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ISBN : 2809711224
Éditeur : Editions Philippe Picquier (20/10/2015)

Note moyenne : 3.21/5 (sur 24 notes)
Résumé :
Il paraît qu’on ne refuse pas d’aider une amie qui a des ennuis. Alors, lorsque son copain décide d’héberger sous son toit Akiyo, qui n’a ni maison ni travail, Julie se dit qu’elle va faire un effort. Bon, évidemment, Akiyo n’est pas seulement à la rue et sans travail, c’est aussi l’ex de son copain. Mais l’amour, c’est la confiance, hein, et puis, la pauvre…

C’est ainsi que tous les deux, ils vont lui en faire avaler des montagnes, à Julie. Jusqu’au ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
kuroineko
  06 février 2019
Wataya Risa s'est imposée comme une valeur sûre du panel littéraire japonais contemporain. Et pourtant, c'est seulement le second livre que je lis d'elle.
Ici l'histoire ne brille pas d'une folle originalité, reposant sur un trio amoureux. Mais le ton dynamisme et le style mi-figue mi-raisin de l'auteure en font une lecture des plus plaisantes. Julie, 28 ans et vendeuse dans une boutique de prêt à porter dans un grand magasin sort avec Ryûdai, un Japonais qui a passé le plus clair de sa vie aux États-Unis. Comment réagiriez-vous si votre copain vous annonçait que pour dépanner son ex sans travail et en galère, il allait l'inviter à vivre chez lui? Et que si ça ne vous convenait pas, à son grand désarroi et malgré ses sentiments, il romprait?
Pauvre chose, à travers le piquant récit de la narratrice Julie, tente de répondre à ce dilemme. En plus des interrogations sentimentales de son héroïne, Wataya Risa nous offre une plongée dans le quotidien d'une Japonaise quasi trentenaire et indépendante. Et, comme Ryûdai et Akiyo ont longuement vécu à l'étranger, une intéressante reflexion sur la teneur du concept de wa, l'harmonie tacite si cher aux Japonais, qu'elle n'hésite pas à présenter comme une façade faite de respect de codes. Presque tout un chapitre à visée sociologique, vu de l'intérieur.
Bien que parfois doux-amer, l'intrigue reste dans une tonalité légère. Jusqu'au dénouement, particulièrement jubilatoire. J'ai pris beaucoup de plaisir à la lecture de ce court roman. Surtout après plusieurs ouvrages aux thèmes plus sombres ou d'un abord plus exigeant. Au vu du résumé, je craignais de trouver le personnage de Julie nunuche; au contraire je l'ai beaucoup appréciée. Surtout quand elle se révèle peu à peu.
Expérience à réitérer avec les autres ouvrages de Wataya Risa, disponible chez Picquier.
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Osmanthe
  02 octobre 2017
Risa Wataya est paraît-il l'une des figures majeures de la jeune génération d'écrivains japonais. Et c'est vrai qu'elle enchaîne les prix littéraires dans son pays. le présent opus, paraît-il, serait le plus abouti de sa production...Pourtant, de mon ressenti, et comme dirait un vieux pote, ça ne casse pas trois pattes à un canard. Bon, la déception est atténuée parce que je n'en attendais pas énormément (on nous vantait l'obtention du prix Kenzaburo Oé, ça sentait l'arnaque !).
Et pour cause : l'intrigue est mince. Julie, une jeune japonaise vivant au Japon (oui parce qu'avec ce prénom fallait préciser...) est vendeuse dans un grand magasin de vêtement. Elle bosse tout le temps, même le dimanche. le peu de temps qui lui reste, elle aimerait bien profiter de son petit ami Ryûdai (japonais, mais ayant fait toute son éducation aux états-unis...repérez-vous aux prénoms je vous dis !). Ryûdai est aussi indécis de caractère que baraqué, il a l'air un peu lourdaud. Et Julie va le trouver bien mal inspiré d'avoir accepté d'héberger dans son appartement (mais pas dans le même futon paraît-il) son ex-copine Akiyo, qui n'a pas de boulot. le temps qu'elle en trouve un...
Toute l'intrigue repose sur le trio amoureux, la jalousie entre deux gamines, un mec qui ne sait pas ce qu'il veut, qui ne prend pas ses responsabilités. Les questions qui m'ont taraudé à en passer des nuits blanches (non...je déconne) : Ryûdai et Akiyo oui ou non couchent-t-ils ensemble ? Julie va-t-elle récupérer son mec ? Et si oui, comment ? Les deux filles vont-elles rester zen ou se crêper le chignon ? Qui est menteur, parano ?
