Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

ISBN : B009HBIGRM
Éditeur : Robert Laffont (2012)


Note moyenne : 4.05/5 (sur 408 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
En 1911, les grandes puissances vivent leurs derniers instants d’insouciance. Bientôt la guerre va déferler sur le monde... Cinq familles - américaine, russe, allemande, anglaise et galloise - vont se croiser, s’aimer, se déchirer, au rythme des bouleversements de l’His... > voir plus
Lire un extrait Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (68)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par Ode, le 16 septembre 2012

    Ode
    Après "Les Piliers de la terre" et "Un monde sans fin", Ken Follett revient sur le terrain de la saga historique. Cette fois, il délaisse le Moyen Âge pour une fresque sur les grandes puissances mondiales à l'aube du XXe siècle.
    "La Chute des géants" (Fall of Giants) illustre comment la guerre de 1914-1918, premier conflit armé d'envergure mondiale, ainsi que la lutte des classes (la Révolution russe, les mouvements travailliste et féministe en Angleterre...) vont complètement bouleverser l'ordre établi à la fin du XIXe siècle.
    Pour réaliser ce projet extrêmement ambitieux, Ken Follett a choisi comme à son habitude le petit bout de la lorgnette, visant de petites histoires pour expliquer la grande. Son récit s'articule ainsi autour des destins croisés de personnages fictifs et d'origine sociale différente, représentant les principaux pays en présence :
    - Angleterre : Lord Fitzherbert et sa soeur Lady Maud, leur jeune gouvernante Ethel Williams et le frère de celle-ci, Billy, employé à la mine de charbon
    - Allemagne : Walter von Ulrich, dont le père est une éminence grise du kaiser
    - Russie : la cruelle princesse Béatrice (épouse de Fitz), ainsi que deux frères orphelins à la suite des répressions du tsar, Grigori et Lev Petchov
    - Etats-Unis : une jeune homme de la haute société, Gus Dewar, et une famille d'entrepreneurs émigrée de Russie, les Vialov.
    Non, je n'ai pas oublié un tiret... Ken Follett a tout simplement omis la France, pourtant acteur majeur ! Les principaux événements touchant notre pays seront bien sûr évoqués en toile de fond historique, mais pas de famille pour nous représenter.
    Histoires d'amour contrariées, espionnage, trahisons... on peut faire confiance à Ken Follett pour ne pas s'ennuyer, même si certains rappels historiques, surtout les pages sur la Révolution russe, sont moins enlevés que le reste. Je vous invite à consulter le site internet de l'auteur, qui explique comment il construit ses romans. On y apprend qu'il faut un élément nouveau ou un rebondissement toutes les 6 pages, sinon le lecteur se lasse ! Dans "La Chute des Géants", la ficelle est parfois un peu grosse, comme la propension des héroïnes à tomber enceinte inopinément pour relancer l'intrigue, ou bien la rencontre improbable des officiers Fitzherbert et von Ulrich durant la fameuse trêve de Noël dans les tranchées françaises... Toutefois, grâce à des caractères un peu plus nuancés que dans ses romans précédents, l'aventure fonctionne assez bien. 
    J'aurai donc plaisir à retrouver tout ce petit monde dans le tome 2 de la trilogie : "L'Hiver du monde", à paraître le mois prochain. Mais je saurai attendre qu'il sorte en poche.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 24         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par Ellen-R, le 16 décembre 2012

