AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2851812661
Éditeur : L'Arche (13/06/1997)

Note moyenne : 3/5 (sur 2 notes)
Résumé :
Nous n’avons pas encore dans notre base la description de l’éditeur (quatrième de couverture)
Ajouter la description de l’éditeur

Vous pouvez également contribuer à la description collective rédigée par les membres de Babelio.
Contribuer à la description collective
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
seblac
  03 mai 2016
On connaît surtout Tourgueniev pour ses nouvelles et ses romans. L'homme de théâtre est moins connu. Ce livre rassemblant deux de ses pièces vient, en partie, réparer cet oubli. Dans les faits, on est assez peu dépaysé, on retrouve dans le théâtre de Tourgueniev, les thèmes privilégiés de ses nouvelles et romans.
Ainsi pour le célibataire, écrite écrite et montée en 1849, l'auteur raconte les vicissitude de Mochkine, modeste fonctionnaire, qui cherche à marier Macha, la fille d'un ancien ami, et qui est devenue sa pupille. Il organise un diner pour officialiser la chose mais le futur ami emmène dans ces bagages un certain von Fonk qui n'a de cesse de montrer son mépris pour cette famille qu'il juge indigne du rang de son ami.A force de persuasion ce von Fonk finit par persuader son ami de refuser une telle union. La jeune fille tombe dans le désespoir, elle veut quitter le domicile de Mochkine car elle a peur que sa présence ne finisse par créer toutes sortes de rumeurs. Finalement Mochkine, loin de la laisser partir, lui propose un mariage de convenance avec lui. Elle finit par accepter et lui fait comprendre que ce mariage sera peut être aussi un mariage d'amour. On retrouve ici un Tourgueniev dénonçant à demi mots tout le carcan social entourant la question du mariage au 19e siècle. Plus encore, on retrouve son goût pour évoquer des relations amoureuses jugées inconvenantes voire contre nature (un homme et sa pupile). Tout cela ramène à la biographie de l'auteur dont le peur avait fini par épouser une très jeune femme dont était épris Ivan Tourgueniev, épisode déjà largement évoqué dans la nouvelle Premier amour.
La seconde, le fil rompt où il est mince (1851), navigue également dans des flots familiers. Ici le personnage principal Gorski est l'incarnation du personnage tiraillé entre la liberté et l'amour. D'un coté il refuse avec entêtement le mariage avec Véra car pour lui le mariage est une prison. D'un autre coté il prend peu à peu conscience qu'il éprouve de réels sentiments pour cette jeune femme. Comme souvent chez Tourgueniev, le personnage se retrouve au pied du mur et se dérobe à l'amour...et aussitôt ce choix fait, il le regrette et le lecteur comprend qu'il le regrettera toute sa vie et traînera cette peine toute sa vie durant. Là encore, c'est une thématique assez familière pour les lecteurs de Tourgueniev et qu'on retrouve dans des nouvelles telles que les eaux printanières ou Anouchka.
Au final, ces deux pièces sont finalement sans grande surprise. Plus que du réel théâtre, on a davantage l'impression de lire des nouvelles adaptées au théâtre. le style de Tourgueniev fait certe mouche mais concrètement j'ai trouvé ces pièces très inférieures à celles de Gogol ou de Tchekhov.
Pour terminer, un petit coup de griffes aux éditions de l'Arche qui n'ont rien trouver de mieux que de proposer une édition à la limite du lisible : la mise en page est des plus chargée, répliques et didascalies forment un magma de caractères illisibles. le texte aurait mérité d'être plus aéré ce qui aurait facilité sa lecture. Un détail peut-être mais un détail agaçant.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
belcantoeu
  01 décembre 2017
Le Célibataire (Холостяк) est une pièce en trois actes fort autobiographique. Tourguéniev y dénonce le carcan social que constitue le mariage, et décrit des relations amoureuses jugées inconvenantes entre un homme et sa pupille.

Mochkine, 50 ans, modeste fonctionnaire à Saint Pétersbourg, vérifie avec la cuisinière que tout est prêt pour ses invités. Un ami d'enfance sonne à l'improviste et fera un invité de plus. Cette scène permet à Mochkine d'expliquer que le repas est donné en l'honneur du futur mariage de Macha, l'orpheline qu'il a recueillie, fille d'un ami, qu'il considère comme sa propre fille. le futur marié est Piotr Vilitski un jeune homme de son ministère. Il arrive avec son ami Radion von Fonk, avec qui Mochkine discute du plaisir qu'il éprouve de marier sa fille, mais le haut fonctionnaire qu'est von Fonk montre vite son dédain pour le rang subalterne de Mochkine, la modestie du logis, et le faible niveau d'éducation de l'hôte. le déjeuner sombre dans une atmosphère de plus en plus pesante, von Fonk multipliant les propos désobligeants.
Le deuxième acte se passe chez Piotr Vilitski, le fiancé, qui n'est pas sorti de chez lui depuis cinq jours, c'est-à-dire depuis ce repas consternant. Pendant ces cinq jours, von Fonk est venu l'inciter à renoncer à ce mariage («L'un de mes principes: éviter les rapports trop proches avec les gens des classes inférieures»). le fiancé aime Macha, mais commence à en avoir honte, quand la voilà qui arrive, car elle veut comprendre son long silence. Vilitski lui confirmerait bien ses sentiments, mais il a peur de passer pour faible devant von Fonk qui entend tout, dissimulé dans la pièce d'à côté. Macha le quitte sur cette équivoque, puis c'est Mochkine, le tuteur de la jeune fille, qui vient pour tenter de le relancer, von Fonk est parti, et Vilitski après un rapide combat contre son orgueil cède à ses sentiments et part retrouver Macha avec Mochkine.
Une semaine plus tard, Mochkine reçoit une lettre. Vilitski a encore changé d'avis et rompt ses fiançailles, le tuteur rage devant cette atteinte à l'honneur de Macha qui, de son côté, estime ne plus pouvoir habiter sous son toit car à 19 ans, on ne peut rester vivre chez un célibataire sans faire naître des rumeurs désobligeantes.
Mochkine la demande en mariage, affirmant qu'il continuera à dormir derrière le paravent, et elle dans la chambre. Ainsi, elle ne devrait pas s'en aller. Elle accepte et lui laisse espérer un mariage d'amour.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Citations et extraits (1) Ajouter une citation
seblacseblac   03 mai 2016
Lui, ce qu’il a sur le cœur, il l’a sur la langue.
Commenter  J’apprécie          10
Videos de Ivan Tourgueniev (13) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Ivan Tourgueniev
Ivan TOURGUENIEV– Faust, récit en neuf lettres
Livres les plus populaires de la semaine Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

La littérature russe

Lequel de ses écrivains est mort lors d'un duel ?

Tolstoï
Pouchkine
Dostoïevski

10 questions
223 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature russeCréer un quiz sur ce livre