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EAN : 9782266069472
298 pages
Pocket (17/12/1998)
3.85/5   210 notes
Résumé :
À la fin de l'été de 1913, Cécile Brunie, toute jeune institutrice, arrive à Saint-Roch pour y prendre possession de son poste. Dans ce petit village de la basse Corrèze où le curé fait seul la loi et où prospère une école congréganiste, elle est accueillie comme le diable en personne.
Nul ne doute que, comme ses prédécesseurs. elle ne puisse tenir que quelques mois devant le redoutable abbé Brissaud qui, chaque dimanche, tonne contre l'école sans Dieu et se... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (31) Voir plus Ajouter une critique
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Symphonie
  25 août 2020
L'orange de Noël de Michel Peyramaure nous relate l'arrivée de Cécile Brunie, venue prendre ses fonctions d'institutrice pour la rentrée prochaine dans un petit village de Corrèze. Sa présence n'est pas du goût de l'abbé Brissaud et de ses ouailles qui voient d'un mauvais oeil le diable en jupons, enseigner dans l'école laïque où Dieu n'a pas sa place. Bourré de mauvaises intentions, L'abbé use de son autorité pour la décourager, espérant la voir quitter son poste au plus vite. Mais Cécile au tempérament bien trempé ne se laisse pas intimider, ce qui va indubitablement entrainer une constante mésentente entre eux.
A son arrivée, Cécile a bien repéré une fillette l'épiant dans l'arbre près de l'école. Intriguée par son apparence débridée, peu à peu, elle se prend d'affection pour la petite Malvina Delpeuch considérée comme une sauvageonne attardée. Une réelle amitié va lier Cécile et Malvina qui, à la grande surprise de tous dont son frère Louis, va se révéler être une élève intelligente qui se complaisait dans son statut de simplette pour fuir l'enseignement. A force de persévérance, Malvina va se dévoiler être une élève brillante qui obtiendra son certificat d'étude sous bienveillance de Cécile.
L'orange de noël de Michel Peyramaure fait partie de ces romans du terroir d'une période aux us et coutumes bien ancrés, le dur labeur des paysans pour tenter de vivre au mieux de la sueur du travail de leurs terres et de leurs bêtes.
Un agréable moment de lecture d'une époque difficile de l'ancien temps qui nous renvoie à la magie d'un Noël où l'orange, une denrée rare en 1913 et bien plus tard, illuminait le visage des enfants, une orange que l'on mange de nos jours sans fascination d'une période révolue.
Un agréable moment de lecture sans prise de tête.
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peneloppe277
  06 novembre 2019
Grace à Michel Peyramaure on s'évader au coeur d'un petit village Corrézien en 1913.
On fait la connaissance de Cécile, jeune institutrice fraîchement débarquée de Brive pour y prendre son poste. Son arrivée déclenche l'hostilité des villageois.
Elle devra imposer l'enseignement laïque face à l'enseignement catholique.
Par chance, des familles vont lui faire confiance et inscrire leurs enfants.
Parmi les élèves, la jeune Malvina, sans instruction deviendra la protégée de Cécile.
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lilietalia
  09 janvier 2021
Un joli roman qui se déroule en Corrèze en 1913. À l'aube de la première guerre mondiale, nous faisons la connaissance de Cécile, jeune institutrice laïque attendue de pied ferme par le curé du village qui lui mène la vie dure. Son histoire est racontée par Malvina, une jeune fille élevée à la ferme et que tout le village croit sotte... Tous, sauf Cécile qui va s'occuper d'elle et l'éduquer..
Une jolie lecture !
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Le_boudoir_litteraire
  15 décembre 2011
Dans ce livre, amour et histoire des campagnes se côtoient. Un roman du terroir qui met en scène une jeune institutrice, Cécile Brunie, et une demoiselle de quatorze ans passant pour simple d'esprit, Malvina. Ces deux êtres que tout opposent vont se trouver et s'apprivoiser tout au long d'une année scolaire.
La narratrice est Malvina Delpeuch adulte. Elle raconte une année scolaire de son enfance à Saint-Roch, village de Corrèze, en 1913/1914. Considérée comme attardée mentale par la population, on ne s'occupe que très peu d'elle. Elle vit ainsi de façon très libre, à la manière d'un animal.
Lorsque Cécile arrive au village pour enseigner à "la communale" ou école laïque, elle est prise pour cible par le curé et ses partisanes. Malvina suit le mouvement et la prend en grippe. Mais une chose va tout changer : Cécile, elle, ne croit pas à la "maladie" de la jeune fille.
