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Christopher Tolkien (Éditeur scientifique)Delphine Martin (Traducteur)Alan Lee (Illustrateur)
EAN : 9782267019650
297 pages
Éditeur : Christian Bourgois Editeur (21/02/2008)
  Existe en édition audio
3.91/5   450 notes
Résumé :
Des milliers d'années avant "Le Seigneur des anneaux", la Terre du Milieu est en proie aux luttes entre Morgoth, le premier Seigneur Ténébreux, et les Elfes, alliés aux Hommes. C'est contre Túrin et Niënor, les enfants de Húrin, que Morgoth va lancer une terrible malédiction, les contraignant à une vie malheureuse et errante, pour se venger du héros qui a osé le défier.

"Les enfants de Húrin", oeuvre entreprise par Tolkien au cours la Première Guerre... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (52) Voir plus Ajouter une critique
3,91

sur 450 notes

lenoute
  27 mai 2021
L'acteur Thierry Janssen avec sa voix sobre et claire, pour notre grand plaisir nous fait la lecture « Des enfants de Hùrin », une oeuvre de J.R.R. Tolkien se déroulant des milliers d'années avant le Seigneur des Anneaux. Au travers ce conte tragique, on découvre la Terre du Milieu du temps de Morgoth qui pour se venger va lancer une terrible malédiction, à Túrin et Niënor, les enfants de Húrin, les contraignant à une vie malheureuse et errante.
J'ai trouvé le début de l'histoire complexe à suivre, il y a énormément de personnages et de noms de lieux. Il m'a été difficile de m'y repérer. Tout ce met en place par la suite. J'ai apprécié découvrir cet univers riche et dense.
Je remercie Netgalley et Audiolib pour ce partage.
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Pat0212
  06 juin 2021
Ce texte est lu à la perfection par Thierry Janssen, il commence et se termine par des explications sur la genèse de l'oeuvre. Christopher Tolkien a entrepris d'éditer les nombreux brouillons et ébauches de son père, qui a laissé un nombre impressionnant de textes inachevés. Je me doute qu'un comédien professionnel doit savoir lire un texte même compliqué de manière intelligible, mais là le talent du lecteur m'a scotchée. Il sait modifier sa voix pour donner vie aux différents personnages, hommes ou femmes de manière très convaincante, mais en plus il ne s'embrouille pas dans les noms compliqués et le langage elfique choisi par l'auteur. Les introductions historiques sont très intéressantes et apportent un plus à la connaissance de l'oeuvre de Tolkien, dont j'ai lu le célèbre Seigneur des Anneaux il y a bien bien longtemps. Je lis peu de livres de ce registre, mais tant qu'à le faire, autant choisir le maître du genre. J'avais assez peu de souvenir de sa fameuse trilogie et le premier quart d'heure, voire les deux premiers!, j'étais inquiète de découvrir ce récit sans support écrit, ni carte, me sentant engloutie sous un déluge de personnages et de lieux aux noms tous plus étranges les uns que les autres n'évoquant rien de connu. Mais c'était surtout souci de chroniqueuse, comment retenir cette terminologie si particulière ? Peut-être devrais-je chercher les noms des personnages sur Wikipédia pour arriver à faire une chronique sensée ? Ayant entrevu cette solution, j'ai abandonné ce souci pour me concentrer uniquement sur le plaisir d'entendre cette histoire. Elle est différente des romans audio habituels. Elle se présente comme un poème épique et on peut la recevoir comme un vieux conte sorti des âges obscurs que l'on entendrait à la veillée, dans un monde bien éloigné du nôtre, mais un monde perdu qui continue de résonner en nous, le monde des contes que l'on a tous fréquenté et qui hante encore nos mémoires.
