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EAN : 9782203208742
Éditeur : Casterman (27/05/2020)

Note moyenne : 4.14/5 (sur 570 notes)
Résumé :
Drôle d'enfance pour Craig. Il grandit dans un cadre idyllique, celui d'une ferme isolée dans les bois du Wisconsin, où il côtoie biches, renards, ours, blaireaux... En revanche, la petite ville où il va à l'école est emblématique de l'Amérique profonde : repliée sur elle-même, violente, raciste. Une intolérance subie de plein fouet, à laquelle vient s'ajouter une culpabilité omniprésente entretenue par son éducation ultra-catholique. Lassé de l'autoritarisme de son... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (75) Voir plus Ajouter une critique
Bruidelo
  25 novembre 2019
Je ne suis pas tout à fait à l'aise avec l'appellation « roman graphique », j'y sens un peu de mépris pour la bonne vieille BD et sa recherche d'efficacité, son côté bonne enfant désireuse de plaire au lecteur, de lui donner du bon temps. Le roman graphique, ça se prend au sérieux, ça se pince le nez au moindre soupçon de légèreté, ça se la pète un peu quoi.
Et je trouve qu'il y a de ça dans Blankets, un côté «on n'est pas là pour se divertir» un peu trop appuyé, quelque chose d'un peu pesant, j'ai eu l'impression de manquer d'oxygène parfois, malgré d'intéressantes tentatives d'évasion par le dessin, le personnage/narrateur a vraiment un boulet au pied, et à mes yeux ça empêche la BD de décoller.
Graphiquement, je reconnais volontiers que c'est un travail intéressant. Il y a de l'inventivité dans le trait et la mise en page, un certain charme mélancolique dans ces paysages du Wisconsin ou du Michigan avec les arbres se dressant dans les étendues de neige, quelque chose de vraiment sympa dans les grandes cases, parfois en pleine page, avec ses rêves d'enfant.
Mais le scénario n'est pas à la hauteur, c'est longuet, trop souvent convenu,
j'ai eu l'impression que Craig Thompson cochait les cases de la fiche «enfance malheureuse»: le cagibi, le pipi au lit, ah! ne pas oublier, un peu de harcèlement... et que tout ça mis bout à bout ne donnait rien de bien convaincant.
Amateurs d'humour et de légèreté, de pétillant, passez votre chemin, Blankets n'est pas pour vous. Mais la plupart des critiques sont enthousiastes, c'est peut-être moi qui ai perdu mon âme d'ado, et qui n'apprécie plus trop ce ton grave et sans recul d'auto-apitoiement pour débiter ce qui m'est apparu comme des banalités...
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marina53
  08 avril 2013
Craig, petit garçon mal dans sa peau, a grandi dans une famille très catholique et pratiquante dans une ferme isolée du Winconsin. Très proche de son petit frère, Phil, avec qui il partage ses jours et ses nuits, il apprendra bien vite à se méfier des grandes personnes qui ne lui veulent pas que du bien. Très entouré malgré tout par ses parents, il connaîtra une adolescence difficile et aura du mal à se trouver une place. Garçon rêveur et solitaire, son seul refuge à l'époque est alors le dessin, occupation qui lui permet de s'évader de ce monde qu'il ne comprend pas et qui deviendra par la suite une véritable passion. On le suivra dans ses années de collège puis de lycée, son premier amour avec Raina, quelque peu ébranlé par l'éducation religieuse qu'il a reçue puis dans l'apprentissage de sa vie d'adulte...
Un véritable chef d'oeuvre que nous offre ici Craig Thompson!
Très émue et totalement conquise par cet album titanesque et grandiose, je me suis prise d'affection pour cette histoire autobiographique au graphisme impressionnant. le scénario est d'une force incroyable. Craig est un garçon aussi touchant qu'attachant et a su à merveille retranscrire son histoire à travers cet album. A la fois sensible, romantique et poignant, ce récit se dévore avec un plaisir certain.
Graphiquement, le dessin tout en noir et blanc est une pure merveille. D'une rare beauté, avec un trait très expressif, à la fond rond ou taillé au couteau, Craig ne s'est pas ménagé en nous proposant, avec ses presque 600 pages, un roman graphique étonnant et prodigieux.
