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E. C. L. Meistermann (Traducteur)
ISBN : 2070429679
Éditeur : Gallimard (22/04/2004)

Note moyenne : 4.04/5 (sur 114 notes)
Résumé :
Les Isles Anciennes.
Une contrée magique et dangereuse, où sagesse et vertu devaient sans cesse en découdre face à la sorcellerie malfaisante des immortelles forces des ténèbres. La paix précaire qui s'y était établie menaçait de prendre fin, sous le poids toujours croissant des rivalités opposant l'infâme roi Casmir et Aillas, souverain de Troicinet. Et dans ces bruits de guerre et de souffrance, Madouc, la jeune et malicieuse princesse qu'on avait fait pass... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Walktapus
  17 mai 2015
Si j'étais un écrivain sexiste, je ne crois pas que je me serais amusé à écrire Madouc. La petite rouquine piquante et agitée au pedigree mystérieux, qui avait été parachutée dans le premier tome, ridiculise rois machiavéliques et princes fiers à bras, dames de compagnie intrigantes et géants tricéphales, et sauve son prince charmant.
Sa quête de "parage" éclipse complètement celle du Graal traitée comme une intrigue sans importance. Il est vrai que la religion et les moines ne se tirent pas très bien de la plume de Vance. Encore moins bien que les aubergistes.
Son histoire vampirise le roman, et Vance détricote rapidement les intrigues magiques et les intrigues politiques jusqu'à leur fin un peu précipitée. Une fin vancienne, mais une fin.
Si vous êtes déçus, essayez donc Tolkien. En cherchant bien on doit trouver un personnage féminin et demi dans tout un livre univers.
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lyoko
  16 mars 2015
Ce tome fini bien les 2 précédents. Néanmoins il m'a semblé un poil moins passionnant, moins de suspens et de rebondissement sans doute.
Mais la narration de Jack Vance est toujours bien agréable à lire et les êtres imaginaires sont assez bien imaginés.
En ce qui concerne l'héroine principale de ce tome Madouc, on pourrait d'une certaine façon la qualifier de féministe avant l'heure avec son caractère bien trempé et qui se veut équivalente a un homme (une hérésie a cette époque des chevaliers).. un petit brin de femme qui me plaît bien avec ses réparties mordantes a souhait.
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piccolanina
  16 mars 2018
Dans ce monde où les rois guerroient pour posséder l'entièreté du royaume des Isles Anciennes , il faut reconnaître que l'auteur a fait la part belle à la gent féminine :
Tatzel , la jeune Ska , se bat avec son peuple , au nom de la pureté de la race ( nazie avant l'heure ) avec force et détermination .
La reine Sollace , se convertit au christianisme par l'intermédiaire de l'ambitieux Père Umphred , et ce , sans l'accord de son mari , le roi Casmir - être rusé , cruel et assoiffé de pouvoir .
Suldrun , leur fille unique , se rebelle et repousse les projets de mariage décidés par son père . Elle se retrouve confinée dans son jardin bien-aimé , où elle trouvera l'amour en la personne du roi Aillas et la mort , par désespoir .
Et puis , il y a Madouc .
Madouc , l'impulsive , la révoltée , le petit grain de folie .
Née d'une fée et d'un illustre inconnu , elle part , telle une grande aventurière à la recherche de celui-ci dans la Forêt de Tantrevalles , lieu fui par toute personne sensée car elle est enchantée et dangereuse .
Autant l'auteur célèbre le courage des femmes , autant il démolit le tyran qu'est Casmir .
Est-ce à cause de mauvais souvenirs ?
" Jack Vance ne garde aucun souvenir affectueux de son père qui était égoïste , négligeant et autoritaire , qu'il valait mieux éviter le plus possible ". ( Norma Vance )
L'écriture riche et imagée , hantée par la magie et les mauvais sorts , m'a emportée dans la Forêt de Tantrevalles . J'ai été envahie par la plus grande frousse de ma vie .
Comme c'est bon de rêver !
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ToolFan
  29 juin 2017
Cette critique couvre les trois tomes de la trilogie Lyonesse.
Lyonesse est un cycle de fantasy prenant place dans la période moyenâgeuse Européenne et se déroulant des les Isles Anciennes, continent englouti se situant à l'ouest de la France et au Sud Ouest de la Bretagne.
L'univers très « féerique », et empeigné de mythologie celtique mais aussi du mythe Arthurien, est très agréable à découvrir. L'on y rencontre, druides, fées , halfelins, trolls, ogres, magiciens, rois, princes, chevalier… le tout, étant décrit avec goût et qualité, créant un univers fort intéressant.
