AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2072723604
Éditeur : Gallimard (11/05/2017)

Note moyenne : 3.6/5 (sur 84 notes)
Résumé :
Brooklyn, années 30, quartier irlandais. Marie vit avec ses parents, immigrés avant sa naissance, et son grand frère Gabe dans un minuscule appartement bien astiqué. Son père boit trop mais il aime sa fille tendrement. Sa mère a la rudesse des femmes qui tiennent le foyer. Tandis que Gabe se destine dès le plus jeune âge à la prêtrise, Marie traîne sur les trottoirs de New York avec ses copines, colportant les cancans du bloc d'immeubles, assistant aux bonheurs et a... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses & Avis (42) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  28 décembre 2015
Quartier irlandais de Brooklyn, années 30. Marie, à 7 ans, est une enfant timide avec une drôle de frimousse et d'épaisses lunettes. Elle vit dans un appartement long et étroit avec ses parents immigrés, un père qui lui est cher mais un peu trop porté sur la bouteille, une mère qui tient fermement son foyer et son frère aîné, Gabe, destiné à la prêtrise. Elle aime regarder, dans la rue, assise sur les marches du perron de son immeuble, la vie qui passe, les garçons qui jouent au football, arbitrés par Bill, l'aveugle qui avait été gazé pendant le guerre ou bien le retour de son père du travail. Elle devient le témoin de ces scènes de vie avant d'en devenir l'actrice.
Alice McDermott décrit la vie de Marie, de sa plus tendre enfance au crépuscule de sa vie. L'alcoolisme de son père, son premier amour, sa meilleure amie Gerty, son frère Gabe devenu prêtre, l'école, le travail... toute une vie ainsi et autant de souvenirs délicatement égrenés. Sans chronologie, l'auteur s'attarde sur certains moments que l'on partage ainsi avec Marie et dépeint également les changements de la société américaine. D'une grande justesse, ce roman intimiste émeut finalement de par cette simplicité désarmante, cette sensibilité à fleur de peau et cette écriture riche et intense. L'auteur rend tous ces personnages très attachants, que ce soit Marie ou les rôles secondaires. Il fleure comme un brin de nostalgie...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          482
palamede
  13 février 2016
Marie aime son grand frère austère mais protecteur, son père qui boit en cachette et sa meilleure amie, mais Marie n'aime pas les travaux ménagers, d'ailleurs elle n'aime pas travailler, elle préfère observer le monde. Un monde en perpétuelle évolution, qui changera comme la petite fille d'immigrés irlandais, élevée à Brooklyn dans les années 30 et devenue trente ans plus tard une digne représentante de la classe moyenne.
Chronique d'une vie ordinaire, Someone a le charme d'une pensée livrée sans fards, intime mais ouverte, qui témoigne avec justesse d'une vie infléchie par des événements personnels ou plus collectifs que sont la guerre et l'évolution de la société.
Commenter  J’apprécie          380
tynn
  23 décembre 2015
Dans une existence, il y a tant à évoquer, à raconter, à décrire... Voici la vie de "quelqu'un".
Années 30: La petite irlandaise de Brooklyn, qui pose son regard de myope sur le monde qui l'entoure, dresse un tableau de la vie des émigrés, de leur quotidien de labeur, de leurs espérances dans une intégration réussie. Les jeux dans la rue, les voisins, les premiers émois amoureux, la vie de famille aux gestes répétés, un père alcoolique qui disparait trop vite, un frère boulimique de lectures et connaissances...
La petite irlandaise devient une femme américaine, épouse et mère.
C'est un livre que j'ai trouvé décousu. Mon esprit a vagabondé, la concentration fut difficile. En cause cette narration de vie dans sa banalité, sans chronologie ou presque. On passe d'une époque à l'autre, on lit un chapitre concernant une intervention chirurgicale pour ensuite revenir de nombreuses années en arrière. Rien n'accroche, ça rend les personnages transparents. le réalisme des faits est souvent trop appuyé, excessif dans les descriptions sans réel intérêt.
Ca se lit mais j'ai vite trouvé fade ces tranches de vie faites de normalité. Et cette impression d'avoir déjà lu souvent cette thématique.
Un ennui diffus et un livre souvent oublié, ennuyeux à reprendre et finalement abandonné...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          180
nath45
  30 novembre 2015
Nous partons à la découverte de la vie de Marie, ses parents ont quitté l'Irlande, ils vivent à Brooklyn dans le quartier irlandais des années 30, elle a un grand frère Gabe, intelligent, sérieux qui se destine à entrer dans les ordres.
C'est la vie de gens ordinaires, la vie des immigrés, souvent la vie des femmes, des enfants jouant dans la rue, des souvenirs, des légendes, dit comme cela ce n'est pas transcendant, mais sous le plume de cet auteur c'est toute la vie, un quartier avec ses bonheurs et ses tragédies, des habitants qui vous ouvrent leurs bras, leurs demeures, c'est la vie de Marie de ses premiers amours, de son premier emploi chez M. Fagin, le croque-mort du quartier, la rencontre avec Tommie son futur mari dont elle aura quatre enfants, c'est aussi toute l'ascension sociale.
Je vous l'accorde les premières pages sont peut-être pas « accrocheuses » trop de descriptions, mais il faut persévérer car ensuite vous serez emportés par cette histoire irlandaise contemporaine.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          170
Demsette
  05 juin 2016
Someone ou la vie de quelqu'un dans un New-York, à Brooklyn plus précisément, des années 1930.
Cette personne, c'est Marie, que l'on rencontre lors de son enfance. Petite fille têtue qui grandit au sein d'une famille d'origine irlandaise, avec son père, sa mère et son frère aîné Gabe, qui possède un caractère opposé à celui de sa soeur. Gabe pourrait être décrit alors comme calme, posé, respectueux de la discipline parentale, adorant passer des heures à lire et apprendre ses leçons.
C'est ainsi, avec le récit et les ressentis de Marie que le lecteur va suivre la vie et l'évolution de cette famille : du quotidien de leur quartier à la dégradation de celui-ci au fil des générations au cycle des générations familiales lui-même, en passant par la vie adolescente, les amours, le travail, la mort, les liens familiaux…
Pour se plonger dans ce roman, il faut d'abord s'adapter à ce style calme, tranquille et sans précipitation de l'auteur. Il faut aussi s'accrocher durant la première partie qui est faîte de nombreuses descriptions parfois denses avant que le lecteur soit attiré par la vie des personnages de cette famille et du quartier.
Si les descriptions sont parfois denses, elles sont surtout très fines et pointues, et amènent le lecteur à parfaitement saisir ce que l'auteur évoque (comme la leçon de cuisine par exemple où l'on comprend bien l'esprit effronté de Marie et l'exaspération teintée d'amour de sa mère).
Voici là un roman simple et naturel, écrit tout en finesse et en douceur, avec un choix des mots remarquable et qui se lit facilement.
En bref, si vous êtes à la recherche d'un roman d'aventure ou d'action, passez votre chemin… mais si vous êtes disposé à vous poser et à plonger dans une histoire familiale et traditionnelle, alors foncez !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100

