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Aurélie Wellenstein (Autre)Olivier Boiscommun (Autre)
EAN : 9782490735709
56 pages
Éditeur : Drakoo (29/09/2021)
4.25/5   16 notes
Résumé :
Mers et océans ont disparu. L'eau s'est évaporée, tous les animaux marins sont morts. Dans un monde changé en désert, la mer fantôme revient hanter les hommes. Paris en ruines tremble sous l'ombre d'une baleine blanche et seuls les musiciens de l'Opéra parviennent à canaliser sa fureur en jouant pour elle. Jusqu'au jour où deux voyageurs s'en mêlent : une femme qui danse avec les méduses et un homme au passé trouble. Sont-ils du côté des survivants ou de celui des s... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
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MassLunar
  10 novembre 2021
Curieux titre que cette Baleine blanche des mers mortes paru chez Drakoo, le nouveau label de bd de genre dirigé par Mr Arleston. C'est un mélange de voyage post-apo et de ballade poétique, un mélange de survie et de fantastique. le monde n'est plus, la Terre a vu ses océans et ses mers se dessécher et s'évaporer à cause des raisons qui nous sont bien connues.
Pour autant, l'océan ressurgit par moments par vagues, vagues fantomatiques telles des résurgences d'un passé bleu marine qui ne noie pas mais aspire les âmes des êtres humains encore en vie. Des fantômes de requins, de baleine, de dauphins, de méduses ressurgissent par moments dans un élan de beauté et de dangerosité.
La beauté est là en tout cas dans ce one-shot porté par le dessin aqueux et aérien d'Olivier Boiscommun, un dessin et une couleur tout en éléments dans lequel le bleu de l'océan vient carrément engloutir la planche. Mention spéciale en passant à la première de couverture qui happe sans difficulté l'oeil du lecteur. C'est nimbé de mystères, c'est une couverture qui correspond bien au ton fantomatique de cette bd.
A l'intérieur, le style d'Olivier Boiscommun n'est pas en reste bien évidemment. Olivier Boiscommun évite les lieux communs ( ah ah...) de l'ambiance post-apocalyptique façon Mad Max en privilégiant les qualités oniriques et engagées du scénario d'Aurélie Wellenstein. Les couleurs, le dessin à l'aquarelle sont de véritables pièces maîtresses dans ce one-shot de toute beauté qui nous fait facilement le cadre post-apocalyptique pour mieux se focaliser vers un genre davantage fantastique qui véhicule aussi bien la rêverie que l'engagement.
Des planches entières, que ce soit en première plan ou en fond de pages, baignent dans le fantastique, baignent dans cet océan fantôme et on ne peut que se noyer dans le dessin de Boiscommun. C'est immersif, c'est une ballade somptueuse qui n'éclipse pas l'engagement du propos suivant : les océans sont morts des erreurs de l'humanité. Ce qui donne lieu à des passages plus réalistes, des flash-backs sur un groupe de pécheurs qui emprisonnent des dauphins dans leur filets, la pollution, le réchauffement climatique... le fantastique repose ici sur des bases solides et c'est, bien évidemment, dû au scénario de la romancière Aurélie Wellenstein dont La baleine Blanche des mers mortes est un complément à son roman Mers Mortes paru en 2019.
Nous rejoignons ici le credo du label Drakoo qui vise à faire travailler ensemble des romanciers plutôt novices dans le scénario de bande dessiné avec des dessinateurs confirmés. C'est ainsi le cas des Artilleuses dont l'intrigue est directement ancré dans le Paris des Merveilles de Pierre Pevel ou du titre La Pierre du chaos scénarisé par un prolifique romancier de l'imaginaire Gabriel Katz.
La plupart des scénaristes de Drakoo sont donc avant tout des romanciers. C'est le cas pour ce nouveau titre écrit par la romancière fantasy / jeunesse Aurélie Welllenstein qui signe ici son premier scénario de bd , un scénario qui introduit bien son univers mais qui n'en demeure pas moins trop adapté, charcuté et au final frustrant.
