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ISBN : 2226251944
Éditeur : Albin Michel (02/10/2013)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 4.03/5 (sur 839 notes)
Résumé :
Cinq ans plus tôt, Kushi, la fille de l'inspecteur Yeruldelgger a été enlevée et assassinée pour l'obliger à abandonner une enquête sur la corruption liée au rachat des terres de la steppe mongole.

La découverte du cadavre d'une autre fillette va le replonger dans les mêmes tourments. Dans un pays à l'histoire et aux paysages sauvages, une guerre sale d'argent et de pouvoir s'est déclarée autour d'une des richesses minières les plus rares et les plus ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (258) Voir plus Ajouter une critique
belette2911
  15 janvier 2014
De prime abord, ce roman paie tellement peut de mine qu'on hésiterait à le retourner afin de lire son résumé... Voyez vous-même sa couverture : un auteur inconnu, un personnage "hachuré" de noir, un titre imprononçable dont on ne sait trop à quel genre littéraire il pourrait appartenir...
Bref, à se demander si les gars du marketing avait une dent contre le roman ou s'ils n'étaient pas tout simplement pas partis en vacances ce jour là !
Grave erreur que cela aurait été de passer à côté !! Si à première vue sa couverture ne casse pas 5 pattes à une marmotte, une fois ouvert, ce polar noir est un véritable plaisir à lire.
Une copine de blog, Dominique, l'avait comparé à une yourte mongole : pas terrible de l'extérieur, mais magnifique à l'intérieur. L'image était bien trouvée !
Un polar noir et une action qui se déroule en Mongolie : j'étais bien servie, moi qui suis fascinée depuis toujours par ce pays.
Tout commence par un corps d'enfant enseveli sur son petit vélo, dans la steppe, juste après la découverte des trois cadavres de chinois, dans un entrepôt. Particularité ? On leur a coupé les testicules et leur membre viril aussi. Ensuite, nous aurons deux putes pendues...
Point commun ? Aucun. du moins, en apparence. Ce sera au commissaire Yeruldelgger de faire toute la lumière sur ses sinistres crimes, ce qui risque de ne pas être facile vu tous les bâtons qu'on lui glissera dans les pattes !
S'il ne m'avait pas été chaudement recommandé, je serais donc passée à côté de ce roman... J'aurais commis une grosse erreur parce que je viens de prendre mon pied durant ces quelques 540 pages. Comme quoi, on peut avoir une couverture peu attirante et être bien foutu ! (le contraire marche aussi : belle cover et contenu médiocre).
Lecture jouissive à plus d'un titre car l'auteur ne se contente pas de nous faire suivre l'enquête, non, il nous fait entrer dans les yourtes, nous abreuve de thé au beurre salé, nous plonge dans L Histoire et les coutumes de ce pays qui a le cul entre deux chaises, écartelé que les habitants sont entre le modernisme et le respect des traditions qui se perd.
La Mongolie a une Histoire riche, des voisins pas toujours "fréquentables" (Chine, Japon, Corée, Russie) qui lorgnent sur ses richesses enfouies et l'auteur nous la fait découvrir plus en profondeur. On ne survole pas, on rentre dedans !
Le commissaire Yeruldelgger est un homme torturé depuis la mort de sa petite fille, enlevée et assassinée ensuite. Sa femme s'est murée dans son monde, sa fille aînée a tourné casaque (ou "cosaque", vu le pays) et nous sommes face à un homme qui n'a plus rien perdre, ayant déjà tout perdu.
Yeruldelgger fait partie des richesses de ce roman, mais il n'est pas le seul, il est entouré d'une multitude de personnages secondaires assez fort, eux aussi. Il a beau être le pivot central du roman, sans les autres, Yeruldelgger n'est rien.
C'est aussi un homme fort, un homme qui est imprégné de la tradition, qui veut la protéger, un policier qui se bat pour son pays, malgré ses propres blessures, ses fêlures, ses démons. Un homme qui ne renonce jamais.
Un roman au scénario travaillé, servi par un écriture très agréable à lire, ni trop complexe, ni trop simpliste. On vit l'enquête et on ressent les coups durs avec les personnages, certaines scènes étant plus violentes que d'autres (âmes sensibles...). le tout parsemé de quelques petites touches d'humour.
J'ai eu un gros coup de coeur pour Gantulga, un petit garçon fort débrouillard (normal pour un gamin des rues). À lui tout seul, il vaut bien les Irregulars de Baker Street !
