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EAN : 9782383610007
496 pages
Globe (18/08/2021)
4.16/5   100 notes
Résumé :
Glasgow, années 1980, sous le règne de fer de Margaret Thatcher.
Agnes Bain rêvait d’une belle maison bien à elle, d’un jardin et d’un homme qui l’aime. À la place, son dernier mari la lâche dans un quartier délabré de la ville où règnent le chômage et la pauvreté. Pour fuir l’avenir bouché, les factures qui s’empilent, la vie quotidienne en vrac, Agnes va chercher du réconfort dans l’alcool, et, l’un après l’autre, parents, amants, grands enfants, tous les ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (32) Voir plus Ajouter une critique
4,16

sur 100 notes

Bookycooky
  21 mars 2021
Le Man Booker Prize 2020, "Shuggie Bain " est un bouquin déprimant qui raconte la misère anglaise du nord de l'Angleterre dans les années 80, à l'époque de Maggie Tatcher. Une débandade économique et sociale qui débute avec la grève des mineurs en réaction contre le projet de fermeture de vingt mines de charbon et la suppression de 21 000 emplois, une politique économique et fiscale qui laissera des plaies béantes. Non que les choses ont beaucoup changé depuis. On est dans la version littéraire d'un film de Ken Loach, un cinéaste que j'aime pourtant beaucoup.
Dans la grisaille de Glasgow, une des villes les plus laides au monde, Agnès, une femme de 39 ans, avec un premier mariage et deux enfants quitte le mari pour un second mariage avec un chauffeur de taxi. Un troisième enfant Shuggie, naît, le nouveau mari batifole à droite à gauche, tandis qu'elle, boit et met le feu chez ses parents où ils logent à cinq. Voilà pour le happy début, de quoi vous mettre en boule par ces temps moroses. Et ce n'est que le début, le pire est en route..... s'y ajoutant l'anglais du nord de l'Angleterre pénible à lire. Vu le prix littéraire, je n'abandonne pas.
Ici aussi le bazar du protestant et du catholique. le premier mari était catholique, sa mère dit à Agnès , "tu aurais dû rester marié à ce catholique " , alors que le second, le papillon est protestant. Hommes , femmes , tout le monde noie son mal être dans l'alcool, et si l'âge le permet , dans le sexe. Reste les enfants face à cette débandade, et Shuggie Bain est l'un d'eux. Un garçon souffre douleur qui m'a beaucoup dérangée.
Une histoire lue sans plaisir, qui ne m'a rien apportée à part de l'ennui et de l'amertume . Les hommes sont violents, les femmes abusées, les enfants désemparés, rien de plus déprimant . L'alcoolisme en toile de fond avec la bière qui coule à flot , pas de fric mais " le stout "partout, ont finit d'achever ce tableau noir . À quoi bon par ces temps-ci cette histoire sordide où il n'y a pas une once d'amour ni de tendresse et que l'amour-propre, le respect de soi sont inexistants ? Quelques passages de rédemption mais pas suffisants pour relever la lectrice épuisée que je suis. J'aimerais savoir pourquoi ce prix prestigieux pour ce livre partiellement autobiographique, sans intérêt et pénible à lire du début à la fin.....
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Merik
  05 octobre 2021
Il lui faudra une bonne capacité de résilience pour s'en relever, de ce départ : souffre-douleur préféré de ses pairs, fils d'un salaud qui les abandonnera très tôt, mère désespérément alcoolique, pauvreté dans le Thatchérisme des 80's. Dans le registre du malheur, aucun doute possible pour Shuggie Bain, c'est un cumulard. On fait sa connaissance en 1992, adolescent déjà, lycéen et employé d'une rôtisserie, logé dans une sordide chambre avec pour voisins de palier des adultes inquiétants. On fait sa connaissance dans ce contexte glauque, sans savoir encore qu'il est en pleine naissance. le pire est en effet peut-être passé pour Shuggie Bain, dans une enfance irrémédiablement plombée, à la courbe désespérément plate dans les bas-fonds miséreux de Glasgow, malgré quelques rares soubresauts souvent étouffés dans la vase engluante.
Une enfance que l'on découvrira dans la suite du roman, une enfance inextricable de l'alcoolisme maternel. On y croira pourtant avec lui, on espèrera, on pensera qu'elle pourrait s'en sortir, on attendra patiemment la première lueur ou la première velléité d'abstinence, sans penser que ça pourrait tout aussi bien être un coup du sort d'autant plus cruel qui attendra Shuggie au tournant. Mais s'il devait y avoir une raison pour le lecteur de rester par ici, ça serait sûrement l'amour. Celui de Shuggie pour sa mère Agnès, de chair et de sang lié, indéfectible et obstiné.