Je partage l'avis de Damss, c'est un titre beaucoup trop court qui a à peine le temps d'exposer son univers. Certes, cela permet de donner du mystère à cet album, de lui donner un bon style emprunt de poésie et de fantastique mais force est de reconnaître que l'intrigue parait bien faible au final. Pour autant, le scénario est bien structuré mais, d'une certaine, la bd est prisonnière de son statut de spin-off qui donne une sensation d'incomplet à l'intrigue. C'est court et, à peine avons-nous le temps de se familiariser avec cet univers écologique, fantastique et post-apo, que la bd s'achève dans un final un peu abrupte. Certains personnages sont carrément survolés comme la danseuse au milieu des méduses dont on questionne le rôle finalement...
De ce fait, malgré la qualité du dessin, La Baleine Blanche des mers mortes est le fruit d'un scénario prisonnier de l'univers d'un roman que tout le monde n'a pas lu. D'une certaine manière, c'est regrettable que certaines créations de Drakoo ne soient pas plus enclines à la création originale plutôt que de vouloir créer des prolongements d'univers romanesques déjà bien établies, des prolongements parfois imparfaits et brouillons comme ce titre dont la grâce et le mystère ne rendront pas l'intrigue mémorable.
Prisonnière de son statut de scénario/ préquel au roman d'Aurélie Wellenstein, cette baleine blanche nage dans des eaux bien trop tranquilles pour nous laisser un souvenir frappant. Malgré tout, il serait dommage de passer à côté du charme ambiant de ce one-shot qui concilie univers post-apo et fantastique fantomatique grâce à la patte lumineuse du dessinateur d'Olivier Boiscommun.
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Songedunenuitdete
  29 septembre 2021
J'ai dévoré cette bande dessinée de la première page à la dernière ! Il s'agit d'une histoire inédite, un préquel à l'univers du roman Mers Mortes. On retrouve d'ailleurs le héros, Bengale dont les pas le portent dans un Paris dévasté et plus particulièrement devant ce qui reste de l'opéra Garnier.
Là, il rencontre une drôle de fille, Chrysaora (j'ai eu un coup de coeur pour elle) qui danse avec des méduses lors de l'une des apparitions de la mer fantôme. Les deux jeunes gens, vont alors se retrouver en compagnie d'un groupe de survivants, tous musiciens qui habitent l'opéra.
Les dessins sont beaux et la couleur directe donne indéniablement un plus à l'ambiance de la bande dessinée.
Cela lui confère une âme que l'on retrouve bien trop peu dans tout ce qui se produit aujourd'hui. Les couleurs sont belles, chaudes, presque chaleureuses alors que le récit, lui est sombre et poignant. Poignant du côté des mammifères marins et on le ressent d'autant plus grâce aux rêves de Bengale. Je dois bien reconnaître que j'ai eu beaucoup d'empathie pour cette baleine qui voit son petit mourir. On se glisse dans leur peau et on comprend leur colère vis-à-vis des humains. Tout comme ces dauphins qui se retrouvent emprisonnés dans des filets et dont on balance les cadavres dans l'eau sans aucune pitié pour eux.
De fait, la venue de la mer morte qui vient hanter les hommes et dont les fantômes des poissons et autres animaux marins prennent leurs âmes est presque une juste vengeance (dans un sens). On retrouve d'ailleurs cette baleine qui tourne autour de l'opéra et dont seule la musique parvient à calmer sa colère légitime. L'humanité a détruit ses mers et ses océans sans aucune considération pour sa faune et sa flore. Comme si, finalement, ce qu'on ne voit pas n'existe pas…
La comparaison faite entre les êtres humains et les animaux marins n'est pas des plus flatteuses pour les hommes. Déjà, la manière dont Bengale et Chrysaora sont traités par la troupe de l'opéra ne laisse guère de place à l'empathie pour ces gens là. Tout comme le passé de Chrysaora ou bien encore celui de Bengale. Ce dernier est un héros, sombre et taciturne. J'ai beaucoup aimé la manière dont Boiscommun le représente avec son blouson à l'effigie d'une méduse qu'un gamin prend pour celui de The Punisher (il y a un peu d'humour, sans que ce soit déplacé, malgré la dureté des thèmes abordés). Et étrangement, c'est ce qu'est, en quelque sorte, Bengale.
