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Éditeur : Trash Editions (01/01/2014)

Note moyenne : 4.06/5 (sur 8 notes)
Résumé :
Enfant, en Argentine, Gonzalo a erré dans les salles de torture et de mort de l'Ecole supérieure de Mécanique de la Marine. Ce qu'il y a vu, les effroyables exactions de la junte militaire lui ont bien plu et ont marqué à jamais son esprit. Il ne faut donc pas s'étonner si, bien des années plus tard, il décidera de libérer le prédateur qui sommeille en lui.
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Antyryia
  26 septembre 2016

C'est ma seconde incursion dans l'univers de la collection Trash avec ce Charogne Tango à la délicieuse couverture représentant une jolie jambe galbée en bas résilles, tranchée à mi cuisse, en pleine danse écarlate.
Le premier - Nécroporno de Robert Darvel - m'avait laissé de marbre ( une succession d'horreurs innommables au détriment de réelle histoire ) mais j'ai décidé de poursuivre l'aventure avec ce court roman de Brice Tarvel, dont j'avais déjà lu "La chair sous les ongles" sous un autre pseudonyme de l'auteur ( François Sarkel ) dans la collection gore ainsi que "Silence rouge" dans la collection Angoisses. Les deux m'avaient laissé un agréable souvenir. A noter que Silence rouge a justement été réédité chez Trash, qui se veut succéder en quelque sorte à ces collections mythiques des années 80/90 chez fleuve noir.
Dans Charogne Tango, nous faisons donc connaissance de Gonzalo, d'origine argentine mais vivant en région parisienne. Amateur de tango, podophile, nécrophile ( voire les deux en même temps ) avec des penchants scatophiles également, ce personnage ne présente pas que des attraits. Il est mysogine aussi ("les nanas ne savaient pas aimer. Elles faisaient souvent tout un plat des sentiments mais en vérité elles n'étaient expertes qu'à apporter souffrance et trahison à la première occasion.") et n'a pas la moindre valeur familiale.
Pour parfaire ce portrait peu reluisant - voire carrément répugnant - c'est également un tueur. Et il décide de s'attaquer à sa première victime humaine ( après s'être fait la main sur des chats et des chiens comme tout bon psychopathe qui se respecte ) dès le début de l'histoire sur les conseils de son barman ("A ton âge il est grand temps que tu cesses d'être constipé, que tu vives enfin ce qui te branches. Travailler à la lame ou à la lampe à souder un mec ou une nénette, il n'y a que ça de vrai pour connaître une vraie montée d'adrénaline").
Avec ces quelques détails présentant notre héros, on pourrait s'attendre à un livre pesant, hyper glauque et malsain. Ca n'est pas du tout le cas. Tout est à prendre au second degré et si on accepte de jouer le jeu tordu proposé par l'auteur le roman en devient même amusant et Gonzalo limite attachant. Charogne Tango respecte en quelque sorte le cahier des charges souhaité par l'éditeur avec sa dose ( pas si excessive ) de sexe et d'atrocités mais il y a tellement de moments cocasses que la lecture demeure fluide et légère, pourvu qu'on s'accorde le droit de rire de tout ou presque. En effet, Gonzalo s'avère finalement un tueur assez maladroit qui va toujours tomber davantage de Charybde en Scylla. Je pense notamment à sa rencontre avec l'inoubliable Patchouli, femme aux dons prémonitoires dont les neurones ne sont pourtant pas toujours bien connectées, avec une panthère imprévue au programme meurtrier du soir ou encore avec le bien nommé inspecteur Mortel qui l'aidera à se sortir de certains mauvais pas contre toute attente. Jusqu'au final au repère de la Porte des Enfers et une dernière note touchante, petite lumière après un long et très sombre tunnel.
En résumé on n'est certes pas ici dans les hautes sphères de la littérature mais si vous faîtes partie de ces adultes consentants amateurs d'histoires sanguinolentes qui ne se prennent pas au sérieux, Charogne Tango remplit parfaitement son rôle.
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Amaranth
  05 août 2016
J'avais adoré la nouvelle de Brice Tarvel, Kotok, dans Dimension TRASH, et avais donc très envie de découvrir ce roman. le personnage de la petite fille, tout particulièrement, m'avait plu. Ayant été qualifié de petite soeur de Patchouli, ma curiosité avait bien été émoustillée. Et elle n'a pas été déçue.
Les personnages sont bien barrés, aucun doute là-dessus. Patchouli et Gonzalo en tête, mais les autres qui parcourent le récit ne sont pas en reste. J'ai beaucoup aimé suivre les déboires de cet apprenti tueur en série, qui tombe souvent mal. Les scènes sont savoureuses, toujours empreintes d'humour. J'ai d'ailleurs grandement apprécié cet humour décalé.
Le style est toujours aussi fluide, et j'ai même trouvé certains passages très joliment formulés. Je me suis laissée porter au bout de cette histoire avec beaucoup de plaisir. Et pour une fois, tout n'est pas noir. Il y a même un peu de tendresse qui s'invite chez TRASH.
Lien : http://amaranth-chroniques.b..
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
AntyryiaAntyryia   26 septembre 2016

Il avait toujours été attiré par les pieds féminins. Ceux qu'il avait sous les yeux étaient longs et élégants, avec le deuxième orteil grec qui les rendait encore plus fascinants. Il ne put résister, posa un genou à terre et se mit à lécher et à sucer un à un ces petits joyaux de chair. Bien qu'elle fût quelque peu insensibilisée par le passage de la vodka, sa langue se régalait de se glisser entre chaque doigt, de s'imprégner de la sueur qui y avait séché. Il n'oublia pas d'explorer le minuscule interstice sous la courbure des ongles vernis de rouge, y récolta d'infimes fragments qui excitèrent ses papilles au plus haut point.
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AmaranthAmaranth   06 mars 2015
Après moult tangos langoureux, j’entraînais mes danseurs dans une piaule que j’avais du côté du canal Saint-Martin. Je les faisais boire puis, quand ils se déboutonnaient avec l’espoir de m’enfiler, je leur coupais les roubignoles avec un sécateur. Je ne vous raconte pas le nombre de breloques que j’ai pu collectionner dans des bocaux. Quant aux escouillés, deux potes clochards que je récompensais généreusement se chargeaient de les balancer dans la baille.
Sur une table dont un des pieds avait été rafistolé avec du fil de fer gisaient plusieurs grenouilles disséquées, la tripaille à l’air, la peau écartée à l’aide d’aiguilles.
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AmaranthAmaranth   06 mars 2015
Il semblait vêtu d'écarlate, ne faisait plus qu'un avec cette morte encore molle qui tenait le rôle d'une épouvantable poupée gonflable. Il dansait, multipliait les figures les plus compliquées, n'hésitait pas à saisir l'un ou l'autre membre de sa partenaire d'outre-tombe pour l'obliger à se plier à son bon vouloir. Il éprouvait le même bonheur que lorsque, dans la cuisine de sa grand-mère, effrayant les poules, il s'initiait au tango en ravissant la vieille femme.
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Videos de Brice Tarvel (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Brice Tarvel
La vidéo de la soirée qui s'est tenue à la librairie Decitre de Grenoble dans la cadre du mois de l'imaginaire avec Grégory Da Rosa, Brice Tarvel et Olivier Gay.
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