AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Laurent Bury (Traducteur)
ISBN : 2253115703
Éditeur : Le Livre de Poche (08/11/2006)

Note moyenne : 3.42/5 (sur 78 notes)
Résumé :

Quand la douleur ou le désarroi sont trop forts, quand les émotions nous bousculent, le bruit, l’odeur, le simple mouvement d’un arbre ou d’une source peuvent nous apaiser. Omniprésente dans ces nouvelles inédites de Kressmann Taylor, la nature est la grande consolatrice.Confrontés à un père tyrannique, à un professeur frustré, à des adultes mensongers, les jeunes adolescents mis en scène avec subtilité par l’auteur ne retrouvent leur équilibre profond q... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
rabanne
  22 mai 2018
Un petit bijou de lecture, caché dans un écrin de sobriété, de justesse et de sensibilité.
Quatre nouvelles, quatre mises en scènes différentes qui se rejoignent par leur simplicité, leur humanité et leur véracité. Une grande profondeur psychologique émane de chacun de ces courts récits.
Des personnages, des deux sexes et de tous âges, auxquels l'on peut s'identifier, ou encore après lesquels l'on a fortement envie de pester !
Ce sont des êtres qui luttent, tantôt vainement, tantôt avec acharnement, contre des rapports de force, contre l'ignorance, l'injustice, le mensonge, l'égoïsme, la cruauté et la fatalité...
Une plume à la fois efficace et sans détour, mais également poétique et très subtile.
Des sentiments et des contradictions parfaitement mis en exergue, déjà par l'intitulé des nouvelles (humiliation, remords, mélancolie, solitude), mais surtout à travers la voix et les pensées des protagonistes : la frustration, la déception, la culpabilité, le chagrin, la colère, faisant face à la quête d'identité, le désir de libération, de consolation, d'apaisement, le besoin de silence, d'amour, de pardon.
Vraiment superbe !!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          8028
nameless
  10 janvier 2016
Mon intime conviction est qu'il est beaucoup plus difficile d'écrire une nouvelle que de diluer une intrigue durant 600 pages ou plus si affinités, mais c'est juste mon intime conviction. La nouvelle ne souffre aucune erreur, aucun défaut. Un point mal placé, une virgule oubliée, un mot mal choisi, une intention hésitante, peuvent déséquilibrer une construction dont les fondations doivent par ailleurs être techniquement irréprochables. Peut-être est-ce pour ces raisons que peu d'auteurs osent se frotter à cet exercice littéraire retors.

Kathrine Kressmann Taylor offre l'excellence à ses lecteurs. Ainsi mentent les hommes compile 4 textes, Humiliation, Remords, Mélancolie, Solitude dont les titres expriment combien leur lecture ne sera pas d'une folle gaieté.

Avec l'économie de mots imposée par le mode d'expression choisi, elle réussit à restituer une ambiance, une atmosphère familiale étouffante, toujours au sein d'une nature omniprésente qui apporte du réconfort. Elle réussit à capter l'émotion, le mot précis qui fait basculer l'enfant ou l'adolescent dans le monde adulte, celui où sa pureté originelle s'effacera devant la trahison, l'hypocrisie, la lâcheté.