Blankets, manteau de neige... Qu'il fut bon de s'y réfugier!
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mariech
  15 février 2015
Roman graphique autobiographique qui raconte l'enfance , l'adolescence , le premier amour de l'auteur avec une grande sensibilité , une douce nostalgie .
Beaucoup d'émotions dans la retranscription du passage de l'enfance à l'âge adulte , ce moment qui va séparer les deux frères , cette cassure que tout etre humain subit , ce deuil que nous faisons tous avec plus ou moins de bonheur , deuil de l'imaginaire , deuil du corps d'enfant .
Ces moments de jeux entre les deux frères , ah toutes ces nuits dans le même lit , les batailles de pirates , les tempêtes , les naufrages réalisés avec la complicité des oreillers , draps de lits , ours en peluches .
La rencontre avec Raina lors d'un camp d'été chrétien , les deux adolescents qui se reconnaissent si forts , tellement semblables qu'ils paraissent être fréres et soeurs .
Il y a une sensualité bien palpable au fil des pages racontant l'idylle naissante des deux ado , mais aussi , un etat de grâce , un immense respect dans les souvenirs de ce premier amour .
Une BD que je recommande vivement .
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colimasson
  25 septembre 2015
Un moyen comme un autre de liquider son enfance, c'est de quitter le monde de l'imagination pour se coltiner la réalité. Craig abandonne le dessin et le rêve, tombe amoureux et essaie de concilier ce sentiment avec la pureté de son adhésion chrétienne. Craig est un type plutôt équilibré : lorsqu'il est amoureux, il se donne absolument, mais ça ne l'empêche pas de continuer à se passionner pour le côté tragique et humain de la Bible, beaucoup plus intensément que ses interlocuteurs ecclésiastiques.

Au cours des 600 pages immersives de ce roman graphique, Craig comprendra que son amour avec Raina est une utopie qui ne peut pas être équitablement partagée : on ne peut pas donner sans cesse sans jamais rien recevoir en retour. Il remettra également en question son adhésion au dogme du christianisme lorsqu'il découvrira toutes les modifications subies par le texte au cours de l'histoire. Ainsi des passages ont-ils été ajoutés à l'Ecclésiaste plus de 600 ans après l'époque de Salomon, pour en atténuer le pessimisme original pourtant goûteux. En amour comme en religion, on se fout de l'absolu, on pense au quotidien avant tout, rejetant les idéaux dans les promesses d'un avenir qui possèderait tous les avantages, sauf celui de pouvoir vraiment exister un jour.

Craig Thompson écrit sans amertume et si son histoire n'a rien d'extraordinaire, elle est toutefois bercée par une douce émotion.
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Presence
  30 décembre 2014
Il s'agit d'un récit complet indépendant de tout autre, écrit et dessiné par Craig Thompson, en noir & blanc. Thompson a commencé à y travailler en 1999, et "Blankets" est initialement paru en 2003.
"Blankets" est un récit autobiographique qui commence par des souvenirs d'enfance, alors que Craig partageait son lit avec Phil, son petit frère. Les 2 frères se disputent une fois couchés, leur père intervient, et c'est Phil qui termine dans la soupente, avec un mauvais matelas et pas de lumière. le souvenir suivant décrit comment Craig était la proie des moqueries et des costauds de sa classe qui s'en prenaient à lui de constitution moins musclée. Vient ensuite une scène où sa professeure le réprimande pour son imagination fertile et scatologique. Au fil des pages, le lecteur découvre le milieu dans lequel Craig grandit : des parents chrétiens très pratiquants (baptistes), sa lecture quotidienne de la Bible, une maison mal isolée (du point de vue thermique) dans le Wisconsin (trop chaude l'été, trop froide l'hiver), ses séances de dessin avec son frère, etc. Plus tard (vers 16 ou 17 ans), à l'occasion d'une classe de neige paroissiale, il croise Raina en qui il reconnaît une âme soeur. À l'occasion de quelques de jours de vacances (et de quelques jours de classe manqués), il part séjourner 2 semaines chez Raina, avec l'accord de chacun de leurs parents.
