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Samuel Sfez (Traducteur)
EAN : 9782081208056
226 pages
Éditeur : Flammarion (02/06/2008)

Note moyenne : 2.99/5 (sur 69 notes)
Résumé :
Toscane, 1960. Amandes Lashe, jeune veuve américaine, s'installe quelques mois à Florence avec sa fille. Mais lors d'une excursion dans les collines environnantes un terrible orage éclate, les obligeant à s'établir provisoirement dans un village isolé: Rocca al Sole. Elles y font la connaissance du marquis Eduardo Carleone. Quinze ans auparavant, il avait perdu sa femme, sauvagement assassinée par les nazis qui, envahissant les collines, avaient massacré femmes et e... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
Cer45Rt
  19 juin 2019
Dans "Jours d'orage", Kathrine Kressmann Taylor livre un magnifique hommage à la culture italienne, à l'esprit italien.
Ces personnages sont d'une étonnante subtilité et son roman est d'une grande beauté, d'une beauté à l'image de cette culture, de cet esprit italien, sans doute…
Il s'agit d'un texte étonnant, noir, dramatique parfois, complexe, sophistiqué.
Il y a de nombreuses qualités littéraires : un crescendo parfait, pour commencer ; mais aussi un style évocateur, simple, qui dit tout ; ou encore une construction très réussie.
On ne retrouve ici certains ( je dis bien : "certains" ) des ingrédients qui ont fait le succès d'Inconnu à cette adresse, tels que l'efficacité narrative ; la simplicité du style ; la subtilité psychologique.
Mais la thématique, le style même, toujours simple, mais d'une façon différente, la longueur du texte, l'atmosphère qui s'en dégage, le crescendo, contribue toutefois à rendre ce roman complètement différent.
Je ne puis qu'admirer la maîtrise parfaite de l'art littéraire affichée par Kressmann Taylor ; son art de la construction ; bref, son don d'écrivaine.
Un excellent roman !...
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sylvaine
  22 juin 2018
Ce n'est qu'en 2002 que Jours d'orage de Kressmann Taylor est publié . Son auteure Kathrine Kressmann Taylor est décédée en 1997 à l'âge de 94 ans. Surtout connue pour son magnifique roman Inconnu à cette adresse, Kathrine Kressmann Taylor pose ici une fois encore l'éternelle question du pardon pour les crimes de guerre...
1960, Amanda Lashe , veuve depuis peu, quitte les U.S.A pour venir s'installer à Florence . Amanda y a passé 5 années pour ses études d'art , y a beaucoup d'amis et se sent enfin revivre après son veuvage. Lors d'une escapade avec sa petite fille Lisa , un orage violent éclate, la route qui mène à Rocca al Sole est bloquée par des éboulements de terrain, les voilà coincées dans cette petite ville . Une ville normalement tranquille mais la colère gronde, un groupe de touristes allemands s'est installé à l'hôtel et l'un d'eux n'est autre que l'officier responsable des exactions commises lorsque les troupes allemandes ont quitté la ville , laissant derrière eux des corps d'enfants et de femmes. La ville ne les a pas oubliés . le marquis Eduardo Carleone non plus , sa femme faisait partie des victimes.
Ce roman , publié à titre posthume, n' a pas la puissance d'Inconnu à cette adresse , il ne dégage pas la même intensité dramatique , le temps a passé.. Jours d'orage sont datés d'avril 1978 , 35 ans se sont écoulés...
Je retiendrais de cette lecture le huis-clos, l'histoire d'amour entre deux individus déjà éprouvés par la vie, et surtout les paysages toscans .
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mariech
  07 janvier 2012
Quelle déception !
Aucune originalité dans la trame , les personnages ne sont pas nuancés du tout , l'héroïne vit une merveilleuse histoire d'amour ... enfin je ne vais pas raconter l'histoire .
Le seul point positif du roman est son sujet , hélas , noyé dans un style à l'eau de rose , c'est le thème du pardon , concernant les ' crimes de guerre ' . peut-on dire que la guerre constitue une parenthèse et donc que les crimes commis pendant ces années , doivent être oubliées en temps de paix
Dommage , l'auteur s'est perdue lamentablement en route .
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MissG
  09 octobre 2016
Autant j'ai adoré "Inconnu à cette adresse" par son aspect elliptique et ô combien cruel autant j'ai trouvé niais et sans grand intérêt ce roman sentimental de Katherine Kressmann Taylor.
Sortez les violons, c'est parti : Amanda Lasche est une jeune (et belle !) veuve Américaine qui a décidé de partir vivre à Florence, en Toscane, avec sa petite fille afin d'oublier le drame vécu et permettre à sa fille de grandir dans un univers de beauté et de culture.
A la faveur d'un orage et d'une panne de voiture elle se retrouve isolée avec sa fille dans le village de Rocca al Sole où elle rencontre un ingénieur à la retraite veuf (encore beau et bien conservé, marquis évidemment !), Eduardo Carleone.
