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EAN : 9782253123880
192 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (30/11/-1)
3.43/5   29 notes
Résumé :
Partir avec sa mère. Quelle drôle d'idée. Clara voyageait toujours seule. Une interview. Une valise. Une chambre d'hôtel. Partir avec sa mère. Redevenir l'enfant qu'on n'en finit jamais d'être aux yeux de celle qui vous a mise au monde et admettre qu'il en sera ainsi pour l'éternité... Partir avec sa mère. Une bonne action pour rattraper les mauvaises.
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
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sabine59
  20 juin 2016
Ayant visité Vienne il y a deux mois, j'ai eu envie de relire ce court roman, qui m'avait plu.
En effet, Vienne est bien au centre de cette histoire: c'est la ville natale de Frieda, juive qui a dû fuir ,au moment de la Seconde Guerre mondiale, avec sa famille,et qui est devenue apatride, déménageant à plusieurs reprises en France, pour échapper aux nazis.
Elle y retourne des années plus tard avec sa fille Clara, journaliste ( comme l'auteur) .Un voyage -retour aux racines, qui ne sera pas sans douleur mais qui permettra aux deux femmes de renouer un lien mère-fille fragile.
Vienne est décrite justement, j'y ai retrouvé certaines de mes impressions, notamment concernant les fameux cafés viennois: " Ils sont les havres des états d'âme.On peut venir pour lire, écrire, jouer aux cartes(...).On peut grignoter salé, sucré, ou ou boire un seul café et traîner des heures." C'est vrai.
Mais je reproche à l'auteur de nous présenter Vienne un peu trop à la façon d'un guide touristique.Il manque de l'émotion à cette immersion dans la ville.
Néanmoins, je retiens surtout l'analyse délicate de ce nouvel élan entre Frieda et Clara, un rapprochement salutaire pour toutes les deux, qui permettra d'ailleurs à Clara, qui y reviendra ensuite seule, de se libérer d'un chagrin personnel et d'envisager l'avenir avec espoir...
" Ce n'est qu'après avoir fait l'expérience du malheur qu'on peut réellement entendre et comprendre celui que d'autres ont vécu." Ce sera le constat d'une Clara apaisée à la fin du roman.
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zabeth55
  19 octobre 2021
Pour se rapprocher de sa mère, Clara décide de l'accompagner à Vienne.
Voyage souvenir, voyage nostalgie.
En effet sa mère, Frieda, n'y est pas retournée depuis 1938, date à laquelle sa famille s'est réfugiée en France pour fuir les nazis.
Clara découvre ainsi tout un pan de l'histoire familiale qu'elle connaissait mal.
Tout un pan de la personnalité de sa mère.
Quelques temps plus tard, elle décide de retourner seule à Vienne.
Vienne, une ville où l'on a envie d'aller.
Une ville qui semble magnifique.
Une ville où les cafés ont l'air d'endroits magiques.
Une ville dont on peut détester les habitants quand on y a vécu heureux et qu'on en a été chassé.
Une ville superbement décrite dans ce roman.
La relation entre la mère et la fille est attendrissante, chacune avec sa réserve et ses blessures.
La vie de Frieda, faite de déménagements et de fuites toute sa jeunesse est douloureuse en même temps qu'heureuse.
En la découvrant avec les yeux de Clara on ne peut qu'être ému.
C'est un roman sensible et mélancolique écrit avec douceur et amour.
L'exil, la transmission, les racines, la résilience........
et Vienne, comme un personnage.
Un roman à l'atmosphère mélancolique et enveloppante.
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Cath36
  04 avril 2014
Voilà une agréable schubertiade, entre mélancolie, douleur et résilience qui nous plonge dans le destin des juifs viennois pendant la second guerre mondiale, sur plusieurs générations, quand l'ogre nazi, tel le roi des aulnes (rappelez-vous Michel Tournier !) essaie d'enlever des enfants à leurs familles, de séparer des couples et parvient à briser des vies entières.Beau livre à l'écriture épurée, ce texte est aussi une balade dans la Vienne d'Orson Welles, à travers l'errance d'une jeune fille en quête de ses origines. Très plaisant à lire, en dépit des horreurs qui sont évoquée avec une infinie délicatesse, tout comme Schubert cache sa douleur dans la politesse sereine de son désespoir.
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Annette55
  10 février 2014
Voici un roman magnifiquement écrit,précis et efficace,d'une construction impeccable et rigoureuse.
Frieda convie sa fille Clara à la suivre dans un périple qui la ramène à Vienne,une ville quittée en 1938,afin d'échapper à la pression antisémite.Elle n'a pas revu "sa Ville" natale depuis 54 ans.
Les souvenirs de Frieda sont forts,touchants et captivants.Son retour est rempli d'émotions, de tourbillons, d'odeurs de cuisine à travers le chocolat, les pâtisseries et le café: les cafés viennois,le Schwartzer,café noir, le Verkehrt,mi- café,mi- lait, le Kleiner,noir et serré, le Brauner,l'histoire du Kipferl , le croissant viennois,le chocolat de Sissi dégusté chez" Demel.."...C'est un beau moment de lecture, il nous en vient l'eau à la bouche.La ville, les cafés, les musées, cela ressemble à un grand livre d'images.
L'auteur,bouleversée, découvre des pans entiers de la vie de sa mère.
Frieda entrouvre enfin le soupirail de la mémoire sur son passé, une partie enfouie d'elle même,que je ne veux pas dévoiler ....
Avec une excellente mémoire pas seulement culinaire, elle archive ses souvenirs avec une précision émouvante.