Morgoth, une sorte de dieu du mal vit dans sa forteresse, il décide de s'emparer de la Terre du Milieu, bien des millénaires avant le Seigneur des Anneaux, sur cette terre vivent les hommes, les elfes et les nains, tandis que Morgoth est entouré d'orques et d'un grand dragon plus quelques monstres innommables. Il attaque et remporte la Bataille des Larmes, durant laquelle il tue un grand nombre d'hommes et d'elfes. Il fait prisonnier Hurin, qui le défie. Il le punit en lançant une malédiction sur sa famille : sa femme Morwenn et ses enfants Turin et Niénor ne connaîtront que le malheur, tandis que lui-même survivra pour assister au spectacle prévu par Morgoth. Turin n'a que neuf ans lors de la disparition de son père et sa soeur n'est pas encore née, le pays est ravagé et occupé par les Orientaux, alliés du vainqueur. Morwenn craint pour la vie de l'enfant et l'envoie malgré ses larmes au pays des Elfes où il sera adopté et éduqué par le roi. Mais le malédiction le rend totalement inapte au bonheur, jamais satisfait et très belliqueux. On suit sa vie faite de batailles, d'errance et de mauvaises décisions. Il n'apporte que le malheur autour de lui, trahissant ses alliés et les menant à leur perte. Plus tard sa mère et sa soeur se mettent à sa recherche, mais elles aussi seront frappées par les catastrophes. Turin provoque des hécatombes parmi ses proches, en voulant faire le bien, il n'apporte que le malheur. Il a de nombreuses aventures avec différents compagnons, change de nom comme de chemise pour essayer de commencer une nouvelle vie, mais il est à chaque fois rattrapé par la malédiction.
C'est un conte très sombre et pessimiste, il n'y a aucune lumière. Turin et sa famille semblent pris dans une tragédie grecque. Même si le récit final est le résultat de la compilation d'un grand nombre de brouillons et textes inachevés, la trame a été pensée et commencée durant la première guerre mondiale, ce qui se ressent dans la désespérance absolue de l'intrigue.
C'est un conte très puissant qui fait écho à notre mémoire ancestrale, il est lu de manière magistrale. le style poétique s'accorde bien avec le récit, les formules anciennes, qui ailleurs pourraient sembler ridicules donnent une grande force au texte. Si l'intrigue est complexe et difficile à résumer, surtout sans support écrit, il vaut la peine de se laisser emporter par cette histoire, comme par un écho venu des fonds des âges et dont le son lointain est encore perceptible. Un grand merci à Netgalley et Audiolib pour cette très belle découverte.
#LesenfantsdeHúrin #NetGalleyFrance
Lien : https://patpolar48361071.wor..
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Kenehan
  16 mars 2015
Challenge Variétés 2015
Catégorie : Un livre que vous n'avez pas encore lu écrit par un auteur que vous adorez
"Les enfants de Húrin" constitue très probablement le dernier récit de la Terre du Milieu que j'ai eu envie de lire et que je lirais. J'aime beaucoup cet univers mais je ne suis pas fan au point de lire tous les textes publiés jusqu'ici. J'en reste donc aux plus classiques et au plus abordables mais aussi aux plus complets.
Si j'ai une nette préférence pour "Le Seigneur des Anneaux", le présent ouvrage m'a bien plu. Là où "Bilbo, le hobbit" est un roman lumineux, simple et accessible aux plus jeunes, "Les enfants de Húrin" reste simple mais beaucoup plus sombre. Il est en quasiment l'opposé.
Nous sommes ici des milliers d'années avant la formation de la Communauté de l'Anneau. Morgoth, premier Seigneur Ténébreux, a soif de conquête et désire faire main basse sur tout le territoire. Se dresse alors Húrin mais ce héros à la noble ascendance tombera sous l'emprise de Morgoth et ce dernier prononcera une terrible malédiction à l'encontre de la descendance de Húrin. Nous suivrons alors les méfaits de cette malédiction…
Les premières pages peuvent faire un peu peur. Une avalanche de noms s'abat sur le lecteur et il faut un petit temps d'adaptation pour se réhabituer à ce style. Mais si l'on force un peu se premier obstacle, le texte se s'allège pour nous conter cette sombre histoire. Si la lumière et le bonheur s'insinue par moment dans ce récit ce n'est que pour de brefs instants. Dans sa grande majorité, c'est l'histoire d'un destin contre lequel on ne peut lutter. Un destin qui frappe froidement Húrin et tout ceux l'approchant.