Mon seul bémol sera pour les "méchants" : j'ai vite compris qui était le traitre et qui tirait les ficelles. Ce qui n'a pas entamé mon ardeur à le lire, toute contente que j'étais d'avoir une longueur d'avance.
Un roman noir qui nous dépayse, qui en profite aussi pour glisser quelques réflexions sur la Mongolie, sur ses rapports avec l'Occident, sur les massacres des mongols et sur le fait que la Seconde Guerre Mondiale ne veut rien dire pour eux. La Shoah et d'Hitler non plus, car ils avaient à souffrir des massacres perpétrés par Staline ou Mao.
Le tout sur fond d'argent sale, de magouilles, de trafics en tout genre, de crimes et de violence.
Un roman qui m'a ému aussi et entrainé dans l'immensité de la steppe.
Pour un "premier" roman, la réussite est au rendez-vous et elle totale. Mon seul regret est de l'avoir terminé...
Yeruldelgger... Un type que j'aime bien et avec lequel je suis prête à enfourcher un cheval pour repartir dans les steppes mongoles.
Yeruldelgger Khaltar Quichyguinnkhen... Quand vous parviendrez à prononcer correctement son nom, vous aurez un chocolat en récompense !

Lien : http://the-cannibal-lecteur...
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Alfaric
  07 avril 2016
Un polar se déroulant dans la Mongolie d'aujourd'hui : l'idée n'est pas banale et s'avère assez intéressante, voire pertinente. On nous dépeint un peuple abruti par un demi-siècle de déculturation communiste, coincé entre une capitale décatie et la steppe infinie, entre les villas des nouveaux riches et les grands ensembles soviétiques, entre les immeubles d'affaires et les palais staliniens, entre les oligarques russes et les conglomérats chinois, mais aussi entre les touristes allemands et les commerciaux coréens...
Le dépaysement est garanti, mais ne nous voilons pas la face : il s'agit d'un polar occidental transposé en Mongolie. D'ailleurs l'auteur n'en est aucunement dupe et assume pleinement, piochant à parts égales dans la noirceur des polars scandinaves et le côté action movie des séries policières américaines. le personnage principal bigger than life (trop d'ailleurs ^^) incarne ainsi successivement Colombo, Mannix, Kojak, Dirty Harry, Paul Kersey, Rick Hunter, Cordell Walker, Robert Goren, Horatio Caine… Et c'est toujours un bonheur quand il nous fait en clin d'oeil « je sais que tu sais » en se moquant de tel ou tel personnage et des stéréotypes qu'il véhicule…
Yeruldelgger Khaltar Guichyguinnnkhen au passé lourd et tragique, commissaire de Police à Oulan-Bator, enquête simultanément sur la découverte d'un cadavre d'enfant dans la steppe et sur l'homicide multiple d'industriels chinois queutards et de leurs putes mongoles. Avec l'aide de sa séduisante adjointe Oyun, de Solongo son amante médecin légiste et de Gantulga l'enfant des rues, il va découvrir que les deux enquêtes sont liés entre elles, et à celle de l'assassinat de sa fille cadette plusieurs années plus tôt, et en remontant la piste des milieux néo-nazis de Mongolie va tomber sur une conspiration des familles avec un supervilain jamesbondien, version ultralibérale…
J'ai apprécié, j'ai même bien aimé pendant pas mal de pages… Las, dans comme les séries américaines ça finit en jump the shark… (ça et les quasi placements publicitaires sur la boisson, la bouffe, les véhicules et les imachin : tout le monde semble posséder un imac, un ipad et iphone… ouais on croit vachement hein ! ^^)
https://fr.wikipedia.org/wiki/Jumping_the_shark
Trop de cliffhangers, trop de twists, essentiellement à base de viols et de meurtres ultraviolents sur fond de corruption généralisée (Oh My God SPOILER), et passé un cap l'équilibre de l'ensemble s'est rompu et la magie du truc s'est envolée… Dommage, cela a failli me réconcilier définitivement avec le genre policier avec lequel je m'étais fâché (pour cause d'overdose de séries policières américaines toutes formatées voire pompées les unes sur les autres), et avec 150 pages de moins et 2 ou 3 changements cela parfaitement pu y parvenir. Par contre ça ferait un super film, et j'imagine déjà par avance le casting deluxe auquel on pourrait avoir droit… oui mais non, on est en France avec des élites et des preneurs de décisions à la con donc c'est mort ! (« oui vous comprenez, la ménagère de moins de 50 ans et le public blanc et chrétien ne pas s'identifier à des personnages aux yeux bridés ») Putain, VDM !