Jack Vance, comme bon nombre de lecteurs l'indiquent, est vraiment un superbe conteur. Il va à l'essentiel et, quant il le faut, sait enrober certaines scènes, lieux, personnage et toutes autres descriptions intéressantes afin de leur donner plus de consistance. Ici il se focalise essentiellement sur la féerie, l'univers magique, les conflits politiques, les personnages, le décors… Et les batailles, quant à elles, sont plutôt vite brossées ce qui n'est pas une mauvaise chose.
Il en résulte donc un étrange, mais intéressant, univers magique très fouillé, avec une histoire simple (la princesse qui ne trouve pas sa place, des royaumes rivaux, du puissant magicien etc etc) mais délicieusement contée. La fin est quelque peu précipité, mais bon rien n'est jamais vraiment parfait.
À lire absolument si l'on aime la fantasy, le médiéval, la magie… Ou si l'on est fan de Vance.
Lien : http://p2nix.over-blog.com/2..
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Henri-l-oiseleur
  30 octobre 2015
On quitte à regret le monde de Lyonesse avec ce troisième et dernier volume, où se résolvent tous les conflits et les questions qui occupaient les personnages. L'analogie avec l'Atlantide est ici plus que présente, Lyonesse est un continent fragile et dépendant d'une magie qui peut être contrecarrée à tous moments. Inconscients de tout cela, les personnages aiment, vivent, guerroient, meurent et construisent leur existence sur ce précaire équilibre cosmique.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
Charybde2Charybde2   30 décembre 2018
Sur le Pré Lally, en plein milieu de la Forêt de Tantrevalles, se trouvait le manoir de Trilda : un édifice de bois et de pierre situé là où le Ruisseau de Lillery, émergeant de la forêt, allait se jeter dans la rivière Douce Yallow au bout du pré.
Trilda avait été construit un siècle avant sur l’ordre du magicien Hilarion, lassé de sa résidence précédente, la Tour de Sheur, sur un îlot étroit et rude au large de la côte nord du Dahaut. Il traça les plans avec grand soin et engagea une troupe de charpentiers gobelins qui se déclarèrent hautement qualifiés. Hilarion voulut discuter des plans avec leur contremaître Shylick, mais celui-ci y jeta un coup d’œil et sembla assimiler instantanément le moindre détail.
Les charpentiers se mirent au travail ; ils creusèrent, fouillèrent, taillèrent et scièrent, martelèrent, pilonnèrent, meulèrent et ajustèrent, tirèrent de longues bandes de leurs varlopeuses, tant et si bien que le travail fut terminé en une nuit, jusqu’à la girouette en fer noir sur la cheminée.
Comme les rayons de l’aurore apparaissaient sur le Pré Lally, Shylick le maître charpentier essuya la sueur sur son front et, d’un grand geste élégant, présenta sa facture à Hilarion en exigeant un paiement immédiat, car ses troupes avaient une affaire urgente en un autre lieu.
Hilarion était un homme prudent. Il loua Shylick pour sa diligence, mais voulut absolument inspecter les lieux avant de payer. Shylick protesta, puis accompagna Hilarion de mauvaise grâce.
Presque aussitôt, le magicien découvrit des négligences. Le devis prévoyait des « gros blocs de pierre de taille de qualité supérieure » ; les blocs inspectés par Hilarion s’avérèrent des simulations préparées à partir de bouses de vache enchantées. Poussant plus loin ses vérifications, il s’aperçut que les « poutres robustes de chêne bien sec » prévues par le descriptif étaient des tiges de fenouil séchées déguisées par un autre enchantement.
Hilarion fit remarquer ces défauts avec indignation et exigea que le travail fût accompli correctement et selon les critères définis. Shylick maussade argua qu’une précision totale était inconnue du cosmos. Les gens raisonnables, affirma-t-il, acceptaient une certaine latitude dans l’interprétation d’un devis, puisque l’imprécision était inhérente au processus de communication.
Hilarion demeura inflexible et Shylick frappa le plancher de son grand chapeau vert. Selon lui, la distinction entre « apparence » et « substance » n’était qu’une subtilité philosophique ; presque tout était l’équivalent de presque tout le reste. Hilarion répondit d’une voix grave :
– Dans ce cas, je vous réglerai mon compte grâce à ce brin de paille.
– Mais non. Ce n’est pas tout à fait la même chose.
Hilarion traita les arguments de Shylick de purs sophismes.
– Ce manoir a belle apparence, je vous l’accorde. Mais les enchantements de cette sorte sont fugitifs et tendent à s’éroder !
– Pas toujours !
– Assez souvent ! À la première pluie dense, tout cet édifice construit de bric et de broc risque de s’écrouler sur mon dos. Il vous faut recommencer tout l’ouvrage depuis le début en utilisant des matériaux standard et des méthodes de construction normalisées.
