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Claire Du Parc (Traducteur)Aude de Mézerac (Traducteur)
ISBN : 2707143464
Éditeur : La Découverte (10/06/2004)

Note moyenne : 3.86/5 (sur 14 notes)
Résumé :
Témoin attentif d'un monde de luxe et de futilité, Edith Wharton recrée dans ces huit nouvelles l'atmosphère savoureuse de ses grands romans.
Emaillant ses histoires de souvenirs personnels, elle dépeint avec lucidité les ridicules et les excès de l'Amérique de la Belle Epoque, celle où les cabs côtoyaient encore les voitures à moteur. Elle nous conduit sur la 5e Avenue, dans les jardins de Newport et jusqu'en Europe, pour nous faire partager les interrogatio... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
missmolko1
  24 mai 2014
Edith Wharton est une auteure que j'aime beaucoup et j'ai pris grand plaisir a lire ce recueil de nouvelles. L'écriture est comme toujours très fluide et très belle.
Mes deux nouvelles favorites sont "Giboulées de mars", ou une jeune fille écrit son premier roman en cachette et l'envoie a une maison d'édition. L'attente est longue pour elle quand enfin, elle reçoit une lettre lui disant que son manuscrit est accepté. Mais malheureusement tout ne se passe pas comme prévue. C'est une histoire un peu triste et mélancolique mais la chute de cette nouvelle est vraiment réussite.
Et puis "La mission de Jane", nous présente un couple sans enfant, la femme s'ennuie et il décide d'adopter une petite fille. Elle se révèle en grandissant d'une grande intelligence et très rusée.
La nouvelle "Les entremetteurs", qui donne son nom au recueil, est très réussite mais peut-être un peu longue. En tout cas, j'ai beaucoup apprécié l'humour très fin de l'auteure face a ces deux personnages, qui essaie de caser leur entourage.
C'est donc un très bon recueil, toutes les nouvelles sont excellentes et si vous ne connaissez pas encore Edith Wharton, pour ne pas commencer avec cette ouvrage, car rien que pour le style, il vaut le détour.
Lien : http://missmolko1.blogspot.i..
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MissG
  12 avril 2014
D'Edith Wharton, je connaissais quelques romans mais je n'avais pas encore eu l'occasion de découvrir sa plume à travers des nouvelles.
Avec ce recueil en contenant huit, c'est chose faite.
Une chose est indéniable : Edith Wharton maîtrise à merveille l'art de la nouvelle et réussit dans de courts récits à ne pas se départir de sa plume habituelle, à en garder toute l'ironie mordante et son côté incisif.
Ici, il est question de jeunes filles ingénues, sur le point ou non de se marier, de réaliser ou non leur rêve en publiant un roman d'amour à la mode, genre décrié par l'entourage : "Il n'est pas bon que la jeunesse se repaisse de cette camelote sentimentale, c'est comme le gaz d'égout; ça n'a pas d'odeur mais ça contamine l'organisme sans qu'on s'en rende compte."; mais aussi de femmes d'âge mûr engluées dans leur vie quotidienne et cherchant à empêcher les plus jeunes de commettre les mêmes erreurs qu'elle, de couples séparés par la routine quotidienne, de mères profondément attachées à leur progéniture : "Tout ce que j'avais à faire était de le regarder de profil pour ne voir de lui que ce qui m'appartenait vraiment.".
Il est bien aussi souvent question d'aveuglement, de personnages incapables de voir ce qui leur crève les yeux, à l'image des deux entremetteurs de la première nouvelle qui donne son nom au recueil. Tout à leurs manigances et bercés par l'illusion qu'ils n'ont pas de destin en commun : "Oh, mais vous et moi n'avons pas été faits pour danser le cotillon ensemble, ou faire quoi que ce soit ensemble, si ce n'est conspirer au lever du soleil pour l'avancement matériel de chacun.", ils en arrivent à passer à côté de quelque chose mais il est difficile d'en saisir véritablement la raison : la pression sociale ou bien la peur de la pauvreté ?
Les femmes sont sans nul doute les grandes héroïnes de ces nouvelles d'Edith Wharton, toujours au coeur des récits elles sont parfois bien malmenées, à l'image de cette infirmière aspirante écrivain qui finit par n'être la coqueluche des soldats blessés que grâce à sa photo en tenue d'infirmière et non de son texte : "Vous étiez fâchée à l'instant parce que je n'admirais pas votre récit; et vous êtes, à présent, plus fâchée encore parce que j'admire votre portrait. etes-vous étonnée que la femme soit, pour nous autres romanciers, un sujet aussi inépuisable ?".
