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EAN : 9791040113591
216 pages
Editions de la Martinière (25/11/2022)
3.78/5   927 notes
Résumé :
La version illustrée d’un texte classique chinois, le plus ancien traité de stratégie militaire, traduit et commenté par une politologue spécialiste de la Chine et de l’Asie du Sud-Est.

Au Ve siècle av. J.-C., Sun Zi proclame que « la guerre, c’est l’art de duper ». Depuis, son Art de la guerre, dont est tirée cette célèbre maxime, est devenu un incontournable de la tradition militaire et de la pensée stratégique contemporaine, en Asie comme en Occide... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (80) Voir plus Ajouter une critique
3,78

sur 927 notes

Un très bon livre de stratégie militaire. Peut-être un peu prétentieux, par moment, à mon goût, car Sun-Tzu a tendance à répéter au fil des pages que ne pas faire ce qu'il dit vous assure de perdre la bataille, mais il n'a probablement pas tort.

Ce recueil est très riche et nombre de ces préceptes peuvent s'appliquer de nos jours, tant à la stratégie militaire qu'à la vie professionnelle, politique ou autre selon affinités.

A l'évidence cet ouvrage a été, et sera, durant des millénaires un livre de chevet pour nos plus grands seigneurs de guerre. Un ouvrage de stratégie de référence.

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C'est le bouquin qu'il vous faut pour gérer votre vie de couple !

Non , je plaisante , c'est le grand classique chinois sur l'art de la guerre . sourires .

Le fond du texte date du Vie siècle avant le début de l'ère commune ( environ ) . Ce document est très pragmatique et c'est une démonstration déterminée de rationalisme .

Perdre ou gagner la guerre , ou bien réussir en affaires , ne dépend ni du fatum , ni des divinités . Mais de l'observation perspicace des situations .

L'auteur , s'il exista jamais , comme individu , écrivait à l'époque des royaumes combattants .

A cette époque le monde chinois jouissait d'une assez grande unité culturelle et d'une toute aussi grande fragmentation politique.

Dans des limites géographiques assez exiguës d'ailleurs . C'est un peu comme l'Europe des carolingiens , en moins fragmenté culturellement .

Il y avait dans l'air l'idée d'une forte légitimité en soit , à unir politiquement le monde chinois .

Cet aspect est fondamental pour comprendre la nature de l'ennemi dans ce texte .

L'ennemi est à abattre mais jamais à détruire , il est votre semblable fondamentalement . Il s'agit de prendre , de capturer , d'inclure et de transcender la guerre , en faisant l, acquisition profitable de son semblable et de ses ressources .

Mais jamais , il n'est foncièrement nécessaire ou justifié , de détruire l'ennemi , à grande échelle , car le vainqueur voit pointer les germes de sa puissance future dans l'annexion et dans l'inclusion de l'ennemi .

La guerre est ici un instrument politique et un instrument de civilisation . Il y a une rupture avec le rapt et la rapine qui appartiennent au passé et aux barbares .

La dynamique de la méthode repose sur l'idée que la guerre est un flux , qu'elle se prépare par la culture de ses forces propres et celles de ses ressources propres , mais qu'elle se gagne principalement par la connaissance du terrain , celle des forces en présence , par l'information en fait et donc par la connaissance de ce qui se joue d'un point de vue global , la réalité avec toutes ses variables en somme et en temps réel .

L'auteur traite de la guerre en posant clairement que le sujet est le conflit , et que cette notion de conflit se décline dans d'autres champs que le militaire . Dans l'économie par exemple .

Sachez que pour l'auteur la plus grande victoire et la plus souhaitable , est celle qui s'obtient selon les modalités les plus économiques qui puissent être , à savoir sans batailles rangées , avec la moindre dépense d'énergie possible …

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L'Art de la guerre est un condensé de sagesse qui peut se lire à plusieurs degrés de lecture dans les domaines militaire, politique et même psychologique.

Ces treize articles vont nous parler de stratégie et d'efficacité mais aussi de pragmatisme en nous démontrant que si le résultat final est bien sûr important, la bonne manière de gagner peut se révéler tout aussi décisive.

