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ISBN : 2290021237
Éditeur : Editions 84 (15/10/1999)

Note moyenne : 4.03/5 (sur 362 notes)
Résumé :
Depuis leur séparation, depuis des années, Nettie et Celie, deux jeunes Noires, soeurs tendrement unies, n'ont cessé de s'écrire. Mais aucune missive, jamais, n'est parvenue ni à l'une ni à l'autre.
C'est que Celie, restée là-bas, près de Memphis, subit la loi d'un mari cruel qui déchire toutes les lettres venues d'Afrique - où Nettie est missionnaire. Alors Celie, la femme-enfant, écrira via le bon dieu, qui, lui, sait tout... Pourquoi, entre elles, cette co... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (58) Voir plus Ajouter une critique
Ptitgateau
  03 septembre 2016
Je referme ce beau roman épistolaire que j'ai volontairement fait durer afin de prolonger ce moment de lecture inoubliable, et c'est à regret que je quitte la compagnie de tous ces gens, attachants ou non qui construisent cette histoire par leurs actions, leurs allées et venues, leurs déconvenues et leurs réussites.
Nous sommes dans les années 30, Celie, se confie au bon Dieu et raconte sa vie, les violences qu'elle subit, et en femme noire soumise, se montre très passive face à l'attitude des hommes car n'ayant pas connu autre chose, ses propos en début de roman montrent qu'elle trouve normal d'être battue. Mariée de force à un homme qu'elle appellera « Monsieur », elle rencontre durant sa vie, d'autres femmes qui lui apporteront l'espoir d'une vie meilleure, la possibilité de s'affirmer et de mener sa vie comme elle l'entend. Trois de ces femmes jouent un rôle déterminant dans la vie de Célie : Shug, chanteuse, femme libérée grâce à qui Celie, qui n'est aucunement attirée par les hommes, découvrira l'Amour, Sofia, belle fille de « Monsieur », un personnage que j'ai particulièrement apprécié, franche, et non disposée à se laisser marcher sur les pieds par qui que ce soit, et que son tempérament fougueux conduira injustement en prison, puis au service de « blancs » qu'elle déteste. Et enfin Nettie, soeur de Celie, qui par ses lettres d'Afrique feront pencher la balance du bon côté pour que Celie trouve un équilibre entre ces femmes libérées au comportement parfois très excentrique (nous sommes en 1930 !) et sa soeur missionnaire, vouée au service d'autrui.
Et l'on assiste à l'épanouissement progressif de Celie : elle se découvre des qualités : elle sait coudre et confectionner des vêtements, elle se montre capable d'avoir ses propres idées et de les défendre, elle améliore sa façon de parler, c'est sans doute une des raisons qui m'ont fait refermer ce livre avec réticence parce que j'imagine qu'elle pouvait encore évoluer et j'aurais trouvé cela intéressant !
Les lettres de Nettie, installée en Afrique, dans un pays non précisé et devenue missionnaire près d' un peuple probablement fictif, fournissent des renseignements intéressants sur l'exploitation menée par les industries qui, ne se sont pas contentées d'employer une main d'oeuvre bon marché, mais qui ont osé chasser les gens de leurs villages, les parquant dans des lieux d'habitation ne correspondant pas à leur milieu de vie, l'habitat en Afrique étant alors souvent conditionné par des pratiques religieuses et des rites.
En 1930, L'esclavage a été aboli, certes, mais n'a supprimé ni la ségrégation, ni le racisme, ni le machisme, ni la violence qui en découle, La couleur pourpre en témoigne.
Je n'oublierai pas ce roman et je vous le conseille !
Lien : http://1001ptitgateau.blogsp..
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sylvaine
  31 janvier 2016
Le sud des Etats Unis,près de Memphis,, première partie du 20 ème siècle, même si l'esclavage a été aboli, les blancs et les noirs vivent à part ... Celie et Nettie sont deux soeurs très proches, leur beau -père les approche de très près, leur mère après avoir encore mis au monde trois enfants s'éteint . Celie l'aînée , pas très jolie, devient la proie du beau-père, les enfants qu'elle met au monde lui sont retirés, elle trime du matin au soir sans jamais se rebeller . Elle est marié à Mr. , une brute qui la bat et la considère comme la bonne à tout faire .A nouveau, elle bosse, lave, repasse, s'occupe des enfants de Mr , son seul rayon de soleil Nettie , mais Mr tourne autour de Nettie , Celie l'aide à s'enfuir, elles se promettent de s'écrire régulièrement mais silence absolu...Alors Celie écrit souvent au bon Dieu.
Il faudra l'arrivée de Shug Avery la pulpeuse, l'amour de Mr , pour que son horizon s'éclaircisse , ce sera grâce à Shug qu'elle mettra la main sur toutes les lettres que Nettie lui a envoyé depuis la terre d'Afrique où elle est partie comme missionnaire....
