AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Christine Le Boeuf (Traducteur)
ISBN : 2253138320
Éditeur : Le Livre de Poche (30/11/-1)

Note moyenne : 3.94/5 (sur 494 notes)
Résumé :
Auster nous convie à une randonnée existentielle: celle d'un homme qui, après avoir confié sa fille à sa sœur, se retrouve sans attache, pris dans le tourbillon d'une errance désespérée qu'il ne comprend pas lui-même. Cette dynamique incontrôlable le pousse à sillonner les Etats-Unis en voiture. Il rencontre, au son de "La Musique du hasard", des personnages surgis de nulle part qui vont donner un tour extraordinaire à cette fuite en avant. Il serait criminel d'en r... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses & Avis (30) Voir plus Ajouter une critique
latina
13 septembre 2016
★★★★★
★★★★★
Le hasard joue souvent pour moi des airs entrainants, et je me laisse guider au gré du vent et de la vie.
Paul Auster se trouve régulièrement sur mon chemin, et sa musique, si elle m'est toujours agréable, ne m'a pas entièrement convaincue ici.
Nashe, son héros, est jeune encore, et se retrouve seul suite aux aléas de l'amour, quoiqu'il laisse une petite fille de 2 ans à la garde de sa soeur. Il quitte son métier et roule, roule, roule. Son esprit s'évade au rythme des kilomètres, d'autant plus qu'un héritage opportun lui permet de ne pas être stoppé par des contingences matérielles. Un jour, il rencontre un tout jeune gars, Pozzi, joueur de poker professionnel, et un enchainement de circonstances où le hasard n'a plus trop sa place le fera assister à une partie mémorable entre Pozzi et 2 hommes très bizarres et surtout très riches. Cette partie va porter à conséquence, ô combien!
La musique du hasard est lancée. Rythme assez lent, musique atonale : je ne vois pas toujours où Auster veut en venir. Quelques airs sont lancés, d'autres avortent. Bizarre, tout ça. Je suis assez déconcertée, quoique j'apprécie quand même la réflexion qui sous-tend l'ensemble, sur le sens de la vie.
Que faisons-nous dans cette existence ? Sommes-nous les jouets du destin ou pouvons-nous en tenir les rênes ? Sommes-nous responsables ?
Paul Auster est le compositeur d'une oeuvre multiple mais toujours guidée par le désir de nous faire réfléchir.
Sa musique, ici, a été un peu déconcertante, mais comme toujours attirante.
3,5/5
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          615
rabanne
12 janvier 2017
★★★★★
★★★★★
Second roman, et rien à voir avec ma première lecture en demi-teinte de Paul Auster. Je l'ai lu en deux fois, seulement parce que j'y ai été obligée, car c'est une lecture qu'on ne lâche pas.
C'est dingue et captivant. Captivant mais dingue. Un road-movie haletant, une spirale infernale, un être profondément perdu dans un monde absurde, où la liberté n'est qu'un leurre...
Une plume pleine de virtuosité et de fulgurance, qui sert une intrigue aussi fascinante qu'oppressante, dans laquelle le rêve tourne en véritable cauchemar.
Commenter  J’apprécie          516
Myriam3
22 juillet 2014
★★★★★
★★★★★
Chez Paul Auster, on reconnaît tout de suite sa patte, disons sa plume: un mec paumé, tombé au plus bas - ruiné, convalescent, ayant tout abandonné, bref, au pied du mur, à quelques pas seulement de la déchéance la plus complète, de la chute sans fin. En quelques lignes, il nous révèle la situation du personnage; ensuite, à nous d'imaginer comment il va bien pouvoir se tirer de là, mais peine perdue: l'imagination de Paul Auster est si riche, ses intrigues à la fois si raffinées et si complexes, que je défie quiconque d'imaginer la fin.
Voici donc Nashe, pompier et père d'une petite fille, se retrouvant tout d'un coup avec une considérable somme d'argent, héritée de son père qu'il connaît à peine. il plaque tout, prend sa voiture, et pendant un an, roule, roule roule, traverse les Etats-Unis en long et en travers, sans quasiment jamais poser le pied au sol.
L'argent s'écoule. Il ne reste plus que quelques billets. Plus de travail, plus de femme, une soeur qui s'occupe de sa fille. Et un sentiment d'échec.
C'est ici que commence le roman. Nashe rencontre un jeune auto-stoppeur. le hasard. Mais Nashe joue sa vie à pile ou face avec ce jeune homme, hasard toujours qui va l'amener tout droit en enfer.
