AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Mathilde Bach (Traducteur)
EAN : 9782413038146
212 pages
Éditeur : La Croisée (13/01/2021)

Note moyenne : 3.87/5 (sur 35 notes)
Résumé :
« En posant l’oreille sur l’océan, tu pourrais bien l’entendre vibrer en toi. »

À la veille de ses noces, Evie fait face à trois problèmes : son fiancé marin-pêcheur est porté disparu en mer, la carcasse puante d’une baleine s’est échouée dans le petit port de Winter Island ; enfin sa mère épisodique a débarqué sans crier gare. Mais Evie en a vu d’autres. Elle a grandi trop ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (33) Voir plus Ajouter une critique
Kirzy
  24 janvier 2021
L'exploration des malédictions et bénédictions d'une enfance façonnée par des parents défaillants est une thématique littéraire archi ruminée, et pourtant ce premier roman vibrant parvient à faire entendre sa voix singulière.
Le choix du premier chapitre est surprenant. Sur une île fictive au large de la côté Sud californienne, une baleine est échouée, coincée dans une baie en demi-lune sans parvenir à dériver au-delà du récif. L'odeur est inéluctable, un défi alors qu'Evie, chercheuse à l'Institut de la mer, prépare son mariage, que le futur marié a disparu en mer dans une tempête et que sa mère apparaît après trois ans d'absence comme mue par un sixième sens de sorcière. Cette baleine devient une obsession, une fixation quasi totemique pour éviter de penser aux aspects les plus difficiles de sa vie.
S'en suis un puzzle impressionniste qui navigue au gré des flux et reflux de la mémoire, explorant l'enfance tout en ponctué de visions du futur. Ce rejet d'un scénario linéaire pourrait n'être qu'un gadget stylistique. Cela ne l'est jamais car cette construction elliptique, tournoyant entre passé, présent et futur, souligne magnifiquement à quel point la vie n'est jamais une ligne droite. Comme si nous n'étions qu'un patchwork de morceaux d'un passé qui laisse une empreinte résonnante sur ce que nous sommes aujourd'hui.
Malgré quelques longueurs et redondances sur la solitude et le doute de soi, Crissy van Meter a un vrai talent pour flouter la nostalgie et dire à travers le personnage d'Evie comment la condition humaine nous fait naviguer entre douleur, chagrin et joie. Elle saisit l'urgence émotionnelle d'un passé très présent. Evie, son père junkie cultivateur de marijuana, un charme exceptionnel, lui qui l'a élevé dans une vie instable au jour le jour ; sa mère si étouffante qui l'a abandonnée . Evie et ses déficits émotionnels qu'elle expose lucidement, sans apitoiement ni mièvrerie.
Tout interroge sur ce que cela signifie d'accepter les liens avec des parents qui finissent toujours par vous décevoir, de faire la paix avec eux et avec son propre désir de les aimer malgré tout. le roman est porté par la plume très poétique qui joue à fond la carte de la métaphore organique, notamment dans de surprenants passages interstitiels qui basculent le récit de la première au la deuxième personne. Dans ses courts chapitres portant le nom d'une créature marine sous forme de questions-réponses ( comme « quelle baleine possède le coeur le plus grand du règne animal ? » ), le lecteur plonge dans la psyché profonde d'Evie. Ces passages sont d'une beauté stupéfiante et bouleversent.
« Ton père t'expliquera que tes côtes sont les mêmes que celles d'une baleine. Une cage osseuse circulaire, blanche et fragile, à laquelle sont suspendus tous les mouvements de ton corps. C'est à elle que tient ton coeur, dira t-il, et il posera la main sur le haut de son torse en comptant les battements avec un amusant bruit de percussion fredonné entre ses lèvres. Ecoute-le, même s'il s'arrête de battre.
La première fois qu'il t'explique tout cela, tu es trop jeune ; tu te roules dans le sable, tu crois encore dur comme fer que ton corps est fait d'eau de mer, et que de minuscules créatures habitent à l'intérieur de ta cage thoracique. Comment pourrais-tu savoir qu'il est en train de t'expliquer où se trouve l'amour ? (…)
Ton père te manquera cruellement, comme tout ce qu'il laisse derrière lui, et même une partie de ce qui te reviendra. Tu t'allongeras sur le dos, les yeux tournés vers le ciel, à compter tes propres côtes humaines du bout des doigts, jusqu'à ce qu'une marée soulève ta poitrine, jusqu'à ce que, comme il répétait toujours, il ne soit jamais parti ».
Un premier roman vivant et empathique, avec une âme à l'intérieur et une pincée de magie.
Lu dans le cadre d'une Masse critique privilégiée