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Charybde2Charybde2   30 décembre 2018
Audry II devint roi de Dahaut et Casmir Ier, roi de Lyonesse. Ils maintinrent les anciennes revendications et la paix demeura précaire et chancelante.
Les années passèrent. La quiétude n’était plus qu’un souvenir. Dans la Forêt de Tantrevalles, hafelins, trolls, ogres et autres êtres moins nettement définis perpétraient des actes malfaisants que nul n’osait punir ; les magiciens ne se donnaient plus la peine de dissimuler leur identité et les souverains les employaient dans la conduite de leur politique temporelle.
Les magiciens passaient surtout leur temps aux luttes secrètes et aux intrigues funestes ; beaucoup d’entre eux en étaient morts. Le sorcier Sartzanek, un des plus coupables, avait détruit les magiciens Coddefut (au moyen d’un sort de purulence) et Widdefut (grâce au sort de la Conscience Totale). En représailles, il fut comprimé par ses ennemis en un poteau de fer placé au sommet du Mont Agon. Tamurello, rejeton de Sartzanek, avait cherché refuge dans son manoir de Faroli, au fin fond de la forêt de Tantrevalles, et s’y était protégé grâce à une magie attentive.
Murgen, le plus puissant des magiciens, publia alors son célèbre Édit interdisant tout recours aux magiciens par les souverains temporels, source fatale de conflits entre magiciens qui mettaient le monde en danger.
Deux magiciens, Snodbeth le Gai, ainsi surnommé en raison de ses clochettes tintinnabulantes, de ses rubans et de ses railleries joyeuses, et Grandie de Shaddarlost eurent la témérité d’ignorer l’Édit et furent sévèrement châtiés pour leur présomption. Snodbeth, cloué dans un baquet, fut dévoré par un million de petits insectes noirs ; Grandie se réveilla un beau matin dans une région lugubre derrière l’étoile Achernar, parmi des geysers de soufre fondu et des nuages de fumeroles bleues ; il ne survécut pas plus que Snodbeth.
Mais si les magiciens avaient été forcés à la réserve, peines et dissensions sévissaient partout ailleurs. Les Celtes, placidement installés dans la province daute de Fer Aquila, furent excités par des bandes de Goidels venues d’Irlande ; ils massacrèrent tous les Dauts qu’ils purent trouver, élevèrent à la royauté un épais voleur de bétail nommé Meorghan le Chauve et rebaptisèrent le pays Godélie ; les Dauts furent incapables de récupérer leur province perdue.
Les années passèrent. Puis Murgen, presque par hasard, fit une découverte si consternante qu’il resta prostré pendant des jours et des jours à regarder mornement dans la vide. Petit à petit, sa détermination lui revint et il finit par se fixer un programme qui, s’il aboutissait, stopperait l’élan d’un destin funeste. Cet effort monopolisa toute son énergie et chassa toute joie de sa vie.
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WalktapusWalktapus   17 mai 2015
"Pourtant Suldrun était une jouvencelle et les jouvencelles sont de sexe féminin, et les personnes de ce sexe sont aussi fantasques que pissenlit au vent ! Telle est mon expérience."
(prince Cassandre)
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piccolaninapiccolanina   08 mars 2018
- Ils sont tous hérétiques et tous dans l'erreur ! déclara la reine Sollace .
La logique impose cette conviction ! Ecoute-moi bien ! Quel profit auraient donc les Vrais Croyants si tout le monde venait à se partager également les magnificences de l'au-delà ?
Voilà qui serait pousser trop loin la générosité !
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piccolaninapiccolanina   08 mars 2018
- Et comment s'accomplit ce miracle ?
- Les fidèles espèrent attirer les faveurs de la Divinité grâce à une contribution financière . De fait , chaque pèlerin repart de Lyonesse enrichi spirituellement , bien qu'appauvri en biens matériels .
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Video de Jack Vance (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jack Vance
SORTIE LE 16 JUIN 2014
Sur une nouvelle planète, il n'y a pas de sentiers battus ; il n'y a place que pour les prouesses, la solitude, les découvertes et l'inconnu. Quel est le lien entre une explosion, un exploit, l'exploration d'un monde nouveau et son exploitation ?
Influencé par Jack Vance, Ursula K. le Guin, Robert Silverberg ou encore John Varley, Alfred Boudry nous livre un roman hommage à l'âge d'or de la science-fiction où l'espace est une invitation à l'introspection.
Exploration Totale nous emmène dans les tréfonds du temps et de notre univers... qu'il soit extérieur ou intérieur.
« Celui qui entre ici ne peut rebrousser chemin pas plus qu'aller de l'avant. Cloué sur place, il est envoûté, trop grand pour l'immensité, trop petit pour le grain de sable qui a sa place dans l'univers... » (B. Traven, le Vaisseau des Morts)
© lepeupledemu.fr
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