Une pensée affectueuse pour Stella, jeune fille solitaire dans une telle détresse affective, qu'elle imagine que le beau parleur qui se présente un matin à sa porte pour lui vendre un abonnement à une revue, s'intéresse à elle. Il lui parle, il la regarde. Pauvre, naïve et surtout très malheureuse Stella, si proche de tant de femmes.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          471
cicou45
  30 juillet 2015
Ouvrage composé de quatre nouvelles, à savoir respectivement "Humiliation", "Remords", "Mélancolie" et "Solitude" qui ont toutes un point en commun : la blessure et la souffrance de l'un des protagonistes. Blessure parce qu'il ne se sent pas aimé, pas à la hauteur, par peur de décevoir l'autre ou pour bien d'autres raisons encore que je n'énumérerai pas ici. Bref, un bon conseil, lisez cet ouvrage lorsque vous avez le moral car les chutes qu'apporte Kathrine Kressmann Taylor à ses nouvelles ne sont pas des plus réjouissantes et, bien loin d'être attendues, elles ne peuvent pas laisser le lecteur indemne.
En tout cas, quel plaisir de retrouver l'écriture de cette auteure, quelque temps déjà après avoir lu "Ainsi rêvent les femmes" (il aurait été plus logique que je les lise dans leur ordre de parution, à savoir l'inverse mais, ayant emprunté ces dits ouvrages à la médiathèque, j'ai lu, non pas d'après la quatrième de couverture mais au feeling.
Un ouvrage (du moins deux ouvrages) que je ne peux que vous recommander, tout comme les autres ouvrages de cette auteure d'ailleurs, qui, malgré une écriture d'apparence fluide, emploie néanmoins des mots qui blessent, soit le narrateur, soit l'un des autres protagonistes et, du coup, le lecteur avec lui qui ne peut que s'apitoyer sur le sort qui est réservé au dit personnage. A découvrir si ce n'est pas déjà fait !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          430
manU17
  19 juillet 2013
Humiliation, Remords, Mélancolie et Solitude sont les maîtres mots mais en premier lieu les titres des nouvelles composant ce recueil de Kressman Taylor.
Confrontation cruelle entre adolescence et monde adulte, qui ne peut laisser indifférent, quatre nouvelles aux chutes vertigineuses par la puissance des sentiments savamment tissés.
Comment ne pas être peiné par le regard résigné de cette mère dont le fils va se servir pour se valoriser face à un père et un époux si dur ? Comment ne pas être touché par le déchirement intérieur du fils en question qui réalise l'aspect odieux de ce qu'il vient de faire ? Parvenir à plaire à un de ses parents au détriment de l'autre dont on sait que son amour nous est acquis.
Comment ne pas être révolté par cet enseignant qui utilise la détresse d'une élève au physique ingrat pour se mettre en avant en amusant la classe à ses dépens ? Cruauté de celui qui détient le pouvoir, en use et en abuse. La punition sera à la hauteur de l'indignité de l'acte.
Comment ne pas être touché, comment ne pas se laisser emporter par l'écriture de Kressman Taylor qui se fait experte dans l'art méticuleux de la broderie de l'intime ?