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          1164
HundredDreams
  22 janvier 2021
Des fois, il ne faut pas grand chose pour se décider à lire un roman plutôt qu'un autre. Une superbe couverture, un titre accrocheur, un résumé qui capte l'attention ou qui intrigue, et puis on se lance en espérant tenir dans ses mains une petite pépite.
*
Evie attend avec inquiétude le retour de son fiancé Liam, parti en mer alors qu'une tempête s'est levée. Comme un mauvais présage, la houle a ramené le corps d'une baleine en décomposition dans la baie. L'incipit donne le ton, l'odeur de la mort nous submerge, comme une immense vague. Elle charrie avec elle des sentiments d'inquiétude, de solitude. A cela s'ajoute la réapparition de sa mère venue pour son mariage qui va cristalliser les tensions et les rancoeurs.
Tout le roman s'articule autour de cette attente.
*
A partir de là, ses souvenirs se mélangent, son attrait pour l'océan, l'attirance pour cette île malgré sa rudesse, sa famille, sa vie de couple. Evie revient sur son enfance à Winter Island où elle a grandi dans la solitude, entre deux parents défaillants et irresponsables. Une mère frivole, absente, incapable de l'aimer. Un père négligent, irresponsable et totalement immature. Evie souffre en silence et éprouve pour eux des sentiments contradictoires et coupables, entre amour, rancoeur et haine.
Malgré ses nombreux défauts, son père est bien intentionné et aimant. Mais est-ce suffisant pour créer un environnement sûr et propice au bon développent de son enfant ? Est-ce suffisant pour voir son enfant s'épanouir, grandir et devenir un adulte équilibré et épanoui ?
*
A cette intrigue très intimiste, l'auteure crée un cadre mystérieux, oppressant où l'île ajoute au sentiment d'isolement et où l'océan, sa faune et ses tempêtes prennent une large place, comme des protagonistes à part entière.
L'océan et ses habitants, ligne directrice qui amène, comme le sac et le ressac, des souvenirs, bons et mauvais. Nous voguons entre désirs, blessures, attentes, silences, rancoeurs et chagrins.
*
La couverture est magnifique. Elle représente une reproduction d'une planche du biologiste allemand Ernst Haeckel (1904) montrant plusieurs variétés d'anémones de mer.
Je me suis interrogée sur la pertinence de ce choix de couverture, car l'histoire se passe sur l'île de Winter Island au large de Los Angeles, et non sous l'océan. Je pense que ce sont dans les particularités de ces animaux marins qu'il faut y trouver une réponse à ce choix.
Les anémones de mer, le plus souvent fixés à la roche, ont des cellules urticantes et des capacités étonnantes de régénération.
L'autrice joue beaucoup avec les métaphores marines lorsqu'il s'agit de décrire les sentiments humains. Les personnages de ce roman sont comme ces animaux marins qui vivent sur une île dont ils n'arrivent pas à se détacher, comme s'ils ne pouvaient pas vivre en dehors de leur biotope.
Malgré les privations, les trahisons et les nombreuses blessures, Evie apprend à se relever à chaque coup dur, un peu comme l'anémone qui peut se reconstituer à partir d'une cellule souche.
*
Le récit, totalement déstructuré, les nombreuses métaphores marines peuvent perturber au départ.
Cette lecture a été déconcertante pour moi car elle n'emprunte pas de repères temporels chronologiques. La construction du roman amène une tension au récit qui se met en place pièce par pièce, comme un puzzle.
En effet, « Créatures » fait des sauts dans le temps, naviguant dans le passé d'Evie, mais aussi en explorant des morceaux de vie se déroulant dans son futur, après son mariage avec Liam.
A cela s'ajoute une alternance avec des chapitres sur les animaux marins permettant à l'auteure de faire le parallèle entre Evie et le monde marin, miroir de ses sentiments.
*
Un premier roman ambitieux et réussi sur les fractures familiales où l'océan, en perpétuel mouvement, sonde la complexité, la contradiction des sentiments et révèle les désirs, les fragilités, la solitude et le besoin de recevoir de la tendresse et de l'amour.
Avec cette question qui résume le roman : peut-on rattraper tous ces moments que l'on ne vit pas, toutes ces relations que l'on ne crée pas ?
Si ce roman dissèque les complexités des sentiments d'abandon, d'amour trahi, de culpabilité, il est aussi un roman de résilience. Une belle surprise.
Un grand merci à Babelio et aux éditions « La Croisée » pour m'avoir proposé cette lecture.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          362
