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ISBN : 2070369390
Éditeur : Gallimard (1973)


Note moyenne : 3.71/5 (sur 184 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Un concert fracassant envahit la rue. \" Les pompiers \", pensai-je. Arezki n'avait pas bougé. Les voitures devaient se suivre, le hurlement s'amplifia, se prolongea sinistrement et s'arrêta sous la fenêtre. Arezki me lâcha. Je venais de comprendre. La police. Je commen... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par hannahens, le 30 août 2012

    hannahens
    Elise ou la vraie vie, voilà un titre qui dit tout mais ne prend tout son sens qu'une fois que l'on s'est plongé dans le roman.
    Elise, pour suivre son frère qu'elle adule, va quitter sa province pour le rejoindre à Paris, dans les années 50-60. La jeune fille va se retrouver non pas une ville qui ferait rêver, mais va découvrir l'envers du décors en travaillant dans une usine. le travail est pénible, plus encore pour une femme, mal payé, et va la plonger au cœur du conflit qui déchire alors la France: la guerre d'Algérie. Les Algériens sont des parias à l'usine, considérés comme des moins que rien, des terroristes potentiels. Malgré cela, le contact va s'établir entre elle et Arezki.
    L'auteur réussit un roman social, sans manichéisme, en abordant d'une part le travail des ouvriers et d'autre part la difficulté d'un amour entre ces deux personnes malmenées par la vindicte populaire et une politique d'état elle aussi raciste. Les sentiments parfois contradictoires de l'héroïne sont traduits avec justesse, de l'amour à la honte, en passant par la peur pour son amant. Les faits relatés touchent la réalité et pointent la violence de cette guerre lorsque Arezki est finalement enlevé. Rien n'est pire que la disparition d'un être, façon de l'effacer sans laisser de traces, laissant un trou béant dans le cœur de ses proches.
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    • Livres 5.00/5
    Par melusine1701, le 21 janvier 2010

    melusine1701
    Elise vit en Province avec une grand-mère qui l'a élevée et un frère qu'elle vénère, Lucien. Lorsque Lucien, qui a tout abandonné pour aller militer à Paris pour que commence "la vraie vie", l'invite à le rejoindre, elle n'hésite pas longtemps. Il lui trouve un emploi dans une usine de voiture, où elle est chargée de contrôler les pièces qui défilent sur le chaîne de montage. Avec elle travaille avec beaucoup d'Algériens: là-bas, la guerre fait rage, tue, et le racisme est omniprésent en France. Parmi les Algériens de l'usine, Arezki.
    La claque! J'ai terminé ce livre ce matin entre deux cours en salle des professeurs, hier il m'a fait rallumer la lumière tellement j'avais du mal à le lâcher. Il y avait longtemps qu'un livre ne m'avait pas fait cet effet-là. Et pourtant, j'avais toujours trouvé son titre complètement nunuche.
    [...] La vie à l'usine, épuisante, le travail où les relations humaines n'entrent pas en ligne de compte, sont décrits avec justesse mais aussi avec retenue, pudeur, sans grands éclats. La langue est simple et directe. le racisme d'une France qui vit très mal la guerre d'Algérie, les rafles policières, le danger permanent sont si prenants que le topos de l'histoire d'amour impossible qui vient se greffer là-dessus ne semble même pas réchauffé. Pas un "je t'aime" ne sera échangé, mais la tension de l'un vers l'autre est palpable, seule oasis dans une vie sans issue.
    [...]
    Politique, sentiment, société, famille, il y a tout dans ce roman. J'en reste encore abasourdie.
    Retrouvez ma critique et toutes les autres sur mon blog!

    Lien : http://mabouquinerie.canalblog.com/archives/2010/01/21/16607185.html
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    • Livres 4.00/5
    Par isabellelemest, le 15 janvier 2013

    isabellelemest
    Élise s'étiole dans la pauvreté à Bordeaux, aux côtés d'un frère, qu'elle souffre de faire vivre dans ces conditions difficiles. Elle décide de monter à Paris pour trouver du travail dans une chaîne de montage, dans l'usine de Renault-Billancourt. Parallèlement, elle essaie de lire, de "s'élever" intellectuellement, malgré la fatigue de la journée. Elle fait la connaissance d'un OS comme elle, un Algérien, Arezki. Ils s'aiment et vivent ensemble, il milite dans les rangs du FLN, jusqu'à la manifestation d'octobre 1961 à Paris, en pleine guerre d'Algérie, qui sera réprimée par un massacre sur les ordres du préfet Papon. Arezki ne sera jamais retrouvé.
    Un roman engagé et émouvant sur la condition ouvrière et le militantisme, â une époque à présent historique, mais encore présente grâce à ce témoignage.
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    • Livres 4.00/5
    Par LiliGalipette, le 03 juillet 2009