Ce village peine à se remettre des blessures de la guerre, d'autant plus que l'un des bourreaux ayant commis des exactions au moment de la retraite de 1944, Herr Grussmann, s'y trouve en vacances avec sa famille.
Les esprits s'échauffent, les villageois veulent se venger, et seul Eduardo arrive à apaiser les tensions : "Il avait compris que la colère altère le jugement et étouffe la pitié.", mais pour combien de temps encore ?
Le synopsis est tout à fait digne d'un téléfilm de l'après-midi diffusé sur certaines chaînes de la télévision, les ficelles sont grosses, très grosses, et le style ma foi n'est pas des plus splendides.
Il n'y a aucune surprise dans cette histoire, ça sent la romance bluette à mille lieues à la ronde entre la jolie veuve et le beau veuf malgré la différence d'âge, de classe sociale et de nationalité.
J'ai connu des histoires d'amour un peu mieux amenées et un peu plus subtiles.
S'il n'y avait que cela … j'ai aussi pris ce livre car il y avait un contexte historique, j'aurai peut-être mieux fait de m'abstenir car si j'espérais une belle histoire comme dans "Le vieux fusil" ça ressemblait plus à une sous-vendetta.
Les personnages sont tous des archétypes, il n'ont aucune originalité et l'ensemble est très manichéen : d'un côté les gentils et de l'autre les méchants.
Et au milieu ?
Rien, à part peut-être une rivière qui y coule.
Les caractères sont donc exagérés : Amanda est une damoiselle en détresse en recherche d'affection, Eduardo est un homme vieillissant qui va de nouveau découvrir l'amour, les villageois sont tous décidés à se venger et Herr Grussmann est une caricature d'un Allemand (outre le fait d'être le vilain nazi).
Quant à la soeur d'Eduardo, vieille fille qui se prend d'affection pour Amanda : "Vous comprenez que je me suis prise d'affection pour vous, n'est-ce-pas ? Vous êtes toute seule ici c'est. Nous serons amies.", elle dégage un côté malsain et met tout le monde mal à l'aise, les personnages mais aussi le lecteur.
Le style est loin d'être flamboyant, tout est cousu de fil blanc, difficile d'imaginer que c'et la même personne qui a écrit ce roman et "Inconnu à cette adresse" tant la différence, y compris de style, est flagrante.
Et même les charmes de la campagne Toscane n'ont pas réussi à sauver l'ensemble, mieux vaut y aller et découvrir par soi-même que les admirer par procuration car ce roman ne leur rend pas non plus hommage.
Fort heureusement, je n'ai pas commencé à découvrir cette auteur avec cette oeuvre, sinon j'aurai arrêté aussitôt (cela me rappelle une certaine Simonetta Greggio, à qui j'ai décidé de laisser une troisième chance mais ceci est une autre histoire).
"Jours d'orage" a été une déception sur toute la ligne, je n'ai été emballée ni par l'histoire, ni par les personnages, ni par le style.
Du même auteur je ne peux que vous recommander "Inconnu à cette adresse" et d'oublier celui-ci.
Lien : http://lemondedemissg.blogsp..
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Aethel_Lataniereauxlivres
  09 décembre 2016
Cela faisait plus de dix ans que je souhaitais lire un autre titre de Kathrine Kresmann Taylor, j'avais étudié son "Inconnu à cette adresse" au collège qui est l'un des rares livres que j'avais aimé lire à cette époque (parce qu'à cette période je n'aimais pas lire, et en même temps ce n'est pas en m'obligeant à lire du Maupassant que j'allais avoir le déclic !).
Finalement cette découverte n'est pas à la hauteur de mes espérances...
Amanda et sa fille Lisa se retrouvent coincées dans un petit village italien après un éboulement, à priori sans histoire cette bourgade est en fait profondément marquée par la Seconde Guerre Mondiale et en particulier par un massacre. Quinze ans se sont écoulés depuis mais les villageois en revoyant un des responsables de ce carnage vont vouloir se venger.
Amanda se retrouve non seulement au milieu de tout cela mais fait aussi la connaissance d'Eduerdo et de sa soeur, une femme assez inquiétante...
Pendant la première centaine de pages on ne sait pas trop où va le récit, l'intrigue est assez brouillonne et prend beaucoup de temps à se mettre en place, on ne comprend pas vraiment ce que trament les villageois et je dois dire que voir leur préparation m'a plus ennuyée qu'autre chose, probablement parce que je ne savais pas le pourquoi du comment, l'auteure attend trop longtemps à mon goût avant d'énoncer clairement de qui les habitants veulent se venger et pour quelle raison, du coup on patauge et cela m'a vite fatiguée.
Mais pour tout dire même si cette partie avait été plus explicite dès le départ je ne suis pas sure qu'elle m'aurait plus intéressée, les sujets évoqués (les crimes de guerre, la vengeance, le pardon...) auraient pourtant pu donner non seulement un bon résultat mais aussi beaucoup de tension et d'émotions et je ne sais pas si c'est moi qui aie été hermétique ou si c'est à cause du style que je trouve un peu daté et assez froid mais le fond est loin de ce qu'on pouvait attendre, le livre ayant été écrit en 1947 l'auteure ne voulait peut-être pas trop "s'enflammer" et que le récit garde une certaine pudeur et reste sobre, ce que je peux comprendre mais rien n'y fait, cette partie m'a ennuyée.