Roman épistolaire , d'abord les lettres de Celie, puis celles de Nettie, cela aurait pu me sembler pesant , même pas . Chant d'amour d'Alice Walker pour toutes ces femmes noires qui souffrent de leur impuissance à trouver leur juste place dans une société masculine machiste violente souvent dépravée. Shug Avery et Sonia sont les porte paroles de la rébellion féminine .
Quant à Nettie , c'est le regard de l'Amérique noire sur l'Afrique. Comment se comprendre, comment se reconnaître dans le regard de l'autre ? Comment tolérer l'intervention des colons blancs qui détruit tout sans aucun respect pour les civilisations déjà existantes .
Je n'ai pas vu à l'époque le film de Spielberg mais je n'ai qu'une hâte c'est de me le procurer et d'entendre chanter "Miss Celie'blues" .......
Je ne suis pas prête d'oublier ces lettres, certaines m'ont fait sourire, d'autres m'ont bouleversées , une très , très belle lecture et un prix Pulitzer ô combien justifié !
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Shan_Ze
  30 mai 2017
Années 1930, Memphis. Celie et Nettie sont deux soeurs, elles sont séparées par plusieurs milliers de kilomètres mais elles s'écrivent, comme un lien qui ne se brise jamais et les aident à garder espoir. La vie des femmes pauvres et noires américaines n'est pas évidente à cette époque…
Quel livre ! J'avais choisi ce livre pour une lecture commune (club de lecture) et j'avoue que le premier chapitre m'a fait un choc. Inceste, enfants perdus de vue et autres horreurs. J'ai failli fermer le roman illico mais j'ai pensé aux avis enthousiastes et j'ai poursuivi. La couleur pourpre est un livre sur la condition féminines des Noires dans le Sud des Etats-Unis. Celie est une jeune fille au début du roman et est soumise à son mari. Sa jeune soeur, Nettie, a eu de la chance d'avoir eu de l'instruction et est partie en Afrique en tant que missionnaire. J'ai beaucoup aimé cette tendre correspondance, même si leurs lettres ne sont que des lettres au bon dieu ou non reçues… Alice Walker peint des portraits de femmes qui souffrent mais ne renoncent jamais. J'ai particulièrement apprécié la jeune Sofia, même si elle est très directe dans ses échanges. J'ai été un peu déstabilisée par l'absence de repères temporels, comment d'années sont passées depuis son mariage avec Monsieur ? Ou entre l'union entre le fils de Monsieur et Sofia et leur nombreuse descendance ? Ça renforce la simplicité de Celie qui raconte sa vie sans détails mais ça m'a empêché de situer tel ou tel moment.
Un magnifique roman, je pense regarder le film avec Whoopi Goldberg même si je crains qu'il ne soit pas très fidèle.
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Ellane92
  28 novembre 2013
"Cher bon dieu". Qui d'autre pourrait bien recevoir les confidences de Célie ? Sa mère est morte. Son père, après lui avoir enlevé à la naissance les deux enfants qu'il lui a fait, l'a mariée à "Monsieur", un veuf qui a plus besoin d'une bonne que d'une épouse avec ses 4 enfants en bas âge. Quant à sa soeur Nettie, après avoir fui les avances de leur père et de Monsieur chez qui elle avait trouvé refuge, ne donne plus de ses nouvelles. Pourtant, avant de taper à la porte d'une missionnaire noire qu'avait rencontrée Célie par hasard et qui portait dans ses bras une petite fille qui lui ressemblait, avait promis de lui écrire : "Il n'y a que la mort qui m'en empêchera". Mais Célie ne reçoit pas de lettre. Bientôt Shug, chanteuse et femme de mauvaise vie dont est amoureux Monsieur, avec son coeur sur la main et son corps brulant, apparait. Sans compter Sofia, la prétendante d'Harpo, le fils ainé de Monsieur, qui ne s'en laissera pas compter, ni par un homme, ni par un blanc. Et c'est toute la vie de Célie qui s'apprête à changer.
Quel roman magnifique, émouvant, sublime. Il faut dire que les personnages sont de ceux que l'on n'oublie pas, que l'on porte en nous bien après avoir refermé le livre.
C'est à la fois une sorte de photographie de la vie des femmes noires dans les années 1900 en Georgie, mais aussi un hommage à celles qui, noires et femmes, n'avaient que des handicaps pour mener leur vie. Battue, humiliée, maltraitée, Célie supporte tout en silence, avec dans son coeur ses lettres au bon dieu, et l'espoir insensé de revoir un jour sa soeur Nettie. Nettie, qui plutôt que de plier s'enfuit et prend son destin en main. Sofia, la belle Sofia, si dure, si aimante, si sure de son droit à exister et à être respectée, et qui pourtant sera brisée. Et Shug bien sûr, qui, par sa beauté, son talent, sa façon d'être, mène les hommes par le bout du nez. Il faut quand même dire de ces hommes que côtoie Célie qu'il n'y en a pas un pour rattraper l'autre. Les blancs non plus d'ailleurs n'ont pas le beau rôle.