Ce suspense insoutenable a bien du mal à cacher la vacuité du propos. Ce livre n'est que vains bavardages sans intérêt sur des détails de vie quotidienne au fond peu instructifs sur la culture et le mode de vie actuel des japonais.
Risa Wataya a sans doute voulu livrer une gentille comédie sentimentale à l'anglaise. Tous les clichés sont en place : Julie qui débarque à l'improviste chez Ryûdai pensant les surprendre et tombe nez à nez avec Akiyo seule pour un premier contact, puis Ryûdai qui pour ne pas se faire larguer par Julie lui offre un petit week-end thalasso-resto...Et là l'auteur a le culot (je plaisante encore malheureusement) d'imaginer cette scène inédite dans l'histoire de la littérature, du cinéma, et même de la vraie vie : dès que Julie aura le dos tourné, son mec sortira de la chambre pour téléphoner à Akiyo, et Julie elle-même profitera qu'il prenne sa douche pour fouiller dans son mobile à la recherche des preuves de son cocufiage. Waouh, on crie au génie ! Alors refroidi, je le suis...ahah...
En guise de comédie, ce n'est pas drôle du tout. Petit début de scène de pétage de plomb à la fin, mais en fin de compte largement avorté. Tout ça pour ça...Et en plus, c'est sexless. Normal. Le Japon, quoi. En résumé, peut-être que ça pourrait plaire à votre fille ado. Chez Picquier, Ils auraient dû classer Risa en littérature jeunesse, ce serait plus approprié.
Décidément, je ne suis toujours pas convaincu par la jeune génération d'écrivains japonais.
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Rhodopsine
  19 mai 2016
Un récit entre deux tremblements de terre.
Akiyo accueille son ex chez lui, alors qu'il ne partage pas son appartement avec sa copine du moment. Julie a beau avoir les idées larges, elle a tout de même du mal à accepter. Et des idées,elle s'en fait, forcément. Jusqu'au jour où elle choisit d'en avoir le coeur net.
C'est court, bien ficelé, et dans une traduction fluide: à lire pour le dépaysement, le voyage au Japon .
Bravo au traducteur Patrick Honnoré et aux éditions Philippe Picquier d'élargir les horizons.
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Sharon
  30 octobre 2015
Je crois que Risa Watay est un cas unique pour moi : la seule auteure dont je suis l'oeuvre pas à pas, de parution en parution. Pauvre chose est son quatrième roman et, à mes yeux, le plus abouti.
Nous ne retrouvons pas les mêmes personnages d'un roman à l'autre et pourtant, les personnages grandissent d'une oeuvre à l'autre, de lycéenne à jeune femme pleinement engagée dans le monde du travail, à la vie amoureuse équilibrée. En apparence. Elle a beau être celle à qui toutes les autres employées demandent conseils, elle a beau aimer son métier, travailler d'arrache-pied, y compris le dimanche, sans y trouver à redire, elle peine dans sa vie sentimentale.
Pour quelle raison ? Elle a 28 ans, et elle aime le garçon qui est son copain, pas de marieuse pour les présenter, pas de parents pour la caser. Seulement, il n'est que son copain, ils ne vivent pas ensemble. Même, il ne veut plus qu'elle vienne chez lui depuis que son ex vit avec lui parce qu'elle n'a plus les moyens de se loger, étant au chômage. Qui pourrait accepter une telle situation ? Et bien Julie, l'héroïne de ce roman.
La clef de cette acceptation ? le manque de confiance en elle apparaît en filigrane. Elle porte des vêtements, des chaussures, des sacs de marque, elle a une coiffure impeccable, elle est LA parfaite vendeuse - mais qui est-elle réellement derrière cette façade ? A chaque critique, même indirecte de son amoureux, elle modifie ce qui le dérangeait, jusqu'à ne plus même utiliser son dialecte natal.Quelles sommes de complexe abrite l'esprit de Julie, pour que la moindre menace de séparation, pour que la moindre référence à une autre culture que la sienne l'empêche de révéler non seulement ce qu'elle a sur le coeur, mais ce qu'elle est vraiment ? Risa Wataya se garde bien de critiquer noir sur blanc la société japonaise, elle a suffisamment de finesse pour le faire par le biais de cette histoire d'amour.
Qui dit société dit aussi membres de cette société, et c'est un choc des cultures involontaire que vivent Julie et Ryûdai. Choc pour le jeune homme, qui a vécu, travaillé aux Etats-Unis, et qui ne se fait pas à la rigidité des entreprises japonaises. Choc pour Julie, qui compare sans cesse et finalement, ne trouve pas la société japonaise si mal que cela - en tout cas, elle y est heureuse, même si elle apprend l'anglais pour plaire à Ryûdai. Sa conversation avec ses professeurs d'anglais, à qui elle a demandé conseil sur sa vie amoureuse, est à cet égard particulièrement réjouissante. Julie ne maîtrise pas la langue anglaise, et ses conclusions sont pour le moi hilarantes.