Un livre sombre dans lequel la vie des personnages est soumis, sans cesse, au choix que l'on fait, à la route qu'on décide de suivre ou de quitter. thème cher à Auster.
Nashe y rencontre des personnages hors du commun, inimaginables et des situations complètement irréalistes, si elles n'avaient pas ce caractère si convaincant. On y croit, on est, finalement, à peine en deça du possible, du probable.
Encore un roman de Paul Auster envoûtant mais bien sombre...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          220
Herve-Lionel
06 février 2017
★★★★★
★★★★★
La Feuille Volante n° 1109
LA MUSIQUE DU HASARD - Paul Auster – Actes sud
Traduit de l'américain par Christine le Boeuf.
Après avoir hérité une coquette somme d'un père perdu de vue depuis longtemps, Nash, ex-pompier divorcé, entreprend un long voyage sur le territoire des États-Unis, en voiture, seulement guidé par le hasard. Il est libre puisqu'il vient de confier sa fille Juliette dont il a été longtemps séparé, à sa soeur. Après avoir donné un grand coup de balai dans sa vie, son but est de voyager jusqu'à son dernier dollar. Ce qu'il souhaite surtout c'est emprunter les routes peu fréquentées, comme s'il voulait complètement fuir ce monde et confier au seul hasard son itinéraire et ses rencontres. Il y a la musique de Mozart et de Verdi, les femmes et il croise par hasard Jack Pozzi qui est un champion de poker nomade momentanément ruiné mais qui propose à Nash d'investir le reste de son argent dans une partie de poker contre deux milliardaires farfelus que bien entendu il plumera. Parce que les choses ne tournent pas exactement comme prévu, nos deux compères sont sommés de construire un mur pour leurs créanciers. Ces travaux étant presque réalisés Jack s'enfuit, est retrouvé à moitié mort et Nash, en proie à une sorte de folie, finit par se tuer en voiture. Tel est le synopsis de ce roman.
Au départ, j'avoue que je m'attendais à autre chose, avec le titre et la quatrième de couverture, je me serais bien laissé entraîner dans un autre univers créatif. le hasard tient, si on veut le voir ainsi, une place dans le déroulé de cette tranche de vie de Nash mais ici j'ai pourtant vu beaucoup plus de libre-arbitre que de fatalité véritable. Nash jouit de beaucoup de liberté, symbolisé dans la première partie du roman par la route, à moins que cela ne soit qu'une illusion mais dans la deuxième partie c'est plutôt l'absence de cette liberté qui prévaut (addiction au jeu, obligation de construire le mur puis de rembourser la nourriture) sans que le hasard puisse être vraiment invoqué. Il faut cependant prendre en compte que nous sommes dans une fiction où l'auteur tient la plume et le destin de ses personnages [On pourrait ici parler également de le liberté des personnages de roman mais c'est un autre sujet]. C'est vrai aussi que nous avons là tout l'univers d'Auster où le réalisme le dispute à l'imaginaire et que c'est un terrain sur lequel je suis, à titre personnel, tout prêt à le suivre. de plus, j'accorde une grande place au hasard et contrairement à nombre de mes contemporains, je crois beaucoup à l'impact qu'il peut avoir sur chacune de nos vies. Les deux milliardaires enrichis ont chacun une obsession : Pour l'un c'est un château acheté en Irlande qu'il veut faire rebâtir pierre par pierre chez lui en Amérique, pour l'autre c'est une « cité du monde » une maquette qu'il construit et reconstruit en permanence. Deux folies, deux obsessions où le hasard ne me paraît pas avoir une grande place...Face à cela, il y a cette partie de poker que Nash et Pozzi sont sûrs de gagner mais, est-ce le hasard qui pèse sur les événements et en modifie le cours ou simplement la suffisance et l'assurance un peu trop grande de Pozzi et de Nash? Ce qui m'a frappé aussi c'est la solitude des personnages, Nash et Pozzi et leur rencontre, certes hasardeuse, ne fait pas d'eux des complices. Ils restent seuls jusqu'à la fin, c'est à dire face à la mort. Est-elle l'émanation de notre liberté, du hasard ou du destin, cette question reste posée.
