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EAN : 9782843449901
150 pages
Le Bélial' (18/11/2021)
3.58/5   156 notes
Résumé :
Aux confins du système solaire, la sonde spatiale Kaveney découvre... quelque chose - une structure fractale gigantesque dotée d'une propriété étonnante : elle semble présenter la même face quel que soit l'angle sous lequel on l'observe. Vite surnommé le Dieu-Grenouille en raison de son apparence vaguement batracienne, l'artefact fascine autant qu'il intrigue, d'autant que son origine non-humaine ne fait guère de doute. Face à l'enjeu majeur que représente pareille ... >Voir plus
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L'humanité organise un voyage interplanétaire pour découvrir et explorer une structure mystérieuse découverte au-delà de l'orbite de Pluton

Rencontre du troisième type, BDO (ou GTS en français) dans un mix de l'homme du labyrinthe de Silverberg et du célèbre Cube.
Loin d'un rendez-vous avec Rama, l'auteur mélange un humour grinçant, ironique mais qui fait souvent mouche avec une SF parfois horrifique façon Alien.
Je fais comme l'auteur, je multiplie les références et les clins d'oeil.
Mon sentiment, hélas est que ce n'est pas parce que j'ai repéré pas mal de ces refs (et que beaucoup d'autres font l'objet d'une note du traducteur) que j'ai apprécié ma lecture.

Difficile de se passionner pour le personnage principal, on est à la limite du désintérêt de son devenir. Les xénos sont soient fades, soit caricaturaux et le tout avec un manque de finalité évidente, en dehors d'un truc sociologico, psychologico éthologique.

Bref : je suis passé à côté…
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J'ai choisi de découvrir la plume d'Adrian Tchaikovsky avec cette novella de science-fiction horrifique. J'avais été prévenue dès le départ, l'histoire était une rencontre improbable entre La grande porte de Frederik Pohl (dans ma pàl mais pas encore lu) et le film Alien.

Gary Rendell a toujours voulu devenir astronaute et il a réalisé son rêve. Il intègre une équipe internationale pour aller explorer un mystérieux artefact dans l'espace. C'est lui qui raconte l'histoire et il le dit lui-même : « il fallait être dingue pour entrer dans ce foutu machin. »

J'ai beaucoup aimé le ton, c'est très amusant à lire. On sent bien qu'il a quelque chose qui cloche mais quoi ? Pour vous donner un indice, je n'irai jamais voir l'adaptation cinématographique.

Le fin fond de l'histoire est inattendu et épouvantable mais j'ai passé un très bon moment de lecture.





#12auteurs2022
Challenge SFFF 2022
Challenge mauvais genres 2022
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Après plusieurs publications chez Lunes D'encre, le britannique Adrian Tchaikovsky débarque cette fois chez le Bélial' pour une novella dans la prestigieuse collection Une Heure-Lumière.
Exit les araignées intelligentes de Dans la Toile du temps et bienvenue dans un immense labyrinthe aux couloirs infinis et aux salles gigantesques.
Sur la route d'Aldébaran ne marque pas pour autant la fin de l'histoire d'amour entre l'écrivain et les vies extraterrestres improbables, au contraire.
Découvrons avec l'astronaute Gary Rendell les nouvelles races qui arpentent le Dieu-Grenouille.

La faune de l'espace
Perdu dans un étrange labyrinthe, un homme nous raconte sa survie en milieu hostile (et silencieux).
Cet homme, c'est Gary Rendell, un astronaute d'une équipe d'exploration internationale lancée à la suite de la sonde spatiale Kaveney qui a découvert un bien étrange artefact aux confins du système solaire.
Dans le vide, un immense objet non identifié semble appeler à lui les visiteurs. Rapidement surnommé le Dieu-Grenouille à cause de son apparence de batracien, l'édifice semble s'ouvrir sur un gigantesque réseau de galeries et de salles incitant naturellement les différentes nations terrestres à former une équipe pour l'explorer…mais quelque chose tourne mal et Gary se retrouve le seul survivant humain en ce lieux étrange et inquiétant.
Immédiatement, on pense à L'Homme dans le Labyrinthe de Robert Silverberg ou même à Cube avec cet enchaînement de lieux froids et inhumains. Sauf qu'ici, pas de piège mécanique mais d'autres « visiteurs » comme autant de voyageurs égarés dans les couloirs du Dieu-Grenouille.
On retrouve ici l'amour immodéré d'Adrian Tchaikovsky pour la xénobiologie et les créatures improbables, des Ovoïdes-marcheurs à des êtres pyramidaux ou engoncés dans une enveloppe de métal, la faune de l'espace du britannique est toujours aussi réjouissante et inventive.
Pour la commenter, le britannique use cette fois d'un ton plus léger, souvent très humoristique et ironique, par l'intermédiaire de notre narrateur-survivant, Gary Rendell. Si cela rend le récit plus facile à lire, il enlève un élément pourtant fondamental à l'histoire : la tension horrifique. Malgré ses clins d'oeil multiples à Alien/Prometheus, Sur la route d'Aldébaran ne mise pas sur l'horreur pure et dure, désamorçant quasiment toutes les situations par l'humour incisif de son héros astronaute. Nous sommes donc très loin de l'angoisse qui peut nous saisir à la lecture d'un Vision Aveugle ou de la Nef des Fous. Sur la route d'Aldébaran s'affirme plutôt un récit d'exploration gentiment désespéré où la communication semble extrêmement difficile pour ne pas dire impossible, une autre marotte de l'auteur britannique qui, cette fois, ne résoudra pas l'équation pour nous.