A travers cette phrase prononcée par un homme, j'ai retrouvé toute l'ironie de l'auteur et surtout son regard extrêmement juste sur la société de son époque, réussissant par la même occasion à faire dire par un autre la raison de cette ultra présence féminine dans ces nouvelles : les femmes sont un sujet inépuisable pour tout écrivain, mais elles ne sont jamais mieux transcrites que par une plume féminine.
Mais Edith Wharton s'est aussi beaucoup inspirée de son époque et du regard qu'elle portait sur ses contemporains, n'hésitant pas à critiquer la bourgeoisie et décrivant avec précision les excès de l'Amérique de la Belle Epoque, particulièrement à travers l'utilisation de la ville de New York comme cadre de ses récits.
Au passage, elle égratigne aussi sévèrement le style littéraire en vogue à cette époque et évoque également la Première Guerre Mondiale en Europe.
La note de présentation est intéressante à plus titre car elle permet d'offrir un autre angle de lecture de ces nouvelles, indiquant notamment tous les aspects biographiques qu'Edith Wharton a distillé dans ce recueil ainsi que des allusions à la littérature.
"Les entremetteurs et autres nouvelles" est un recueil fort intéressant de la talentueuse Edith Wharton dans lequel elle excelle dans son art du maniement d'une plume ironique et incisive qui croque avec justesse toute une galerie de personnages aussi divers qu'attachants.
Une vision à vif de l'Amérique des années 20 et un témoignage littéraire qui traverse les générations.
Lien : http://lemondedemissg.blogsp..
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critiques presse (1)
LeFigaro   15 mai 2012
Il est vrai que les thèmes se répètent et que certaines nouvelles se distinguent plus que d'autres. Néanmoins, l'écriture à la fois accessible et intelligente d'Édith Wharton reste un vrai plaisir pour l'esprit.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
Josepha_AnhJosepha_Anh   10 octobre 2016
Dans la brume mordorée de l'automne, Londres lui apparut, plus majestueuse et plus prospère que dans ses rêves les plus somptueux.
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MissGMissG   12 avril 2014
Tout ce que j'avais à faire était de le regarder de profil pour ne voir de lui que ce qui m'appartenait vraiment.
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MissGMissG   12 avril 2014
Il n'est pas bon que la jeunesse se repaisse de cette camelote sentimentale, c'est comme le gaz d'égout; ça n'a pas d'odeur mais ça contamine l'organisme sans qu'on s'en rende compte.
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MissGMissG   12 avril 2014
Vous étiez fâchée à l'instant parce que je n'admirais pas votre récit; et vous êtes, à présent, plus fâchée encore parce que j'admire votre portrait. Etes-vous étonnée que la femme soit, pour nous autres romanciers, un sujet aussi inépuisable ?
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MissGMissG   12 avril 2014
Oh, mais vous et moi n'avons pas été faits pour danser le cotillon ensemble, ou faire quoi que ce soit ensemble, si ce n'est conspirer au lever du soleil pour l'avancement matériel de chacun.
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Videos de Edith Wharton (30) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Edith Wharton
Des Américaines à Paris de Gérard Bonal aux éditions Tallandier
Mary Cassatt, Natalie Barney, Renée Vivien, Winnaretta Singer, Isadora Duncan, Gertrude Stein, Alice Toklas, Romaine Brooks, Edith Wharton, Anne Morgan, les soeurs Klumpke? le Paris de la Belle Époque vibre sous les assauts de ces Américaines éprises de liberté. Elles sont riches, artistes, philanthropes. Elles peignent, écrivent, dansent, jouent de la musique, tiennent salon, aiment. Paris est une fête pour ces femmes aux moeurs libres qui fuient l?Amérique puritaine. le salon de la princesse de Polignac où se retrouve toute l?avant-garde musicale, Fauré, Ravel et Debussy ; l?atelier de la rue de Fleurus où Gertrude Stein arbitre le match Picasso-Matisse ; le temple de l?amitié de Natalie Barney, rue Jacob, où l?on croise Colette, André Gide, Ernest Hemingway, Adrienne Monnier, Jean Cocteau? Autant de lieux qu?elles ont rendus célèbres dans le monde entier grâce à leur énergie et leur talent.
https://www.lagriffenoire.com/93155-romans-des-americaines-a-paris.html
Vous pouvez commander Des Américaines à Paris sur le site de la librairie en ligne www.lagriffenoire.com
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