L'Art de la guerre a été enseigné pendant près de 25 siècles à la noblesse chinoise et même si l'auteur (en fait les traducteurs) souligne avec une certaine ironie que cela n'aura pas semblé être d'une grande utilité aux armées chinoises lorsqu'elles se trouvèrent face aux armées occidentales au XIXème siècle, je ne peux m'empêcher de penser qu'aujourd'hui les chinois sont une puissance mondiale de tout premier plan et qu'il en reste certainement quelque chose ;)

Ce que j'aime avant tout dans cet ouvrage c'est sa transposition comme modèle à différentes échelles, et ce jusqu'à la plus petite entité que sont les rapports humains.

Faut-il impérativement avoir le dernier mot dans une querelle stupide avec quelqu'un que l'on apprécie beaucoup et prendre le risque d'une amitié brisée à jamais ?

On a tous entendu l'expression suivante : "il faut lui laisser une porte de sortie honorable", elle est directement issue de l'art de la guerre, étant une variation de "faut-il acculer un ennemi désespéré qui va nous livrer un combat coûteux, ou lui permettre une fuite désordonnée et rester maître du champ de bataille ?".

Le meilleur combat est celui que l'on n'a pas besoin de livrer, plus qu'un précis de stratégie guerrière, ce livre est une méthode sur la façon de gérer au mieux les conflits (pour les gagner bien sûr ;)

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Livre dans ma bibliothèque depuis toujours. Enfin décidé à le lire, je me suis d'abord demandé pourquoi il figurait encore sur les listes de lecture des grandes écoles militaires, Saint Cyr, Ecole Navale ... Quel intérêt peut-on porter aujourd'hui à ces conseils sur la façon de fortifier une ville, établir un campement en hauteur, traverser un marais rapidement, penser au ravitaillement des troupes, espionner l'ennemi ? Tout cela est tellement bien acquis dans les armées modernes et même je suppose dans les mouvements de guérilla...

Puis en poursuivant cette lecture dont le style est agréable par ailleurs, j'y ai découvert que le détail (souvent en cinq points) comptait moins que la philosophie générale émanant de ce petit livre.

On y retrouve déjà (Sun Tzu, cinquième siècle avant J.C, royaume de Qi selon la légende) tous les grands principes qui régissent la conduite d'une guerre, et surtout les buts à atteindre. Là où quelques siècles plus tard, Clausewitz théorisera que « La guerre n'est qu'un prolongement de la politique par d'autres moyens », ici on est plutôt sur : la guerre est un moyen naturel d'étendre son influence, son empire.

D'où la nécessité de limiter les pertes humaines, de gagner les coeurs et les esprits comme on l'entend parfois de la part de toutes (essentiellement une seule omniprésente) les organisations militaires opérant à l'extérieur de leurs frontières.

Bref, un petit traité dont la musicalité a gardé toute son actualité et dont la lecture me semble accessible à tout âge.

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Ce"manuel" écrit il y a "for for longtemps" apparait régulièrement et est cité comme un must de stratégie. Pourquoi pas le lire tout au moins le parcourir, bien que je ne sois pas stratège j'aime le jeu et surtout comprendre la stratégie de mon adversaire....pour la déjouer bien sur...

Alors en piochant de ci de là dans ce court récit, je pensais trouver quelques "maximes" ou révélations, du genre desquelles il est facile de dire ensuite "comment ne pas y avoir pensé avant" .

Eh bien, j'avais l'impression de lire, du déjà su, de l'évidence même parfois, du bon sens tout simplement, alors bien sur je fus déçue...Non je ne suis pas la réincarnation de Sun Tzu, mais 2500 ans après, hélas, l'humanité ayant largement exercé cet "art" il semblerait que ces recommandations soient tombées dans le domaine public, y compris dans le monde du travail, hélas devenu lui aussi un terrain miné.

Seul problème toujours pas résolu, pour moi, pour être un bon stratège, il faut avoir envie de gagner, et moi j'ai surtout envie de jouer, gagner étant juste la cerise qui n'empêche pas de se régaler du gâteau.

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Citations et extraits (184) Voir plus Ajouter une citation

Si Mao Zedong, particulièrement avant la prise de pouvoir par les communistes en 1949, semble avoir été profondément influencé par L’art de la guerre de Sun Zi, cette influence s’est d’abord exercée à travers une longue chaîne de transmission, passant notamment par le relais des romans épiques qui ont nourri sa jeunesse, comme Les trois Royaumes, relatant les exploits du général Cao Cao. On retrouve cette influence dans les écrits militaires du futur dirigeant chinois.

