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ISBN : 222111082X
Éditeur : Robert Laffont (2010)


Note moyenne : 4.07/5 (sur 785 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
En 1911, les grandes puissances vivent leurs derniers instants d’insouciance. Bientôt la guerre va déferler sur le monde...

Cinq familles - américaine, russe, allemande, anglaise et galloise - vont se croiser, s’aimer, se déchirer, au rythme des boulever... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Ode, le 16 septembre 2012

    Ode
    Après "Les Piliers de la terre" et "Un monde sans fin", Ken Follett revient sur le terrain de la saga historique. Cette fois, il délaisse le Moyen Âge pour une fresque sur les grandes puissances mondiales à l'aube du XXe siècle.
    "La Chute des géants" (Fall of Giants) illustre comment la guerre de 1914-1918, premier conflit armé d'envergure mondiale, ainsi que la lutte des classes (la Révolution russe, les mouvements travailliste et féministe en Angleterre...) vont complètement bouleverser l'ordre établi à la fin du XIXe siècle.
    Pour réaliser ce projet extrêmement ambitieux, Ken Follett a choisi comme à son habitude le petit bout de la lorgnette, visant de petites histoires pour expliquer la grande. Son récit s'articule ainsi autour des destins croisés de personnages fictifs et d'origine sociale différente, représentant les principaux pays en présence :
    - Angleterre : Lord Fitzherbert et sa soeur Lady Maud, leur jeune gouvernante Ethel Williams et le frère de celle-ci, Billy, employé à la mine de charbon
    - Allemagne : Walter von Ulrich, dont le père est une éminence grise du kaiser
    - Russie : la cruelle princesse Béatrice (épouse de Fitz), ainsi que deux frères orphelins à la suite des répressions du tsar, Grigori et Lev Petchov
    - Etats-Unis : une jeune homme de la haute société, Gus Dewar, et une famille d'entrepreneurs émigrée de Russie, les Vialov.
    Non, je n'ai pas oublié un tiret... Ken Follett a tout simplement omis la France, pourtant acteur majeur ! Les principaux événements touchant notre pays seront bien sûr évoqués en toile de fond historique, mais pas de famille pour nous représenter.
    Histoires d'amour contrariées, espionnage, trahisons... on peut faire confiance à Ken Follett pour ne pas s'ennuyer, même si certains rappels historiques, surtout les pages sur la Révolution russe, sont moins enlevés que le reste. Je vous invite à consulter le site internet de l'auteur, qui explique comment il construit ses romans. On y apprend qu'il faut un élément nouveau ou un rebondissement toutes les 6 pages, sinon le lecteur se lasse ! Dans "La Chute des Géants", la ficelle est parfois un peu grosse, comme la propension des héroïnes à tomber enceinte inopinément pour relancer l'intrigue, ou bien la rencontre improbable des officiers Fitzherbert et von Ulrich durant la fameuse trêve de Noël dans les tranchées françaises... Toutefois, grâce à des caractères un peu plus nuancés que dans ses romans précédents, l'aventure fonctionne assez bien. 
    J'aurai donc plaisir à retrouver tout ce petit monde dans le tome 2 de la trilogie : "L'Hiver du monde", à paraître le mois prochain. Mais je saurai attendre qu'il sorte en poche.
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    • Livres 4.00/5
    Par spleen, le 23 décembre 2012

    spleen
    Bien sûr, il ne faut pas faire une comparaison avec les piliers de la terre qui représente à mon avis, le summum dans l'œuvre du maitre Follett!
    Mais ce gros pavé, plus de 1000 pages en édition de poche se lit de façon très fluide et avec plaisir.
    Nous parcourons la période de la première guerre mondiale et la révolution bolchevique russe.
    Les personnages sont assez nombreux mais suffisamment typés pour ne pas avoir besoin de se référer aux présentations en début d'ouvrage, familles d'aristocrates anglais, allemands ou russes, familles de mineurs du Pays de Galle, familles d'ouvriers russes , américains aisés, féministes et bolcheviques de la première heure, tout ce beau monde se croise, s'aime ou se déteste suivant les bonnes recettes de Ken Follett: les petites histoires qui se mêlent à la grande histoire et on lui pardonnera toutes les invraisemblances , les protagonistes intervenant tous dans les décisions orientant le cours du destin du monde .
    Peu importe, j'ai tout gobé avec un émerveillement d'enfant devant son sapin de Noël, c'est la magie Follett : les histoires d'amour, la petite pointe d'érotisme toujours bien dosée, les héros passant entre les balles et les coups de mortier, les amis devenus malgré eux ennemis qui se retrouvent et boivent le thé entre deux tranchées de la Somme ...
    J'ai déjà le deuxième tome, même épaisseur pour mon plus grand bonheur !
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    • Livres 5.00/5
    Par Lagagne, le 02 mars 2013

