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ISBN : 2072714184
Éditeur : Gallimard (18/10/2018)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 41 notes)
Résumé :
Sous les néons de Hong Kong rôdent démons et fantômes.
C’est le quotidien de Johnny Kwan, exorciste. Mais quand un richissime amateur d’antiquités fait appel à lui pour récupérer un manuscrit de sorcellerie volé dans de mystérieuses circonstances, il ignore que de la réussite de son enquête dépendra l’ordre de tout ce qui vit sous le Ciel.
Atteint par la perte de son mentor Eric Tse, illustre exorciste brutalement assassiné, Johnny devra naviguer en... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
Alfaric
  16 novembre 2016
Romain d'Huissier est un passionné qui nous refait en 300 pages tout le cinéma de Hong Kong en général et tout le cinéma de Tsui Hark en particulier !
Le détective du paranormal Johnny Kwan est mis en contact avec le nabab Anthony Chau pour retrouver les voleurs de précieux artefacts antiques provenant du complexe funéraire du Premier Auguste Empereur. Il remonte la piste des 81 Frères, une triade Miao / Hmong qui souhaite se venger des Hans / Chinois (Ci jau est-il un roi légendaire ou dieu-démon, les taoties sont-ils des rebelles indigènes ou des monstres sanguinaires ?). En parallèle, il enquête à titre personnel sur la mort de son ancien mentor Eric Tse, et il apparaît qu'il a été assassiné et que les deux affaires sont liées…
Le héros narrateur est un fat si, autrement dit un exorciste : il agit aux frontières du monde du jour, plein de Yang et habité par les hommes, et le monde de la nuit, plein de Yin et habité par des créatures diverses et variées, et il veille à ce qu'ils n'interagissent pas ensemble ou a défaut que les interactions entre les deux mondes ne résultent pas en de sanglants dommages collatéraux. Il nous guide donc dans la métropole cosmopolite de Hong Kong (une carte n'aurait franchement pas été de refus), mais aussi et surtout dans l'univers surnaturel dans lequel il baigne depuis presque toujours et que le commun des mortels ne fait qu'entrapercevoir de temps à autre (un lexique n'aurait franchement pas été de refus)… Au final il ressemble à un lonesome cowboy certes, mais de par le background fantastique de bon aloi il a des airs de John Constantine de "Hellblazer" ! (sauf qu'il faut mettre de côté la magie tantrique qui permet au héros de se régénérer quand il s'envoie en l'air avec sa femme-renarde bien-aimée ^^)
Comme dans la série télé urban fantasy "Supernatural", on retrouve tous les classiques des chasseurs de monstres qui opèrent tantôt individuellement tantôt collectivement et on découvre les us et coutumes de cette microcommunauté (qui réussit à trouver le temps de travailler à son encyclopédie participative du surnaturel surnommée Taonet ^^)
Mais comme dans la série télé urban fantasy "Grimm", les créatures de la nuit ne sont pas forcément des monsters of the week : ils forment leurs propres communautés, encore plus fermées et superstitieuses que celles des êtres humains en raison de leur ancienneté, et comme tous les immigrés issus d'un autre monde ils sont divisés entre traditions et modernité et ils confrontés et à une société qui les rejette en raison de leur altérité… (marre des populistes xénophobes qui surfent sur la peur et le rejet de l'autre : on ne m'enlèvera pas de l'idée que les soi-disant problèmes d'identité seraient vite oubliés si tout le monde avaient de bonnes conditions de vie et de travail… mais c'est tellement plus facile de stigmatiser et de diviser pour régner ou lieu de résoudre les problèmes d'inégalités économiques et sociales : comme d'habitude les politicards sont forts face aux faibles, et faibles face aux forts… MDM)
Et comme dans les bons vieux romans-feuilletons on retrouve l'association descriptions / explications / action, et l'ensemble s'avère particulièrement rythmé : la feuille de route est bien remplie niveau magies, bastons et gunfights puisque que l'auteur se réapproprie de coolissime manière des scènes cultes de "Greensnake", "Mr Vampire", "L'Exorciste chinois", "La Légende de Zu", "Ghost Chinese Stories", "Les Aventures de Jack Burton dans les griffes du mandarin"... sans parler du grand final qui ressemble furieusement à un épisode de 24 heures chrono dans lequel aurait débarqué un spectre assassin ! oh yeah ! (ça et la rencontre avec un dragon et sa cour des miracles dans un univers de poche : Zelazny power ! oh yeah)