Bof ! Encore un récit autobiographique d'adolescent mal dans sa peau. Qu'est-ce qui peut bien m'intéresser là dedans, passé 40 ans ? Ce n'est qu'à force de lire des critiques dithyrambiques (merci Bruce Tringale) que j'ai fini par céder à la curiosité. Il y a beaucoup de choses intéressantes là dedans (religion, premier amour, souvenirs d'enfance) et une incroyable sensibilité dont la justesse et la délicatesse sont rendues par l'alliance des mots, de la mise en scène et des images.
Craig Thompson a été élevé dans la foi baptiste (confession chrétienne, issue de la réforme protestante, et très attachée aux Écritures). La sensibilité de Thompson s'exprime dans la manière dont il décrit son éloignement de cette religion. Il ne dénonce pas à gros traits, il ne ridiculise pas les tenants de cette foi, il ne se moque pas des fidèles de sa congrégation. Cela n'a rien d'une rébellion adolescente destructrice et rageuse. Bien au contraire, Thompson reconnaît et accepte l'éducation qu'il a reçue comme étant une partie de lui-même qui lui a permis de grandir et de se développer. Il ne renie pas son enfance, il ne méprise pas la religion ou ses pratiquants. Il fait le constat que malgré ses efforts pour l'entretenir sa foi s'est éteinte. Il cite à quelques reprises le Livre de l'Ecclésiaste (Bible hébraïque) comme source d'inspiration, comme approche de la vie. Il montre comment la foi de ses parents a posé des interdits dans sa vie, ce qui lui a permis de se construire en tant qu'individu, de disposer de repères moraux, d'appréhender ses rapports avec autrui dans un souci de respect de la personne. Alors que Thompson s'éloigne de cette église et de la foi de ses parents, il montre comment ces enseignements ont fait de lui un individu à part entière, plus à même d'être à l'écoute des autres, de leurs différences, un homme tolérant et intègre, tout en restant modeste. Ayant vu sa foi mourir, il continue de décrire les membres de la congrégation comme des individus normaux, mais avec un système de valeurs auquel il n'adhère plus (il a été l'un d'eux et n'en éprouve aucune honte, ou regret). Ce respect pour les individus qui ont contribué à son éducation se retrouve aussi bien dans le regard pour ses parents qu'il ne souhaite pas peiner en avouant son athéisme, ou même pour le pasteur dont les intentions sont transparentes (convaincre Craig de devenir pasteur). le même respect se retrouve dans la manière de dessiner les pratiques religieuses, ou les objets de cultes : il n'y a nulle moquerie, nulle condescendance, juste une représentation respectueuse en toute connaissance de cause de ce que représentent ces éléments pour un croyant.
Craig Thompson est donc un monsieur capable de parler de son éducation religieuse (ou plutôt de la manière dont elle lui a permis de se construire), sans moquerie, ni ironie, ni acrimonie, tout en ne partageant plus cette foi. Il se montre capable du même tour de force en évoquant son premier amour. Dans une narration fluide et naturelle, il évoque l'émotion née de la rencontre avec une personne partageant la même sensibilité que lui, de l'élan d'un amour platonique, de la honte à ressentir un désir purement physique pour cette jeune femme en qui il voit une personne ayant une vision de son environnement similaire à la sienne. Alors que le lecteur est bien conscient qu'il s'agit d'une bande dessinée, d'une histoire reconstruite et arrangée, Craig Thompson sait lui faire croire que les choses se sont passées ainsi, sans bulles de pensée, avec un commentaire réduit au minimum. Alors que le graphisme semble au départ un peu grossier (parfois 2 points pour les yeux, un trait pour le nez et un autre pour la bouche), Thompson sait capturer les expressions des visages, en les intensifiant juste ce qu'il faut pour faire passer l'émotion ou l'état d'esprit du personnage. Mais il sait aussi exécuter des dessins plus réalistes en fonction de ce qu'exige la séquence. Il utilise également le langage corporel des personnages avec une sensibilité extraordinaire. Alors que Craig séjourne chez les parents de Raina, celle-ci lui demande de bien vouloir dormir avec lui (en tout bien, tout honneur). En une image, Thompson se dépeint les bras ramené vers le torse, le regard perdu dans le vague, et une bouche faisant la moue, transcrivant sa gêne à l'idée que le désir physique (érection incontrôlable) puisse avoir raison de ce moment d'intimité qu'il souhaite chaste. 3 pages plus loin, il se remémore les mouvements de Raina allongée, dans son tee-shirt long, lui servant de chemise de nuit. Craig évoque avec émotion ces mouvements qu'il a pu observer, qui attestent d'une proxémie relevant de la sphère intime. Il s'agit de pages exsudant une sensualité chaste et pourtant intense, traduisant à merveille l'état d'esprit de Craig. Avec la même maestria, mais dans un autre registre, il utilise l'exagération à plein pour transcrire l'intensité du moment présent pour les enfants (l'incroyable scène de pipi au lit, aussi innocente que crédible). Les gestes sont exagérés, les mouvements aussi, pour transcrire la sensation que peuvent en avoir des enfants de cet âge.