Un roman pour tous les fans de Risa Wataye - et pour tous ceux qui veulent un autre regard sur le Japon contemporain.
Lien : https://deslivresetsharon.wo..
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Axelinou
  30 décembre 2017
Une comédie sentimentale somme toute assez classique avec son trio amoureux – la copine et son copain, qui héberge son ex dans le besoin.
On devrait se faire confiance, mais quand tout le monde ment…
Intéressant pour nous Européens de voir qu'un couple de trentenaires (ou presque) ne vit pas nécessairement ensemble, que le travail passe avant tout, que les horaires dans les grands magasins sont assez fous, que l'on passe Noël en amoureux et le Nouvel An en famille, que les Japonais éduqués aux Etats-Unis sont quelque peu ostracisés, etc. Quant aux mensonges et embrouilles sentimentaux, ce sont les mêmes des deux côtés du Pacifique.
Jusqu'à la chute finale : « Il y avait un mot dans la langue de ma région natale pour exprimer exactement ce sentiment. C'était quoi déjà ? Zut, c'était un mot parfait pour fuir la réalité, pour déposer tout. Ah oui. M'en fous. »
Livre amusant à lire, sans plus – en fait ‘too girly for me'.
NB : Ce livre a reçu le Prix Kenzaburô Ôe en 2012. Comme l'un des buts de ce prix est de promouvoir des romans japonais de la jeune génération qui représente la parole des intellectuels japonais, le prix est accordé au meilleur roman (de l'année précédente) qui contient des qualités littéraires dont Ôe juge, seul, du potentiel et du résultat. le lauréat ne reçoit pas de somme d'argent mais son roman sera traduit dans d'autres langues telles que l'anglais, le français ou l'allemand en vue de publication. Kenzaburô Ôe a reçu le prix Nobel de littérature en 1994.
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Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
OsmantheOsmanthe   02 octobre 2017
Après un grand choc, c'est comme un rocher qui a dévalé la pente et vous écrase la poitrine. La personne qui se retrouve brusquement sous le rocher essaie de toutes ses forces de s'extirper de là-dessous, fait tout ce qu'elle peut pour sortir de cette situation. Même les insectes, pris entre deux doigts, essaient désespérément de s'enfuir. C'est dans la nature de tout être vivant de se débattre pour s'en sortir quand on est coincé.
Mais que faire quand le rocher ne veut pas bouger ? Ma solution à moi, c'est de ne pas trop réfléchir. Je vois bien l'existence d'Akiyo du coin de l'oeil, mais je fais comme si je ne la voyais pas, et je continue de sortir avec mon Ryûdai chéri sans rien changer.
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kuroinekokuroineko   06 février 2019
Quand ça tremble, la majorité des Tôkyôïtes se contentent de dire :《Ah tiens, encore un...》, s'immobilisent un court moment, puis reprennent leur vie quotidienne dès que c'est fini, mais moi, je reste figée sur place une éternité.
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SharonSharon   30 octobre 2015
Prendre le désespoir au sérieux, ça fait mal. C'est comme cogner contre les rochers d'une grotte toute noire et n'entendre qu'un son creux. On sait que seul nous répondra ce son creux et éteint, mais on continue à frapper.Quand on aime vraiment quelqu'un, on ne peut pas fermer ses oreilles au son du désespoir.
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kuroinekokuroineko   06 février 2019
La seule méthode que nous connaissons pour réparer un lien brisé est soit d'éliminer celui qui ne respecte pas les règles, soit de fuir. Nous ne considérons pas le débat, aussi approfondi soit-il, comme un moyen efficace. La communauté existe dans la mesure où nous vivons tacitement sous le regard les uns des autres.
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AmorinaAmorina   11 juillet 2016
A propos de se couper les cheveux pour repartir d'un bon pied, ça fait exorcisme, on se débarrasse de l'impur et tout, ça fait joli, mais en fin de compte c'est juste de l'automutilation. On souhaite fortement couper le moi sali par le passé, renaître à un moi nouveau. En fin de compte, c'est se refuser tel qu'on a été jusqu'à maintenant, alors se couper les cheveux, ça semble un acte très quotidien, mais en fait c'est un acte très lourd d'auto-négation. Avoir un désir fort de changer et passer à l'acte est l'expression d'un désir de tuer le moi qui existait jusqu'à cet instant. Quantité de filles ne doivent leur salut qu'au fait que le sang ne circule pas dans les cheveux.
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