    Ellen-R
    Avec La Chute des géants, Ken Follett incorpore le récit du destin de différentes personnes (de nationalités variées) au sein d'une époque bouillonnante sur le plan politique et moral. Une famille galloise, des frères russes, un officier allemand, un assistant du président américain et un comte gallois prennent part à cette fresque historique qui se déroule durant la première guerre mondiale.
    Il faut avouer que le mélange historique/fictionnel fonctionne à merveille, et ce grâce à la minutie de l'auteur pour relater les faits. Les enjeux politiques, les complications de la diplomatie, la politique réaliste, tout cela est formidablement bien traité et c'est un régal d'en apprendre autant sur cette sombre période dans ce qui reste pourtant un roman. Les arguments présentés par les protagonistes pour défendre leur position sont passionnants et donnent lieu à quelques débats de qualité (et que l'on aimerait plus nombreux et plus longs), notamment concernant la part de responsabilité de l'Allemagne.
    L'autre élément réussi est la diversité des thèmes abordés, puisque l'auteur ne s'est pas concentré uniquement sur la guerre et ses motifs/conséquences mais aussi sur tout un tas d'éléments périphériques, quoique relatifs à cet évènement capital. Cela va de la condition de la classe ouvrière, qui débouchera sur la montée du parti travailliste au Royaume Uni, au début du déclin des empires (allemands, russes et britanniques), à l'évolution des partis politiques (socialisme, bolchevisme), à la condition des femmes (travail, droit de vote et d'éligibilité), à la progression de la liberté (sexuelle aussi), au traitement des juifs... Les sujets ne manquent pas et sont tous considérés, avec plus ou moins de profondeur, afin de rendre l'œuvre de Ken Follett très dense.
    A côté de cela, il faut aussi remarquer que l'intégration des personnages de fiction se fait aisément, que l'on s'attache très vite à eux, voir même que nos sentiments peuvent évoluer progressivement vis à vis d'eux (on pense au comte Fitzerbergh). Leur progression est intéressante même si certains ont un parcours plus redondant que d'autres (Lev) et l'on ne s'ennuie jamais à suivre leurs pérégrinations.
    Pourtant l'aspect "feuilleton" du livre pourra décevoir, avec des chapitres très courts et une narration qui fait penser à une série TV. Les sauts dans le temps sont parfois étonnamment importants avec des blancs de plusieurs mois voire années qui outrepassent des moments que l'on aurait aimé partager avec les personnages (l'emprisonnement de Billy par exemple). Enfin l'auteur a un petit peu abusé le lecteur avec un aspect graveleux assez prononcé. Les scènes de sexe sont nombreuses et parfois inutilement détaillées, non pas que cela soit désagréable, mais il faut reconnaître que cela n'a aucune justification si ce n'est d'émoustiller le lecteur et de le retenir encore un peu plus. Encore une fois cela donne un côté "série TV" qui n'a pas forcément sa place dans une œuvre littéraire.
    Malgré ces quelques reproches il ne faut pas oublier que La Chute des géants reste un pavé passionnant, difficile à lâcher une fois que l'on en a entamé la lecture, avec des personnages attachants et intéressants, un contexte historique riche en évènements.
    Une lecture qui se termine avec l'envie de vite découvrir la suite... et une fois de plus, comme une série TV. :-)
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 20         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par spleen, le 23 décembre 2012

    spleen
    Bien sûr, il ne faut pas faire une comparaison avec les piliers de la terre qui représente à mon avis, le summum dans l'œuvre du maitre Follett!
    Mais ce gros pavé, plus de 1000 pages en édition de poche se lit de façon très fluide et avec plaisir.
    Nous parcourons la période de la première guerre mondiale et la révolution bolchevique russe.
    Les personnages sont assez nombreux mais suffisamment typés pour ne pas avoir besoin de se référer aux présentations en début d'ouvrage, familles d'aristocrates anglais, allemands ou russes, familles de mineurs du Pays de Galle, familles d'ouvriers russes , américains aisés, féministes et bolcheviques de la première heure, tout ce beau monde se croise, s'aime ou se déteste suivant les bonnes recettes de Ken Follett: les petites histoires qui se mêlent à la grande histoire et on lui pardonnera toutes les invraisemblances , les protagonistes intervenant tous dans les décisions orientant le cours du destin du monde .
    Peu importe, j'ai tout gobé avec un émerveillement d'enfant devant son sapin de Noël, c'est la magie Follett : les histoires d'amour, la petite pointe d'érotisme toujours bien dosée, les héros passant entre les balles et les coups de mortier, les amis devenus malgré eux ennemis qui se retrouvent et boivent le thé entre deux tranchées de la Somme ...
    J'ai déjà le deuxième tome, même épaisseur pour mon plus grand bonheur !
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 23         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par mgeffroy, le 25 janvier 2011