Le contexte de ce roman est très américain. Il y est question d'argent, de poker, de liberté, de grandes réalisations, mais ce roman m'a semblé laisser beaucoup de questions en suspens sur le destin et la liberté individuelle qui sont des sujets philosophiques qui n'ont pas fini de nous interroger. J'ai retrouvé avec plaisir l'art du conteur de Paul Auster ce qui fait de lui, à mes yeux, un romancier majeur. La fin brutale de cette histoire m'a cependant un peu déçu je le trouve un peu convenue, presque prévisible, un véritable suicide d'où le hasard me paraît bien absent.
© Hervé GAUTIER – Février 2017. [http://hervegautier.e-monsite.com ]
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          81
Luniver
08 octobre 2016
★★★★★
★★★★★
Nashe mène une petite vie tranquille comme pompier à Boston. Rien de particulièrement excitant, mais pouvoir se lever chaque matin avec la conviction de faire quelque chose d'utile, ça n'a pas de prix. Aussi, l'héritage colossal que lui laisse un père qu'il n'a pratiquement pas connu détruit son équilibre : s'il lui est impossible de continuer à vivre comme si rien ne s'était passé, il n'a pas le moindre objectif en vue.
Nashe part alors sur les routes, et sillonne l'Amérique en se disant qu'un but dans la vie va bien finir par lui tomber dessus. Mais les kilomètres s'enchaînent, l'argent fond, et notre ex-pompier se sent toujours aussi désorienté. Jusqu'à tomber un jour sur Pozzi, joueur de poker de génie mais complètement fauché. Nashe décide de lui confier l'intégralité de son argent pour l'aider à participer à une partie de poker organisée par deux milliardaires.
La structure du roman reflète très bien l'esprit des personnages, qui prennent la plupart de leurs décisions sur un coup de tête, sans pouvoir les expliquer après. de même, on a des ruptures assez brutales dans le récit, des changements de direction abruptes qui surprennent beaucoup. J'ai parfois eu l'impression de lire une série de nouvelles collées les unes aux autres, mais malgré tout l'ensemble tient bien la route, et à la fin du roman la progression du héros principal fait sens.
Les romans d'Auster me laissent toujours la même impression : un mélange de fascination pour les personnages, mêlée à un léger malaise et une certaine angoisse.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          170
Citations & extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
Herve-LionelHerve-Lionel06 février 2017
Le premier soir, il avait passé plusieurs heures à rassembler les affaires de Thérèse et à en remplir des sacs poubelle, se débarrassant enfin d'elle par une purge systématique, un enterrement collectif de tous les objets qui portaient peu ou prou la moindre trace de sa présence.
Commenter  J’apprécie          70
rabannerabanne06 janvier 2017
Son visage était presque joli, mais en dépit de sa moue enfantine, elle avait l'air usé, une expression boudeuse qui transparaissait sous ses sourires et l'apparente gaieté de ses manières. Sa jeunesse n'y faisait rien. Elle avait le regard dur, cynique, les yeux de quelqu'un qui en a déjà trop vu.
Commenter  J’apprécie          250
rabannerabanne11 janvier 2017
Nashe eut soudain l'impression que quelque chose en lui était mort, comme s'il avait épuisé toutes ses capacités de sentir. Il aurait préféré avoir peur, mais même la perspective d'un désastre ne parvenait pas à l'effrayer.
Commenter  J’apprécie          260
le_Bisonle_Bison14 février 2012
Nashe n’avait aucun projet particulier. Tout au plus envisageait-il de se laisser flotter pendant un certain temps, de voyager d’un endroit à l’autre et de voir ce qu’il arriverait. Il pensait qu’au bout de quelques mois il en aurait assez et qu’il s’appliquerait alors à décider ce qu’il devait faire. Mais deux mois s’écoulèrent, et il n’était toujours pas disposé à s’arrêter. Il s’était épris peu à peu de cette nouvelle vie de liberté et d’irresponsabilité, et, dès lors, il n’y avait plus de raisons d’en changer.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
rabannerabanne11 janvier 2017
Il était un point fixe dans un tourbillon de variables, un corps immobile en parfait équilibre, au travers duquel le monde se précipitait et disparaissait.
Commenter  J’apprécie          170
autres livres classés : pokerVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Paul Auster

Sous quel pseudonyme a-t-il publié un roman ? (indice : ce pseudonyme est également le nom de certains de ses personnages)

Paul Dupin
Paul Retsua
Paul Benjamin
Paul Palace

10 questions
184 lecteurs ont répondu
Thème : Paul AusterCréer un quiz sur ce livre
. .