Pour les lecteurs de "Bilbo, le hobbit" et du "Seigneur des Anneaux", nous retrouvons ici les ingrédients principaux de l'univers de Tolkien : la Terre du Milieu, les elfes, les hommes, les orques, un dragon ou encore des nains et un balrog. Si nous regardons d'un peu plus près la généalogie de Húrin, nous remarquons une branche peu éloignée où apparaît Elrond. Bref, les liens sont là malgré les millénaires séparant ces trois textes.
On notera un autre élément propre à Tolkien : la multiplication des noms de personnages et de lieux. Je me demande si Túrin ne bat pas tous les records d'ailleurs. Il change pratiquement de nom à chaque chapitre. Encore qu'ici ce soit plus une volonté de sa part de fuir son destin et de tenter une nouvelle vie. Malheureusement pour lui, la malédiction de Morgoth le suit comme sa propre ombre. Ses multiples noms marquent également son parcours comme des cicatrices à la fois visibles de tous et porteuses d'un sombre mystère.
"Les enfants de Húrin" est une histoire triste mais qu'on ne peut lâcher. Encore une fois, on ne s'ennuie pas avec Tolkien. Pour autant, il est temps que je m'éloigne de cet auteur pour explorer d'autres univers en espérant qu'ils soient aussi passionnants...
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Henri-l-oiseleur
  21 mai 2018
A sa mort, Tolkien a laissé une masse énorme de récits ébauchés, inachevés, abandonnés à divers états de leur progression, et j'en venais à me dire que le pieux travail de son fils Christopher n'aboutissait qu'à une décevante collection de brouillons peu cohérents. Avec "Les enfants de Hurin", il y a assez de matière pour faire un véritable roman, avec l'unité d'action et une trame claire, que des interruptions de l'éditeur ne viennent pas brouiller. Il s'agit du déroulement implacable d'un destin tragique, d'une malédiction pesant sur une famille. Comme les personnages sont des elfes et des hommes, le ton et le style sont souvent élevés et soutenus, et conviennent parfaitement à la grandeur tragique de ce roman. Tolkien retient enfin de la tradition épique l'opposition entre le héros protecteur, qui se bat pour sa cité et les siens (c'est le type d'Hector, qui combat pour Troie et pour son peuple), et le héros glorieux, qui ne se bat que pour sa célébrité personnelle, indifférent au bien des autres, poursuivant ses propres buts, souvent irrationnels, et parfois frappé de folie ou d'excès (c'est Achille). Les "Hector" du roman sont les rois elfes, ou les chefs humains des communautés qui accueillent Turin ; et Achille, c'est Turin, dont les victoires font le malheur de tous, vainqueurs comme vaincus. Sa malédiction le rend indifférent au bien des autres et Tolkien, par un trait de génie, fait surgir le mal, la négativité, d'un héros du Bien. Cette complexité ne se trouvait pas dans les autres récits du Premier âge, monotones et manichéens. C'est la grande réussite des "Enfants de Hurin"
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Cer45Rt
  02 mai 2019
Si pour certains le grand-oeuvre de Tolkien est la création des "Seigneur des Anneaux", je ne partage pas cette opinion.
Pour ma part, je considère que le vrai grand-oeuvre n'est pas la trilogie du Seigneur des Anneaux, mais bien plutôt ces histoires se déroulant avant la célèbre trilogie, ces histoires du Premier et du Second Age, qui me semble être ce qu'il y a de meilleur chez Tolkien.
J'ai toujours un plaisir à découvrir ces contes, tellement puissants, qui évoque des choses profondes en moi.
Et que l'art de conter de Tolkien est merveilleux !
Je ne pense certes pas que "Les enfants de Hurin" valent "le Silmarillion", mais quelle merveille tout de même !
