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EAN : 9782749923260
489 pages
Michel Lafon (31/03/2016)
3.5/5   23 notes
Résumé :
Une quête inouïe pour retrouver le journal du maître à penser d'Hitler



Document historique d'une valeur inestimable, Le journal du diable constitue une plongée fascinante dans la pensée d'Alfred Rosenberg, l'ami intime d'Hitler et l'idéologue du nazisme, considéré comme l'initiateur de la solution finale qui consigna ce dont il fut le témoin et l'acteur de 1936 à 1944.

Ces 400 précieuses pages d'archives inédites, pièces... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Blok
  25 juin 2022
Un livre décevant qui exploite bien mal le matériau qu'il prétend traiter.
Le journal d'Alfred Rosenberg a été découvert récemment dans des conditions assez rocambolesques et a été authentifié.
Rosenberg a été l'un des principaux théoriciens du national -socialisme grâce notamment à son livre le mythe du vingtième siècle, galimatias à peu près illisible mais succès de librairie, sa lecture ou au moins son acquisition étant quasi+obligatoire pour les cadres du parti ( bien qu'Hitler s'en soit souvent moqué en privé)
Mais il a surtout été Ministre du Reich pour les territoires de l'Est conquis sur la Pologne et l'Union Soviétique. A ce titre, il a joué un rôle important dans les politiques d'externalisation mise en oeuvre à l'égard des Juifs mais aussi des Polonais et des Soviétiques
Les territoires de l'Est étaient en effet destinés à être à terme plus ou moins long à recevoir une population allemande, de la frontière.fu Reich en 1939 jusqu'à l'Oural,les populations locales devant laisser la place, soit par la relègation au-delà de l'Oural, soit par l'externalisation sur place
Cette exterminer fut mise en oeuvre pour les Polonais dès décembre 1939, pour les Soviétiques dès 1941. Elle eut souvent lieu par la famine organisée, par des travaux épuisants, par l'exposition au froid, mais aussi par des fusillades massives. Au total cette politique fit entre dix et vingt millions de victimes.. Même si les faits sont connus par d'autres sources, le Journal de Rosenberg constitue évidemment un complément d'une importance capitale. Suite à la lecture d'autres ouvrages sur le sujet, principalement Snyders et Ingrao .Le journal du diable, présenté par l'éditeur comme un commentaire critique du document, avait retenu mon attention
C'est malheureusement ce qu'il n'est pas. A la place, on a une histoire du troisième Reich et du nazisme, une de plus, et certainement pas des meilleures, où Rosenberg et son Journal occupent finalement peu de place
En outre, c'est hélas une histoire quasi -romancee, truffée adjectifs superflus et de commentaires intempestifs brouillonne et dont la narration n'est pas chronologique.
Au sujet des affectifs Nous savons que le nazisme a été l'une des pires périodes de l'histoire, qu'il y a été commis les pires abominations et que Rosenberg en particulier était un criminel. Alors pourquoi répéter ces jugements à chaque page ?. Cela rend fastidieuse une lecture où déjà l'on apprend pas grand chose.
Mieux vaut lire le texte de Rosenberg lui-même dont il existe une excellente édition commentée
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CaroleBouchut
  03 janvier 2020
Une écriture presque romanesque « d'une page de l'Histoire » dont non seulement les blessures mais aussi les apprentissages, quels qu'ils soient, marquent profondément, aujourd'hui encore (et peut-être plus que jamais) nos sociétés occidentales. Prédestinées ??? Je ne sais quoi en penser. Mais mon « aculture » et mon inculture ne m'ont pas facilité la lecture de ce livre, tant les « va-et-vients » chronologiques m'ont semblé très difficiles à suivre et à distinguer entre eux.
La richesse historique et documentaire de cet ouvrage n'en demeure pas moins indéniable. C'est un travail de vulgarisation érudite riche, que je trouve, malgré tout, trop « brouillon », redondant et difficile à suivre pour moi. Personnellement, j'ai trouvé plus abordable les livres de Gitta SERENY, qui reste, à mes yeux incultes, LA maîtresse en la matière. J'ai été en particulier gênée, pour ne pas dire agacée par moment, par le manque de recul sur les personnes impliquées, les nazis bien entendu, mais aussi les autres protagonistes dont le procureur Kempner, et les auteurs eux-mêmes. L'opinion contre Rosenberg, bien que justifiée, m'a semblé du même ordre de mépris que celle vis-à-vis de Kempner, elle-même à l'exact opposé de celle concernant les actions des auteurs eux-mêmes (je ne suis pas sûre de bien réussir à exprimer ce que je souhaitais dire). C'est leur droit, et je le respecte sincèrement. Par contre, ce qui me dérange c'est le fait que LEUR opinion prenne parfois trop de place dans le texte ; une « neutralité journalistique », qui laisserait ainsi le lecteur se faire sa propre opinion, aurait été la bienvenue, à mon humble avis.