La tendance actuelle pour les scénarios les plus noirs se dessine plutôt dans les contours vaporeux d'un avenir anxiogène et collapso. On est presque surpris de se tourner vers les années 80 pour des histoires désespérantes et flirtant avec le misérabilisme social, quand pourtant la planète tournait encore sans qu'on se doute qu'elle se réchauffait. On peut penser à Ken Loach, mais un Ken Loach pour le décorum seulement, sans son engagement révolté et la solidarité sociale qui réchauffe les âmes. Ici la misère semble résignée, seul un amour insensé et isolé résiste. Ici, c'est un peu comme si le réalisateur avait abdiqué.
Mais malgré toute sa noirceur et sa longueur, « Shuggie Bain » est un livre difficile à lâcher. S'il devait rester une autre raison pour le lecteur, nul doute que l'écriture y serait pour beaucoup. Pas de fantaisie littéraire par ici, nul besoin de fioritures ni de haute voltige, l'histoire se suffit à elle-même. Elle se construit dans un style sobre, efficace et addictif, basée essentiellement sur les faits et gestes des personnages, dispensés avec habileté par Douglas Stuart, entre courtes ellipses et rythme constant, tel un marionnettiste sûr de son fait. Il fallait bien un talent de la sorte pour nous faire engloutir les 500 pages, pour nous faire encaisser les petites horreurs de ce contexte oppressant de réalisme. Shuggie Bain est un premier roman de Douglas Stuart, à la résonance autobiographique et peut-être thérapeutique. C'est un livre qui plombe mais qui se démarque aussi, sûrement grâce à ses qualités littéraires indéniables.

« Shuggie décapitait les joncs en se demandant si la tristesse la gagnerait aujourd'hui. Les joncs gelés étaient secs comme des os, et quand il leur tapotait la tête leurs graines s'envolaient comme de petits parachutistes. Elles flottaient jusqu'au coron telle une parade de mini fantômes. Il jouait à dire aux fantômes qu'il l'aimait avant de les envoyer vers elle d'une pichenette. »
Merci à Babélio et les éditions du Globe pour l'envoi de ce roman dans le cadre de masse critique !
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michfred
  13 novembre 2021
Lire Shuggie Bain n'est pas une partie de plaisir, et cela n'a rien d'étonnant vu son sujet, son climat social, ses personnages. Mais c'est un livre attachant, plein d'humanité et de-déchirante-tendresse, derrière la dureté de son propos.
Shuggie est un jeune garçon, sensible, qui sent obscurément qu'il est différent des autres et est souvent l'objet de leurs moqueries ou de leur mépris.
Il aime d'un amour inconditionnel sa mère, Agnes, une femme fracassée par la misère, les abandons de ses compagnons successifs, et surtout sa folle envie d'être cette autre qu'elle sent en elle et dont les circonstances n'ont pas permis l'éclosion : une Agnes forte, choyée, maîtresse de ses choix et de sa vie.
Les années Thatcher et leur cruel déterminisme social en ont décidé autrement.
Shuggie le tendre et Leeks le grand frère, plus réaliste et endurci ( leur soeur a très vite quitté le navire) assistent impuissants au naufrage de leur mère dans un désespoir qui a pris la forme de l'alcoolisme.
Comme la chute d'un être aimé est lente et douloureuse quand on la regarde avec empathie et tendresse ! Qu'elle est cruelle quand on a tant d'admiration pour celle qui tombe que même l'ombre d'elle-même dans son vieux manteau chic a encore de la gueule et pourrait laisser penser que quelqu'un qui a une telle aspiration vers la beauté ne saurait se réduire à cette silhouette titubante et hoquetante dont chacun se détourne, dégoûté.
Si Agnes est bien le sujet de ce livre tragique, Shuggie en est le filtre et le regard.
Un regard d'amour pur, rédempteur et obstiné. Un filtre de douceur qui, sans rien omettre de la réalité sociale effrayante qu'il décrit , en gomme pourtant le caractère avilissant et exonère le personnage de la mère de toute condamnation morale.
Même si la leçon finale est amère-on n'est jamais si bien sauvé que par soi-même- j'ai aimé le tendre regard de Shuggie sur Agnes. Il m'a beaucoup touchée.
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Tostaky61
  06 octobre 2021
Venez écouter la balade de Shuggie Bain.
Assis sur les marches d'un escalier dans cette ancienne cité minière, j'ai écouté Douglas Stuart me conter son histoire.
Années 80, Écosse.
Agnès Bain rêve.
D'un mari aimant, courageux, qui lui offre, ainsi qu'à ses enfants, une vie confortable. Mais voilà, du rêve à la réalité....
De désillusion en désillusion, Agnès perd pied.
Abandonnée, pointée du doigt, elle sombre.