Sans trop vous spoiler l'histoire (ça serait dommage), moi qui n'aie pas encore lu le roman, j'ai tout de suite adhéré à l'univers d'Aurélie Wellenstein. Cette bande dessinée est une très bonne entrée en matière et le tout est sublimé par les dessins d'Oliver Boiscommun, une association plus que parfaite ! Cela nous offre une bande dessinée complète avec laquelle, loin d'être frustré, on a envie d'en connaitre plus et de faire perdurer le plaisir. Et c'est génial parce qu'il y a le roman ! Et pour ceux qui ont déjà lu le roman, cela complète l'univers de Mers Mortes, lui apportant un plus graphique plus que bienvenu !
Bref, j'ai adoré la BD, les dessins, l'histoire et je pense qu'elle plaira à un très grand nombre. Voilà une intrigue qui s'attache à nous dépeindre, sans en faire trop, ce que pourraient ressentir les animaux marins face aux dérives humaines sur la pollution des mers et océans et ses conséquences sur le long terme si on ne fait rien.
Lien : https://songedunenuitdete.co..
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Lesvoyagesdely
  14 octobre 2021
J'ai repéré cet album sur l'instagram de l'éditeur Drakoo, la couvertures et les planches m'ont immédiatement subjuguées.
On nous le présente comme une préquelle du roman d'Aurélie Wellenstein, dont je dois toujours découvrir la plume un jour. En tout cas, ça était un voyage édifiant, qui a imprimé mes rétines, et je ne peux qu'avoir encore plus envie de la découvrir. Aurélie Wellenstein s'est occupée du scénario et Olivier Boiscommun des illustrations.
Le graphisme est une merveille au service d'un scénario, où le monde a périclité, et où bien des êtres vivants sont pétris de sentiments de haine, de vengeance.
C'est à la fois poétique et cruelle, fascinant et terrifiant, plein de surprises. Et les planches sont un véritable régal pour nos yeux, il est saisissant, et on fait volontiers des arrêts sur image.
Le monde s'est changé en désert, le temps d'avant est révolu, adieu mer et océans, mais les spectres, les fantômes, les regrets sont eux toujours bien présent.
Le scénario sait également nous surprendre. Nous faisons la connaissance de Bengale, un homme au passé trouble qui va prendre beaucoup de temps pour se révéler à nous
plus entièrement, et c'est une belle prouesse. Mais également de Chrysaora, une femme qui danse avec les méduses et s'est battue pour sa liberté.
Qu'a fait la folie des hommes ?
Paris en ruine ne peut que nous faire de l'effet. Nous rencontrons également un étrange groupe, qui met joliment en avant la musique et son pouvoir.
Par moment, des images de l'océan se confrontent à celle de ce que le monde est devenu. Certaines scènes sont difficiles, et nous attristent. D'autres nous redonnent de l'espoir.
Une fable écologique qui fait de l'effet à tous les niveaux : la réflexion, le graphisme et le scénario.
Très belle découverte.
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Marilyn_summariesbooks
  14 octobre 2021
Dans Mers mortes, nous découvrions une planète dépouillée de ses mers et océans, sous l'action et l'inconscience de l'homme. La Terre est devenue désertique, la plupart des espèces animales ont disparu. Quelques poches d'humains survivent encore de ci, de là, dans un quotidien des plus précaire et misérable.
Mais si les océans se sont retirés, ils ont laissé derrière eux une empreinte immatérielle qui charrie les fantômes de toutes les créatures aquatiques désormais disparues. de manière cyclique, ces marées ésotériques montent et recouvrent les terres, amenant avec elles les âmes des poissons, requins, dauphins… qui partagent en une mémoire collective les atrocités qu'ils ont subies et leur haine de l'espèce humaine. Sans pitié, ils laissent libre court à leur rage en tuant jusqu'au dernier des hommes.
Dans La Baleine blanche des mers mortes, nous retrouvons un personnage charismatique du roman, le fameux capitaine Bengale. Bien longtemps avant sa rencontre avec Oural, alors qu'il atteint Paris, Bengale découvre une jeune femme qui semble comme danser avec les méduses fantomatiques, sans que celles-ci ne l'attaquent. Mais avant d'en savoir plus, ils sont capturés par le clan des musiciens, un groupe qui est parvenu à apaiser le fantôme de la baleine blanche qui hante la ville grâce à la musique.