Ecrit sous forme de lettres avec un seul expéditeur au départ (le bon dieu ne répond pas directement à Célie), "La couleur pourpre" nous parle de la place des femmes dans une société qui peine à évoluer, évoque leur transformation, nous parle de la religion, de l'espoir, du pardon, et de la rédemption. Il nous montre comment l'écriture peut sauver des femmes du désespoir. Et si le propos est souvent grave, l'auteur ne tombe jamais dans le misérabilisme, et l'écriture n'est pas dénuée d'humour : "Et alors ? S'il (le bon Dieu) ouvrait ses oreilles toutes grandes pour écouter les femmes noires, le monde ça serait quand même autre chose, c'est moi que j'te l' dis" !
Un vrai coup de coeur.
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CSBlitaussi
  17 décembre 2017
Dans le cadre du challenge "Plumes féminines 2017", je cherchais un livre ayant eu le prix Pulitzer. Quand j'ai lu que La Couleur Pourpre en fait partie, je me suis dit que c'est l'occasion de le relire. A une époque j'écrivais la date d'acquisition dans le livre, je ne sais plus pourquoi mais en tout cas c'était en 1986 et c'est la traduction néerlandaise (De kleur paars)
Le livre commence sous forme de journal intime. Au début j'ai trouvé le style enfantin et plein de fautes un peu déroutant, mais on s'y habitue vite et cela permet de mieux comprendre Célie, une jeune fille de 14 ans qui n'a pas eu d'éducation.
La couleur pourpre est l'histoire émouvante de deux soeurs afro-américaines, issues d'une famille pauvre. Célie, 14 ans décrit dans sa première lettre à Dieu comment elle est violée par son (beau) père Alphonso. Elle aura deux enfants de lui, mais ses enfants lui seront enlevés. La mère décède, le père devient de plus en plus violent envers Célie, mais celle-ci continue de prendre soin de la maison et de protéger sa petite soeur Nettie. Lorsqu'un veuf avec quatre enfants souhaite prendre la belle Nettie pour épouse, le père refuse et donne Celie comme épouse. Célie se retrouve ainsi dans un environnement encore plus violent. Mr., « son époux » la maltraite. Quand Mr renvoie Nettie de la maison, Célie se retrouve vraiment seule. Son silence et ses lettres à Dieu sont sa seule façon de survivre.
Heureusement pour Célie sa vie change quand Mr ramène sa maîtresse Shug à la maison. Shug est malade et Célie va prendre soin d'elle. Les deux femmes deviennent amies et plus tard aussi amantes. Il y a aussi Sofia, une femme forte qui ne se laisse pas marcher sur les pieds.
Grâce à Shug et Sofia, Célie prend confiance en elle. Son regard envers Dieu et les conditions dans lesquelles elle vit change et quand elle découvre que pendant des années les lettres de Nettie ont été retenues par Mr, elle devient rebelle. Elle le quitte et voyage avec Shug, elle ouvre avec succès son propre atelier de couture et à travers les lettres de Nettie elle découvre que ses enfants sont en vie et que Alphonso n'est en réalité que son beau-père. Heureusement Célie et Nettie se retrouvent après 30 ans de séparation, réunies à tout jamais.
La Couleur Pourpre fait pour moi partie des meilleurs livres que j'ai lus dans ma vie. Il devrait faire partie des lectures imposées à l'école ! C'est un livre qui aborde tous les sujets qui concerne la vie sociétale : l'amour, le sexe, la famille, l'amitié, la foi, mais malheureusement aussi la trahison, les mensonges, la violence, la discrimination, l'esclavage etc…
Dans ce livre on découvre la condition de vie des femmes noires au début du 20ème siècle. Une situation qui a certes évolué, mais il est triste de constater qu'aujourd'hui dans certaines parties de ce monde c'est toujours encore à l'ordre du jour...
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Citations et extraits (32) Voir plus Ajouter une citation
PtitgateauPtitgateau   31 août 2016
D'abord, le dieu à qui j'ai fait des prières et à qui j'ai écrit, c'est un homme. Et il est bien comme tous les autres. Pas sérieux, négligent et la mémoire courte, bref un bon à rien.
- Dis donc Celie, tu ferais mieux de la boucler. Le bon Dieu pourrait bien t'entendre.
-Et alors ? Si il ouvrait les oreilles toutes grandes pour écouter les femmes noires, le monde, ça serait quand même autre chose, c'est moi que j'te l'dis.
p220
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PtitgateauPtitgateau   26 août 2016
On a habillé Squeak comme une femme blanche, sauf que c'est tout de bric et de broc. Une robe repassée et amidonnée, des souliers à talons hauts avec des raflures, et un vieux chapeau que quelqu'un avait donné à Shug. On a déniché un sac à main en tissu un peu défraîchi et avec des piqûres comme un édredon. et puis une petite bible noire.
On lui a lavé les cheveux pour enlever le poisseux, et après je lui ai fait deux grosses tresses qui se croisent sur son crâne. On lui a donné un bain, et maintenant elle est si propre qu'elle sent le parquet bien ciré.
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grisettegrisette   16 juin 2010
Les Olinkas ne considèrent pas que les filles doivent être éduquées. Une mère à qui je demandais pourquoi, m’a expliqué :