Seul Hugh "Shuggie" le petit dernier, lui apporte son soutien, il sera son pilier, il le jure, jamais il ne l'abandonnera.
Pourtant, pour lui aussi, la vie est compliquée.
Parce qu'il n'est "pas net", selon ses camarades d'école.
Une promesse est une promesse, contre vents et marées il est prêt à se battre, enfin, il n'est pas très costaud et c'est plutôt lui qui tombe le premier.
Qu'importe, il fera tout pour sauver une mère qui part à la dérive.
Dans un roman qui prend aux tripes, Stuart entraîne son lecteur au coeur de la misère, là où le ciel est gris, là où le sol est charbon, là où les frigos conservent plus d'alcool que de nourriture, là où il est plus facile de se moquer que de tendre la main, là où il est plus simple de cogner que d'embrasser, là où il y a plus de cris que de chants, là où la jalousie attise la haine, là où la différence est intolérable.
Ses personnages ne sont pas des caricatures, ils sont vrais, ils sentent la transpiration, ils suent la bière, la morve coule de leur nez, les hommes sont absents, violents, infidèles, les femmes, soumises, résignées mais fières, les enfants, nombreux, se contentent de peu, se réjouissent du malheur des autres, s'unissent pour accabler les plus faibles.
C'est les misérables version années 80, sans Jean Valjean, sans tavernier ni Cosette,  mais c'est un monde qui survit et qui se bat.
Parfois, on se sacrifie, pour un peu de bonheur, juste un instant, éphémère, pour une petite pièce. On ment. On triche. On arnaque.
Il n'y a pas tant de larmes, au contraire, sous la crasse, la poussière de charbon, on peut voir rire les mômes, même si ce n'est pas toujours de gaieté...
Tendez l'oreille, écoutez la balade de Shuggie, un personnage, qui, contrairement à ce que laisse penser le titre du roman, n'est peut-être pas le personnage principal, mais qui ne vous laissera pas indifférent.
Même si ce n'est pas l'une de mes plus fortes émotions de lecteur, ce roman et ses personnages m'ont touché.
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adrianalitdeslivres
  17 janvier 2022
Shuggie Bain est un récit magnifiquement écrit et poignant d'une famille de Glasgow et de ses luttes contre la pauvreté, l'éclatement de la famille, l'alcoolisme et les divisions communautaires. Dans une société où la misère et le désespoir tournent en rond comme des vautours, la propre histoire de la famille Bain est celle d'une profonde épreuve et d'une tentative d'échapper à leur vie misérable.
le roman de Stuart est centré sur le jeune Shuggie, dont la mère, la belle Agnès a quitté son premier mari - un homme stable et honnête, mais pas très excitant - parce qu'elle rêvait d'une vie plus glamour, aisée et aventureuse avec son amant. Prise dans ses propres désirs et rêveries, elle épouse son amant/chauffeur de taxi/coureur de jupons. Mais quand Agnès se rend compte qu'il ne sera pas à la hauteur de ses idéaux, elle commence à boire comme mécanisme d'adaptation aux échecs de sa vie, devenant esclave de ses addictions.
En fait, tout le livre tourne autour de son combat contre la dépendance et la misère, déclenchée par ses mauvais choix parmi les hommes et ses ambitions démesurées. Croyant fermement à l'importance de l'apparence des choses, Agnès fait bonne figure avec ses fausses dents, sa coiffure et son maquillage impeccable, ses fourrures, alors que son monde s'effondre.
Avec un père absent et un frère et une soeur plus âgés qui ont trouvé leurs propres méthodes pour s'éloigner de la maison, Shuggie commence à prendre soin de sa mère à un âge où il ne devrait que jouer. En plus de s'occuper de sa mère et d'essayer de suivre un rythme scolaire correct, le jeune garçon fait face à une lutte supplémentaire, l'acceptation de sa sexualité, son besoin d'être normal et l'intimidation qu'il doit subir de la part des autres enfants. Malgré tout, Shuggie aime et protège farouchement sa mère et c'est ce qui rend le roman encore plus déchirant.
Shuggie Bain est sombre, déchirant, angoissant et tragique, mais il offre aussi quelques lueurs d'espoir ici et là. le livre peut paraître peu long et répétitif, mais je crois que c'était nécessaire pour qu'il puisse faire comprendre au lecteur les cycles entre sobriété et ivresse, que l'alcoolique traverse dans sa lutte contre cette addiction.
Quel avenir pour Shuggie ? J'aime penser que son histoire continue, qu'il acquiert l'éducation qu'il souhaite et qu'il trouve sa place. Il a fait de son mieux pour Agnès, mais elle était au-delà de toute aide. La dépendance est dévastatrice, destructrice et sournoise. Surtout l'alcoolisme, où certaines personnes vulnérables peuvent glisser d'une consommation sociale acceptable dans l'abîme de la dépendance.