    Lagagne
    Je n'ai pas grand chose à dire sur ce livre, sauf qu'il est absolument génial.
    J'ai mis du temps à le lire parce que je l'ai entrecoupé de nombreuses autres lectures. Pourquoi? Parce quand je l'ai commencé j'ai tout de suite senti que je le lirai comme on regarde une série télé : par épisode et saison. Une lecture entrecoupée donc, avec de très nombreux personnages, mais à laquelle je n'ai jamais décroché. Chaque fois que je reprenais ma lecture je savais exactement où chacun en était.
    Ken Follett a su dresser un portrait époustouflant de ses personnages et de l'époque. C'est le premier roman historique que je lis de lui (après 2 romans d'espionnage me laissant mitigée). Là je suis carrément convaincue! le volume 2 de "Le siècle", "les piliers de la terre" et "Un monde sans fin" vont rejoindre la liste de mes livres à lire. Mais sans précipitation : chacun sera l'objet d'une nouvelle saison!
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    • Livres 1.00/5
    Par Allantvers, le 27 juin 2013

    Allantvers
    C'est avec regret et un petit mélange de tristesse et de colère que j'ai fini par abandonner ce livre au bout du premier tiers.
    Tristesse parce que je me faisais une joie de me plonger dans cette saga historique : Ken Follet a la réputation de bien se documenter en amont pour préparer ses romans historiques; l'idée de lire un suite de bons gros romans retraçant l'histoire du XXème siècle par le biais de la petite histoire dans la grande était très excitante.
    J'avais bien apprécié "Les Piliers de la terre" et partais confiante, bien que ce petit quelque chose de mécanique dans l'écriture du suivant, "Un monde sans fin", m'ait mis la puce à l'oreille.
    Colère parce qu'avec " La Chute des géants", j'ai eu le sentiment que sur ce coup-là Ken Follet a 'préparé' la construction de la structure romanesque au-delà de l'excès, à la limite du mépris du lecteur.
    Ce n'est pas un bouquin à lire, mais un produit à consommer.
    Ce n'est plus une écriture mécanique, mais carrément de la production industrialisée d'effets romanesques à répétition qu'on subit dans ce livre :
    Toutes les 3 pages, en alternance : du suspens, de la violence, du cul. de préférence en fin de la page de droite pour susciter l'envie de passer à la suivante.
    Genre (ne vérifiez pas, j'imagine - et j'exagère un poil :-)
    - page 12, séquence suspens, Tadaaa! : "comment allait-il donc se sortir de ce mauvais..." (suite page suivante)
    - page 15, séquence violence, Grrrr! : "de toute sa force, il lança son poing sur..." (suite page suivante)
    - page 18, séquence sexe : Mmmmh : "le souffle court, elle se jeta sur.." (suite page suivante)
    Et cette pesante mécanique est délayée ad nauseum :
    La belle aristocrate rebelle se languit de savoir pages 140, 149 et 158 (toutes les 9 pages, séquence suspens, vous suivez? :-) ) si le beau caporal mobilisé sur le front va survivre.
    Il revient, et la voilà qui gêmit pages 231, 240 et 249 se demandant s'il l'aimeuuh.
    Je me suis arrêtée au premier tiers mais j'imagine qu'au bout d'un suspens intenable distillé pages 722, 731, 740... 874 : ils se marient.
    Insupportable!
    Je regrette encore d'avoir fermé avant la fin ce livre qui aurait pu être un grand plaisir de lecture, mais s'est avéré un machin standardisé que sa trame grossièrement apparente rend illisible.
    Ken, s'il te plait, lâche un peu la technique, et ECRIS UN LIVRE!! Tu vendras certes moins, mais tu trouveras ce que tu es censé chercher en tant qu'écrivain : un public de lecteurs, pas de consommateurs.
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    • Livres 4.00/5
    Par mgeffroy, le 25 janvier 2011

    mgeffroy
    Et voilà ! C'est fait ! J'ai lu mon premier livre de Ken Follet.
    A tout seigneur, tout honneur, l'auteur démarre son roman par son pays, le Pays de Galles. Dès le début, on est dans l'ambiance avec le travail des mineurs à l'extraction de charbon, les coups de grisou, la pauvreté, la misère et le seigneur qui regarde tout cela de très haut en trompant sa femme avec sa gouvernante...
    Un grand nombre de personnages, de Russie, des Etats-Unis, d'Allemagne et de Grande-Bretagne vont se croiser (avec un hasard quand même bien capillotracté) tout au long de cette vaste épopée pour nous amener aux portes de la première guerre mondiale, ensuite, c'est le monde qui bascule dans la guerre, le monde est en train de changer. Comme il n'y a pas vraiment de suspense, je peux vous annoncer que l'on retrouve la paix à la fin du bouquin mais cette paix, à des conditions très pénibles pour l'Allemagne, annonce vraisemblablement la suite de l'épopée avec la crise et la seconde guerre.
    Extrêmement documenté, cet ouvrage, grande fresque du début de siècle, est très agréable à lire et on y apprend, même si l'on connait l'Histoire, pas mal de choses sur les relations entre les "grands hommes" qui décident et les ouvriers.
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Citations et extraits

