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Gabriel Iaculli (Traducteur)
ISBN : 2268056643
Éditeur : Le Serpent à plumes (06/10/2005)

Note moyenne : 3.55/5 (sur 11 notes)
Résumé :

« Les choses finirent par se gâter à tel point pour Darío, à cause de ses déraillements, qu'il en vint un jour de lui-même, motu proprio, à se demander à laquelle de ses tares, l'eau-de-vie ou la marihuana, il allait devoir renoncer. Sa décision fut bientôt prise : ni à l'une ni à l'autre. Pour ratifier ses fermes intentions, il s'adonna au vice à la mode, celui des jeunes, le crack, ce... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
SophieChalandre
  11 janvier 2017
Le narrateur protagoniste est de retour à Medellin, sa ville natale, pour accompagner l'agonie de son frère Dario, atteint du sida et homosexuel comme lui. Leur ancienne complicité renaît et ils se remémorent leur passé familial : une mère tyrannique, un père asservi.
Fernando Vallejo assure une réelle continuité avec ses oeuvres précédentes, autant par les références autobiographiques que par les traits stylistiques récurrents, en particulier une violence verbale qui atteint ici son apogée. La cible de cette diatribe est la mère, surnommée la folle, dépourvue de sentiment maternel, sorte de Folcoche de Bazin. Après avoir engendré une multitude d'enfants, elle crée autour d'elle un monde de chaos et de mort. Cette génitrice au recours permanent à l'injure semble être le modèle qui conduit le narrateur à adopter le même comportement verbal. Ce combat du narrateur contre sa génitrice s'accomplit au travers de l'apologie de l'homosexualité et de la prostitution, antithèse de la folie reproductrice de la mère.
Mais la folie n'est pas seulement familiale, la mère est aussi le symbole de la folie collective de la Colombie : même volonté d'imposer sa volonté par la force, même obsession religieuse à se reproduire, même chaos mortifère. le roman devient un monologue avec la mort puis une voix d'outre-tombe, autant celle d'un narrateur révolté que celle d'un peuple. Ou comment régler de façon baroque ses comptes avec l'existence, où vie et mort sont un même déterminant.
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pasiondelalectura
  06 décembre 2014
Je n'aime pas du tout le titre donné en français pour El desbarrancadero en version vernaculaire, beaucoup plus adéquat, plus tourmenté, plus évocateur.
C'est un livre qui a reçu le très sérieux Prix Romulo Gallegos du Venezuela, un vrai prix littéraire accordé à des oeuvres qui valent la peine.
Ici, c'est un petit livre d'à peine 200 pages qui décoiffe !
C'est un livre autobiographique où le narrateur règle le compte à sa mère, génitrice multipare (20 enfants), dominatrice, castratrice, insupportable, appelée "la folle". Il faut oser...
Le narrateur rentre chez lui en deux occasions: pour la mort de son père et de son frère numéro deux, Dario qui se meurt du SIDA.
L'écriture est baroque, insolente, dévastatrice, monomaniaque, originale, avec des passages d'une rare cocasserie.
Un livre incroyable qui dégage une énergie folle dans un canevas de folie collective: la famille, la ville de Medellin et le pays.
Il n'y a pas que la mère qui soit folle, croyez moi sur parole. Ils sont tous fous.
Lien : https://pasiondelalectura.wo..
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amartia
  31 janvier 2011
Un roman tempétueux comme la rivière de Medellín avant qu'elle ne soit maîtrisée et ne devienne un cloaque à l'image, selon Vallejo, de son pays, la Colombie.
Une langue baroque, pour des propos souvent outranciers, choquants et sans appel.
Vallejo se laisse entraîner dans le souvenir du dernier voyage qu'il (que le narrateur ?) fait à Medellín pour assister son frère Darío, mourant du sida. Un peu comme une rengaine, qui vous obsède, il passe et repasse sur certains moments, sur certains événements, sur certaines émotions : son arrivée à Médellin, le "non-accueil" de son frère le Grand Couillon, la chambre qu'il occupe dans la maison paternelle, les après-midi à soigner son autre frère, Darío, allongé dans un hamac au jardin.
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Lien : http://meslecturesintantanee..
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tristantristan
  04 décembre 2017
Décevant après la Vierge des tueurs.
Un peu trop délirant pour mon goût personnel.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
SophieChalandreSophieChalandre   11 janvier 2017
La volonté est comme le droit, elle ne s'exerce que par la force, c'est de là que vient l'expression « force de volonté » ; mais encore faut-il, pour qu'une telle chose existe, qu'elle ait été cultivée dès l'âge tendre. Sinon on se laisse entraîner sur la mauvaise pente, et on finit au fond du gouffre.
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PhilippeSAINTMARTINPhilippeSAINTMARTIN   11 janvier 2017
Va-t-on cesser de vivre pour soigner le sida ? La vie est un sida. Si vous n’y croyez pas, regardez les vieux : épuisés, squelettiques, immunodéficitaires, avec des taches sur tout le corps et des poils sur les oreilles qui poussent et poussent tandis que leur sexe se retire. Si ce n’est pas le sida, ça, alors, je me demande ce que c’est.
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PhilippeSAINTMARTINPhilippeSAINTMARTIN   11 janvier 2017
Fume, Darío, fume encore, fume davantage. Rassasie-toi de fumée, et si tu veux délirer, délire, je te suivrai où que tu ailles, aussi loin que je le pourrai, jusqu'au fonds de l'abîme où s'ouvrent les enfers.
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SachenkaSachenka   18 septembre 2011
"Qu'y a-t-il après la mort, fiston? me demanda-t-il.
- Rien, lui répondis-je. On n'est jamais que quelques souvenirs mangés aux vers. Que tu seras mort, tu vivras encore en moi qui t'aime, dans ma mémoire douloureuse, et après, quand je serai mort à mon tour, tu disparaîtras à jamais.
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SachenkaSachenka   18 septembre 2011
Va-t-on cesser de vivre pour soigner un sida? La vie est un sida.
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Videos de Fernando Vallejo (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Fernando Vallejo

Filigranes.tv, Yasmina Khadra présente La Vierge des tueurs de Fernando Vallejo, Belfond
Mot de l'éditeur : Sans équivalent dans la littérature contemporaine, La Vierge des tueurs est sans doute l'un des romans les plus singuliers publiés ces dernières années. Une œuvre scandaleuse, dévastatrice, qui a consacré son auteur comme le principal représentant d'une nouvelle littérature, aux antipodes du réalisme magique. L'histoire d'un amour halluciné dans Medellin, la capitale de la haine, qui entraîne le lecteur au fil d'une vertigineuse descente aux enfers, dans la turbulence d'une prose extraordinairement évocatrice, marquée du sceau de l'urgence et de la nécessité.
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