Toutefois, je tiens à remercier les auteurs pour avoir partagé ainsi le fruit de leurs recherches et de leur labeur acharné. Tout ce que j'ai pu « reprocher » à ce livre n'est en fait qu'une sorte de « dommage collatéral » d'un travail de synthèse par avance incomplet et brouillon tant il y a de documents à prendre en compte, à analyser, à débattre et à comprendre, pour enfin apprendre à faire en sorte que ce genre de « page de l'histoire » ne se reproduise plus. Donc, un gros merci à vous, Messieurs Wittman et Kinney, ainsi qu'à tous vos collègues « de l'ombre ».
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IdeesLivresMandarine
  27 février 2018
---Ce livre histoire est tout simplement passionnant, il mérite qu'on lui accorde du temps et de l'intérêt.---
Ce livre est la contextualisation du Journal de Rosenbeg, l'idéologue Nazi d'Hitler. Et quand je vous dis ça, je vous dis tout.
Ce livre existe grâce à l'assiduité de Wittman, ancien membre du FBI qui a finalement retrouvé ce journal mystérieusement disparu pendant presque 60 ans… subtilisé par un certain Kempner, procureur américain aux procès de Nuremberg, et ancien juif haut responsable de l'ancienne administration allemande.
Ce livre d'histoire peut faire peur, + de 600 pages … mais je voudrais tellement insister sur son accessibilité. Il est vrai que le style journalistique peut rebuter les lecteurs historiens amateurs et professionnels mais pour un lecteur curieux qui souhaite simplement s'instruire, apprendre et comprendre, ce livre est tout simplement génial et il se lit très bien.
Le deuxième point positif de ce livre est le sujet évoqué. On plonge dans l'Allemagne Nazie de 1923 (coup d'état) aux procès de Nuremberg. En suivant deux protagonistes pendant toutes ces années, à savoir Kempner un des procureurs de Nuremberg et Rosenberg, l'idéologue nazi, ce livre va nous aider à comprendre l'enchainement des évènements.
On côtoie les plus hauts dignitaires nazis, leurs querelles, les enjeux politiques, la stratégie militaire et le tout bien ficelé par cette idéologie nazie qu'a essayée de mettre en avant Rosenberg.
Tout au long des 600 pages, on reste essentiellement en Allemagne et on tente de comprendre ce qu'il s'est passé, comment l'avancé vers l'Est s'est réalisée et les complexes relations entre l'Allemagne avec l'URSS. Notons que sont très peu évoqués dans ce livre les pays comme la France et l'Angleterre par exemple.
Ce livre histoire est tout simplement passionnant, il mérite qu'on lui accorde du temps et de l'intérêt. Il DOIT être lu. C'est ce que j'appelle une lecture nécessaire pour commencer à comprendre.
Lien : https://ideeslivres.jimdo.co..
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SebastienCreo
  31 octobre 2017
Il y a peine une semaine, je ne connaissais pas Alfred Rosenberg c'est par l'entremise d'une série télévisé à Historia en anglais sur la recherche des oeuvres d'arts voler sous le régime naxi. J'ai beaucoup aimé la première partie du livre car ils nous racontent la recherche du journal intime de Alfred Rosenberg une tête pensante sous la manipulation d'Hitler. Car tout au long de ma lecture, je me suis rendu compte que c'était Hitler qui manipulait tout le monde en prenant parfois la carotte ou le bâton. On apprend aussi, les liens qui unissait Hitler et Rosenberg et comment chacun d'eux à pu monter dans le partie. En parallèle, on retrouve le passé de Robert Kempner qui travaillait dans la bureaucratie allemande avant de se faire expulser car il avait du sang Juif. C'est un chapitre Kempner, un chapitre Rosenberg parfois l'un est plus intéressant que l'autre. Durant ma lecture, j'ai trouvé plus palpitant Kempner, Rosenberg n'est pas très intéressant et à la longue on s'ennuie. Mais j'ai aimé lire ce livre quand même mais il ne restera pas dans mes préférés.