L'éditeur breton Critic, comme à son habitude serais-je tenté de dire, offre à l'auteur et aux lecteurs un chouette livre objet relevé de la chouette illustration de couverture de Xavier Colette. En bonus la nouvelle faisant office de prototype, intitulé "La Vengeance du dragon" et écrite pour l'anthologie "L'Amicale des Jeteurs de Sort" éditée par Malpertuis, où Johnny Kwan est missionné par la Triade du Dragon Florissant pour neutraliser l'assassin de leur créature porte-bonheur, d'où un duel au sommet avec un sorcier malais maléfique. Et puis une preview d'"American Fays" aussi, dont je vous reparlerai ultérieurement…
En fait, c'est simple de réaliser un bouquin d'urban fantasy, il suffit d'associer un environnement urbain fort à un background fantastique fort au lieu de faire du copier-coller avec des bellâtres et des bimbos déambulant dans une métropole nord-américaine de pacotille à la recherche de vampires et de loups-garous pas flippant pour un sou… Soupir
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Oliv
  21 janvier 2019
La série de Romain d'Huissier, dont "Les Quatre-vingt-un Frères" constitue le premier tome, avait attiré mon attention au moment de sa parution aux éditions Critic il y a quelques années. Sa récente réédition en poche m'a donné l'occasion de m'y mettre. Je partais avec un bon a priori et je n'ai pas été déçu par cette lecture, bien au contraire. Pourtant, l'urban fantasy est un genre qui ne m'attire pas beaucoup. Je n'aurais jamais posé les yeux sur un tel roman s'il y avait été question des sempiternels vampires, zombies ou loups-garous, avec une action située à New York ou à Londres... Mais "Les Quatre-vingt-un Frères" a le bon goût de se dérouler à Hong Kong, et les créatures surnaturelles sont issues de la mythologie et du folklore chinois. Ceci n'est pas qu'un léger vernis posé sur de l'urban fantasy classique : l'esprit asiatique imprègne chaque aspect du roman, on sent que l'auteur français est un fin connaisseur et un passionné.
Le héros et narrateur du roman se nomme Johnny Kwan, il exerce l'honorable mais dangereuse profession d'exorciste taoïste à Hong Kong. Son rôle consiste notamment à prendre en charge les affaires qui ne peuvent l'être par la police car impliquant des éléments paranormaux. Ainsi qu'on peut aisément le deviner, ce qui démarre comme une banale enquête au sujet de vols et de meurtres va évoluer vers une menace d'une ampleur inouïe, impliquant des démons venus d'un autre âge... Le ton est assez différent, ici moins humoristique et décalé, mais la recette Chine, enquêtes et magie m'a fait songer aux excellentes aventures de Maître Li et Boeuf Numéro Dix écrites par Barry Hughart. J'ignore s'il s'agit d'une inspiration revendiquée par Romain d'Huissier... En revanche, le cinéma d'action hongkongais en est une, et en effet on n'aurait aucun mal à imaginer les enquêtes de l'exorciste Johnny Kwan mises en scène par Tsui Hark !
Nous ne sommes pas lâchés sans préparation dans ce contexte étrange et étranger : le narrateur nous guide à travers les différents quartiers de sa ville, il prend soin de nous donner des explications sur son activité de "fat si", de nous parler de la société hongkongaise, de revenir sur l'historique d'un art martial ou sur les origines d'un artefact magique, etc. Cela gênera peut-être certains lecteurs, car il est indéniable que le rythme est ralenti par des pauses récurrentes dans l'action proprement dite, mais pour ma part j'ai apprécié ce parti pris de l'auteur. Car ce qui m'a plu en premier lieu, ce n'est pas l'intrigue en elle-même (en fait, je n'ai jamais été très porté sur les enquêtes policières) mais bien l'univers mis en place par Romain d'Huissier : à l'exotisme d'une métropole asiatique se superpose une autre strate d'étrangeté, celle du monde des esprits, avec ses femmes-serpents et ses hommes-crabes, où le moindre immeuble abrite sa divinité personnelle, où l'apparence d'une simple bibliothécaire peut cacher une déité mineure, et où les légendaires Rois-Dragons se sont adaptés au monde moderne au point d'agir comme des chefs de gang...
On a là une lecture tout à fait réjouissante, qui conjugue le plaisir du divertissement d'action avec une ouverture sur l'imaginaire chinois. Il semble que la fantasy d'inspiration asiatique ne fasse pas vraiment recette par chez nous ; Romain d'Huissier mérite d'être encouragé à poursuivre dans cette veine. Pour ma part, je ne manquerai certainement pas les prochains épisodes. À noter une initiative sympathique : en fin de volume se trouve une nouvelle d'une trentaine de pages qui constitue la première aventure de Johnny Kwan, pour prolonger le plaisir du lecteur en attendant de se procurer le deuxième tome : "La résurrection du dragon".
