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ISBN : 2863742930
Éditeur : Fayard (17/06/1998)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 4 notes)
Résumé :
Né à Marseille le 29 septembre 1879, Alexandre Marius Jacob explore de nombreux métiers avant ses 18 ans.

Mais, surtout, il est anarchiste, un de ces anars au grand coeur devenu voleur par conviction afin de redistribuer l'argent des riches aux pauvres. Lors de l'une de ses innombrables parties de monte-en-l'air, il se sent obligé de remettre les meubles et les objets dérobés au lieutenant de vaisseau Viaud après s'être aperçu qu'il s'agissait de... P... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
wellibus2
  27 novembre 2015
Contrairement à ce que l'on pourrait croire, Alain Sergent ne constitue pas forcément la référence principale et « obligée » de l'ensemble des articles, des émissions, des fictions télévisées, des bandes dessinées ayant l'honnête cambrioleur pour sujet. L'ouvrage, qui connaît un certain succès à sa sortie, est désormais quasiment introuvable, même sur les sites Internet de vente de livres d'occasion. Il a toutefois été réédité par les Editions Libertaires en 2005. C'est alors à deux autres auteurs de servir de certificat d'authenticité pour qui veut produire une oeuvre sur l'anarchiste. Bien souvent, le détenteur du savoir, l'homme qui a vu l'homme qui a vu … Alexandre Jacob se targue d'être le seul à détenir les clés de la vérité, vraie et historique. L'opposition entre Bernard Thomas et William Caruchet a vite fait de tourner au conflit judiciaire.
Bernard Thomas écrit son Jacob pour les Editions Tchou en 1970, puis en donne une deuxième version à peine remaniée en 1998. Les vies d'Alexandre Jacob sortent chez Mazarine. Entre temps, en 1993, le Marius Jacob de l'avocat niçois William Caruchet paraissait chez Séguier. Les deux auteurs reprennent largement les informations données à Sergent par Jacob. Et même s'ils s'appuient entre autre sur une lecture de la presse de l'époque, ils n'en demeurent pas moins tous deux sujets à critiques.
Sous couvert d'anarchisme, Alexandre Jacob demeure un aventurier, le héros d'un vrai roman pour Benard Thomas, un anarchiste cambrioleur pour William Caruchet. le rapprochement avec le personnage de Maurice Leblanc devient légitime. Les deux versions de la vie de Jacob s'autorisent de nombreuses infidélités avec la réalité des faits pour mieux accentuer le penchant romanesque de leur récit et pour combler le manque de sources. Autrement dit, de l'anarchiste nous devons une fois de plus retenir ses exploits, ses vols, son audace, son bagne.
Si Bernard Thomas, en 1998 peut se prévaloir des compliments reçus d'Alain Sergent à l'occasion de sa première biographie de Jacob, c'est bien parce que, cinq ans plus tôt, Caruchet s'appuyait sur une préface de l'écrivain Alphonse Boudard. Dans les deux cas, il s'agit bien évidemment, de mettre en avant le sérieux de pseudo-recherches, la force de l'écrit et la puissance du style de son propre ouvrage.
Sérieux des recherches ? Comme Bernard Thomas, William Caruchet utilise essentiellement le propos de Sergent mais, à la différence du journaliste, l'avocat a cherché à rencontrer des amis de Jacob. Bernard Thomas et William Caruchet n'ont pas daigné se rendre à Reuilly. Cela donne lieu d'ailleurs lieu à des passages d'une platitude extraordinaire sur le Berry considéré comme un monde perdu que Jacob aurait choisi pour mieux s'y faire ermite.
En 1970, Bernard Thomas aurait pu s'entretenir avec les époux Passas. Il ne le fait pas non plus pour Josette Duc en 1998, Robert Passas étant décédé quelques années plus tôt. William Caruchet a pu discuter avec l'ancien instituteur et, sous couvert d'un prêt d'argent, il lui a aussi subtilisé au passage quelques lettres de l'anarchiste ainsi qu'une série de trois cartes postales évoquant le bagne.
Mais, au-delà de multiples différences et loin de créer une originalité dans chaque cas, les écrits des deux biographes finissent par se ressembler. Et cette similitude du livre de William Caruchet avec celui de Bernard Thomas est telle que le journaliste au Canard Enchaîné engage des poursuites judiciaires pour plagiat. L'avocat niçois perd son procès. L'éditeur, Séguier, a-t-il du mettre la clé sous la porte. Toujours est-il que son fonds a été racheté, en 1997, par les Éditions Atlantica, ayant leur siège à Biarritz.
A vrai dire la polémique ne doit pas nous surprendre. C'est en effet la deuxième fois que les deux hommes produisent le même ouvrage à quelques pages près. En 1968, Bernard Thomas écrivait, toujours chez Tchou, une narration de Jules Bonnot et de ses bandits tragiques. Vingt-deux ans plus tard, William Caruchet reprend la même idée. Son livre, Ils ont tué Bonnot, est publié aux éditions Calman Lévi. Avec Alexandre Jacob, nous pouvons aisément comprendre l'agacement du premier vis-à-vis du second, qualifié cinq ans après les faits, en compagnie de son éditeur Paul Morel des éditions Séguier, de couple d'escrocs plagiaires[1]. Force est de reconnaître que, malgré de nombreuses divergences, une grande partie de l'oeuvre de William Caruchet s'inspire directement de celle de Bernard Thomas.
L'ouvrage de l'avocat commence par le vol au Mont de Piété de Marseille, celui du journaliste introduit le lecteur dans la vie d'Alexandre Jacob par l'effervescence du procès d'Amiens. Après, quelques exemples suffisent alors pour saisir la grande similitude entre les deux écrits. Les extraits du livre de Bernard Thomas sont ceux de la première version parue chez Tchou en 1970
Bernard versus William
http://www.atelierdecreationlibertaire.com.
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
andmanandman   19 janvier 2013
Il a passé une nuit tranquille. Samedi 28, à l'aube, il a étalé une couverture et des draps sur son lit. Il y a couché Negro, le vieux chien aveugle et infirme. Il lui a pris la patte. Il a enfoncé l'aiguille et lui a fait cadeau de la moitié du mélange qu'il avait préparé. Ensuite, il a vérifié que le feu de charbon de bois, allumé pour dégager du gaz carbonique et parachever l'oeuvre de la piqûre, fonctionnait bien. Au moment de s'allonger à son tour, il a encore eu un remords. Il a pris un bout de papier et, dessus, il a griffonné : "Linge lessivé, rincé, séché,mais pas repassé. J'ai la cosse. Excusez. Vous trouverez deux litres de rosé à côté de la paneterie. A votre santé".
Alors, il s'est allongé à son tour sur le lit, à côté de Negro, et il a pris la seringue.
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