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EAN : 978B01G9DER9Q
(26/05/2016)
4.06/5   439 notes
Résumé :
Éditions enrichies :- Introduction et conclusion-Biographie détaillée et bibliographie de l'auteur-Contexte Historique-NotesExtrait Au Bonheur des dames :Denise était venue à pied de la gare Saint-Lazare, où un train de Cherbourg l'avait débarquée avec ses deux frères, après une nuit passée sur la dure banquette d'un wagon de troisième classe. Elle tenait par la main Pépé, et Jean la suivait, tous les trois brisés du voyage, effarés et perdus au milieu du vaste Pari... >Voir plus
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Il faudra excuser cette critique, que beaucoup traiteront de "mièvre". Mais il faut dire que je suis une adepte de la romance et que les lectures, sans un tant soit peu d'amour...Je n'ai plus vraiment l'habitude.
Et puis, j'ai la vision d'une jeune adolescente du XXIe siècle, qui a bien râlé lorsqu'on lui a imposé de lire ce classique, pour une certaine date en plus. Autant vous dire que je m'y suis plongée en marmonnant, bien consciente qu'un travail m'attendrait, à l'issue de cette lecture.
Et enfin, rappelons que la problématique des grands magasins n'en est plus vraiment une aujourd'hui, leur présence étant devenue une évidence. Bien que je me batte pour soutenir les petits commerces...Bref.

Denise Baudu est une jeune normande de vingt ans, aux cheveux extrêmement longs mais assez quelconque sur bien des aspects. Débarquant de Valognes accompagnée de ses deux petits frères, elle espère qu'ils seront recueillis par leur oncle Baudu, suite à la mort de leur parents. Hélas, ils apprennent avec horreur que la situation de ce dernier est plus qu'instable ; un nouveau et immense magasin lui faisant de la concurrence. Ayant bien besoin besoin d'argent pour vivre, Denise se voit obligée de se présenter à ce magasin, dans l'espoir d'être vendeuse. Elle est alors projetée dans le monde des grands magasins et des ficelles du métier : elle fait la rencontre de Henri Deloche, jeune novice ; Octave Mouret, jeune veuf et patron du magasin qui est pour le moins troublé par cette jeune femme ; Mlles Prunaire et Vadon qui ne lui cacheront pas leur dédain ou encore l'inspecteur Jouve, haut placé et menaçant, et bien plus encore. Denise devra s'imposer, quitte à élever la voix, pour se faire respecter dans ce Paris du XIXe siècle, impartial et sans pitié, en particulier pour les femmes. Elle croisera la route de multiples bourgeoises, pathétiques et coquettes et de nombreux hommes assoiffés par le pouvoir et l'ambition.
Octave Mouret est l'un d'eux mais cette « petite fille » éveille en lui des sentiments nouveaux et bientôt, le succès du magasin ; les agrandissements à mener ; les sommes astronomiques qu'il produit ne sont plus grand choses à côté de cette jeune femme « patiente, seule, redoutables dans sa douceur. ». Mais Denise ne semble pas l'aimer.
Denise, quant à elle, tente tant bien que mal de réfréner ses sentiments à l'égard de ce grand homme, coureur de jupons et plutôt froid aux premiers abords. Mais Octave ne semble pas l'aimer.