Challenge Pavés 2015-2016
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SMadJ
  06 mai 2015
Yeruldegger - un cri de guerre, un cri de colère qui vibre comme le tonnerre !
Ian Manook est fort, le bougre. Mine de rien, en un seul bouquin, il réussit à créer et imposer un univers inédit, original, frais et attachant. Virtuose des grands espaces, il nous plonge avec délectation dans une terre inconnue.
La Mongolie, vous dites ?
Qui aurait cru que ce pays aurait pu se révéler si puissant, si vivifiant, si passionnant ?
Manook nous dépeint un peuple atypique, une culture fascinante, mélange de sérénité, de violence sauvage, de progrès, de mysticisme, d'empathie et de rage meurtrière.
L'aspect politico-économique est particulièrement intéressant. Et l'auteur nous éclaire. Ce pays coincé entre la Russie, la Chine et la Corée est un petit joyau aux richesses âprement disputées.
Âpre, rugueux, ce livre convoque et déchaîne les forces de la nature sur une intrigue complexe et électrique.
Mais Manook nous propose des temps morts, des phases de respirations culinaro-mystiques régalant aussi bien l'âme que la chair.
Les deux, d'ailleurs, se partagent farouchement notre attention car ce roman est autant charnel que spirituel, terrien et aérien à la fois.
Rites ancestraux, devoir de mémoire. Ne pas oublier d'où on vient pour savoir où on va. Ce roman est empreint d'une philosophie rurale, pétrie de bon sens et emplie de charme. Back to basics.
On dit qu'un roman doit beaucoup de sa réussite à la force des personnages créés. Et c'est vraiment le cas ici. Manook peaufine chacune de ses créations et notre empathie en pâtit. Même si naturellement, tous les regards sont tournés vers le personnage-titre, il faut souligner le travail soigné sur le reste du casting. On a envie d'aimer les femmes, de détester les traîtres, de punir les vilains, de secourir les enfants et de glorifier les liens de l'amitié.
On peut même ajouter que la plus grande réussite est définitivement la partie féminine du casting. Même si ce livre porte le nom de son personnage principal, ce sont elles qui nous font vibrer.
Pour en revenir au commissaire Yeruldegger, Manook a façonné un personnage iconique, puissant. à la lisière du mythe.
Yeruldegger est un homme en colère, caractériel, empli de fêlures et de déchirures, qu'il ne fait pas toujours bon croiser. Et c'est un vrai sacerdoce que lui fait vivre l'auteur. Un chemin de croix shamanique mais salvateur. La purification de l'âme... Comment va la votre ?
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ninosairosse
  02 août 2017
Une âme restait autour de la tombe jusqu'à la décomposition du corps. Une autre âme rodait autour de la yourte pendant quarante-neuf jours et une dernière rejoignait le pays des âmes où on vivait comme on avait vécu sur terre. Trois âmes différentes ou une seule âme qui changeait ? Et pourquoi vivre au pays des âmes la même vie qu'ici bas ?
Pourquoi chercher à le savoir ? Ce n'est pas l'espoir d'une autre vie qui doit te faire vivre la tienne ici-bas. C'est l'espoir de cette vie-là que tu dois transformer en promesse de la même vie ailleurs...
P628
Whaooo, bienvenue au pays des symboles chez les chamanes des steppes de Mongolie.... Voyage au pays des âmes en parfaite transition avec " les brumes de l'apparence " de Frédérique DEGHELT :-)...
Roman plein d'insolence entouré de mélèzes
Dans les égouts d'Oulan Bator, plein de gars balèzes
Freud savait 'il chevaucher les chevaux Przewalski ?
Interprétation des rêves après avoir bu l' arkhi !
Cauchemar de l'holocauste, histoire passée de l'occident
Kim Jong-un ou Gengis Khan, tyrannie ici beaucoup plus présent....
IAN MANNOOK nous signe son premier roman
poignant, succulent, éclairant......

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jeranjou
  05 mai 2015
du yaourt... à la yourte (1)
Avant de d'entamer la première ligne de ce roman débarquant de Mongolie, il est impératif de posséder quelques notions de base afin de digérer ne serait-ce que le fil conducteur du récit.
