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EAN : 9782213712284
416 pages
Éditeur : Fayard (06/03/2019)
3.88/5   16 notes
Résumé :
À la fin d’une conversation qui roulait sur la « construction européenne », l’ancien ministre des Affaires étrangères du général De Gaulle, qui savait tout sur tout le monde, laissa tomber d’un air entendu : « Philippe, il vous suffira de tirer sur le fil du Mensonge et tout viendra… »
Des décennies plus tard, en y consacrant un temps discret et beaucoup d’ardeur, bénéficiant par ailleurs de complicités au plus haut niveau des arcanes de l’Europe, Philippe de... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
DocIdoine
  26 mars 2019
C'est-i' pas d'la bonne enquête, ça? Non, c'est de la *****! Mais alors de la grosse, qui colle aux semelles. WALTER HALLSTEIN NAZI!!! Bon, c'est fait, j'aurai tout lu. Donc, pour résumer: on enfonce des portes ouvertes avec Monnet, Schuman et la CIA. Non mais, QUI ne sait pas ça? Qui? Les troglodytes? Mais alors, là où on touche au sublime, c'est avec le roman parfaitement farfelu - je devrais dire complètement dé/li/rant - de Hallstein, qui aurait ourdi le projet européen comme un prolongement du IIIe Reich... On n'est plus dans le document, même bas de gamme. C'est carrément Iron Sky.
Alors, non: Hallstein n'était pas nazi, et certainement pas "un adorateur de Hitler" (est-il encore possible d'écrire un bouquin en France sans Hitler dedans? Parce que même s'il n'a rien à foutre dans l'histoire, il faut quand même l'y mettre, apparemment). Hallstein était un ANTInazi de la première heure. Un résistant passif, trop soucieux de sa petite carrière de rond-de-cuir universitaire pour l'être avec éclat, mais assez pour se voir opposer un rapport très défavorable de la part du NSDAP lors de sa nomination comme professeur de droit à l'université de Francfort en 1941.
Hallstein n'a JAMAIS été un "adorateur de Hitler" (n'im-por-te quoi!), il n'a jamais été dans la SS, jamais été dans la SA, jamais été ne serait-ce que membre du NSDAP. Il n'a été membre que des corporations uniques dont on était obligé de faire partie quand on exerçait un emploi de la fonction publique (donc d'Etat, pour ceux qui ne comprennent pas le sens de "fonction publique" - et l'Etat, c'était le régime NS).
Hallstein a toujours été un atlantiste convaincu, partisan d'une "Europe américaine".
Je ne sais pas sur quoi De Villiers a tiré, mais ce n'était pas le fil du mensonge. Apparemment, c'était plus sur un truc qui se fume.
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BVIALLET
  02 février 2020
Que penser des « Pères fondateurs » de l'Union Européenne ? Les deux prétendus inspirateurs : Jean Monnet, cet homme d'affaire plus anglo-saxon que français, qui fut l'homme des Américains, lesquels financèrent cette « construction » sous le paravent de la Fondation Ford et de quelques autres… Robert Schuman, mosellan dont la famille opta pour l'Allemagne en 1870, enrôlé dans les services de la Wehrmacht, ministre sous Pétain, frappé d' « indignité nationale » à la Libération et finalement gracié par De Gaulle. le premier président de la Commission, Walter Hallstein ancien officier instructeur de la doctrine nazie avant d'être « dé-radicalisé » aux Etats-Unis et recyclé comme un certain nombre d'autres. de drôles de cocos et une idéologie qui remonte donc à la « Grande Europe » d'Hitler et à l'école d'Uriage de Vichy. Les dossiers commençant à être déclassifiés, Villiers et son équipe ont pu faire parler les archives. Bien des vérités dérangeantes comme celle-ci leur apparurent…
Cet ouvrage est une enquête sérieuse, sas concession et parfaitement documentée. En fin de volume une centaine de pages regroupant les fac-similés de tous les documents en attestent. Depuis le début, on nous a menti. Les preuves sont là, devant nos yeux ! L'Europe puissance n'existe pas. Elle n'a jamais existé et elle n'existera jamais. Par contre, délocalisations, chômage, fiasco économique et immigration de masse sont bien là. Tout comme chez Orwell, la « construction », c'est-à-dire la fabrication artificielle et totalement idéologique, n'est qu'une déconstruction des nations, des familles, des moeurs, des territoires et des civilisations. Organisée, contrôlée et financée par les Etats-Unis (« qui paye l'orchestre choisit la musique ! », dit-on), cette entité totalement artificielle ne leur fait pas contrepoids, mais est une succursale de ceux-ci et leur laboratoire principal pour le mondialisme, la globalisation, l'américanisation sans limite. le déficit démocratique est tel que ce n'est plus qu'une « prison des peuples ». La propagande, financée par les banquiers qui tiennent tous les médias et par un certain George Soros, est si puissante qu'on peut avoir l'impression que cette nouvelle union soviétique est là encore pour mille ans. En fait, selon Villiers, elle est déjà en soins palliatifs. À quand le Frexit ? Livre passionnant, très bien écrit, qu'un maximum de gens devrait lire pour que les écailles leur tombent des yeux et que les choses changent enfin.
