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ISBN : 2266069470
Éditeur : Pocket (17/12/1998)

Note moyenne : 3.8/5 (sur 145 notes)
Résumé :
A la fin de l'été de 1913, Cécile Brunie, toute jeune institutrice, arrive à Saint-Roch pour y prendre possession de son poste. Dans ce petit village de la basse Corrèze où le curé fait seul la loi et où prospère une école congréganiste, elle est accueillie comme le diable en personne.
Nul ne doute que, comme ses prédécesseurs. elle ne puisse tenir que quelques mois devant le redoutable abbé Brissaud qui, chaque dimanche, tonne contre l'école sans Dieu et se... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
fee-tish
  15 décembre 2011
Dans ce livre, amour et histoire des campagnes se côtoient. Un roman du terroir qui met en scène une jeune institutrice, Cécile Brunie, et une demoiselle de quatorze ans passant pour simple d'esprit, Malvina. Ces deux êtres que tout opposent vont se trouver et s'apprivoiser tout au long d'une année scolaire.
La narratrice est Malvina Delpeuch adulte. Elle raconte une année scolaire de son enfance à Saint-Roch, village de Corrèze, en 1913/1914. Considérée comme attardée mentale par la population, on ne s'occupe que très peu d'elle. Elle vit ainsi de façon très libre, à la manière d'un animal.
Lorsque Cécile arrive au village pour enseigner à "la communale" ou école laïque, elle est prise pour cible par le curé et ses partisanes. Malvina suit le mouvement et la prend en grippe. Mais une chose va tout changer : Cécile, elle, ne croit pas à la "maladie" de la jeune fille.
En la prenant sous son aile, l'institutrice va changer sa vie et la faire sortir de sa bulle. Cela passe par l'apprentissage du français et la confiance en soi. Petite révolution pour les villageois, Cécile ne s'arrête pas là. Elle va tenir tête au curé, l'abbé Brissaud, qui la dénigre lors de ses offices : le problème étant que Cécile représente l'école laïque.
Ce roman, très simple, doux, sans rebondissements, est très agréable à lire. Mais surtout, il informe le lecteur sur la vie dans les campagnes au début du XXe siècle ; sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat, avec notamment l'apparition de l'école laïque dont les représentants sont vus comme le diable. Un roman du terroir certe, mais aussi un roman historique. le personnage de Cécile montre au lecteur la difficulté d'être une femme seule à cette époque. Une femme seule et libre, qui lit des ouvrages interdits par l'église mais qui n'est cependant pas athée : un duo qui semble impossible. Peut-on enseigner et prôner l'école laïque, l'école sans Dieu, et être toutefois croyante ? Difficile à faire admettre et Cécile devra se battre pour s'affirmer. Sa victoire, pense-t-elle, ne peut passer que par la réussite de Malvina au certificat d'études.
Un roman agréable et intelligent, qui ravira les amoureux d'histoire et de littérature du terroir. Michel Peyramaure, très reconnu dans ce genre littéraire, fait passer beaucoup d'émotions dans son écriture ; c'est peut-être pour cela qu'il y a un sentiment de nostalgie qui s'est emparée de moi à de nombreux moments au cours de cette lecture.
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Lightjok
  16 janvier 2013
Je n'ai pas vraiment été emballée par ce livre. Je l'ai trouvé un peu terne. Tous les événements important annoncés dans dans la quatrième de couverture passent finalement au second plan et l'histoire ne décolle jamais vraiment. La fameuse « guerre » entre l'abbé et l'institutrice est à peine évoqué, la lutte pour le certificat de Malvina ressort à peine. Bref, c'est éléments ne servent que de base pour évoquer la vie de l'époque. Et ça, l'auteur le fait très bien. J'ai trouvé que c'était très agréable de découvrir comme les gens vivaient dans les villages en 1913. le tout est joliment décrit et très visuel mais malheureusement ça ne m'a pas suffit.
Le récit nous est conté du point de vue de Malvina elle-même. Ce point de vue unique m'a laissé un goût de trop peu. J'aurai aimé avoir le coté des autres protagonistes, leurs ressentis... le récit en est un peu appauvri je trouve. de plus tout le suspense sur la réussite de Malvina nous est enlevé, impossible de douté puisque c'est elle qui nous racconte son évolution.
Par contre, Malvina, elle, m'a beaucoup plu. J'ai aimé sa façon de penser, son coté rebelle, libre et têtue.
Malgré le manque de relief global du récit, j'ai aimé le style de l'auteur. Un style simple, abordable et qui m'a aidé à aller jusqu'au bout de ma lecture.
Bref, je n'ai pas vraiment accroché à l'histoire qui m'a semblé plate. Mais j'ai aimé le style de l'auteur et Malvina.
Lien : http://lightjok.eklablog.com..
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manaud
  07 février 2014