Vous vous souvenez des années 60 et du célèbre « L'école est finie » de Sheila, les fameuses années YÉ-YÉ !
Si c'est vraiment trop dur pour vous de retenir le mot en entier, rappelez-vous au moins du début… ça ROULE pour vous !
Bon d'accord pas vraiment, vous avez pour le moins bouchonné dimanche en revenant de vacances plombées par trois jours de pluie alors que vous vous pensiez bronzer comme sur la Costa DEL Sol.
Mais rassurez-vous, j'ai un formidable remède contre la morosité ambiante et toutes les horreurs de GUERRE que vous entendez le matin à la radio avant de repartir au boulot.
En quatre mots et avec un accent prononcé, YÉ ROULE DEL GUERRE. Pour les puristes en mongol ou plus simplement pour trouver le roman chez votre libraire préféré, épelez-le Yeruldelgger !

Alors, vous allez me dire que le titre et le héros d'un roman imprononçable (mais que vous aurez bien prononcé au moins une fois) ne font pas pour autant un grand roman !
Mais si je vous dis que la couverture est particulièrement moche avec un homme dessiné à coups de rayures. Et qui plus est, l'auteur Ian Mannok d'origine surement mongole (2) en est à son premier coup d'essai, je pense que tout est réuni pour que vous passiez votre chemin !
Que nenni !
YÉ ROULE DEL GUERRE va vous plonger au coeur de la Mongolie, ce pays aux contrastes saisissants, vous faisant traverser la capitale Oulan-Bator, une des villes les plus polluées au monde, pour déboucher à quelques centaines de kilomètres plus loin aux steppes les plus belles et reculées du monde.
La principale enquête du roman tourne autour d'une petite fille enterrée vivante sur son tricycle il y a plus de cinq déjà. Où est-elle morte ? Comment et surtout pourquoi cette petite fille est décédée ?
Sans vous dévoiler le dénouement de cette histoire, je trouve la construction du roman plutôt réussie et aboutie, mettant en valeur particulièrement les personnages secondaires sans jamais faire trop d'ombre au héros.
Néanmoins, la seule ombre au tableau se nicherait dans le suspens réel du récit et sur la véritable identité des coupables des crimes perpétrés, ce qui n'est pas forcément le but poursuivi par l'auteur.
Qui qu'il en soit, si vous voulez vous évader du quotidien pendant 545 pages, foncez sur cette histoire mongole dont la suite, « Les Temps Sauvages », est également passionnante !

Note : 4,5

(1) de la prononciation yaourt de Yeruldelgger à la yourte mongole (pour ceux n'auraient pas compris)
(2) L'auteur Ian Manook est le pseudonyme de Patrick Manoukian, natif de Meudon et d'origine arménienne.
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critiques presse (3)
LaPresse   15 décembre 2014
Un polar ethnologique avec une intrigue complexe et passionnante qui se déroule dans des lieux très exotiques où s'affrontent tradition et modernité.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LaPresse   21 juillet 2014
Ne vous fiez pas aux apparences: la couverture est moche, le titre, bizarre, l'écrivain, inconnu, mais ce livre est un polar formidable - probablement ce qu'il y a de mieux sur le marché actuellement -, qui a obtenu, entre autres, le prestigieux Prix SCNF 2014.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LesEchos   12 novembre 2013
L’auteur sait mêler, dans un style fluide, une intrigue puissante, des méthodes modernes d’investigation, des policiers ripoux avec les traditions ancestrales des descendants de Gengis Khan.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Citations et extraits (137) Voir plus Ajouter une citation
belette2911belette2911   14 janvier 2014
Yeruldelgger, tout comme la plupart des Mongols, ne savait rien des exactions commises par les nazis en Europe. C'est pour essayer de comprendre la violente indignation de certains touristes français qu'il s'était pour la première fois rendu à l'Alliance Française pour se documenter. [...]
- Comment pouvons-nous ignorer l'holocauste de six millions de Juifs ? s'était-il indigné à l'époque.
- Parce que ce n'est pas notre histoire, avait répondu tristement Solongo.
- Six millions de morts, comment cela peut-il ne pas être notre histoire à nous aussi ?
- Notre histoire à nous, elle est plus proche des quatre-vingts millions de morts de Staline, des centaines de millions de morts de Mao et des autres. [...]
- Mais ce sont quand même six millions de personnes assassinées !