Lien : http://bouquins-de-poches-en..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          333
sabine59
  04 janvier 2016
On appréhende toujours un peu une relecture car souvent, la magie est perdue ou l'on n' éprouve plus du tout les mêmes émotions, notre regard a changé et c'est normal...J'avais eu une impression très forte de ce livre et j'ai été heureuse cette fois, ce que je ressens est aussi intense.
le livre est constitué de quatre nouvelles.Les trois premières ont en commun le passage brutal d'un enfant à l'adolescence ou même l'âge adulte, en raison d'un évènement qui détruit leur pureté initiale.Mais la nature, fort présente et magnifiée par l'écriture, sera le lieu intime de réconfort, de solitude recherchée pour panser ses blessures et assumer ses erreurs.La dernière me semble moins reliée aux autres mais présente aussi le thème de la souffrance secrète.
Ma préférée est la première " Humiliation" dont le titre américain était " The pale green fishes", un titre évocateur pour moi car dans cette histoire, la rivière et ses poissons verts sera un peu comme une catharsis pour l'enfant, Richard, qui veut tant plaire à son père, un être froid , égocentrique, qui commande sa famille et méprise sa femme ( d'où le titre"Humiliation" , sentiment qui est double d'ailleurs mais je n'en dis pas plus...).
Ce qui me touche le plus, dans ces nouvelles, c'est la justesse d'observation de l'auteur, la sensibilité de son attention portée à ces êtres fragiles dont le caractère est inachevé et qui conservent pour peu de temps( jusqu'à l'instant de rupture) une innocence et des facultés intactes de communion privilégiée avec la nature.Par exemple, dans la deuxième nouvelle , le jeune David établit une complicité très émouvante avec le soleil qui se lève et cela est magnifiquement rendu par l'auteur : "Il écarta les doigts et offrit un profond salut à l'orient éclatant, où le soleil ,détaché de la ligne d'horizon, palpitait de lumière..."
Les différents personnages sont saisis dans leur quotidien, tout parait assez banal, simple mais leurs sentiments intérieurs, qu'ils n'arrivent pas à communiquer aux autres, sont fort complexes: regrets, culpabilité, honte de soi-même, haine.
Un livre éminemment humain.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          161
Citations et extraits (33) Voir plus Ajouter une citation
manU17manU17   28 mai 2013
Cette fois, Mr. Pros était allé trop loin. Avec un gémissement de douleur, Angie se traîna hors de l'enceinte de son pupitre et s'enfuit de la classe en pleurant. Aveuglées par les larmes, elle prit la porte de travers; son postérieur informe fut un instant bloqué puis se dégagea. Comment Mr. Pros aurait-il pu savoir qu'elle n'avait pas de mère, que c'était la seule de ses enfants que son père avait emmené avec lui, pour protéger sa douceur et sa naïveté ? Comment Mr. Pros aurait-il pu comprendre quoique ce soit à ses besoins ? Il n'était pas professeur par désir d'instruire ou par amour de sa discipline. Il enseignait parce que l'enseignement était un métier propre, parce que, comme il le répétait à sa femme depuis des années, dès qu'on avait son certificat et sa nomination, on était à l'abri: plus personne ne pouvait vous déloger. C'était l'emploi la plus sûr au monde.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          270
TREMAOUEZANTREMAOUEZAN   15 janvier 2017
Ce matin-là, (...), Alice en apprit beaucoup sur le passé de Mrs. Tevis ; où plutôt, elle collecta des fragments de richesse, de minuscules bouquets de réminiscences, qu'elle tenta de rassembler. À une époque, Mrs. Tevis devait avoir évolué dans des cercles distingués ; de grands noms émaillaient ses phrases soignées, avec une familiarité mélancolique qui ne pouvait avoir simplement pour but d'impressionner son auditoire : ils semblaient émerger doucement du passé et tournoyer autour de sa vieille tête absurde, comme une brume dans laquelle les personnages dansaient, vivants.
"Nous étions chez ce cher John, Mr. Galsworthy. Sa mort fut pour nous un coup terrible." Puis un soupir, pendant que les mains desséchées survolaient le bord des couverts... "Cette année-là, à Aix, nous avons vu Cézanne plusieurs fois. Il paraissait si vieux. Je suis sûre qu'il ne se doutait pas qu'il allait mourir si peu de temps après. Il m'a montré des choses tellement merveilleuses sur les couleurs, et sur les formes aussi. Je peignais, en ce temps-là, voyez-vous. Pourtant, il était bien souvent de mauvaise humeur. Un jour, il m'a dit des choses absolument délicieuses. Je m'étais étonnée qu'il fasse tant d'esquisses au même endroit, et il a répondu : vous n'avez qu'à tourner un peu la tête, et tout devient frais." N'est-ce pas que c'est superbe ?
("The Blown Rose" / "Solitude" - publié en 1953 dans "Woman's Day"). Page 101
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          72
rabannerabanne   17 mai 2018
Mais c'était avec cette étrange tombée de la nuit que tout commençait. Sa mère apportait deux verres de bière surmontés d'un haut faux col, comme prêts à déborder, avec de minuscules bulles brillantes qui remontaient constamment. Le liquide paraissait doté d'une riche couleur brune, mais Richard savait qu'à la lumière il aurait été doré.
Commenter  J’apprécie          292
rabannerabanne   19 mai 2018
Tu dois découvrir que le monde ne pense pas à toi, qu'il ne rôde pas en attendant de pouvoir te faire mal, même s'il y a beaucoup de gens, surtout des enfants, qui pensent ça et qui ont peur. Le monde n'essaye pas non plus de te faire plaisir. Il y a beaucoup de choses dans le monde qui te mordront.
Commenter  J’apprécie          302
mlseditionsmlseditions   20 novembre 2015
Et c'est très important de connaître les choses comme elles sont. Pas comment tu as peur qu'elles soient, ou comment tu voudrais qu'elles soient. Ni l'un ni l'autre. Comme elles sont. Tu dois découvrir que le monde ne pense pas à toi, qu'il ne rôde pas en attendant de pouvoir te faire mal, même s'il y a beaucoup de gens, surtout des enfants, qui pensent ça et qui ont peur. Le monde n'essaie pas non plus de te faire plaisir.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          160
Videos de Kressmann Taylor (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Kressmann Taylor
Après Gérard Darmon et Dominique Pinon, Patrick Timsit et Thierry Lhermitte livrent leur version d'Inconnu à cette adresse, le best seller de Kressman Taylor. C’est l'histoire d'une amitié brisée par la montée du nazisme reconstituée en 19 lettres poignantes entre un Juif américain et un Allemand juste avant la Seconde guerre mondiale. (Source BFMTV)
autres livres classés : nouvellesVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Le quizz de deux amis

Comment s'appelle la soeur de Max ?

Griselle
Kathrine
Giselle
Kathy

5 questions
123 lecteurs ont répondu
Thème : Inconnu à cette adresse de Kressmann TaylorCréer un quiz sur ce livre
.. ..