Ce livre nous parle au coeur sans jamais tomber dans le pathos,sans fioritures inutiles.
Évidemment il est aussi une réflexion sur les liens croisés,les sentiments profonds,les chances incroyables,les histoires symboliques, sur l'identité et le sentiment d'appartenance, sur le silence et l'incommunicabilité des expériences douloureuses.
Nous nous promenons dans Vienne: " cette Vienne aux deux visages,Vienne détestable et admirable,Vienne majestueuse, baroque, crépusculaire, mais aussi coquette, insouciante,frivole,indécise,influençable,étriquée, mesquine, romanesque, exaltée, excessive et fatale", au gré des émotions et des parcours dramatiques d'une fille et de sa mère.
C'est un beau livre qui donne envie de faire le voyage jusqu'à Vienne.
.
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sylvie
  09 mars 2009
C'est avec un grand plaisir que j'ai lu ce livre qui nous amène par deux fois à Vienne.
Ces deux voyages sont des temps qu'une femme s'accorde alors qu'elle cherche à reprendre pied dans la vie. On apprend au fil du récit ce qui l'a amenée à perdre son goût de la vie.
Son premier voyage à Vienne, elle le fait en compagnie de sa mère, qu'elle admire, notamment pour sa force de vie et sa gaité, malgré son passé dramatique de viennoise chassée de sa ville par les nazis, en 1938.
C'est donc une occasion pour elle de tenter de connaitre mieux le passé douloureux de sa mère. Elle la prend pour guide dans cette ville qui l'effraie et la ravie à la fois.
Le second voyage à Vienne que fait la jeune femme est empreint de solitude et de travail.
Cette fois nous découvrons la ville en suivant les plans du film "le Troisième homme" de Carol Reed.
Mais c'est en décidant de la parcourir en empruntant tous les endroits où sa mère a vécu que l'héroïne décide de continuer son séjour.
Le taxi qui la mène dans ce pèlerinage insolite finit par lui proposer la visite du plus vieux cimetière juif de Vienne. La jeune femme accepte.
Le lendemain, elle se réveille au plus mal et se retrouve seule face à l'évènement qui a bouleversé le cours de sa vie.
Ce roman très bien construit, nous promène dans Vienne au passé et au présent, en mêlant avec justesse et émotion les parcours dramatiques d'une mère et de sa fille.
Il parle aussi des silences et de l'intransmissible des expériences douloureuses.
des liens et une vidéo sur le blog :
Lien : http://sylvie-lectures.blogs..
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
LencreuseLencreuse   21 juillet 2010
Elle avait le sentiment de ne l’avoir jamais suffisamment bien regardée. En fermant les yeux, elle reconstituait aisément le nez bien droit, la bouche charnue mais petite, les sourcils à l’arcade étrangement courte, les cheveux auburn, les lunettes carrées, les oreilles toujours égayées de boucles d’oreilles, mais le tracé des rides, l’expression du plaisir, le masque de la solitude, la personne derrière sa mère, elle n’aurait pas pu la décrire. […] A presque quarante ans, il avait suffi de quelques heures à Vienne pour que Clara s’aperçoive qu’elle ignorait tout de ce qui avait durci, embelli, creusé le visage de sa mère. Une mère, ça va de soi. On peut la remettre en question, jamais en cause. Elle est le garant de la certitude qu’il y a eu sur terre une personne, au moins une, qui vous a désiré, fabriqué, accepté, aimé, un être qui a toujours été là pour vous. Alors sa vie de chair, quelle importance, puisque c’était avant sa vie à elle, Clara. On connaît la mère, mais on ne veut surtout pas s’imaginer la femme qui l’a précédée, encore moins la jeune fille.
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sylviesylvie   09 mars 2009
.il y avait la tombe d'un enfant. Il suffisait de lire les dates gravées dans la pierre tombale pour s'en rendre compte. Celui là était mort l'année de ses cinq ans.
Clara tremblait dans son lit.
Sa tombe à elle indiquait deux mois et demi. Même si l'on comptait son temps en secondes, il était dérisoire. Deux mois et demi de souvenirs, c'était assez pour bouleverser le cours d'une vie.
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NanneNanne   31 janvier 2009
Elle qui venait de laisser derrière elle la ville la plus fascinante, la plus cultivée d'Europe, refusait d'être une réfugiée, ce mot atroce qui signifiait qu'on n'était plus chez soi nulle part. Puisqu'elle ne pouvait être viennoise, alors elle serait parisienne, c'est-à-dire nonchalante, assurée, naturellement élégante, à l'image de ces femmes dont elle passait des heures en terrasse à détailler inlassablement la silhouette et la mise.
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NanneNanne   31 janvier 2009
Partir avec sa mère. Quelle drôle d'idée. Clara voyageait toujours seule. Une interview. Une valise. Une chambre d'hôtel. Un entretien à faire, un papier à écrire. Une journée à passer pour se sentir en vie. partir avec sa mère. Faire l'égoïste. Se comporter comme si elle était seule, célibataire. Oublier mari et enfant. Essayer de trouver les mots. Avoir le courage de se mettre à nu devant le seul être au monde qui ne la jugera pas.
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line70line70   21 mars 2011
Tu sais, vivre, c'est très simple. Il suffit de mettre un pied devant l'autre. Et ne jamais s'arrêter. Même si la vie te fiche par terre.
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Interview réalisée après l'enregistrement de son dernier ouvrage, La petite (Albin Michel, 2011). © Éditions Thélème - réalisation Laurent Desalmand.
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