurait-il oublié ses promesses passées ? Serait-il devenu insensible à ces gens qu'il croisait sur les routes, avec leur tête de réfugiés, leurs maigres baluchons, et leur perpétuelle errance ? Je m'interroge vraiment sur cette fin, car elle ne me semble pas correspondre aux désirs réels des héros. Bien sûr, on me rétorquera (à juste titre) que dans un roman sans espoir comme celui-là, les héros n'ont vraiment aucune raison d'obtenir ce qu'ils cherchent. Pourtant, je pense qu'ils n'étaient pas loin de trouver une solution à leur problème, et de changer les règles du jeu entre orbitaux et crades. D'un autre côté, je me dis que si [author:Williams] avait trouvé une solution pour contrer le capitalisme sauvage, ça se saurait, et on en aurait déja entendu parler. Parce que, même si je sors là violement de la charte, j'en ai marre de ce système, gouverné par des blocs, où les gouvernements ne sont déja plus que des fantoches aux mains d'entités aux désirs non-humains, déja perceptibles dans des lieux comme la Défense, conçus pour intimider les misérables humains qui viennent se réfugier dans le ventre de leurs entreprises respectives, pour bénéficier d'un écosystème favorable.
9782840552215"
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DamienR
  12 octobre 2011
Comme beaucoup de lecteurs de science fiction, la réputation de l'univers de Walter Jon Williams me donnait envie de m'y plonger, et ce livre regroupant l'ensemble des romans et nouvelles du monde de "Câblé" devait bien s'y prêter. J'ai été rapidement déçu : l'écriture est trop tournée vers l'action, l'auteur mettant en avant les scènes violentes qui n'ont qu'un impact esthétique, sans intérêt pour le propos (à la différence de "Crash" de Ballard ou "Orange mécanique" de Burgess) Tout cela est très cinématographique, et pourrait facilement être adapté en BD, mais je me suis rapidement lassé d'être ballotté d'action en action.
Pour découvrir un univers cyberpunk plus subtil, il est nettement préférable d'aller lire William Gibson, Bruce Sterling ou Philip K. Dick dans ses romans et nouvelles technos. Ils sont certes plus complexes, mais reflètent la complexité inhérente aux thèmes du rapport de l'humain à la technique, aux problématiques de la démocratie et de l'individu dans l'univers virtuel.
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aleksandre
  29 août 2011
En tant qu'amateur de Cyberpunk, je me réjouissais de lire ce roman dont j'avais lu de bonnes critiques. Si j'ai apprécié le style de l'auteur et la dynamique du récit, j'ai un peu regretté que ce roman soit essentiellement orienté "action" avec peu de réflexion ou de jeu sur la dualité réel/virtuel comme on en rencontre souvent avec bonheur dans ce sous-genre de la SF.
Cela dit il s'agit d'un excellent récit d'action qui plaira à tous ceux qui préfèrent les romans d'aventure à une SF jouant sur les frontières du réel comme celle de William Gibson ou Philip K. Dick. Cablé bénéficie également d'excellentes qualité narratives avec un scénario plutôt élaboré sans complexité excessive. Un bon roman distrayant et d'évasion, en somme...
NB : Je n'ai lu que le premier roman ("Cablé") du recueil qui compte deux romans et deux nouvelles.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
Charybde2Charybde2   19 juin 2019
Sarah lui tourne le dos pour fixer Maurice dans ses yeux de métal. « Cet homme m’embête », dit-elle.
Les traits de Maurice ne changent pas d’expression. « Feriez mieux de partir », dit-elle à Cunningham.
Sans regarder Cunningham, Sarah reçoit, du coin de l’œil, l’impression d’un ressort qui se détend. Cunningham semble plus grand qu’il n’était un instant auparavant.