En la prenant sous son aile, l'institutrice va changer sa vie et la faire sortir de sa bulle. Cela passe par l'apprentissage du français et la confiance en soi. Petite révolution pour les villageois, Cécile ne s'arrête pas là. Elle va tenir tête au curé, l'abbé Brissaud, qui la dénigre lors de ses offices : le problème étant que Cécile représente l'école laïque.
Ce roman, très simple, doux, sans rebondissements, est très agréable à lire. Mais surtout, il informe le lecteur sur la vie dans les campagnes au début du XXe siècle ; sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat, avec notamment l'apparition de l'école laïque dont les représentants sont vus comme le diable. Un roman du terroir certe, mais aussi un roman historique. le personnage de Cécile montre au lecteur la difficulté d'être une femme seule à cette époque. Une femme seule et libre, qui lit des ouvrages interdits par l'église mais qui n'est cependant pas athée : un duo qui semble impossible. Peut-on enseigner et prôner l'école laïque, l'école sans Dieu, et être toutefois croyante ? Difficile à faire admettre et Cécile devra se battre pour s'affirmer. Sa victoire, pense-t-elle, ne peut passer que par la réussite de Malvina au certificat d'études.
Un roman agréable et intelligent, qui ravira les amoureux d'histoire et de littérature du terroir. Michel Peyramaure, très reconnu dans ce genre littéraire, fait passer beaucoup d'émotions dans son écriture ; c'est peut-être pour cela qu'il y a un sentiment de nostalgie qui s'est emparée de moi à de nombreux moments au cours de cette lecture.
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Lamifranz
  02 juin 2022
Michel Peyramaure vient d'avoir cent ans. Comment ? Vous ne connaissez pas Michel Peyramaure ? C'est un de nos auteurs les plus prolifiques (il écrit sans discontinuer depuis 1954), les plus diversifiés (romans de terroir, romans historique, biographies romancées, livres de souvenirs, sans compter une infinité d'articles, de préfaces et de communications de toutes sortes) et aussi (c'est mon avis personnel, mais je sais qu'il est largement partagé - en tous cas avec les gens qui pensent comme moi) les plus talentueux.
La liste de ses oeuvres serait fastidieuse Citons pour mémoire : dans le roman historique : plusieurs trilogies (Les Empires de cendre, La Passion cathare, La Lumière et la boue), dans la biographie romancée : Henri IV, Jeanne d'Arc, Suzanne Valadon; dans le roman de terroir : L'Orange de Noël et le Bal des célibataires... et des dizaines d'autres titres !
L'Orange de Noël, paru en 1982, rencontra d'emblée un succès de librairie considérable, et fit l'objet d'une adaptation télévisée très réussie en 1996.
L'histoire se passe en 1913 au village de Saint-Roch, en Corrèze. En ce temps-là la guerre des deux écoles (chantée par Sardou) fait rage, et Cécile Brunie, nouvelle institutrice laïque, va l'apprendre à ses dépens. L'abbé Brissaud, curé du village prend la tête de la croisade contre la "laïque". Une jeune paysanne, Malvina Delpeuch, se trouve au centre du conflit. D'abord recueillie par Cécile dans son école, puis récupérée par le curé pour la sienne, Malvina finira quand même par obtenir son certificat d'études, grâce à une coopération tacite entre les deux institutrices. Par ailleurs Cécile vit une intense histoire d'amour avec Pierre Delpeuch le frère de Malvina. Ils se marient à la fin du roman... mais la guerre vient d'éclater et Pierre doit partir.
J'avais beaucoup aimé ce roman. Il contenait ce qu'il fallait de romance, mais aussi de rigueur historique (la mentalité provinciale dans ce contexte particulier y est très bien décrite), et les portraits des personnages, à la fois finement dessinés et psychologiquement forts, sont inoubliables.
Peyramaure a donné deux suites à ce roman : Les Demoiselles des écoles (1994) et le Bal des célibataires (inspiré du scénario du téléfilm éponyme - 2005).
Le téléfilm L'orange de Noël a donné lieu, avec l'assentiment de Michel Peyramaure, à une série de téléfilms d'égale qualité, reprenant les personnages du premier roman : La tranchée des espoirs (2003), où Pierre Delpeuch, à la guerre, fait la connaissance de Sylvaine Morillon; le Bal des célibataires (2005), où Cécile et Sylvaine décident de faire revivre le village en faisant venir des hommes pour tenir les emplois désertés - et plus si affinités; Chat bleu chat noir (2006), où Sylvaine et les siens vivent l'Occupation à Paris; et enfin Epuration (2007) ou Cécile et Sylvaine font face aux rancoeurs et règlements de comptes de la Libération. L'ensemble de ces cinq téléfilms, réalisés par Jean-Louis Lorenzi, constitue une somme romanesque télévisuelle de très grande qualité, qui fait référence autant par la réalisation technique et l'interprétation que par un remarquable souci d'authenticité, qui était au départ celui de Michel Peyramaure.