- Une fille n’est rien en soi. Seul son mari peut lui permettre de devenir quelque chose.

- Que peut-elle devenir ? lui demandai-je.

- Pourquoi, dit-elle, la mère de ses enfants.

- Pourtant, lui ai-je répondu, je n'ai pas d'enfant, je ne suis pas mère, mais je suis quelque chose.

- Vous n’êtes pas grand-chose, dit-elle. La bonne à tout faire du missionnaire.

Il est vrai que je travaille dur, plus dur que je n'aurais jamais imaginé, je balaie l’école et je nettoie après les heures de service, mais je n’ai pas l’impression d’être une bonne à tout faire. J’ai été surprise d’apprendre que cette femme, dont le nom chrétien est Catherine, me voie ainsi.
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AelleAelle   14 juillet 2015
Maintenant que mes yeux sont ouverts, je me sens toute bête. Si je compare la méchanceté de Mr… à côté de n’importe quelle petite plante du jardin, elle parait plus si importante. Mais pas rien du tout non plus. Shug a raison quand elle dit qu’y faut d’abord chasser l’homme de devant son œil pour y pour plus clair.
L’homme il se met partout et il pourrit tout. Il est sur ta boite de céréales, dans ta tête, sur toutes les radios. Il veut te faire croire qu’y a que lui partout. Et quand tu le crois, alors tu penses que Dieu c’est lui. Mais c’est pas vrai. Donc quand t’as envie de prier et que l’homme se met devant toi comme si c’était pour lui, envoie-le balader. Pense aux petites fleurs, au vent, à l’eau, à un gros caillou.
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Shan_ZeShan_Ze   13 mars 2017
(Celie) - Mr... m'a mariée pour que je m'occupe de ses gosses. Et moi, c'est mon père qui m'a forcée. Mais c'est pas de l'amour, lui et moi.
(Harpo) - T'es quand même sa femme, comme Sofia pour moi. Et la femme, elle doit obéir au mari.
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