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EAN : 9782757884010
Éditeur : Editions Métailié (01/05/2020)

Note moyenne : 3.72/5 (sur 345 notes)
Résumé :
Hammerfest, petite ville de l’extrême nord de la Laponie. Les bords de la mer de Barents, le futur Dubai de l’Arctique… Tout serait parfait s’il n’y avait pas quelques éleveurs de rennes…
L’histoire se déroule au printemps, quand la lumière ne vous lâche plus, obsédante. Autour du détroit du Loup qui sépare l’île où se trouve Hammerfest de la terre ferme, des drames se nouent. Alors que des rennes traversent le détroit à la nage, un incident provoque la mort ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (91) Voir plus Ajouter une critique
gouelan
  11 octobre 2015
À Hammerfest, dans le grand Nord, c’est le printemps, les jours sont sans fin et la tension est à son comble.
La région est devenue une base d’accueil des activités d’exploration et de production du pétrole et du gaz en mer de Barents. Et que fait-on des habitudes ancestrales des éleveurs de rennes qui traversent ces territoires lors de la transhumance, à qui l’on supprime les terres de pâturages, les obligeant parfois à abandonner leur métier et leur mode de vie ?
Ce n’est donc pas une simple enquête, sur différents crimes apparemment liés à cette industrie pétrolière. Nina et Klemet, le binôme de la police des rennes, dont on fait la connaissance dans Le dernier Lapon, nous entraînent dans ce monde des hommes du vidda, fiers de leurs traditions et de leur métier.
Une minorité d’hommes qui ne peut plus se défendre face à ce nouveau monde qui envahit leur territoire. Le nomadisme a disparu avec l’arrivée des motoneiges, des quads et des hélicoptères, endettant les Samis, les obligeant à agrandir leurs troupeaux, alors qu’ils trouvent de moins en moins de pâturages. Certains résistent pourtant, car les solutions existent.