Lisez L'Orange de Noël, vous en aurez la preuve absolue.
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Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
PickItUpPickItUp   17 février 2017
Les livres, je n’aurais su dire pourquoi, me fascinaient. Je crois que j’y découvrais inconsciemment l’approche d’un mystère qui pouvait être merveilleux ou redoutable. Cette appréhension m’est toujours demeurée. Ouvrir un livre, c’est se laisser happer par un monde qui rappelle « les trous noirs » de l’univers profond, découvrir que tout est possible, se sentir prisonnier d’une opération de magie à laquelle il ne nous est plus donné d’échapper dès lors que nous acceptons d’entrer dans le jeu. Je prenais un livre, l’ouvrais avec précaution, le feuilletais, le refermais brusquement la mort dans l’âme. Ce fruit de l’intelligence me rejetait dans mes limites. Je me disais que jamais je ne pourrais apprendre à lire. Jamais. Cécile surprit mes mouvements de désespoir.

+ Lire la suite
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PickItUpPickItUp   05 mars 2016
Les livres, je n’aurais su dire pourquoi, me fascinaient. Je crois que j’y découvrais inconsciemment l’approche d’un mystère qui pouvait être merveilleux ou redoutable. Cette appréhension m’est toujours demeurée. Ouvrir un livre, c’est se laisser happer par un monde qui rappelle « les trous noirs » de l’univers profond, découvrir que tout est possible, se sentir prisonnier d’une opération de magie à laquelle il ne nous est plus donné d’échapper dès lors que nous acceptons d’entrer dans le jeu. Je prenais un livre, l’ouvrais avec précaution, le feuilletais, le refermais brusquement la mort dans l’âme. Ce fruit de l’intelligence me rejetait dans mes limites. Je me disais que jamais je ne pourrais apprendre à lire. Jamais. Cécile surprit mes mouvements de désespoir.
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SymphonieSymphonie   24 août 2020
Un jour, à la ferme, au milieu d'un repas, dans le silence troublé seulement par le bruit des mastications laborieuses et des déglutitions, je lâchai tout à trac : " Et rose elle a vécu ce que vivent les roses, l'espace d'un matin..." Mon frère m'écrasa d'un regard de lourde pitié. La Maïré soupira. Pauvre folle que j'étais...
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PickItUpPickItUp   05 mars 2016
Le premier jour, aidée par une grande, j’ai appris les voyelles : « A E I O U Y » et le jeu m’a captivée un moment. Le lendemain, ce fut le tour des consonnes et là, très rapidement, le jeu a tourné au chahut, lorsque Mademoiselle s’est mis en tête de faire répéter à ceux de ma division : « peu deu feu gueu… beu deu veu jeu… ceu que reu neu… » J’ai répété à voix basse d’abord, puis plus haut, en bourrant le dos d’Alice de coups de poings. « peu deu feu gueu… » j’imagine le train de Vayrac démarrant dans la gare de Bosplot en patinant sur ses rails. Je suis la locomotive, je m’époumone, souffle ma vapeur, ma fumée, et gronde : « « peu deu feu gueu… » La classe explose d’un rire qui n’en finit plus. Fière de mon succès, je me lève, je me mets à tourner dans les rangs en raclant le dallage de mes socques ferrés, manoeuvrant mes bras comme des pistons. « peu deu feu gueu… » Le délire m’emporte, me soulève. Des garçons et des filles se lèvent à leur tour, s’accrochent à moi par le fond de mon tablier et la chaine se forme, et je siffle et je crie : « Le Bospolt… Le Pescher… Le Planchat… Lanteuil… Brive… Tout le monde descend ! » Je me sens ivre, comme folle.
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ClioInoClioIno   18 mars 2015
Pour manger mon orange, j'ai attendu que Cécile soit de retour. Je l'avais enveloppée dans un mouchoir et placée dans l'armoire, au fond d'une boîte à chapeau pour éviter que les rats ne l'entament.
L'épluchage a fait l'objet de tout un cérémonial. Je voulais la couper sans enlever la peau. Cécile m'en dissuada et me montra comment il fallait s'y prendre. Elle découpa la peau avec un couteau, en spirale régulière, d'une seule pièce que je recueillis précieusement ...
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Video de Michel Peyramaure (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Michel Peyramaure
Catherine Charbonnel, le Jardinier des forêts ? Roger Vannier, Une Histoire en suspens ? Michel Peyramaure, Soupes d'orties ? Anne Barthel, Les Enfants de personne
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