Pour être honnête, j'appréhendais beaucoup cette lecture, particulièrement à cause de la plume de Zola ainsi que le nombre assez terrifiant de personnages. Toutefois, une fois lancée, rien ne m'arrêtait. Ladite plume est vraiment très agréable à lire ; plutôt poétique mais assurément fluide, elle nous emporte avec elle dans le Paris du XIXe siècle, aux côtés de Denise. Pour ma part, c'est un réel bonheur de lire un roman avec un style d'écriture pareil.
Le nombre de personnages est resté terrifiant tout au long de ma lecture et j'avais beau me concentrer et faire des résumés par chapitre, je n'ai toujours pas compris qui étaient certaines personnes. le point négatif serait alors que, à cause de ce nombre trop important de personnages, nous ne nous sentons pas du tout proches des protagonistes. Leurs problèmes et peines sont lointains pour nous, et durant une grande partie de l'histoire, je n'ai pas réussi à m'accrocher aux personnages.
L'histoire en elle-même est très plaisante à suivre, malgré les quelques temps morts. Suivre l'évolution de ce monstre de magasin et la déchéance des petits commerces est assez triste, sachant que cela s'est réellement passé. Les parties concentrées sur les bourgeoises m'ont bien fait rire, tant elles sont pathétiques, avec leurs pulsions d'achats irrépressibles, leurs désirs de beauté et leurs pensées n'étant que faites de dentelles, de chapeaux et d'ombrelles. Bien que, à côté de la misère dans laquelle tombent l'oncle Baudu ou Bourras, cela paraît juste pitoyable.
Voilà l'un des points les plus forts de ce roman, qui m'a beaucoup intéressée : les différents points de vue que Zola nous offre. D'un côté, nous avons la pauvreté et de l'autre la richesse ; les grands commerces et les petits ; le luxe et la décadence. Ces deux notions étant encore plus frappantes, présentées ainsi, en alterné.
Et puis, outre l'écriture de Zola, ces personnages criants de vérité, ces descriptions d'une page, ces figures de style de style et autres...Il y a Denise et Octave. Et honnêtement, j'ai adoré leur histoire.
J'ai ressenti toute l'angoisse et la déception d'Octave vis-à-vis de Denise, et toute la retenue et la peur de Denise à propos d'Octave. Qu'il est drôle de voir Octave totalement démuni, éperdu face à cette « petite fille », après nous l'avoir présenté durant des centaines de pages comme un ambitieux né, un riche à en devenir et un bourreau des coeurs. Denise a suscité ma sympathie dès les premières pages, avec son coté effacé. Elle n'est pas sublime, elle n'est pas non plus riche et c'est ce qui la rend encore plus proche du lecteur. Elle transpire d'humanité. Leurs échanges sont remplis de douceur et de tendresse. Je n'y étais pas du tout habituée mais j'ai vraiment beaucoup apprécié cette pudeur. Je suis alors évidemment ravie de cette fin !
Ce fut un grand plaisir de lire ce roman incontournable de la littérature française et de découvrir Zola par la même occasion, j'en ressors avec plein de belles phrases dans la tête.
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« Denise était venue à pied de la Gare Saint-Lazare, où un train de Cherbourg l'avait débarquée avec ses deux frères après une nuit passée sur la dure banquette d'un wagon de troisième classe. ».

Fraîchement débarquée à Paris, 2 jeunes frères à charge, Denise Baudu trouve un poste dans le grand magasin dirigé par Octave Mouret, le Bonheur des Dames.

Je ne vais pas vous parler du style réaliste et précis de Zola, ni du fait qu'il était très précurseur. Vous l'avez déjà lu mille fois.

Je vais plutôt vous parler de quelque chose qui m'a choquée : l'instrumentalisation de la femme dans le capitalisme. Dès 1883, en fin observateur de son époque et de ses évolutions, Zola décrit les femmes comme des consommatrices frénétiques, frivoles, voire écervelées. Elles ne peuvent pas se réfréner face une paire de gant en réduction, et ça les hommes, directeurs de magasins, l'ont bien compris ! Même si elles sont au coeur du roman et que Zola dépeint une Denise forte, bonne petite mère (elle aide ses frères coûte que coûte), employée modèle (elle va se battre pour que les conditions de vie des employés soient améliorées) et femme fatale (Octave Mouret en tombe follement amoureux), les femmes ne sont que les marionnettes des hommes. le bonheur des dames remplit le porte-monnaie de ces messieurs !

Presque 150 plus tard, nous sommes toujours la cible d'un marketing masculin. Qu'est-ce que cela trahit de notre société et de la considération de la femme ? Si les femmes ont depuis quelques années commencer à ouvrir les yeux sur cette domination patriarcale, il est nécessaire qu'elles soient unies et solidaires dans cette lutte afin d'être traitées sur un pied d'égalité avec les hommes !

Encore un classique terriblement moderne !
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Je rencontre Zola avec ce livre audio et la voix d'Evelyn Lecucq qui a su porter le récit avec douceur et émotion.

Une découverte qui m'a beaucoup surprise pour ses portraits de femmes colorés et variés, traités sans jugement : on pourrait croire que c'est au travers des yeux de Denise, personnage principal du roman, femme de convictions, intelligente, forte mais surtout toute de douceur, que nous les observons. Peu importe la vie que ces femmes mènent tant qu'elles la choisissent et que leurs intentions sont bonnes ; pour une oeuvre écrite au XIXe siècle et par un homme de surcroît, c'est rafraîchissant, bien qu'à tempérer avec certaines tournures de phrases un brin surannées.