Non seulement Craig Thompson sait faire revivre au lecteur ses premiers émois amoureux, l'envie d'une relation pure sans être souillée par le désir physique, l'incroyable intensité qui accompagne une première, la découverte de l'intimité d'un être aimé, mais il est tout aussi à l'aise pour réveiller chez le lecteur ses sensations d'enfant. À coté de Craig et Phil, le lecteur retrouve la sensation du merveilleux propre à cet âge, la terreur lié à l'arbitraire et l'autorité en force des parents (du père surtout), la force de l'imagination, la capacité à s'absorber tout entier dans une activité, oublieux de tout environnement. Il ne s'agit pas de retrouver son âme d'enfant, mais d'éprouver les sensations d'un enfant par la magie de dessins qui transcrivent le ressenti, l'état d'esprit, la vie intérieure, l'enthousiasme sans retenu et sans calcul, le besoin de cadrage et de repères parentaux, etc. Même dans cette partie a priori sans surprise, Craig Thompson excelle à plonger le lecteur dans la peau des personnages, l'un des exercices les plus difficiles lorsqu'il s'agit d'enfant de moins de 10 ans. Il est même possible de retrouver la même justesse, et la même conviction atteinte par Bill Watterson dans Calvin et Hobbes.
Les qualités de "Blankets" ne s'arrêtent pas là. Craig Thompson nous parle de certains aspects de la condition humaine qui dépassent sa simple expérience personnelle, dans ce qu'elle peut avoir de plus subtile et d'ineffable. Il sait également manier la métaphore, aussi bien textuelle que visuelle. C'est ainsi que les couvertures qui donnent leur titre à cette bande dessinée (Blankets en anglais), commencent par être des couvertures telles que celles du lit que partagent Craig et Phil, ou celle que lui offre Raina, mais aussi la couverture de neige qui recouvre les environs. Au fil des séquences, Thompson sous-entend que plusieurs personnages utilisent d'autres types de couvertures, comme par exemple la religion qui tient chaud à l'âme et qui la protège. Cette métaphore établit un lien qui fait apparaître des parallèles entres les 3 principales thématiques (enfance, premier amour et relation à la religion), mettant en évidence la construction sophistiquée du récit, le réagencement intelligent des souvenirs. Vers la fin du volume, il évoque l'allégorie de la caverne (livre VII de la République de Platon) avec une certaine adresse, pour imager les évolutions survenues dans sa façon d'interpréter son environnement (aussi bien pour ses convictions religieuses que pour sa relation affective avec Raina. Mais en fait, il n'a pas besoin de s'appuyer sur ce classique pour se faire comprendre du lecteur. Il utilise les textes bibliques (loin d'être envahissants, au contraire choisis avec parcimonie) aussi bien dans leur signification, que comme éléments visuels évoquant leur influence sur lui (sans avoir recours à la culpabilité). de la même manière il se sert des différents sens du mot "dégel" (en anglais "thaw") pour indiquer les changements qui s'opèrent en lui.