J'ai été un peu plus inspirée par l'histoire entre Amanda et la soeur d'Eduerdo, j'ai malheureusement oublié son nom mais c'est une femme flippante et j'avais envie de savoir ce que cela cachait, pourquoi elle cherchait tant à avoir de l'emprise sur Amanda et comment elle réagirait quand elle verrait qu'Amanda fait tout pour se tenir à distance, la conclusion n'est pas des plus surprenantes mais un autre dénouement aurait peut-être fait tâche et finalement cela fonctionne correctement.
Par contre gros bémol en ce qui concerne la romance entre Amanda et Eduerdo qui tombe comme un cheveu dans la salade, qui est niaise au possible, clichée comme pas permis, bref elle alourdit le récit et elle était bien dispensable.
En dehors de l'intrigue, je dois avouer ne pas être très fan de la plume, je ne sais pas si j'étais à côté de la plaque pendant ma lecture mais j'ai eu du mal à comprendre l'action à certains moments et de manière générale je n'ai pas réussi à me projeter dans les lieux où se déroulait l'histoire.
Bref, je suis très mitigée par cette lecture, l'auteure passe à côté de son sujet à mes yeux et même si le reste n'est pas forcément dénué d'intérêt je ne suis pas sure de m'en souvenir encore dans quelques temps...
Lien : http://au-fil--des-pages.blo..
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
dibordediborde   03 avril 2012
Carleone haussa les épaules. Il tenait la politique en piètre estime : il lui semblait que l'exercice du pouvoir prenait toujours un tour vénal, autoritaire, ou tout au moins médiocre. Il en découlait un manque de respect pour l'ordre, qui ne peut être le fait que d'esprits libres et ouverts. Les bienfaits de la civilisation reposaient sur le calme et la douceur : des actes guidés par le ressentiment, l'envie ou la rancune ne pouvaient que saper ces fondations.
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dibordediborde   03 avril 2012
Carleone scruta les visages qui l'entouraient. A sa grande inquiétude, il y lut le même mélange de rage et d'impatience. Bien des années plus tôt, lui aussi avait été dévoré par une colère si intense qu'il en avait été complètement aveuglé, oubliant qu'au-delà existait un monde naturel immuable et serein. Il avait compris que la colère altère le jugement et étouffe la pitié.
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Cer45RtCer45Rt   29 avril 2019
Un matin, en se levant, elle avait trouvé le corps raide de son mari, la peau couverte d'étranges taches, les yeux ouverts : son Charles, autrefois si vigoureux, était mort d'une embolie.
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AnnieCecileAnnieCecile   04 avril 2017
Plus tôt sur la route, Amanda avait déjà aperçu la petite citadelle qui ornait le sommet tel un joyau scintillant au soleil. Elle lança un regard pensif à sa fille assise à côté d'elle, silencieuse, absorbée par le paysage qui défilait: fermes, maisons de stuc rose, meules en forme de ruches dans les champs. Une virée dans les collines pouvait s'avérer bénéfique à cette enfant restée trop longtemps confinée dans la ville. Elles n'avaient aucun engagement, personne ne les attendait, ni ne savait où elles se trouvaient: l'occasion rêvée pour changer d'air. Lorsque cinq cents mètres plus loin elle aperçut un panneau légèrement penché indiquant une bifurcation vers les vignobles en terrasses des Apennins, Amanda appuya timidement sur la pédale de frein. ROCCA AL SOLE, pouvait-on lire: Citadelle au Soleil. Ce nom aux sonorités médiévales correspondait parfaitement à la forteresse rougeoyante nichée là-haut. En outre, il éveillait en elle un souvenir insaisissable. Quelqu'un lui avait-il parlé de ce lieu?
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AnnieCecileAnnieCecile   04 avril 2017
Un seul monument n'est pas inventé. Il s'agit du mémorial que j'ai situé sur la place de la mairie de Rocca al Sole. L'original se trouve sur la piazza d'un village dans les collines au nord-est de Florence. C'est en l'observant que j'imaginai cette histoire. Il porte la même date: avril 1945, quand les Allemands furent forcés de quitter la région. Les morts dont le nom figure sur le socle furent, comme à Rocca al Sole, massacrés à la dernière minute, en représailles contre les actes de résistance des villageois. Aucun homme adulte ne figurait parmi les victimes.
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Video de Kathrine Kressman Taylor (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Kathrine Kressman Taylor
Après Gérard Darmon et Dominique Pinon, Patrick Timsit et Thierry Lhermitte livrent leur version d'Inconnu à cette adresse, le best seller de Kressman Taylor. C’est l'histoire d'une amitié brisée par la montée du nazisme reconstituée en 19 lettres poignantes entre un Juif américain et un Allemand juste avant la Seconde guerre mondiale. (Source BFMTV)
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