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Igguk
  11 mai 2016
J'ai acheté Les 81 frères de Romain D'huissier sur un coup de tête, pour une seule raison : La couverture supra-classe avec sa reliure toilée et l'illustration de Xavier Collette qui m'a propulsé dans mes souvenirs de Shadowrun. Bon, j'ai un peu lu le résumé aussi, je suis impulsif mais quand même…
Ce premier tome des Chroniques de l'étrange nous présente le personnage de Johnny Kwan, un « fat si » qui opère à Hong-Kong. Ça ne veut pas dire qu'il est obèse au conditionnel, mais simplement que c'est un exorciste. le lendemain d'une mission éprouvante, Johnny est engagé par le richissime Anthony Chau pour retrouver des manuscrits antiques de sa collection personnelle qui ont été dérobés dans des circonstances bizarroïdes et un peu sanglantes. Dans la même journée, notre ghostbuster apprends également le décès de son mentor Eric Tse, une pointure dans leur domaine, assassiné par un simple voleur tout ce qu'il y a de plus humain. Ou peut-être pas ?
Quand je dis que notre héros est exorciste c'est pas « soutane, eau bénite et crucifix », l'auteur a le bon goût de nous faire découvrir à travers son roman une mythologie taoïste qui va donner un petit coup de neuf à l'urban-fantasy dominée par les bestioles bien de chez nous. Johnny va donc arpenter un monde caché, peuplé de fantômes chinois, d'esprit-serpents, de spiritualité asiatique et de talismans protecteurs. C'est cet univers exotique qui est la première grande qualité du roman, on sent que Romain D'Huissier est passionné par la chose et retranscrit une ambiance à la fois très urbaine et très spirituelle, à l'image des grandes villes asiatiques contemporaines. le rapport au surnaturel est ainsi très respectueux des traditions, l'auteur traite les esprits avec une certaine douceur.
Dans la forme, le roman est assez classique. le héros est narrateur et va nous balader dans son monde, nous en donnant les clés de lecture principales comme s'il s'adressait directement au lecteur. C'est appréciable parce que ça nous permet de bien nous immerger dans cet univers qu'on connait très peu, ça aurait peut-être été plus dispensable si le gars nous avait expliqué qu'un vampire avait des dents pointues et n'aimait pas le soleil mais là, j'avoue que c'est pas superflu. En soi, la trame est bien dans les canons du genre : Ambiance urbaine, monde caché sous notre nez où évoluent des créatures surnaturelles, équilibre séculaire en danger, héros qui agit à la frontière des deux mondes, etc…
C'est surtout cet univers exotique qui attise la curiosité et l'intérêt tout au long de la lecture (pour moi du moins, je suppose que les asiatiques ou les passionnés de ces cultures en connaissent déjà quelques principes). Mais on a aussi une histoire très efficace en soi, archi-classique mais qui se suit avec grand plaisir. On part d'une enquête de routine qui va dévoiler couche après couche des enjeux plus importants. le héros Johnny Kwan est convaincant, il nous apparait comme un exorciste compétent mais sensible qui comprend toute la subtilité de l'équilibre entre les deux mondes. On est loin du cow-boy qui va défoncer le dentier de tout ce qui est un peu surnaturel dans sa ville, l'enjeu est de comprendre ce à quoi on a affaire avant de foncer dans le tas, on sent que le combat n'est vraiment qu'en dernier recours.
Mais ça ne veut pas dire qu'on oublie l'action, on a droit à quelques scènes de baston mémorables qui mélangent kung-fu et gunfights dans la plus pure tradition des films de Hong-Kong. Ajoutez-y de la magie pour faire bonne mesure et vous obtenez un roman dynamique très divertissant. le récit gagne en puissance au fur et à mesure pour nous faire vivre des combats de plus en plus dangereux et explosifs, mais il arrive quand même à conserver le côté vulnérable de son héros, on ne tombe jamais dans le « bad-ass ultra-puissant qui gagne toujours ». Romain D'Huissier n'épargne pas son héros, Johnny Kwan en prend vraiment plein la gueule et surmonte les épreuves grâce à un mélange de préparation, d'astuce et de (beaucoup de) chance.
Les 81 frères est un très bon roman qui nous fait découvrir une mythologie asiatique dépaysante. Il y a de l'action, de la magie, des personnages cools et j'ai hâte de découvrir la suite de la série, en espérant que l'auteur nous surprenne un poil plus dans son intrigue.
Lien : http://ours-inculte.fr/81-fr..