Lien : http://www.bernardviallet.fr
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EricB
  09 avril 2019
L'auteur nous livre un véritable dossiers de pièces, fondé sur des documents récemment déclassifiés, pour établir que les "Pères fondateurs" de l'Europe, au passé souvent trouble, étaient totalement inféodés aux Etats-Unis. Le projet de "construction européenne" ayant été dicté par les Américains, il ne pouvait être question d'une Europe-puissance, d'une Europe européenne. De Villiers explique pourquoi cette "construction européenne" constitue en réalité une "déconstruction", préjudiciable à tous, et une étape vers une "gouvernance mondiale" qui ne peut qu'enrayer, à terme, le processus démocratique. Bel essai, courageux, bien écrit, et qui dérangera les partisans de l'idéologie dominante.
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erikames
  22 octobre 2020
Pour écrire cet ouvrage sur l'histoire de la construction européenne, l'auteur a constitué une équipe pour aller chercher dans des archives inexplorées s'il n'y avait pas quelque chose à creuser. A travers cette enquête, le lecteur voit s'effondrer le mythe. La construction européenne n'est peut-être pas tout à fait le résultat d'une volonté inébranlable des Européens de se rapprocher et d'oeuvrer collectivement pour la paix. Monet est l'homme des Américains, Schuman celui des Allemands, et l'Union aura bientôt été dépossédée de son enveloppe charnelle pour laisser place à une gouvernance apolitique au service du libre échange et de valeurs molles. Quelques longueurs mais très utile pour faire un pas de recul et développer son esprit critique à travers une autre approche.
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Pchabannes
  25 août 2020
« Cette construction à l'allure technocratique, progressant sous l'égide d'un despotisme doux et éclairé, doit se transfigurer dans un projet porteur de sens. » Jacques Delors
Par l'invocation de la reductio ad hitlerum, il est probable que l'ouvrage n'atteigne pas le grand public, pourtant ne doit-on pas se questionner sur l'absence de l'Europe Puissance ? Et donc d'évoquer ses prémices et ses Pères fondateurs pour comprendre comment est pensée la transformation démocratique d'une Europe divisée par ses moeurs, ses langues et son passé vers une communauté politique ? Est-elle démocratiquement pensée ou L'union avance-t-elle masquée vers des buts inavoués ? Qui sont vraiment les Pères Fondateurs Monnet et Schuman ? L'Europe est-elle la mère de la paix ou la fille de la guerre froide, un glacis américain ?
130 pages de notes et de photocopies d'archives !
Cette publication dérangeante et à charge à plus d'un titre est bâtie sur le travail de quatre équipes de recherche dans les archives récemment déclassifiées à Washington, Stanford, Lausanne, Berlin, sauf à Bruxelles qui les conservent cadenassées. Un aveu ?
Monnet, un Père Fondateur ou un ennemi de la France
Jean Monnet, l'agent de Roosvelt écrit à ses patrons, in Archives de la bibliothèque présidentielle de Roosevelt, 1943.
« le discours de de Gaulle est le type parfait du discours hitlérien et l'application de ses méthodes. Ceci étant, il faut se résoudre à conclure qu'une entente est impossible avec lui :
- Qu'il est un ennemi du peuple français et de ses libertés
- Qu'il est un ennemi de la reconstruction européenne dans l'ordre et la paix
- Qu'en conséquence il doit être détruit dans l'intérêt des Français, des Alliés et de la paix. »

Lien : http://www.quidhodieagisti.c..