D’autres que ces éleveurs de rennes subissent les coups de ces multinationales pétrolières sans pitié : les plongeurs. L’argent a plus de valeur que les règles de sécurité préservant la santé de ces hommes.
Comme dans Le dernier Lapon, Olivier Truc nous fait voyager dans l’univers de ces hommes qui vivent en harmonie avec la nature. Ils sont façonnés par la nature, la comprennent, la respectent. Ils détiennent les secrets de la toundra. Contrairement à la majorité des hommes qui ne pensent qu’à la maîtriser, à lui pomper toutes ses réserves, ne pensant qu’au présent ; sans penser au lendemain.
Les Samis sont en minorité mais ne s’avouent pas vaincus :
« Les tambours ont été brûlés mais tu ne brûles pas un rocher sacré. »
Je remercie Babelio et les éditions Métailié pour ce livre reçu dans le cadre de la masse critique.
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Sachenka
  06 mars 2016
Avec « le détroit du Loup », le journaliste-auteur Olivier Truc nous ramène dans l'univers des Lapons, dans le cercle polaire scandinave. Klemet Nango et Nina Nansen font toujours équipe dans la police des rennes, cette unité chargée de régler les différents entre les éleveurs de rennes de la région. Mais nous quittons les montagnes enneigées pour retrouver la côte et Hammerfest, une ville du nord de la Norvège. Là-bas, des prospecteurs pétroliers espèrent faire de gros gains avec les nappes sous-marines importantes et font miroiter aux habitants une prospérité… si seulement on pouvait construire un aéroport tout près. Et l'endroit idéal est ce paturage où se retrouvent chaque saison des milliers de rennes.
Au même moment, pendant qu'Erik Steggo essayait de faire traverser ses rennes les eaux froides d'un détroit difficile, quelques bêtes s'agitent et rebroussent chemin. Il faut éviter cette débandade et, malheureusement, le jeune éleveur lappon meurt noyé. Il y a quelque chose de louche là-dessous. C'est qu'il embêtait, cet éleveur. C'était un bon type, prometteur, qui voulait continuer le mode de vie ancestral de l'élevage alors que beaucoup regardent vers l'avenir et la modernité. Puis le maire d'Hammerfest tombe aussi. le mystère s'agrandit.
Klemet et Nina doivent aider la police régulière à résoudre ces énigmes. Comme dans le tome précédent, le lecteur a droit à davantage qu'une enquête policière. Il (re)découvre un univers peu connu, celui des Lapons et du nord de la Scandinavie. Je suis content d'en apprendre davantage sur le mode de vie de ses habitants, le dernier peuple autochtone d'Europe. Et de voir plus de femmes laponnes : la veuve Anneli Steggo, entre autres, offre un visage humain à toute cette bande de rudes éleveurs.
Ce que j'ai moins aimé, c'est toute l'histoire à propos de la famille de Nina. C'est bien qu'on en découvre un peu plus sur elle (alors que le premier tome donnait davantage la place à son coéquipier) mais est-il possible d'avoir un roman policier sans que tous les enquêteurs aient à jongler avec un démon intérieur, un squelette dans leur placard ? Ça complexifie inutilement l'intrigue, nous éloigne du principal. Ceci dit, au final, j'ai beaucoup aimé cette aventure. Encore plus que la précédente. L'exploitation des ressources pétrolière devient un enjeu de plus en plus important dans bien des endroits et « le détroit du Loup » arrive à bien faire valoir tous les aspects. Un travail magnifique !
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Roggy
  23 juillet 2018
Que c'est bon de retrouver les contrées froides de Laponie si chères à Olivier Truc.
Encore une plongée abyssale dans l'univers des Sami, éleveurs de rennes et le monde impitoyable et dur de la toundra. La région se transforme, le rouleau compresseur de l'exploitation de gaz et de pétrole et la course à l'argent font voler en éclats les valeurs traditionnelles des habitants.
On retrouve notre police des rennes en pleine forme. Les personnalités du duo de policiers sont exploitées plus en profondeur. Klemet est toujours aussi mélancolique, parfois bizarre, et tendu, on comprend sa lutte avec ses origines, son essence. Nina a aussi ses démons et un passé familial compliqué. Une série de meurtres secoue la paisible région poussant la brigade à déployer leur savoir-faire pour résoudre cette enquête.
De son écriture fluide et soignée Olivier Truc compose un roman riche et puissant, se glissant parmi les personnages, les événements tragiques, ouvrant des portes et écoutant derrière le paravent.
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bilodoh
  08 janvier 2016
Un détour par la Laponie, peut-être la ville la plus septentrionale du monde, mais polluée par l'extraction du pétrole. Un polar arctique foisonnant, un pavé aux thèmes nombreux où on visite un coin méconnu du monde.

Comme dans « Le Dernier Lapon », on y trouve les dilemmes de l'identité des Samis, coincés entre les espoirs d'un avenir meilleur et la vie rude des pratiques ancestrales des nomades qui accompagne les migrations des rennes. Sous la juridiction mixte de la Norvège, de la Suède et de la Finlande, ces gens possèdent une culture, des traditions et une spiritualité qui leur sont propres, mais ne dédaignent pas d'utiliser les motoneiges pour se déplacer dans la toundra.

On y découvrira aussi l'exploitation du pétrole et du gaz, une entreprise difficile dans ce climat extrême. Une manne pour l'économie du pays, mais une industrie où la rentabilité prime les risques encourus par les travailleurs et la population environnante.

C'est également un climat social difficile avec une rivalité entre les différentes populations. Les plongeurs qui sont bien payés, mais prennent des risques insensés lorsqu'ils descendent à de grandes profondeurs pour les besoins des plates-formes de forage. Les pêcheurs et les éleveurs de rennes, qui occupaient le territoire avant tout le monde et qui acceptent mal de sacrifier leur culture et leur liberté. Il y a aussi ceux de la ville, qui font du commerce, qui profitent de l'argent du pétrole, mais se plaint de la pollution et ne veut pas que les rennes défèquent dans leurs rues.

On apprendra toutes sortes de choses sur le pays, les longues heures d'ensoleillement, la faune et la flore, mais une question reste pour moi à éclaircir. J'aimerais bien savoir quelles sortes d'insectes peuvent être « virevoltants autour des hommes » (p.7), en avril, alors que « la température atteignait à peine 3-4 degrés » ?