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Lutin82
  27 novembre 2018
Avec le texte de Romain d'Huissier, nous sommes loin de ces Urban Vampasy, dans lesquelles Maya l'Abeille fait figure de nouvelle héroïne plus bad-ass que Lara Croft. le cadre pittoresque est loin d'être le seul élément d'exotisme et de fraîcheur, le système magique se démarque notamment à la fois par la solidité mise en place mais également par la cohérence d'ensemble dégagée.
Notre héros, un fat si, ou exorciste, puise ses capacités et particularismes dans le taoïsme. (Je ne vais pas vous proposer un cours magistral, internet peut répondre à n'importe quelle question que vous pourriez vous poser.)
L'auteur utilise des concepts qui nous sommes quand même familiers – au moins de nom, comme le Yin et le Yang. Contrairement à beaucoup d'oeuvres d'Urban Fantasy ou de nombreux romans de fantasy tout court, il n'y a pas une essence magique bonne et l'autre mauvaise. Que l'on puise dans le Yin ou le Yang importe finalement qu'à la marge sur l'échelle morale, mais canalisera les possibilités du pratiquant sur une série de compétences ou de sensibilités à son contraire.
Se fondant sur le taoïsme, cette « magie » repose sur l'énergie vitale, la méditation, les objets anciens et empreinte d'infusion mystique, les préparations, talismans,… En découle tout un ensemble charmant, cohérente et surtout à la saveur exotique. Alors certes, cela ne pète pas à la figure à chaque manifestation thaumaturgique, il n'y pas de sorts spectaculaires qui fracassent des quartiers entiers, des raz de marée provoqués par le claquement d'un petit doigt sur la couture du pantalon… Non, et c'est sans doute tout aussi efficace, se jouant également dans l'esprit des protagonistes, la force mentale et l'approche psychologique.
En causant d'esprit, cette culture animiste est parfaitement mise en valeur, et le lecteur rencontrera plusieurs de ces incarnations au cours de ses pérégrinations dans le roman de Romain D'Huissier. N'oublions pas le fen shui, et les divers principes associés, et nous aurons fait un tour certes ramassé mais assez fidéle de cette culture séduisante et parfois déroutante.
Et une culture au service de l'intrigue
Forcément, les vilains qu'affrontera Johnny seront par nature essentiellement spirituels… le combat n'en est pas moins physique et périlleux, surtout qu'une fois incarnés, les coups sont surpuissants. La menace finale qui se profile à l'horizon est assez coriace pour bouleverser l'équilibre même du monde matériel…
Notre fat si, exorciste de spécialité, devra donc rassembler ses forces pour conjurer les différents esprits rencontrés dans son périple vers la vérité. L'achalandage s'avère plutôt très varié et exotique, ce qui permet d'avoir un sentiment de découverte à chaque chapitre. J'ai adoré les petits clins d'oeil et surtout été enchantée de la présence en fond de toile de l'esprit femme-renard. Pour couronner le tout, il y a même des zombies!!!
Du rythme et une jolie plume
La trame emprunte un chemin relativement classique avec deux événements qui ont vocation à s'emboiter. Cependant, l'auteur parvient à maintenir un suspens tout du long pour notre plus grand plaisir. le rythme est excellent, et il est à parier que vous enchainerez les chapitres pour connaître la suite ce cette aventure avec frénésie.
J'ai adoré l'écriture de l'auteur, en finesse et avec de l'humour.
Ce premier tome des Chroniques de l'Etrange m'a enchantée. Sans prétention autre que le divertissement et le dépaysement, il remplit son office avec brio, proposant la découverte de Hong Kong sous une lumière onirique et séduisante. Une Urban Fantasy qui mérite l'attention.
critique bien plus complète sur mon blog
Lien : https://albdoblog.com/2018/1..
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Darkhorse
  09 novembre 2018
Dépaysement garanti pour ce polar fantastique nous plongeant aux quatre coins de Hong Kong et de ses différentes îles associées.
C'est à bord de son canot à moteur que Johnny Kwan, détective spécialiste en surnaturel, va nous balader à travers ses aventures. le premier chapitre sert d'introduction afin de nous immerger d'emblée dans ces lieux, ces noms et ce folklore. Un décor exotique où se baladent, parmi les humains, monstres et esprits des légendes orientales.
Il ne faut donc pas avoir froid aux yeux pour se frotter à de telles créatures et même pour un exorciste taoïste, un "fat si", comme Johnny Kwan, qui a pourtant de la bouteille dans le métier, les choses sont rarement aisées... Il possède pourtant de nombreux atouts issus de son apprentissage taoïste et allant de la connaissance des plantes à un style de combat destructeur ! Mais un de ses atouts principaux est sa relation avec les autres membres de son univers, que ce soit des fat si aux vocations bien différentes ou des démons bien implantés dans la vie citadine. Ceux-ci ne seront pas de trop pour l'aider dans des confrontations éprouvantes.