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
CornelioCornelio   05 juin 2021
L’utopie maastrichtienne recèle une tentative inouïe, inédite dans l’histoire des peuples européens, d’anéantissement du politique. Apprendre aux peuples à vivre sans constitution, sans gouvernement, sans démocratie, sans limites, sans géographie, sans passé et sans avenir, voilà le filigrane ; c’est à ce moment-là qu’on a inventé le terme d’espace sans frontières, juste au moment où on a résolu de dissoudre l’idée de peuple, l’idée de communauté nationale, l’idée de territoire, l’idée du bien commun. Le marché total a besoin d’objets et d’être nettoyés de toute trace de liens. On est vraiment dans l’idéologie : on nous explique qu’il y a un temps pour les nations et que c’est maintenant le temps du global, que l’intégration européenne en est une étape et qu’on ne peut rebrousser chemin. Comme il y a eu les mammifères après les reptiles, et les reptiles après les amphibiens. C’est une marche linéaire, une fatalité. Vous connaissez cela, n’est-ce pas ? Ainsi va le progrès. Seule l’élite sait. Il faut lui faire confiance. Il y a, pour elle, une sorte d’immunité temporelle : l’Idéologie est l’alliée d’un temps abstrait, indéfini, qui échappe à l’examen critique…
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CornelioCornelio   05 juin 2021
Cette Europe-là a immolé son enveloppe charnelle, c’est une Europe sans corps. C’est l’union post-européenne. Elle se présente comme un marché ouvert et un espace en extension indéfinie, aux domaines de compétences eux-mêmes en expansion illimitée. L’Union européenne est un espace et un marché sans existence particulière, sans être propre, bientôt pulvérisée en une poussière d’impuissances et d’insignifiances. Ayant stérilisé la vie, elle s’avance dans le troisième millénaire au pas lourd d’un éléphant en phase terminale.
Elle n’a pas cherché à être un corps politique, elle n’est qu’un corpus juridique.
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CornelioCornelio   30 mai 2021
Pour Marina, la Vendée était un symbole de résistance. Pour moi aussi [Soljenitsyne], ajoute-t-il : c’est l’analogue exact de nos grandes révoltes paysannes contre les bolcheviks. C’est chez vous qu’a été inventée la matrice idéologique de la Terreur soviétique. Lénine exhortait ses hommes de main : « Il nous faut des Vendée, des terreurs réussies. » De siècle en siècle, c’est toujours l’Idéologie… lâche-t-il dans un murmure de tristesse.
Qu’a-t-il voulu dire ? J’insiste :
- C’est quoi, pour vous, l’Idéologie ?
- La fuite du Réel. L’idéologie s’invente un Réel qui n’existe pas. Elle s’épanouit dans une temporalité hors du temps. Elle raye d’un trait l’histoire, les racines des vieilles nations, l’homme tel qu’il est.
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PchabannesPchabannes   25 août 2020
Jean Monnet, l’agent de Roosvelt écrit à ses patrons, in Archives de la bibliothèque présidentielle de Roosevelt, 1943.
« Le discours de de Gaulle est le type parfait du discours hitlérien et l’application de ses méthodes. Ceci étant, il faut se résoudre à conclure qu’une entente est impossible avec lui :
- Qu’il est un ennemi du peuple français et de ses libertés
- Qu’il est un ennemi de la reconstruction européenne dans l’ordre et la paix
- Qu’en conséquence il doit être détruit dans l’intérêt des Français, des Alliés et de la paix. »
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mablehomemablehome   27 août 2020
Nous sommes, historiquement, devant une prétention folle: une gouvernance acéphale préparant le marché global et l'individu total, par lesquels, tout en invoquant "l'Europe", on se débarrasse en réalité des nations millénaires, des souverainetés, du bien commun, des peuples et leurs cultures, qui sont les véritables corps de l'Europe, ainsi que de sa civilisation exceptionnelle qui en est l'âme. Aujourd'hui l'Europe pleure de ne plus être l'Europe.
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