Un bon livre du terroir qui met en scène une jeune institutrice Cécile, fraiche émoulue de l'Ecole Normale qui va affronter un village entier et surtout son curé.Sa réussite c'est surtout Malvina qui suivra le même chemin qu'elle et "l'orange de Noel" c'est le cadeau de Cécile à cette enfant maltraitée, orange «merveilleuse"et rare qui déclenchera l'amitié indestructible entre les deux personnages.Voir le second tome pour la suite.
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DD78
  15 mai 2014
J'avais à l'époque beaucoup aimé l'histoire de cette femme qui se bat pour devenir institutrice. Mais dans la France du début du XXème siècle, où le cadeau de Noel idéal était une orange, c'était une pionnière...
Pour la jeune féministe en herbe que j'étais, j'y ai trouvé là motivation pour continuer à bien travailler à l'école: moi aussi j'allais y arriver !
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cerisia
  09 janvier 2009
Mon avis : Nous sommes en 1913 dans un petit village corrézien de la france profonde. Cécile jeune institutrice arrive pour son premier poste dans ce village surnommé "la petite vendée". L'accueil est froid et haineux envers la nouvelle institutrice de la "communale". le curé extrémiste, anti-laïque mène la vie dure à Cécile.
Mais Cécile a une priorité, la petite Malvina que tout le monde considère comme l'idiote du village.
J'ai aimé ce livre, j'ai passé un très beau moment de lecture. Ce livre nous raconte la vie d'un village, les débuts parfois difficile de l'école laïque face à l'école privé catholique, les traditions, la vie rude de certains paysans et surtout l'amitié profonde et durable entre Cécile et Malvina.
Ce livre est à lire absolument.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
PickItUpPickItUp   17 février 2017
Les livres, je n’aurais su dire pourquoi, me fascinaient. Je crois que j’y découvrais inconsciemment l’approche d’un mystère qui pouvait être merveilleux ou redoutable. Cette appréhension m’est toujours demeurée. Ouvrir un livre, c’est se laisser happer par un monde qui rappelle « les trous noirs » de l’univers profond, découvrir que tout est possible, se sentir prisonnier d’une opération de magie à laquelle il ne nous est plus donné d’échapper dès lors que nous acceptons d’entrer dans le jeu. Je prenais un livre, l’ouvrais avec précaution, le feuilletais, le refermais brusquement la mort dans l’âme. Ce fruit de l’intelligence me rejetait dans mes limites. Je me disais que jamais je ne pourrais apprendre à lire. Jamais. Cécile surprit mes mouvements de désespoir.

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PickItUpPickItUp   05 mars 2016
Les livres, je n’aurais su dire pourquoi, me fascinaient. Je crois que j’y découvrais inconsciemment l’approche d’un mystère qui pouvait être merveilleux ou redoutable. Cette appréhension m’est toujours demeurée. Ouvrir un livre, c’est se laisser happer par un monde qui rappelle « les trous noirs » de l’univers profond, découvrir que tout est possible, se sentir prisonnier d’une opération de magie à laquelle il ne nous est plus donné d’échapper dès lors que nous acceptons d’entrer dans le jeu. Je prenais un livre, l’ouvrais avec précaution, le feuilletais, le refermais brusquement la mort dans l’âme. Ce fruit de l’intelligence me rejetait dans mes limites. Je me disais que jamais je ne pourrais apprendre à lire. Jamais. Cécile surprit mes mouvements de désespoir.
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ClioInoClioIno   18 mars 2015
Pour manger mon orange, j'ai attendu que Cécile soit de retour. Je l'avais enveloppée dans un mouchoir et placée dans l'armoire, au fond d'une boîte à chapeau pour éviter que les rats ne l'entament.
L'épluchage a fait l'objet de tout un cérémonial. Je voulais la couper sans enlever la peau. Cécile m'en dissuada et me montra comment il fallait s'y prendre. Elle découpa la peau avec un couteau, en spirale régulière, d'une seule pièce que je recueillis précieusement ...
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PickItUpPickItUp   05 mars 2016
Le premier jour, aidée par une grande, j’ai appris les voyelles : « A E I O U Y » et le jeu m’a captivée un moment. Le lendemain, ce fut le tour des consonnes et là, très rapidement, le jeu a tourné au chahut, lorsque Mademoiselle s’est mis en tête de faire répéter à ceux de ma division : « peu deu feu gueu… beu deu veu jeu… ceu que reu neu… » J’ai répété à voix basse d’abord, puis plus haut, en bourrant le dos d’Alice de coups de poings. « peu deu feu gueu… » j’imagine le train de Vayrac démarrant dans la gare de Bosplot en patinant sur ses rails. Je suis la locomotive, je m’époumone, souffle ma vapeur, ma fumée, et gronde : « « peu deu feu gueu… » La classe explose d’un rire qui n’en finit plus. Fière de mon succès, je me lève, je me mets à tourner dans les rangs en raclant le dallage de mes socques ferrés, manoeuvrant mes bras comme des pistons. « peu deu feu gueu… » Le délire m’emporte, me soulève. Des garçons et des filles se lèvent à leur tour, s’accrochent à moi par le fond de mon tablier et la chaine se forme, et je siffle et je crie : « Le Bospolt… Le Pescher… Le Planchat… Lanteuil… Brive… Tout le monde descend ! » Je me sens ivre, comme folle.
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PickItUpPickItUp   05 mars 2016
Le paquet contenait un Atlas de géographie. Je fus déçue, mais ne le montrai pas trop. En revanche, le livre était d’une singulière beauté et sentait le neuf. Je le respirai longuement. Les odeurs, jalon de mon petit univers d’animal sauvage, gardaient beaucoup d’importance dans ma vie. Fred se mit à rire. Ce n’est pas avec le nez qu’il faut lire !
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