Cet album n'est pas une "simple" mise en images du roman Mers mortes puisqu'on découvre une histoire originale qui constitue un préquel au roman. Pour autant, il n'est pas nécessaire d'avoir lu le roman pour se plonger dans cette BD, les bases de ce monde étant exposées dans les premières pages, tout comme cet album peut se suffire à lui-même.
La baleine blanche des mers mortes est un album écologique engagé qui utilise un contexte post apocalyptique pour construire un véritable plaidoyer pour la protection animale. Les images donnent encore plus de puissance à des scènes qui étaient déjà difficiles à accepter dans le roman. le style d'Aurélie Wellenstein nous laisse une forte impression, sublimé par les dessins et la mise en couleur d'Olivier Boiscommun. le travail de la couleur est splendide avec une utilisation de l'aquarelle qui sied parfaitement au thème. Un soin particulier a également été fait sur la structuration des pages avec parfois une pagination des cases classiques et parfois un dessin qui envahit jusqu'aux bords de pages.
La Baleine des mers mortes est une très belle réussite d'adaptation/extension d'un univers romanesque vers une adaptation graphique. le parcours de Bengale est prenant et les messages soulevés par l'autrice ne peuvent que bouleverser.
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LesMotsMagiques
  14 octobre 2021
Pour ceux qui n'auraient pas encore lu le roman Mers mortes d'Aurélie Wellenstein, il se passe dans un futur post apocalyptique où l'homme a fini par faire disparaître les mers et les animaux marins. Depuis, ces derniers reviennent se venger sous la forme de vagues fantômes.

La baleine blanche des mers mortes se passe plusieurs années avant les événements du roman. On y suit Bengale, personnage très important dans le roman, ainsi que la jeune Chrysaora qui partage un lien privilégié avec les méduses qui hantent les mers mortes.

Je ne sais pas à quel point il est facile de rentrer dans la BD pour celles et ceux qui ne sont pas encore familiers avec l'univers des mers mortes, mais pour ma part, retrouver Bengale et en apprendre plus sur lui a été un vrai plaisir.

J'ai trouvé que le format graphique se prêtait bien à cet univers puisqu'en lisant le roman j'avais parfois du mal à me figurer le phénomène des marées hautes (mon imagination est très limitée pour quelqu'un qui ne lit que de l'imaginaire 🤭).

Sachez quand même que même si la BD est moins dure que le roman (ne serait-ce que parce qu'elle est extrêmement colorée), il y a malgré tout quelques scènes, très visuelles puisque cette fois nous avons vraiment les images en plus de la description, de violences sur certains animaux marins. Elles ne durent jamais plus d'une planche mais je pense qu'elles peuvent être difficiles pour certaines personnes.

Je ne peux en tout cas que vous conseiller de vous procurer cette BD, même si j'aurais quand même tendance à vous conseiller de lire le roman d'abord pour bien appréhender l'univers développé par l'autrice.
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critiques presse (2)
Auracan   09 novembre 2021
Effrayant, baroque, fascinant, on tient là un des albums les plus intéressants et originaux parmi ceux publiés jusqu'à maintenant sous le label Drakoo. Il donne, en outre, l'envie de (re)découvrir la bibliographie d' Olivier Boiscommun et de se pencher sur les romans d'Aurélie Wellenstein.
Lire la critique sur le site : Auracan
LigneClaire   05 octobre 2021
Un récit étonnant, prenant auquel on adhère en un instant alors qu’on aurait pu en craindre les détours. Aurélie Wellenstein a adapté son roman Mers mortes et son héros Bengale. Boiscommun dont le trait est toujours aussi exhalant s’est totalement plongé dans cet univers aride mais riche en leçons à en tirer.
Lire la critique sur le site : LigneClaire
Citations et extraits (3) Ajouter une citation
LesvoyagesdelyLesvoyagesdely   29 septembre 2021
Et puis un jour, j’ai arrêté de pleurer. Je me suis débarrassée de mon humanité comme un serpent abandonne une peau morte. Pourtant, je me souviens de publicités. C’est pathétique.
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LesvoyagesdelyLesvoyagesdely   29 septembre 2021
C’était une déesse. Pourtant, elle, n’avait pas besoin de cathédrales, de temples ni de pyramides.
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pommerougepommerouge   04 octobre 2021
J'ai envie de profiter de leur compagnie, ça m'aide à me souvenir de ce que je suis : un homme.
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