C'est au travers de ses yeux aussi que nous découvrons la montée de ce titan né en Angleterre : les department stores, ou nos grands magasins, une fois les ficelles connues des Français, puis, dans le cas de l'enseigne qui a inspiré l'oeuvre (Le Bon Marché), ornées des innovations de Gustave Eiffel. La vie qui grouille dans ce coffret de verre et de fer sous une avalanche de textiles et une abondance toujours renouvelée de marchandises savamment mises en scène est observée, analysée, un rouage après l'autre dans cette machine qui broie les commerces voisins, les "maigres" à la santé des "gras".

Puis le livre ouvre sur une deuxième partie, et les suites d'un accident. Lequel ? Mystère ! J'ai aimé cette taquinerie de l'auteur qui, après une ellipse, fait flotter la question de "comment c'est arrivé ?", question qui tient l'attention du lecteur pendu à toutes les lèvres qui l'évoquent au détour des échanges de ragots omniprésents... mais où cette fois tous les personnages sont trop au courant de ce qu'il s'est passé pour daigner en reparler. Belle inversion des rôles où jusque-là c'était le lecteur qui possédait l'omniscience ! Mais aussi un joli revers où on voit des personnages plus prompts à parler de ce qu'ils ne savent pas que de ce qu'ils savent.

Entre Cendrillon et la Belle et la Bête et épais de la multitude des thèmes abordés,on regrettera que l'air du temps de Zola n'autorise qu'une seule fin heureuse à des héroïnes comme Denise ou Jane Eyre. Vous devinez laquelle. Mouret, comme Rochester, ne paie pas assez pour la fondation du Bohneur, Babel de la vente, cette plaie d'Égypte jetée sur les petits commerces ; que l'enseigne lui survive, bien sûr, mais qu'une fois la machine lancée il finisse sous les dents de l'engrenage... pourquoi pas ? Tout l'entourage de Denise, issu du vieux commerce, paie quand Mouret se voit récompensé de Denise, quand bien même l'auteur voudrait faire du patron la récompense, bien piètre d'ailleurs quand il montre son absence d'évolution profonde par les "Je veux !" dont il réclame Denise.

Je ne résume pas le livre à sa fin dissonante : il me laisse une bonne impression, pour avoir ouvert la porte sur le monde à la fois si familier et désormais un peu étranger des premiers grands magasins, à une époque où c'est au patron d'assurer loisirs, santé et culture à ses employés... s'il le souhaite.
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« Au Bonheur des Dames » est un classique de la littérature publié en 1883. Il fait partie de la saga « Les Rougon-Macquart ». Découvert, il y a une trentaine d'années, j'ai eu envie de profiter des vacances pour le relire.
Nous sommes au début de la 3e République et des grands travaux qui ont transformé la capitale. C'est l'arrivée des grands magasins où l'on trouve de tout. Denise Baudru, montée à Paris avec ses jeunes frères dont elle est responsable, cherche du travail. Alors que son oncle est propriétaire de sa boutique « Au vieil Elbeuf », il ne peut malheureusement l'engager, n'ayant pas de travail pour deux. Elle se fait alors embaucher au « Bonheur des Dames », un grand magasin de prêt-à-porter féminin situé juste en face.

Ce qui au départ la fait rêver (le choix et la diversité des articles, les quantités incroyables, la modernité de l'endroit, le travail en équipe…) la font bientôt déchanter. Elle découvre la cruauté et la jalousie des vendeuses qui la jugent sur son physique et son apparence modeste, la précarité de l'emploi… Se révélant une vendeuse formidable, elle est repérée par le directeur Octave Mouret et se voit confier de plus en plus de responsabilités. Mais elle repousse ses avances.
Le magasin prospère et se développe et en même temps, les commerces indépendants ferment les uns après les autres.

Ce roman est un réel témoignage du Paris du 19e siècle et de la condition sociale des vendeuses et ouvrières de l'époque. Logées dans des chambrettes sans chauffages dans les combles du magasin, mal nourries, maltraitées, elles ne disposent d'aucune sécurité d'emploi. Elles sont soumises à une terrible pression professionnelle, doivent supporter le droit de cuissage de certains petits chefs odieux, et si on les y autorise, elles ont la permission de se marier, elles ne peuvent tomber enceintes, sous peine de licenciement. Zola s'attarde aussi à décrire les bassesses des hommes du magasin, les intrigues, les luttes de pouvoir, la surveillance que chacun mène sur les autres et la domination qu'ils exercent sur les vendeuses.