[préface Valérie Niquet]

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En 1050 av. J.-C., les Zhou, originaires de l’ouest de la Chine (actuelle province du Shanxi), renversent la première dynastie chinoise des Shang. Tout en restant très proches, culturellement, de leurs prédécesseurs, les Zhou instaurent un système de contrôle de leur nouveau territoire différent de celui de la dynastie des Shang. Alors que l’État-domaine des Shang ne s’étendait guère au-delà de quelques centaines de kilomètres autour de leur dernière capitale Anyang, les Zhou mettent en place un système de fiefs qui leur permet d’asseoir leur pouvoir sur un territoire beaucoup plus vaste. [...]

Les princes auxquels sont octroyés les premiers fiefs sont des membres proches de la famille royale. Plus tard, d’autres fiefs seront octroyés aux chefs des familles ayant combattu aux côtés des Zhou, mais qui ne porteront pas le même nom que la famille régnante. Une hiérarchie de cinq titres nobiliaires est instaurée. Le rang de chacun est lié au nombre de générations d’ancêtres Zhou auxquelles ils peuvent rendre un culte. Seul le roi (wang) a le privilège de célébrer le culte de l’ancêtre divin, fondateur de la dynastie. [...]

Le contrôle exercé par la dynastie des Zhou sur les fiefs octroyés se relâche progressivement. Ce relâchement se fait d’abord sentir dans les territoires les plus éloignés du domaine royal. Les liens familiaux entre le clan des Zhou et les seigneurs feudataires sont de plus en plus ténus. [...]

Sans cesse obligés de faire appel à l’aide des seigneurs feudataires pour résister aux agressions des peuples nomades, les Zhou se trouvent rapidement à la merci des plus puissants d’entre eux. [...]

Alors que les fiefs étaient accordés par le roi Zhou en récompense, ils deviennent, rapidement, possessions héréditaires des familles des seigneurs feudataires. Le chef de la dynastie des Zhou a cessé d’être la source unique et sacrée du pouvoir, chaque famille possède désormais sa propre légitimité. [...]

De nouvelles principautés, situées aux marches du vieux berceau de la civilisation chinoise et beaucoup plu vaste que les anciens fiefs, montent en puissance, à l’instar des principautés de Wu [...], de Chu [...], de Yue [...] ou de Qin [...]. [...]

L’enrichissement des principautés et la montée en puissance de certaines d’entre elles, joints à la chute de prestige de la dynastie des Zhou, favorisent la multiplication des conflits. La guerre, désormais, domine les affaires de l’État. Il ne s’agit plus uniquement de lutter contre les incursions barbares, mais d’attaquer et de se défendre contre les principautés voisines dans un processus continu d’absorption et d’expansion qui se poursuit jusqu’à l’unification de l’empire, en 221 av. J.-C. De 722 à 453 av. J.-C., le nombre de principautés passe de 150 à 12.

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La véritable consécration vient donc, pour le traité de Sun Zi, lorsqu’un édit de l’empereur Shen Zong (1068-1085) de la dynastie des Song, l’élève au rang de classique militaire avec six autres ouvrages, au même titre que les canons confucéens (jing).

[préface Valérie Niquet]

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Chez Sun Zi, le dao dont il est fait mention au premier chapitre désigne en fait la « voie de la vertu » du souverain qui lui permet d’unir le peuple dans un même objectif d’intérêt national, et non la voie (Dao) au sens taoïste du terme.

[préface, Valérie Niquet]

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En dernière analyse, il est donc très difficile de dater avec exactitude le texte de Sun Zi, dont rien ne prouve d’ailleurs que ce dernier ait réellement existé. On peut considérer toutefois que ce texte correspond assez bien à la période de transition qui sépare ce que les historiens chinois ont appelé l’époque des Printemps et des Automnes, de celles des Royaumes combattants.

[préface, Valérie Niquet]

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Vidéo de Sun Tzu
"L'art de la guerre" Livre vidéo. Non sous-titré. Non traduit.
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