- Je sais, avait répondu Solongo. Je comprends et je n'excuse rien. Je te dis juste que si nous n'en savons rien, c'est que ce n'était pas notre histoire. Notre histoire à nous, pendant ce temps-là, c'était le massacre de nos moines, la destruction de nos temples, et l'interdiction de notre langue. Combien d'Européens le savent, Yeruldelgger ? Et il ne faut pas leur en vouloir parce que ce n'est pas leur histoire non plus.
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AlfaricAlfaric   05 septembre 2016
Hitler était, comme Gengis Khan pour l’Occident, un héros exotique un peu brutal mais qui avait rendu grandeur et fierté à son peuple. Adolf le Loup ne voyait pas en Hitler l’homme du génocide, tout comme les Occidentaux ne voyaient pas en Gengis Khan l’homme du million de morts du siège de Bagdad. Le tyran pour qui, sur des centaines de kilomètres entre le lieu où il avait trépassé pendant le siège de Ning Hia et celui de sa sépulture, tous les êtres vivants rencontrés avaient été tués au prétexte qu’ils seraient heureux et fiers de le servir dans l’au-delà ! Celui qui avait fait détruire deux milles mosquées de Perse et d’Iran, avec leurs milliers de livres et de parchemins inestimables. Ces imbéciles de néonazis à la mongole n’étaient même pas capables de situer l’Allemagne sur un planisphère et croyaient dur comme croix de fer que Hitler avait construit un Reich de mille ans et qui survivait encore à travers la réussite économique de l’Allemagne actuelle.
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nadejdanadejda   28 février 2014
Il y eut pourtant un instant de grâce, au crépuscule, quand une ombre mauve coula sur la région de Sanzai. Les collines érodées et douces ondulèrent dans le couchant, plantées de pins et de mélèzes bleus espacés, et parsemées de vastes prairies argentées immobiles. Le ciel, au-dessus du camp, s'enflamma de rose et de pourpre, courut en longues traînées obliques de petits nuages violets. Le feu de bois embrasait le centre de la clairière et chacun écoutait descendre le soir dans le crépitement des flammes et le sifflement des braises.
(...) Il entonna les yeux fermés un chant diphonique traditionnel, dont la mélopée magique toucha le coeur de chacun dans le crépuscule. Deux mélodies dans la même voix, l'une de gorge, rauque et basse, longue, sourde, solide, comme les steppes immenses et millénaires, et l'autre de tête, sinueuse, ondulée, changeante, comme le galop des chevaux libres dans l'herbe affolée par les vents.
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ninosairosseninosairosse   07 août 2017
Quand tu seras là-bas, offre-lui un berceau décent. Fais tapisser le fond de vert pour qu'elle y repose comme sur la terre de la steppe, et l'intérieur du couvercle d'un tissu bleu comme le ciel sur la plaine. Et tu feras aussi coller sept petites boules de coton blanc sur le tissu bleu du ciel, au-dessus de sa tête, pour que les sept divinités de la Grande Ourse portent bonheur à son âme pendant son voyage. N'oublie pas : tu l'as arrachée à la terre, la tradition exige que tu la conduises au ciel.
P25
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belette2911belette2911   06 janvier 2014
- Tu veux dire qu'ils ont réenterrée ? Ils ont réenterré la main ? [...] J'espère que tu leur as demande pourquoi ?
- Bien sûr commissaire : pour ne pas polluer la scène de crime...
- Pour quoi ?
- Pour ne pas polluer la scène de crime, répéta le policier du district, une pointe de fierté dans la voix.
- Pour ne pas polluer la scène de crime !! Mais où sont-ils allé chercher un truc comme ça ?
- Dans Les Experts Miami. Ils m'ont dit qu'ils regardaient tous les jours Les Experts Miami et que Horatio, le chef des Experts Miami, recommande toujours de ne pas polluer la scène de crime.
- Les Experts Miami ! s'exclama Yerulgelgger.

Il se releva lentement, dans un mouvement chargé de fatigue et de découragement, et chercha des yeux la yourte derrière les nomades qui s'étaient tous relevés en même temps que lui.
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Videos de Ian Manook (39) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Ian Manook
La tournée du Camion qui livre a lieu du 8 juillet au 20 août 2017 et a fait étape à Collioure. Vous avez pu y retrouver Ian Manook pour des dédicaces et un atelier d'écriture plutôt sympathique ! Suivez tout l'itinéraire et le programme d'animation tout l'été sur www.lecamionquilivre.com
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