Au fil des pages de "Blankets", le lecteur découvre une oeuvre qui n'a rien à envier aux romans les plus ambitieux, qui évoque la condition humaine avec sensibilité et nuances, qui ose parler de valeurs morales sans être moralisatrices, qui illustre magnifiquement le droit à la différence et le respect de la personne humaine, avec une légèreté et une finesse aussi élégante qu'étonnante. Craig Thompson s'avère un auteur affirmé capable d'utiliser avec adresse les spécificités de la bande dessinée pour parler de sa vie sans pathos larmoyant ou nombrilisme exaspérant, sans culpabilisation (en évitant de jouer sur les sentiments négatifs), en faisant apparaître des facettes de la condition humaine, au travers de sa propre expérience. Indispensable.
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Citations et extraits (45) Voir plus Ajouter une citation
alouettalouett   21 janvier 2010
Si un prisonnier devait être libéré de ses liens, autorisé à se retourner et à observer ce qui l'entoure, il aurait un véritable choc. En fait, il croirait probablement que ce qu'il a connu auparavant était la vérité, et que ceci est une sorte d'hérésie. Progressivement, il réalisera que ce qu'il pensait être un homme était en fait l'ombre de la statue d'un homme. Un plus grand choc encore serait de sortir les prisonniers de la grotte, à la lumière du soleil. Le premier effet serait l'aveuglement. Doucement, ils pourraient s'adapter à ce nouveau monde... commençant par distinguer ce qu'ils connaissent - les ombres - ... ensuite, ils pourraient examiner le ciel, mais seulement de nuit. L'étape finale serait la possibilité d'observer le ciel de jour... de regarder en face la lumière du soleil
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NievaNieva   26 janvier 2014
— C'était au printemps, nous nous promenions quand nous avons découvert cette GIGANTESQUE CAVERNE !
— Ouais... la caverne. C'était dingue... C'était RÉEL ?
— Bien sûr que oui ! On l'a visitée, tu te rappelles ? Il y avait juste assez de place pour qu'on s'y tienne debout. Il y avait des stalactites... et on a trouvé une SALAMANDRE ! On était si excités qu'on y est retournés le lendemain, à la sortie de l'école. Seulement cette fois, c'était plus ou moins devenu une tanière, à renards, je pense. On pouvait ramper dedans, mais certainement pas marcher DEBOUT comme avant.
— Oui, oui... je me rappelle. Et le surlendemain, en y retournant, on a trouvé un simple trou dans le sol. Nos jambes pouvaient à peine s'enfoncer de quelques centimètres. Et le jour d'après... IL AVAIT DISPARU.
— C'est vrai.
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alouettalouett   21 janvier 2010
Je crois toujours en Dieu, à la parole de Jésus aussi, mais le reste du christianisme... cet Bible, ces églises, ce dogme... seulement dressés pour séparer les peuples et les cultures. C'est comme nier la beauté d'être un Humain et ignorer tous ces espaces qui ont besoin d'être remplis par l'individuel
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mandarine43mandarine43   30 octobre 2011
Parfois, au réveil, les souvenirs laissés par un rêve sont plus beaux que la réalité, et on n'a pas envie de les oublier.
Pendant un moment, vous vous sentez comme un fantôme...
... pas entièrement matérialisé et incapable de composer avec ce qui l'entoure.
Ou bien, c'est le rêve qui vous hante.
Vous attendez la promesse d'un prochain rêve.
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mandarine43mandarine43   30 octobre 2011
La première fois que je suis allé dans une bibliothèque publique, j'ai eu l'impression d'être un gamin qui rentre dans une confiserie où tous les bonbons seraient gratuits.
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Videos de Craig Thompson (12) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Craig Thompson
Lorsque son père disparaît sans donner de nouvelles, Violette se lance immédiatement à sa recherche à travers l'Univers, accompagnée de deux amis un peu « spatiaux »... Baleines de l'espace, gang de motards interstellaires, stations orbitales de luxe... Une grande odyssée galactique par l'auteur de "Blankets" et "Habibi" !
« Space Boulettes », de Craig Thompson, en librairie le 16 mars 2016 !
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