Conté avec un art qui ne peut que m'enchanter, il s'agit d'une histoire dont les personnages évoluent dans un monde riche et intéressant : bref, un plaisir !
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Citations et extraits (34) Voir plus Ajouter une citation
MissSherlockMissSherlock   03 janvier 2016
Tu dis vrai, répondit Morgoth, mais c'est moi l'Ancien Roi : Melkor, le premier et le plus puissant des Valar, qui fut avant que le monde ne fût, et qui fit le monde. L'ombre de mon dessein se projette sur Arda, et tout ce qui s'y trouve se soumet lentement et sûrement à mon vouloir. Mais sur tous ceux qui te sont chers, ma pensée pèsera comme un nuage fatal, et elle les plongera dans les ténèbres et le désespoir. Partout où ils iront, le Mal régnera. Dès qu'ils parleront, leurs paroles seront de mauvais conseil. Tout ce qu'ils feront se retournera contre eux. Ils mourront sans espoir, maudissant et la vie et la mort.
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AngelineBailleulAngelineBailleul   01 février 2020
"Au matin, elle s’éveilla et se réjouit de la lumière, comme qui s’ouvre à la vie ; et toutes les choses alentour lui parurent neuves et singulières, et elle n’avait pas de nom à leur donner. Car derrière elle, il n’y avait qu’un néant obscur d’où n’émergeait aucun souvenir de ce qu’elle avait su autrefois, ni l’écho du moindre mot. Seule l’ombre d’une peur l’habitait, l’incitant à aller, furtive, cherchant toujours à se cacher ; et elle grimpait dans les arbres ou se blottissait dans les fourrés, aussi prompte que l’écureuil ou le renard, si quelque bruit ou forme l’effrayait ; et de sa cachette, elle épiait longtemps à travers les branchages, l’air effarouché, avant de repartir."
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MissSherlockMissSherlock   03 janvier 2016
Demeure donc là assis, dit Morgoth, et contemple les terres où le Mal et le désespoir vont visiter ceux que tu m'as livrés. Car tu as osé me tourner en dérision et douter de la puissance de Melkor, Maître des destinées d'Arda. Dès lors, avec mes yeux, tu verras, et avec mes oreilles, tu entendras, et rien ne te sera caché.
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TelKinesTelKines   20 février 2018
Beleg choisit alors Anglachel ; et c'était une épée de grand renom, et elle avait été nommée ainsi car elle avait été forgée avec du fer tombé des cieux comme une étoile flamboyante : elle pouvait fendre en deux tout fer extrait de la terre. Une seule autre épée en Terre du Milieu lui était semblable. Cette épée n'entre pas dans le présent récit bien qu'elle ait été faite du même minerai, par le même forgeron : et ce forgeron était Eöl l'Elfe Sombre, qui prit Aredhel sœur de Turgon pour femme. Il donna Anglachel en paiement à Thingol, qui la prit à contrecœur, en échange du droit de résider en Nan Elmoth : mais l'autre épée, Anguirel, sa semblable , il la garda, jusqu'à ce que son fils Maeglin la lui vole.
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vichenzevichenze   29 avril 2014
Puis Glaurung parla de nouveau, raillant Tùrin : « Tout ce que tu as fait s'est révélé funeste, fils de Hùrin. Ingrat avec ton père adoptif, hors-la-loi, meurtrier de ton ami, voleur d'amour, usurpateur à Nargothrond, capitaine imprudent, et traître envers les tiens. C'est en esclaves que ta mère et ta soeur vivent en Dor-lómin, dans la misère et le besoin. Tu as des atours de prince, alors qu'elles vont en haillons. Elle meurent de te revoir, mais tu n'as que faire de cela. Heureux sera ton père d'apprendre qu'il a un tel fils : car il l'apprendra »

p161
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Extrait du livre audio "Les enfants de Húrin" de J.R.R. Tolkien lu par Thierry Janssen. Parution numérique le 26 mai 2021.
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