Il y a une certaine nonchalance chez Johnny Kwan, une neutralité toute taoïste, bien loin du manichéisme occidental. Il n'est pourtant pas immortel, et le pauvre en bave pas mal, ce qui fait que le récit balance entre action nerveuse et périodes, non moins plaisantes, plus calmes où l'auteur nous balade dans ce paysage inédit où temples religieux côtoient ruelles malfamées.


Bien que j'ai particulièrement apprécié l'ambiance "relaxante" ponctuée de moments d'actions mémorables (le dernier goengsi !), j'ai regretté le manque de truculence de Johnny, une truculence que l'on rencontre souvent dans les récits mettant en scène des taoïstes. L'intrigue, bien que possédant un cadre original et soigné, n'en reste pas moins très classique.
il s'agit du premier tome de la saga "Chroniques de l'étrange", à voir ce que la suite nous réserve !
PS : Merci à Babélio de m'avoir permis de lire ce livre grâce à Masse Critique !!
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critiques presse (2)
SciFiUniverse   10 janvier 2019
Le côté polar noir mâtiné de fantastique fonctionne particulièrement bien. Mais l’originalité de cette saga est dans l’orientalisation du genre.
Lire la critique sur le site : SciFiUniverse
Elbakin.net   29 septembre 2015
Espérons que les tomes suivants (une trilogie est prévue) continue sur la même lancée : cinématographique et enthousiasmante !
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
OlivOliv   20 janvier 2019
Historiquement, la ville de Hong Kong – "le port parfumé" en cantonais – s'était bâtie sur le commerce maritime et la piraterie (mais on évite de le dire trop haut). Sa vigueur économique est en grande partie due à cet héritage, ce qui explique d'ailleurs pourquoi Tin Hau, protectrice des marins, est la déesse tutélaire de la cité. De par sa position géographique et son histoire, Hong Kong demeure ainsi un carrefour entre l'Orient et l'Occident, un pont entre tradition et modernité. Et c'est cette position particulière qui en fait une ville si intéressante pour nous autres "fat si" : cette cité attire naturellement tant les mortels que les esprits, concentre en elle des souffles aussi bien fastes que néfastes, plonge ses racines dans un passé mythique pour s'élancer vers un avenir incertain.
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OlivOliv   21 janvier 2019
En Chine – et à Hong Kong en particulier –, la religion est un syncrétisme qui mêle avec un certain bonheur les rites et croyances du taoïsme, du bouddhisme et du confucianisme. Le Bouddha est vénéré à l'égal de l'Empereur de Jade qui règne sur le Ciel, les Immortels et les bodhisattvas se côtoient au sommet des montagnes sacrées, les prières ont adressées indifféremment à Confucius ou Lao Zi... C'était ce mélange de plusieurs courants qui expliquait comment une nonne bouddhiste comme Ann Lung était capable d'invoquer les attributs d'un dieu céleste. C'était aussi la raison de ma présence ici : bien qu'étant taoïste, je venais remercier le Bouddha de son aide lors du combat contre les Quatre-vingt-un Frères.
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AlfaricAlfaric   11 janvier 2017
Au nord, je versai une rasade d’alcool de riz pour symboliser l’Eau et la Tortue noire ; au sud, j’allumai trois bâtonnets d’encens pour le Feu et l’Oiseau écarlate. A l’ouest, je plantai Jyu Coeng en signe de respect entre le Métal et le Tigre blanc ; à l’est. Une branche de pêcher posée au sol attira la faveur du Bois et du Dragon vert.
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OlivOliv   19 janvier 2019
Le Chinois typique est superstitieux, il vénère ses ancêtres et prie les dieux pour attirer leurs bonnes grâces. Il sait aussi que des dragons hantent les rivières et les lacs. Mais brûler un bâtonnet d'encens devant une plaquette funéraire et voir de ses propres yeux un démon échappé des Dix Enfers dévorer le cœur d'un enfant sont deux choses nettement différentes.
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AlfaricAlfaric   07 janvier 2017
Les créatures d’origine étrangère sont plutôt rares en Chine, nos propres esprits étant extrêmement territoriaux.
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Videos de Romain d'Huissier (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Romain d'Huissier
Avec Fabien Cerutti, Romain d'Huissier, Stefan Platteau et Fabien Fernandez
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