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LesLecturesDeRudy
  26 juin 2022
Grosse déception à la lecture de ce roman qui se veut historique ce qu'il est loin d'être.
L'auteur parvient à écrire un livre consacré au journal de Rosenberg sans pratiquement citer ledit journal .
Il nous sort ainsi les banalités courantes concernant le régime nazi et nous raconte surtout la vie de Robert Kempner qui emprunta le journal lors du procès de Nuremberg et oublia de le restituer .
Je me suis profondément ennuyé lors de cette lecture où tout se chevauche et qui au final n'apporte rien de nouveau .
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Citations et extraits (46) Voir plus Ajouter une citation
MelorMelor   24 juillet 2016
Les évêques n’avaient aucun objection aux attaques cinglantes du nouveau régime contre les communistes, mais ils dénonçaient cependant l'idée nazie d'élever une race au-dessus de toutes...
Et ils protestèrent expressément contre la persécution des juifs qui s'étaient convertis au christianisme. Mais ils ne dirent rien des conséquences plus étendues de l’antisémitisme nazi sur la communauté juive allemande dans son ensemble.
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MelorMelor   29 août 2016
Ils discutèrent des conséquences du plan allemand jusqu'aux détails les plus sévères ; si l'armée prenait ce dont elle avait besoin dans les territoires envahis, " à n'en pas douter, X millions de gens mourraient de faim. Parmi eux, les soldats soviétiques qu'on ferait prisonniers, puisqu'on ne prévoyait pour eux aucune provisions ".
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CaroleBouchutCaroleBouchut   03 janvier 2020
En juin, ils eurent des difficultés à déterminer si Max devait s'inscrire et travailler pour les nazis. Ils n'avaient pas besoin d'argent, puisqu'ils n'avaient pas le droit d'acheter quoique ce soit, mais travailler les protégerait peut-être de l' « évacuation ». Leurs postes au centre de la communauté juive les préservaient pour l'instant mais ils seraient plus en sécurité encore si Max travaillait dans une usine de munitions et contribuait à l'effort de guerre. D'un autre côté, en s'inscrivant sur les listes de travail, Max encouragerait peut-être les nazis à agir contre lui et son épouse. « Le choix est si difficile et compliqué, écrivit Frieda, car quelle que soit notre décision, elle pourrait se révéler mauvaise.
(…)
Le 29 octobre, Frieda, Max et le reste des juifs condamnés à mort arrivèrent dans une gare aux environs de Riga, en Lituanie, à 1000 km de Berlin. Après être descendus du train, ils furent conduits dans la forêt et on les fusilla.
Quelques temps plus tard, leur fille Trude reçut en Israël une lettre de ses parents, acheminée de Berlin par la Croix-Rouge allemande quelques jours avant leur déportation. « Du fond de notre cœur ému, nous te faisons nos plus sincères adieux. Que Dieu te protège. »
Elle était tout simplement signée « Tes tristes parents ».
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CaroleBouchutCaroleBouchut   03 janvier 2020
Au poste de contrôle, ils durent remettre leurs biens, jusqu'à leurs alliances et leurs vêtements. On les emmenait en les frappant par groupes de dix jusqu'à un ravin connu sous le nom de Babi Yar. En tout, trente-trois mille sept cent soixante et une personnes furent fusillées en quelques jours à peine. « Puisque les corps furent ensuite exhumés et brûlés sur des bûchers et que les os qui résistèrent au feu furent écrasés jusqu'à se mélanger à la terre, écrivit plus tard l'historien Timothy Snyder, ce compte n'inclut que les autres restes. »
Babi Yar ne fut qu'un des nombreux massacres de masse de la seconde moitié de 1941.
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CaroleBouchutCaroleBouchut   03 janvier 2020
Mais à l'automne 1941, les fonctionnaires sous la direction de Lohse commencèrent à soulever des objections contre les massacres opérés par les forces de sécurité déchaînées de Himmler.
Le principal point de discorde ne concernait pas l'assassinat des juifs en tant que tel. Aucun nazi n'aurait voulu paraître clément envers les juifs. Mais les fonctionnaires se plaignaient de ne pas avoir été consultés en amont ; ou du fait que, les massacres étant conduits en plein jour, cela perturbait l'ordre public de leurs villes, ou parce qu'ils voulaient que certains juifs fussent exemptés afin d'être employés au travail forcé.
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