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  • Par bibliame, le 26 janvier 2011

    - Ne me dis pas que tu veux retourner an Amérique ?
    - Bien sûr que si ! D’ailleurs, tu ferais bien de venir avec moi.
    - Mais ce n’est plus la peine. LA Russie n’est plus comme avant. Le tsar n’est plus là !
    - J’aime les Etats-Unis, dit Lev. Ca te plaira à toi aussi, ça vous plaira à vous tous, surtout à Katerina.
    - Mais nous sommes en train d’écrire l’histoire ici ! Nous avons inventé une nouvelle forme de gouvernement, le soviet. C’est une nouvelle Russie, un monde nouveau ! Tu ne te rends pas compte de ce que tu rates !
    - C’est toi qui ne comprends pas. En Amérique, j’ai une voiture à moi. Il y a plus de nourriture qu’on ne peut en manger. J’ai tout l’alcool que je veux, toutes les cigarettes que j’ai envient de fumer. J’ai six costumes !
    - A quoi ça te sert, d’avoir six costumes ? dit Grigori agacé. C’est comme d’avoir six lits. Tu ne peux pas te coucher dans plus d’un à la fois !
    - Je ne vois pas les choses comme ça.
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  • Par bibliame, le 26 janvier 2011

    - Tu crois que nous allons vraiment réclamer aux Allemands des milliards de réparations ?
    - Ils sont mal placés pour protester. Après la guerre franco-prussienne, ils ont exigé cinq milliards de francs de la France, qui les a payés en trois ans. Et en mars dernier, au traité de Brest-Litovsk, l’Allemagne a fait promettre un versement de six milliards de marks aux bolcheviks qui, naturellement, ne les payeront pas. Autant dire que les cris indignés de l’Allemagne paraissent un peu hypocrites.

    …….
    - Si nous savons que les Allemands ne peuvent pas payer, pourquoi Lloyd Georges insiste-t’il ?
    - Je lui ai posé la question. Je le connais bien depuis l’époque où il était ministre des Munitions. Il prétend que tous les belligérants finiront par payer leurs propres dettes et qu’aucun n’obtiendra de vraies réparations.
    - Alors pourquoi cette comédie ?
    - Parce que, au bout du compte, ce sont les contribuables de tous les pays qui feront les frais de la guerre – et que si les hommes politiques le leur disent, ils ne seront jamais réélus.
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  • Par Nef, le 27 juin 2013

    « — Ce sont les socialistes qui ont accepté les conditions d’armistice indignes présentées par les Alliés. »
    Walter en bégayait presque de colère. « Vous savez parfaitement que c’est Ludendorff qui a demandé l’armistice. Le chancelier Ebert n’est en poste que depuis avant-hier. En quoi est-il responsable ?
    — Si l’armée avait encore eu son mot à dire, nous n’aurions jamais signé ce document aujourd’hui.
    — Mais vous ne l’avez plus, parce que vous avez perdu la guerre. Vous avez affirmé à l’empereur que vous pouviez la gagner, il vous a crus, et le résultat, c’est qu’il a perdu sa couronne. Comment pourrons - nous tirer la leçon de nos erreurs si vous laissez le peuple allemand gober des mensonges pareils ?
    — Il sera démoralisé s’il pense que nous avons été vaincus.
    — Il faut qu’il le soit. Les dirigeants européens se sont lancés dans une entreprise pernicieuse et stupide. Dix millions d’hommes en sont morts. Laissez au moins le peuple le comprendre pour que cela n’arrive plus jamais !
    — Non », répliqua son père. »



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  • Par bibliame, le 26 janvier 2011

    - Ce doit être tellement passionnant d’être au cœur du pouvoir !
    - C’est passionnant en effet mais, curieusement, on n’a pas l’impression de se trouver au centre du pouvoir. En démocratie, le président se soumet à la volonté des électeurs
    - Oh j’ai du mal à croire qu’il fasse exactement ce que veut l’opinion publique.
    - Pas au sens littéral du terme, naturellement. Le président Wilson estime qu’un chef d’Etat doit tenir compte de l’opinion publique de la même façon qu’un marin tient compte du vent : en l’utilisant pour pousser son bateau dans une direction ou une autre, sans jamais chercher à s’y opposer de front.

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  • Par claudius7911, le 27 novembre 2011

    Je viens de terminer le dernier roman de ken Follet. Ce n'est pas "les piliers de la terre" mais plutôt un grand récit historique sur le déroulement de la première guerre mondiale. On apprend une "foultitude" de détails sur ces terribles événnements qui ont secoué le monde. Les personnages fictifs cotoient sans aucun problème les protagonistes réels de l'Histoire. Je trouve un peu dommage que le point de vue français n'ait pas été traité.Follet est décidement un grand écrivain accessible à tous et pour ma part j'attends le second volet de cette saga avec impatience
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