« Je peux quand même finir mon verre ? »
Sans baisser les yeux, Maurice met la main dans le tiroir-caisse et jette des billets sur le revêtement noir du comptoir. « C’est aux frais de la maison. Dehors ! »
Cunningham ne dit rien, se contentant de fixer avec calme les yeux de métal qui ne cillent pas. « Townsend », dit Maurice, un mot de code et le nom du général qui l’a jadis conduit face aux Orbitaux, face aux feux de leur barrière défensive. Le matos du Foulard bleu relève son empreinte vocale et les systèmes de défense sortent de leur cachette au-dessus de la glace et se verrouillent en place. Sarah lève la tête. Des lasers militaires, juge-t-elle, récupérés au marché noir ou peut-être sur le vieux chasseur de Maurice. Elle se demande si le bar dispose de suffisamment de courant pour les alimenter ou s’ils ne sont que du bluff.
Cunningham reste immobile une demi-seconde encore puis il pivote et quitte le Foulard bleu. Sarah ne le regarde pas partir.
« Merci, Maurice », dit-elle.
Maurice se force à sourire, un sourire triste. « Bon sang, m’dame, vous êtes une habituée. Et ce mec est un Orbital. »
Sarah ne cache pas sa surprise. « Un type des blocs ? T’es sûr ? »
– Innes », dit Maurice, encore un nom venu du passé, et les lasers regagnent leur cachette. Sa main jaillit pour prendre l’argent sur le comptoir. « Je n’ai pas dit qu’il était des blocs, Sarah, mais il y est allé. Et récemment, même. Ça se voit à sa démarche, quand on a l’œil pour ça. » Il porte un doigt noueux à sa tête. « L’oreille, voyez ? La gravitation créée par la force centrifuge est un petit poil différente. Il faut du temps pour se réadapter. »
Sarah fronce les sourcils. Quel genre de boulot cet homme lui propose-t-il ? Un truc assez important pour le faire descendre dans l’atmosphère afin d’engager une crade et sa Fouine ? Ça ne paraît guère probable.
+ Lire la suite
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Charybde2Charybde2   19 juin 2019
À minuit, il sait que son malaise va l’empêcher de dormir. Le panzerboy quitte Santa Fe par le nord, traversant les Sangre de Cristos par la route de montagne de Truchas, en direction du Colorado, pressé de se rapprocher du ciel nocturne. Il conduit sans l’aide des mains ou des pieds, l’esprit voguant sur la froide interface neurale située quelque part entre les images qui défilent rapidement devant son pare-brise et la conscience électrique que forment le corps d’alliage léger et le cœur de cristaux liquides de la Maserati. Ses yeux artificiels, acier et plastique, fixent la route sans ciller ; le lacis des ornières creusées par les crues de printemps, les hautes rangées de pins et de trembles, les pâturages d’altitude, piquetés des taches noires figées du bétail, le tout se découpant dans le faisceau presque liquide de ses feux de route tandis qu’il lance la Maserati à l’assaut de la pente. Les formes illuminées par les phares se dressent, agressives, devant les ténèbres que jette leur ombre même, et Cowboy pourrait presque se croire dans un univers monochrome pareil à une image sur celluloïd en noir et blanc projetée devant son pare-brise et clignotant au rythme de sa progression. C’est presque comme voler.
Au moment de commander ses nouveaux yeux Kikuyu, il avait failli demander l’option monochrome, amusé à l’idée de n’avoir qu’à basculer dans son crâne un interrupteur mental pour se retrouver plongé dans l’action de quelque fantaisie en noir et blanc, un vieux film de ciné, en compagnie de stars du genre Gary Cooper ou Duke Wayne, mais faute d’une demande suffisante, l’option monochrome avait été retirée du catalogue. Il aurait également voulu des iris d’acier chromé mais son patron, le Roublard, l’en avait dissuadé, les estimant trop voyants pour le genre d’activité pratiquée par Cowboy. Il avait obtempéré à contrecœur, comme toujours quand le Roublard pondait une nouvelle restriction à ses fantasmes personnels. À la place, il s’était pris des pupilles d’un gris d’orage.
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finitysendfinitysend   09 septembre 2012
" à vous aussi , ils vous ont donné un nouveau corps ? Demande-t-elle . Garanti anonyme ? Ou-est-ce qu'ils vous ont fait retaper par Firebud , pour que vous soyez totalement dépourvu de style ? "
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Video de Walter Jon Williams (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Walter Jon Williams
Walter Jon Williams au festival des Utopiales 2009, interviewé par Julien Morgan.
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