Comme souvent, le roman grouille de personnages, d'intrigues, d'histoires sentimentales ou autres et il arrive que l'on s'y perde un peu. Je ne me suis pas attachée à ce côté, plus intéressée par la situation économique et sociale des protagonistes et l'Histoire de Paris.
Une belle relecture et un vrai plaisir littéraire.
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Ayant perdu leurs parents, Denise et ses deux frères quittent Valognes pour Paris. Elle est engagée dans le grand magasin d'Octave Mouret "Au Bonheur des Dames".
Continuellement rabaissée par les autres employés, elle garde une attitude calme et professionnelle jusqu'au jour où elle est renvoyée sans l'avis d'Octave Mouret, à la suite d'une visite de son frère.
Denise arrive à survivre en travaillant dur. Octave Mouret, qui avait remarqué la jeune fille, lui propose de revenir au Bonheur des Dames.
A travers Denise, Émile Zola exprime ses idées sur la nécessité de l'évolution du commerce. Surfaces immenses qui entraînent la disparition des petites boutiques, publicité coûteuse, multitude d'articles luxueux et de décors somptueux: tout est mis en oeuvre pour attirer les clientes et les inciter à dépenser leur argent.
Les stratégies commerciales sont toujours d'actualité.
Emile Zola nous apprend que les employés du Bonheur des Dames travaillent treize heures par jour, debout (les chaises , fauteuils et salons sont réservés aux clients), sont logés dans une minuscule chambre et prennent leurs repas sur place.
C'est un plaisir de retrouver l'écriture d'Emile Zola et de suivre l'histoire de ses personnages.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
La joie de vivre

Il y eut un grand silence. Pauline, épuisée, voulut encore lui fermer les yeux : c’était le terme qu’elle avait fixé à ses forces. Quand elle quitta la chambre, laissant comme garde, avec Véronique, la femme Prouane qu’elle avait envoyé chercher après la visite du docteur, elle se sentit défaillir dans l’escalier ; et elle dut s’asseoir un moment sur une marche, car elle ne trouvait plus le courage de descendre pour annoncer la mort à Lazare et à Chanteau. Les murs, autour d’elle, tournaient. Quelques minutes se passèrent, elle reprit la rampe, entendit dans la salle à manger la voix de l’abbé Horteur, et préféra entrer dans la cuisine. Mais, là, elle aperçut Lazare, dont la silhouette sombre se détachait sur le reflet rouge du fourneau. Sans parler, elle s’avança, les bras ouverts. Il avait compris, il s’abandonna contre l’épaule de la jeune fille, tandis qu’elle le serrait d’une longue étreinte. Puis, ils se baisèrent au visage. Elle pleurait silencieusement, et lui ne pouvait verser une larme, si étranglé, qu’il ne respirait plus. Enfin, elle desserra les bras, elle dit la première phrase qui lui venait aux lèvres :
– Pourquoi es-tu sans lumière ?
Il fit un geste, comme pour répondre qu’il n’avait pas besoin de lumière dans son chagrin.
– Il faut allumer une bougie, reprit-elle.
Lazare était tombé sur une chaise, incapable de se tenir debout.
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Au Bonheur des Dames
- Et ce concert, l'autre jour? ...Etiez-vous bien placé?
Une rougeur monta aux joues blanches du vieux caissier. Il n'avait que ce vice, la musique, un vice secret qu'il satisfaisait solitairement , courant les théâtres, les concerts, les auditions; (...)
Et comme Madame Lhomme détestait le bruit, il enveloppait son instrument de drap, le soir, ravi quand même jusqu'à l'extase par les sons étrangement sourds qu'il en tirait. (...)
Ça et l'argent de sa caisse, il ne connaissait rien d'autre, en dehors de son admiration pour sa femme.
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-Tiens! dit Denise, la tête toujours à la portière, monsieur Lhomme, là-bas...Comme il marche!
-Il a son cor, ajouta Pauline qui s'était penchée. En voilà un vieux toqué! Si l'on ne dirait pas qu'il court à un rendez-vous!
Lhomme, en effet, l'étui de son instrument sous le bras, filait le long du Gymnase, le nez tendu, riant d'aise tout seul, à l'idée du régal qu'il se promettait. Il allait passer la journée chez un ami, une flûte de petit théâtre, où des amateurs faisaient le dimanche de la musique de chambre, dès leur café au lait.
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Denise était venue à pied de la gare Saint-Lazare, où un train de Cherbourg l’avait débarquée avec ses deux frères, après une nuit passée sur la dure banquette d’un wagon de troisième classe.
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