Un polar du bout du monde, une intrigue aux fils peut-être un brin trop enchevêtrés à mon goût, mais un dépaysement assuré.
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nadiouchka
  26 août 2020
Pour débuter, je cite un hommage de « Paris Match » : « Ce polar polaire mérite plus d'une étoile ».
Une bonne référence pour « Le détroit du Loup » (Éditions Métailié), de Olivier Truc, écrivain né à Dax et qui vit à présent à Stockholm. Il est un spécialiste des polars nordiques et baltes, mais aussi documentariste. Son premier livre, « Le dernier lapon », constitue la première enquête de la police des rennes et ses ouvrages ont été récompensés par de nombreux prix.
Pour le titre, « Le détroit du Loup » se trouve en Laponie norvégienne, un pays nordique où les heures d'ensoleillement sont très grandes et finissent par donner des nuits blanches, ce que vont ressentir les enquêteurs d'Hammersfest : Klemet Nango et Nina Nansen, qui appartiennent à la police des rennes mais qui se retrouvent impliqués dans d'autres affaires. A signaler que cette « police des rennes avait été créée en 1949 en Norvège, à une époque où les Norvégiens volaient beaucoup de rennes pour survivre après que la côte avait été dévastée par les Allemands, à la fin de la guerre. » (p.153).
Les chapitres alternent avec, parfois, l'un qui s'appelle « Midday ». On voit des rennes (environ 500 avec un renne blanc en tête), qui traversent le détroit à la nage ainsi qu'un accident mortel pour un jeune éleveur Erik Steggo qui se trouve à proximité dans sa barque. Mais les violents remous l'emportent. Il laisse une jeune veuve, Anneli, avec qui il s'était marié un an auparavant.
Pour ajouter à ce drame, le maire de Hammersfest est retrouvé mort près d'un « rocher sacré », très important pour le peuple Sami – un décès qui tombe plus que mal car des compagnies pétrolières lorgnent des puits de pétrole dans la mer de Barents, « le nouvel el dorado. »
Et comme s'il n'y avait déjà pas assez de problèmes, deux représentants de ces compagnies « explosent » dans un caisson de décompression qui avait été transformé en un lupanar, bien caché et où l'on faisait venir des jeunes filles….
On se retrouve donc, aussi, dans le milieu de l'industrie pétrolière, où l'on voit, par exemple, un certain Nils Sormi, d'origine Sami, fait rare chez les plongeurs.
Klemet et Nina sont chargés de l'enquête, et utilisent un scooter des neiges. Concernant Nina, elle a un autre souci personnel, celui de retrouver son père qu'elle n'a plus jamais revu depuis sa toute jeune enfance.
Tout cela nous donne un ouvrage fait d'intrigues – de réflexions sur la société, la finance – l'industrie pétrolière - la politique... On admire tout de même le paysage et le problème de cet ensoleillement qui ne cesse de croître, perturbant le sommeil. Nina y est particulièrement sensible.
On voit aussi apparaître plusieurs fois un message, un SMS envoyé à Nils : « De profundis » (« Des profondeurs ») qui laisse perplexe : un titre de musique classique, peut-être un message envoyé lié au fond de la mer ? « Le fond de la mer, ou quelque chose qui ressort des profondeurs ? (…) Aussi bizarre, Ahkanjarstabba. » (p.176) Ahkanjarstabba, est le nom du rocher sacré au détroit du Loup.
Avec toutes les énigmes sur énigmes – des personnages particuliers, par exemple Tikkanen, un agent immobilier plutôt louche, qui tient à garder son pouvoir - enquêtes et quête personnelle dans la toundra de ce Grand Nord où la nuit et le jour se disputent pour en arriver à se confondre puis à s'anéantir – rebondissements – Olivier Truc a réussi à m'enchanter (comme d'habitude) avec sa plume bien documentée (celle du journaliste qu'il est) et qui va si bien avec sa sensibilité et son habilité d'écrivain, pour notre plus grand plaisir. Il nous met dans l'ambiance dès le premier chapitre et cela continue jusqu'à la fin. Pas de répit et le lecteur, lui aussi, passe des nuits blanches pour en arriver au dénouement : étonnant. Et puis, qui me connaît, sait que j'adore les régions nordiques, glaciaires. « Le détroit du Loup » a eu tout pour me plaire :
Ce livre m'a d'autant plus intéressée car il aborde, entre autres, le milieu offshore avec les robots télécommandés, comme le ROV (Remotely Operated underwater Vehicle) qui exécutent le boulot et ses plongeurs aventuriers – un milieu que je connais particulièrement bien (mais ce n'est qu'une parenthèse personnelle).
Au final, encore un bon ouvrage de Olivier Truc, un de plus.
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critiques presse (3)
Actualitte   28 janvier 2015
Des personnages secondaires d'envergure [...], très attachants dans leur entêtement, leur acharnement, leur fragilité aussi, ni complètement noirs ni complètement blancs, très réalistes en tout cas, qui prennent vie dans une nature insolite et sous une lumière éprouvante dont le lecteur ne peut décidément pas se détacher, comme hypnotisé.
Lire la critique sur le site : Actualitte
LActualite   08 décembre 2014
Par son rythme soutenu et la complexité de tous ses éléments, Le détroit du Loup est un peu l’équivalent littéraire d’une série télé : le climat s’installe de façon progressive, les intérêts contradictoires des nombreux personnages sont explorés en profondeur et avec nuances.
Lire la critique sur le site : LActualite
LaPresse   17 octobre 2014
Le vieil adage «Qui trop embrasse, mal étreint» s'applique parfaitement à cette histoire un peu embrouillée, trop complexe, qui aurait gagné à être resserrée.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations et extraits (62) Voir plus Ajouter une citation
gouelangouelan   11 octobre 2015
Voilà cinq cent ans ou plus, ils avaient considéré qu’ils n’étaient que de passage sur les territoires qu’ils traversaient. On y restait quelques semaines, puis on continuait, vers le nord, vers le sud, au gré des saisons, au gré de ce que la nature pouvait offrir aux rennes. Et, immuablement, des pâturages d’été aux pâturages d’hiver, les voies de la transhumance étaient un long et lent cheminement qui exigeait des hommes la conscience de leur place dans la nature. D’une année à l’autre il fallait revenir sur ses pas et retrouver la terre en l’état. On ne laissait pas de traces derrière soi, on en faisait un point d’honneur et l’harmonie régnait.