JIEMDE
  28 février 2021
La tentation d'une île…
Terres émergées à l'attirance absolue ; écosystèmes naturels qui favorisent l'exubérance ; microcosmes sociétaux où tous les possibles semblent tolérés. À mi-chemin entre Sacramento et Frisco dans la baie de Suisun, Winter Islands ne fait pas exception à ces particularités insulaires. Elle a connu ses heures de gloire il y a quelques années, quand les Californiens huppés venaient s'y encanailler et fumer l'herbe légendaire cultivée sur place.
Evangeline/Evie y est née et ne l'a jamais quitté. Enfin si, pour quelques heures de soupape libératoire, quelques jours de vacances ou quelques mois d'études. Mais comme souvent dans les îles, leur attirance est trop forte et Evie y est toujours revenue. Élevée à la mode bohème par une mère absente et voyageuse et un père souvent trop présent et embarrassant, Evie est désormais fixée et s'apprête dans trois jours à se marier à Liam.
Trois jours avant ce mariage, Liam n'est toujours pas rentré au port et, un malheur n'arrivant jamais seul, la mère d'Evie débarque et s'invite dans les préparatifs et l'attente. L'occasion pour Evie de repasser sa vie en revue au coeur de cette famille atypique, de ces parents destructeurs pour leur entourage et de cette île dont le roc a été son point d'appui.
Créatures de Crissy van Meter – traduit par Mathilde Bach – est un très joli roman d'ambiance dont l'île et ses créatures sont le héros. C'est une histoire de construction, de résilience, d'espoirs qui meurent rapidement et renaissent très lentement. C'est une histoire d'absences : celle des parents, des repères, de l'amie fidèle qui s'enfuit régulièrement et de confiance en soi qui s'érode. Avec Evie, on explore et interroge la filiation, l'amour, la fidélité, le pardon.
Avec élégance et poésie, Crissy van Meter nous fait une place au coeur de cette île peuplée de créatures naturelles et marines, où la vie gagne finalement toujours même lorsque la mort tente de s'y échouer. Une ambiance délicieuse et attachante qui réussit à faire oublier le petit coup de mou dans le rythme en milieu de livre. Une île dont il est nécessaire de s'enfuir régulièrement pour se ressourcer et mieux y revenir. Une île comme une tentation réitérée d'abri pour un temps, ou pour une vie.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          260
Milllie
  11 février 2021
Evie doit se marier dans 2 jours mais rien ne va plus : sa mère avec qui elle a des relations compliquées depuis qu'elle les a abandonnés, son père et elle, alors qu'elle était enfant, débarque chez elle, son fiancé n'est pas rentré de sa campagne de pêche et une baleine morte est venue s'échouer dans une baie de la petite île où elle vit, empuantissant durablement l'atmosphère.
Avec une accroche pareille, on croirait que Créatures va être une comédie romantique de plus, en version insulaire pleine d'embruns, mais pas du tout. Prenant prétexte des 3 journées séparant Evie de son mariage, l'auteur va tisser une trame complexe nous baladant entre passé et futur et entremêlant divers épisodes de la vie d'Evie. Nous la découvrons d'abord enfant, essayant de grandir cahin-caha entre un père amoureux fou de son île, éternel vagabond incapable de trouver un travail ou de s'installer, et une mère qui les as quittés à la recherche d'aventures plus exaltantes. Nous croisons aussi la Evie adolescente puis étudiante, s'arrachant momentanément à son île pour mieux y revenir, tentant d'apaiser ses relations avec ses 2 parents et de laisser son passé derrière elle. Et enfin nous aurons la vision du couple qu'elle forme avec Liam à différentes époques de leur vie, difficile de construire une vie de couple et une famille quand on a grandi sans aucun modèle de ce type.
Crissy van Meter procède par petites touches subtiles, des épisodes tout d'abord disparates et décousus qui peu à peu vont s'assembler et dessiner le portrait d'Evie et de sa drôle de famille. Dans un style toujours superbe, plein de poésie et d'images, elle réussit avec brio à nous faire partager des sensations, des paysages, des moments clés de la vie. Il faut dire aussi que plus que Evie le personnage central de cette histoire est l'île (imaginaire malheureusement... pourtant j'aurais tant aimé aller y faire un tour) de Winter Island, située au large des côtes californiennes. Petit monde à elle toute seule, tantôt envahie par les touristes, tantôt dévastée par les tempêtes, elle retient dans ses filets tout ceux qui en sont tombés amoureux, comme le seront Evie et son père. Créatures est aussi un roman d'océan dans lequel on sent presque physiquement la puissance de ce monde marin dont on ignore tout et qui rythme la vie des personnages. Rien n'est appuyé dans ce roman, tout est subtil et suggéré, plein d'émotions retenues, laissant au lecteur le soin de compléter les pointillés et de se faire sa propre opinion de l'histoire.