Le vrai visage du Mal
La novella entrelace deux fils narratifs : celui de Gary Rendell explorant le Dieu-Grenouille, perdu et esseulé, et celui de la découverte de l'objet cosmique par l'humanité, faisant hommage aux récits de science-fiction contenant des BDO (ou Big Dump Objects). Davantage qu'un 2001, Sur la route d'Aldébaran a un petit côté Stalker totalement imprévu où le narrateur (et le lecteur) se questionne sur la véritable nature du Dieu-Grenouille et ses espaces infinis. Qui a construit cet objet ? Dans quel but et pour qui ? Comme les stalkers picoraient les restes d'un pique-nique intergalactique, les êtres égarés dans le Dieu-Grenouille semblent incapables de saisir les tenants et aboutissants de leur propre aventure/existence en ce lieu, condamné à la question et au tâtonnements dans une froide obscurité. Peu à peu, Adrian Tchaikosvky va pourtant inverser les rôles pour mettre l'humain sur le même plan que les supposés prédateurs qui rôdent dans le Dieu-Grenouille. Très vite, le lecteur s'aperçoit que l'homme n'a rien à envier aux autres monstres et, peut-être même les surpasse-t-il tous en malignité ? Une sinistre conclusion sous les commentaires grinçants et hilarants d'un Gary Rendell de plus en plus inhumain et dérangé.

À la fois récit d'exploration faussement horrifique et journal intime d'une survie en milieu hostile, Sur la route d'Aldébaran vous offre le foisonnement habituel d'espèces étranges comme les affectionne tant Adrian Tchaikovsky et une réflexion sur le statut de prédateur et l'incommunicabilité avec l'autre.
Lien : https://justaword.fr/sur-la-..
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Sur la route d'Albébaran fût une entrée dans l'univers d'Adrian Tchaikovsky vraiment percutante et perturbante. Une très belle découverte pour commencer cette nouvelle année !

La découverte, aux confins du système solaire, d'une immense structure qui ressemble étrangement à une gigantesque tête de grenouille va chambouler toutes les connaissances des organismes mondiaux. Un équipage international surentraîné va être dépêché pour un voyage qui va durer des dizaines d'années. le résultat de cette expédition va être étonnant à bien des égards.

Très court roman dépassant à peine les 150 pages, Sur la route d'Aldébaran est un véritable tour de force. L'intrigue tient la route et nous entraine dans un récit étonnant à l'ambiance particulièrement stressante. Adrian Tchaikovski étonne par la palette d'émotions à laquelle il nous fait passer : du rire à l'horreur sans que l'on s'y attende. L'évolution du personnage principal est étonnante et fait assurément le sel de ce récit marquant !
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j'ai trouvé cette novella totalement réjouissante. Un récit entre science fiction et fantastique, entre introspection et horreur, qui nous fait passer par toutes les émotions, du fou rire au dégoût total. C'est une histoire d'exploration spatiale, les éléments scientifiques sont bien posés, presque cohérents et pourtant totalement délirants, et le héros qui parle à la première personne est truculent, avec son côté désabusé, se demandant bien pourquoi il est allé se fourrer dans cette aventure, les flashbacks reviennent sur l'organisation de la mission pour mieux nous faire apprécier l'absurdité de la situation. J'ai adoré le ton cynique, j'ai adoré la conception scientifique de la situation, j'ai adoré le rythme, le suspense et la chute. C'est court et ça me donne envie de mieux découvrir cet auteur. Je n'en resterai donc pas là.
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Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
Tous les sons ne sont pas reçus de la même manière dans les centres auditifs du cerveau. Nous sommes capables de dormir pendant un orage apocalyptique et d’être réveillés par les lointaines vibrations d’une musique, ou par les rires discrets des invités lors d’une fête dans le jardin du voisin. Les bruits humains, vivants, évoquant une intelligence sont considérés comme des signaux d’alarme qui supplantent tous les sons du cosmos.
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La plupart des complots semblent bizarres en surface mais représentent des efforts pour ramener les choses à une échelle humaine : une Terre plate plutôt que l’immensité du cosmos, de mystérieux illuminati plutôt qu’un mélange chaotique de hasard, d’incompétence et de cupidité.
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Le pilotage spatial représente une de ces discipline où l’on devrait sérieusement être accompagné d’un chien ; votre boulot consisterait à le nourrir, le sien serait de vous mordre si jamais vous touchez à n’importe quel équipement coûteux.
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Il n’est pas difficile de plaquer sur ces actions une interprétation humaine du chagrin et du souvenir ; comme il n’y a ici aucun behavioriste pour critiquer ma conception anthropomorphique, je vais me tenir à cette explication.
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Ce que je veux dire, c'est que nous n'étions pas *stupides*. Nous n'étions pas comme ces crétins d'astronautes que l'on voit dans les films, ceux qui retirent leur casque ou s'agenouillent obligeamment pour examiner de près les œufs du monstrueux prédateur extraterrestre.
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Videos de Adrian Tchaikovsky (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Adrian Tchaikovsky
How does a science fiction author create an alien mind that is truly alien? Join two of the best-known contemporary science fiction authors, Ann Leckie and Adrian Tchaikovsky, for a conversation about the fascinating aliens they've created for their award-winning and bestselling books—and how the humans in those books interact with creatures so, well, alien.
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