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RoggyRoggy   24 juillet 2018
- Les autres… Et il va leur rester quoi ? ils disent qu’élever des rennes n’est pas un métier mais un mode de vie. Ils en font une question d’honneur. Ils sont tellement fiers. L’honneur, ça fait pas bouffer.
Sormi regardait les montagnes à leurs pieds et prit un air songeur.
-Non, ça ne fait pas bouffer…
-Ah, content que tu sois d’accord.
- … mais ça a de la gueule.
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nanashinanashi   05 juin 2019
- Les gens qui vivent ici sont des durs. Si ce n'était pas pour votre travail, vous seriez venue ? Sans doute pas. Vous savez ce que veulent ces gens ? Du travail, un emploi. Nous développons cette région pour que ses habitants puissent rester là où ils ont toujours vécu.
- Même si c'est au détriment de quelques-uns, alors ?
- Depuis combien de temps êtes-vous ici, mademoiselle ? Vous savez ce qu'est la majorité ? On est en démocratie, non ? La majorité décide, c'est normal. Les droits d'une poignée de Sami ne peuvent être placés au-dessus de ça, ce serait injuste pour la majorité.
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cuisineetlecturescuisineetlectures   04 août 2015
Nous devons être capables de vivre ensemble, c'est le seul enseignement de la toundra. L'homme solitaire est comme le loup. Il fait peur aux hommes, et les hommes se vengent de lui, dit-elle, avant de repartir au galop.
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Lilou08Lilou08   09 mars 2016
Anneli se leva, entraînant Nina par le coude. Elle pointait le doigt vers la crête d’une colline ondulée qui montait en pente très douce vers l’horizon.
– Le vol des oiseaux épouse les courbes des montagnes. Tu vois comme c’est doux ?
Et Nina ne pouvait faire autrement que de suivre des yeux la main fine d’Anneli qui mimait des vagues légères avec une extrême délicatesse. Sous sa caresse les montagnes étaient belles d’un éclat nouveau et les oiseaux n’auraient jamais autant de prestance que lorsqu’ils semblaient s’envoler de cette main.
Nina essaya de cacher son trouble. Les mots doux et purs de la jeune femme semblaient si étranges dans le monde dur de la toundra.
Klemet rompit le silence, peu à l’aise avec ces considérations.
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