    LiliGalipette
    Elise ou la vraie vie
    Roman de Claire Etcherelli.
    Elise et Lucien sont orphelins. Elevés par leur grand-mère, ils s'éloignent lentement l'un de l'autre. Lucien est un révolté aux idées utopiques. Monté à Paris, il demande à sa soeur de le rejoindre. Elise découvre la ville, le travail sur la chaîne, ce qu'on appelle "la vraie vie". L'amour fait irruption dans sa vie avec Arezki, un Algérien. Au loin gronde la guerre d'Algérie. En France, quelque chose se trame.
    Quel beau texte! Toute en finesse et en sensibilité, on rencontre l'héroïne et on la suit dans sa découverte d'une vie difficile et exaltante. J'avais lu cette oeuvre quand j'étais adolescente, et elle m'avait fait trembler. La narration est simple mais profonde. Les ellipses sont habiles et élégantes, ce qui n'est pas facile à faire. le texte délivre un beau message d'espoir et d'amour.
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    • Livres 5.00/5
    Par frandj, le 07 février 2014

    frandj
    Je suis entièrement d'accord avec la critique de "Elise Ou La Vraie Vie", faite par Mélusine1701 . C'est un livre magnifique sur l'amour, la condition ouvrière, le racisme, les luttes sociales et anti-colonialistes. Il n'est pas nécessaire d'être "de gauche" pour apprécier l'authenticité de cette histoire, à la fois lumineuse et sombre.
    J'aimerais que la jeune génération puisse découvrir ce genre de lecture, même si le roman a pour époque (lointaine) le milieu du XXème siècle.
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Citations et extraits

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  • Par SandrineDP, le 20 janvier 2013

    "ces pensées, le froid, les mèches qui volent dans mon cou, la dérobade d'Arezki, le sang du Magyar et l'odeur de l'usine, les quatre heures de chaîne qui m'attendent, la lettre de la grand-mère que je n'ai pas encore lue, c'est tout cet amalgame, la vie. Comme elle était douce, celle d'avant, la vue un peu floue, loin de la vérité sordide. Elle était simple, animale, riche en imaginations. Je disais "un jour..." et cela me suffisait."
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  • Par Lea25, le 15 novembre 2012

    J'étais comme un être enfermé dans une bulle de verre, et tout le monde me voyait, mais personne ne m'entendait. Et moi, ce que je voulais, c'était casser la bulle pour que quelqu'un m'écoute.

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  • Par LiliGalipette, le 21 mars 2012

    Un concert fracassant envahit la rue. " Les pompiers ", pensai-je. Arezki n'avait pas bougé. Les voitures devaient se suivre, le hurlement s'amplifia, se prolongea sinistrement et s'arrêta sous la fenêtre. Arezki me lâcha. Je venais de comprendre. La police. Je commençai à trembler. Je n'avais pas peur mais je tremblais tout de même. Je n'arrêtais plus de trembler : les sirènes, les freins, le bruit sec des portières et le froid, - je le sentais maintenant - le froid de la chambre.
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  • Par Austral, le 06 octobre 2012

    Je me sentais en sécurité chez moi. Sécurité. J'aimais ce mot et ce qu'il évoquait. J'en aimais la sonorité rude. Sécurité. Il commençait comme serrure. Il remplaçait le mot bonheur.

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  • Par Lea25, le 06 août 2013

    Ce qui compte, c'est ce qu'on est, pas ce qu'on a fait. J'approuvai. Je n'osais pas lui dire qu'on était aussi ce que l'on faisait.

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Prix Femina - Prix Médicis
Sujet muet sur le Prix Femina attribué à "Élise ou la Vraie Vie" de Claire Etcherelli et le prix Medicis attribué à Claude SIMON pour son livre "Histoire".








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