Émotionnellement difficile en raison de son réalisme impitoyable, cette lecture sera sûrement une de mes meilleures de 2022 !
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critiques presse (5)
LaPresse   09 janvier 2022
Ce premier roman récompensé du Booker Prize est notre coup de cœur de l’année. L’histoire d’un garçon qui grandit dans l’ombre d’une mère alcoolique, dans les quartiers pauvres du Glasgow des années 1980, nous a rappelé le grand roman de Romain Gary, La vie devant soi, dans sa façon d’adopter le point de vue d’un enfant qui est témoin de la déchéance des adultes qui l’entourent. Bouleversant et inoubliable.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LeDevoir   09 janvier 2022
Chronique d’une enfance accidentée, sur le qui-vive, beaucoup trop courte, histoire d’un sauvetage impossible et d’émancipation, Shuggie Bain est aussi un déchirant roman de l’amour inconditionnel d’un fils pour sa mère. Crève-cœur.
Lire la critique sur le site : LeDevoir
FocusLeVif   22 septembre 2021
Premier roman infusé à l'autobiographie, Shuggie Bain (à raison récompensé par le Booker Prize en 2020) vous prend à la gorge dès les premières scènes.
Lire la critique sur le site : FocusLeVif
Bibliobs   22 septembre 2021
Dans ce roman en partie autobiographique, lauréat du Booker Prize 2020, le romancier écossais décrit fabuleusement le destin tragique d’une femme alcoolique.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
LesInrocks   06 septembre 2021
Lyrisme délicat, descriptions politico-sociales implacables. Du Dickens mâtiné de Ken Loach.
Lire la critique sur le site : LesInrocks
Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
michfredmichfred   13 novembre 2021
Elle n’était d’aucune utilité pour finir un exercice de maths et certains jours on avait le temps de mourir de faim avant qu’elle prépare un dîner mais Shuggie la regarda et comprit que c’était en ça qu’elle excellait. Chaque jour elle ressortait de sa tombe, maquillée et coiffée, et redressait la tête. Quand elle s’était ridiculisée la veille, elle se relevait, mettait son plus beau manteau, et faisait face au monde. Quand elle avait le ventre vide et que ses mômes avaient faim, elle se coiffait et faisait croire au monde entier qu’il n’en était rien.
+ Lire la suite
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LucilliusLucillius   24 septembre 2021
"ça c'est des nichons de quand on était jeunes, hein, les filles ? dit Agnes d'un ton approbateur.
- Bon dieu, si seulement on avait eu l'idée à l'époque, pas vrai ? fit Reeny. Je t'aurais laissé n'importe quel enfoiré qu'avait envie d'y toucher les tripoter.
Nan tira la langue lascivement." Conneries ! Toi t'étais pas tellement du genre à garder ton berlingot dans la boîte à bonbons de toute façon."
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LucilliusLucillius   24 septembre 2021
- Toujours aussi charmante, Mme Flanningan ", dit Shug en se curant un ongle avec sa clé. De toutes les femmes à baiser, ce ne serait jamais elle. Il avait des principes.
" C'est bien gentil, répondit Nan avec un sourire pincé. Hésite pas à t'enfoncer les bras dans le cul pour te faire un gros câlin de ma part."
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jlvlivresjlvlivres   14 mars 2021
Mais le gouvernement conservateur au pouvoir ne se souciait pas des honnêtes travailleurs pauvres. Ils se sont mis à privatiser la plupart des industries manufacturières, supprimant tout soutien aux travailleurs nationalisés. Ce faisant, Margaret Thatcher a décimé les travailleurs. Ses politiques ont balayé toute l'industrie lourde de la côte ouest de l'Écosse. Les hommes n'avaient nulle part où aller et se retrouvaient au chômage chronique, émasculés et envoyés par une femme (rien de moins) pour pourrir leur vie dans des logements locatifs
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jlvlivresjlvlivres   14 mars 2021
Le Glasgow dans lequel j'ai grandi était en proie à la boisson, aux drogues et à la violence des gangs. Margaret Thatcher et son gouvernement conservateur éloigné ont fermé toute l'industrie lourde de la ville en une génération; les navires, l'acier, le charbon - tout a disparu. . -sur tous les emplois, et les familles de travailleurs n’ont nulle part d’autre vers quoi se tourner; les pères et les fils ont tous été mis au chômage, sans espoir, et cela a déclenché certaines des pires crises de toxicomanie et de santé en Europe occidentale
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Video de Douglas Stuart (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Douglas Stuart
Douglas Stuart vous présente son ouvrage "Shuggie Bain" aux éditions Globe. Rentrée littéraire automne 2021.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2530040/douglas-stuart-shuggie-bain
Note de musique : © mollat
Visitez le site : http://www.mollat.com/
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