Les critiques presse (3)
LaLibreBelgique   29 mai 2017
En ces temps troublés, il est réconfortant de se plonger dans "Someone" et l’écriture tout en finesse et en subtilité d’Alice McDermott, aux côtés de personnages qui nous ressemblent.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LeFigaro   13 novembre 2015
Des années 1930 à nos jours, toute la vie de Marie, ménagère new-yorkaise, mise en lumière par une plume virtuose.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Telerama   23 septembre 2015
Le quotidien banal d'une femme sans qualités peut receler une beauté et une grâce infinies, à condition qu'une plume virtuose lui donne vie. La preuve.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations & extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
vero35vero35   15 octobre 2017
« À sept ans, j'étais une enfant timide et j'avais une drôle de frimousse : un visage rond et aplati, deux fentes noires à la place des yeux, d'épaisses lunettes, une frange de cheveux noirs, une bouche droite et sérieuse – une vraie gamine de bande dessinée. ». Les épaisses lunettes, citées ci-dessus vont déterminer le rapport au monde de la jeune Marie, dans le Brooklyn des années 1930 à 1960. Elles la tiennent à l'écart des habituels jeux de séduction de l'adolescence ; ôtées, elles lui permettent de mettre le monde à distance : l'alcoolisme du père, le monde vivant et trépidant de Manhattan, où elle refusera d'aller travailler, la douleur omniprésente dans le salon funéraire où elle officie finalement comme assistante, la probable homosexualité de son frère, prêtre défroqué... Mais sur ce point, sa grande myopie est celle de tout une période, qui refuse de voir ce qui pourtant saute aux yeux. Cette Marie  défigurée par ses lunettes mais bien séduisante malgré tout, myope, mais vibrante de sensibilité, est bien attachante. Et l'écriture fine, précise, attentive aux sensations, rend magnifiquement hommage à son héroïne. Un très très bon moment de lecture....
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
vero35vero35   15 octobre 2017
Toutes mes bonnes excuses sortirent en bousculade : l'eau était trop chaude, la maison trop froide, j'avais déjà pris un bain la semaine précédente, j'avais mal au ventre, j'étais fatiguée. mais ma mère tenait fermement mon bras ; mes jambes maigres ne m'obéissaient plus. Elles se levèrent contre ma volonté et passèrent par dessus le bord froid de la haute baignoire pour entrer dans l'eau fumante. La douleur causée par la chaleur se transforma en un frisson glacé le long de ma colonne vertébrale, et mon corps chétif - rouge vif jusqu'aux mollets, mais blanc pâle, presque bleu, sur mon torse et mes bras- ne fut plus qu'un bout de tissu, un bout de tissu agité et fouetté par une soudaine rafale. J'avais envie de vomir.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
marina53marina53   28 décembre 2015
Mon frère s'était lancé dans un grand discours, pendant que ma mère remplissait les assiettes. Nous étions assises toutes les deux, la tête levée vers lui. C'était là le langage des hommes timides, me dis-je, des hommes trop seuls avec leurs lectures et leurs idées - sur la politique, la guerre, les pays lointains, les tyrans. Des hommes qui préféraient enfouir la tête là-dedans plutôt que de voir le simple chagrin d'amour d'une femme.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          280
marina53marina53   28 décembre 2015
On entendait de l'eau couler dans une autre chambre, une porte qui se fermait quelque part à proximité et des voix sèches dans le hall. Le monde ordinaire poursuivait sa course, se refermant sur le bonheur aussi promptement qu'il avançait pour guérir le chagrin.
Commenter  J’apprécie          170
marina53marina53   28 décembre 2015
Pour un homme, il est parfois plus douloureux de contempler ce qui aurait pu être, que de vivre avec ce qui est.
Commenter  J’apprécie          380
Videos de Alice McDermott (43) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alice McDermott
Unto Dust: A Literary Wake
autres livres classés : brooklynVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Quelle guerre ?

Autant en emporte le vent, de Margaret Mitchell

la guerre hispano américaine
la guerre d'indépendance américaine
la guerre de sécession
la guerre des pâtissiers

12 questions
1018 lecteurs ont répondu
Thèmes : guerre , histoire militaire , histoireCréer un quiz sur ce livre