Vous l'aurez compris, c'est une lecture que j'ai adorée, un grand bol d'air frais et d'embruns et surtout surtout un magnifique portrait très émouvant d'une jeune femme à l'enfance cabossée dont on ne sait finalement si ces débuts chaotiques dans la vie lui seront une force ou un boulet à traîner. Je vous recommande vraiment ce roman atypique et plein de charme. Cerise sur le gâteau, ce livre est superbe, un beau papier doux et épais et une magnifique couverture avec un extrait d'une planche de naturaliste sur les créatures de l'océan. Bravo à l'éditeur La Croisée pour cette belle réalisation et un grand merci à Babélio pour cette masse critique privilégiée qui m'a permis de découvrir ce titre magnifique.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          233
Krissie78
  01 février 2021
La quatrième de couverture annonce sur un ton assez léger que nous allons à la rencontre de Evie qui, à la veille de son mariage, doit affronter une baleine morte échouée non loin de sa maison, l'absence de son fiancé parti sur un bateau de pêche en haute-mer qui tarde à rentrer au port, et l'arrivée inopinée de sa mère qu'elle n'a pas vue depuis des années. Au croisement de ces trois faits Elvie va se replonger dans son histoire familiale, entre un père bohème et une mère en fuite. le roman de Crissy van Meter (premier roman) est en fait bien plus profond que ce qu'il y parait.
Nous sommes sur Winter Island, île fictive placée par l'auteure en Californie, au large de Los Angeles. C'est là qu'Evie est née et a grandi. Point de départ des bateaux de pêche c'est aussi une destination touristique pour les continentaux. En 4 grandes parties, qui se présentent comme les 4 jours précédents le mariage d'Evie et de Liam, l'auteure conjugue l'histoire de la jeune femme à tous les temps : passé, présent, futur.
Les récits d'une adolescence chaotique et écorchée vive ne manquent pas dans la littérature de tous les pays. Crissy van Meter réussi, avec son écriture sensible, poétique, chargée de métaphores marines (parfois un peu trop), à présenter le genre sous un angle original.
Très vite on s'attache à chaque membre de cette famille pas banale. Entre présent, flashback et flashforward on suit les questionnements existentiels d'Evie : comment grandir lorsqu'on est élevée par un père aimant mais instable, qui ballote sa fille de situations professionnelles et familiales bancales en habitations temporaires, et qui tire ses revenus de la vente de la "Winter Wonderland", la marijuana locale que lui seul produit et de petits boulots aléatoires ? Comment se construire avec l'image d'une mère en pointillés, évanescente, débordant de séduction et d'énergie mais longtemps dépourvue d'amour maternel ? Comment trouver ses repères quand sa meilleure amie multiplie les excès (drogue, sexe et alcool) pour noyer son immense solitude ? Comment aimer et être aimée lorsqu'il semble impossible de parler de ses sentiments, d'exprimer ses colères, de vivre une histoire d'amour sereine avec l'homme de sa vie.
Depuis l'enfance Evie se pose des questions existentielles, appelant souvent l'univers marin au secours quand le terrien ne lui apporte pas les réponses attendues. Et il n'est pas surprenant qu'elle ait choisi d'étudier le comportement des baleines, un mammifère marin qui n'abandonne pas ses enfants.
Mention particulière pour la très belle couverture, reproduction d'une planche d'Ernst Haeckel, biologiste allemand (1824-1919), qui représente d'étranges créatures aquatiques. Variées, présentant des similitudes tout en étant très différentes, elles sont aussi étonnantes et colorées que les personnages qui peuplent ce roman.
Traduit de l'anglais par Mathilde Bach, « Créatures » est une très belle histoire d'amour filial, une histoire de résilience pleine d'espoir et de vie, un hymne à la liberté.
Merci à Babelio et aux Editions La Croisée (ex Delcourt Littérature) pour cette belle découverte dans le cadre d'un Masse Critique Privilège.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          170

Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
JIEMDEJIEMDE   23 février 2021
À l’aube, les grandes demeures érigées les unes à côté des autres dressaient leur ombre massive sur la mer.
Tout mon monde tenait là, dans ces amoncellements de bijoux scintillants, d’hommes salés portés sur la bouteille et de familles riches profitant de leurs vacances.
Commenter  J’apprécie          90
JIEMDEJIEMDE   23 février 2021
Nous nous promettons de ne pas nous refermer, de ne pas nous exclure, de ne pas sombrer dans le néant.
Nous nous promettons de nous laisser traverser par la douleur pour pouvoir être encore traversés l'un par l'autre.
Nous nous promettons aussi de chérir le néant.
Nous nous promettons de continuer à nous faire des promesses.
Commenter  J’apprécie          72
ArmelleAlxArmelleAlx   16 février 2021
Tu passeras tes soirées à chercher la vérité dans les livres pendant que ton père, au bar, racontera des histoires de goélettes et de requins, accoudé au comptoir, et dissertera sur le chant inimitable des baleines.
Commenter  J’apprécie          00
HundredDreamsHundredDreams   23 janvier 2021
Quand ton père tient salon sur le sable, devant des inconnus, il raconte de grandes légendes sur les vents et les éruptions, et tout un tas de choses échappées de ses rêves. Tandis que tu grandis, que ton coeur se développe comme les cellules fusiformes des baleines à bosse en constante évolution des années durant, tu continues à te demander ce qui est vrai. L'amour, ou les histoires, ou aucun des deux, ou les deux.
Ta recherche se poursuit.

Page 77
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
HundredDreamsHundredDreams   23 janvier 2021
Il y a une baleine morte. Elle ondule en vain dans les eaux peu profondes et tièdes au large de l'île, parmi les animaux marins de bande dessinée, avec leurs tentacules, leurs ventouses et leurs yeux globuleux. Des oiseaux hurleurs lui picorent la chair, en détachant des fragments presque incolores, et l'odeur insoutenable nous inquiète, tout comme la forte probabilité que des requins rôdent alentour.
La baleine est coincée dans la baie en demi-lune, apparemment elle ne parvient pas à dériver au-delà du récif, malgré les courants qui la poussent. Suffisamment près pour qu'on puisse la voir effleurer. La sentir. La respirer. Elle va et vient au gré des marées, son corps sans vie dessine une baudruche noire sur l'horizon.

Incipit du roman
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20

Notre sélection Littérature étrangère Voir plus
Livres les plus populaires de la semaine Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox




Quiz Voir plus

Famille je vous [h]aime

Complétez le titre du roman de Roy Lewis : Pourquoi j'ai mangé mon _ _ _

chien
père
papy
bébé

10 questions
1172 lecteurs ont répondu
Thèmes : enfants , familles , familleCréer un quiz sur ce livre

.. ..