    mgeffroy
    Et voilà ! C'est fait ! J'ai lu mon premier livre de Ken Follet.
    A tout seigneur, tout honneur, l'auteur démarre son roman par son pays, le Pays de Galles. Dès le début, on est dans l'ambiance avec le travail des mineurs à l'extraction de charbon, les coups de grisou, la pauvreté, la misère et le seigneur qui regarde tout cela de très haut en trompant sa femme avec sa gouvernante...
    Un grand nombre de personnages, de Russie, des Etats-Unis, d'Allemagne et de Grande-Bretagne vont se croiser (avec un hasard quand même bien capillotracté) tout au long de cette vaste épopée pour nous amener aux portes de la première guerre mondiale, ensuite, c'est le monde qui bascule dans la guerre, le monde est en train de changer. Comme il n'y a pas vraiment de suspense, je peux vous annoncer que l'on retrouve la paix à la fin du bouquin mais cette paix, à des conditions très pénibles pour l'Allemagne, annonce vraisemblablement la suite de l'épopée avec la crise et la seconde guerre.
    Extrêmement documenté, cet ouvrage, grande fresque du début de siècle, est très agréable à lire et on y apprend, même si l'on connait l'Histoire, pas mal de choses sur les relations entre les "grands hommes" qui décident et les ouvriers.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 16         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par Lagagne, le 02 mars 2013

    Lagagne
    Je n'ai pas grand chose à dire sur ce livre, sauf qu'il est absolument génial.
    J'ai mis du temps à le lire parce que je l'ai entrecoupé de nombreuses autres lectures. Pourquoi? Parce quand je l'ai commencé j'ai tout de suite senti que je le lirai comme on regarde une série télé : par épisode et saison. Une lecture entrecoupée donc, avec de très nombreux personnages, mais à laquelle je n'ai jamais décroché. Chaque fois que je reprenais ma lecture je savais exactement où chacun en était.
    Ken Follett a su dresser un portrait époustouflant de ses personnages et de l'époque. C'est le premier roman historique que je lis de lui (après 2 romans d'espionnage me laissant mitigée). Là je suis carrément convaincue! le volume 2 de "Le siècle", "les piliers de la terre" et "Un monde sans fin" vont rejoindre la liste de mes livres à lire. Mais sans précipitation : chacun sera l'objet d'une nouvelle saison!
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          2 17         Page de la critique

> voir toutes (47)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par bibliame, le 26 janvier 2011

    - Ne me dis pas que tu veux retourner an Amérique ?
    - Bien sûr que si ! D’ailleurs, tu ferais bien de venir avec moi.
    - Mais ce n’est plus la peine. LA Russie n’est plus comme avant. Le tsar n’est plus là !
    - J’aime les Etats-Unis, dit Lev. Ca te plaira à toi aussi, ça vous plaira à vous tous, surtout à Katerina.
    - Mais nous sommes en train d’écrire l’histoire ici ! Nous avons inventé une nouvelle forme de gouvernement, le soviet. C’est une nouvelle Russie, un monde nouveau ! Tu ne te rends pas compte de ce que tu rates !
    - C’est toi qui ne comprends pas. En Amérique, j’ai une voiture à moi. Il y a plus de nourriture qu’on ne peut en manger. J’ai tout l’alcool que je veux, toutes les cigarettes que j’ai envient de fumer. J’ai six costumes !
    - A quoi ça te sert, d’avoir six costumes ? dit Grigori agacé. C’est comme d’avoir six lits. Tu ne peux pas te coucher dans plus d’un à la fois !
    - Je ne vois pas les choses comme ça.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 7         Page de la citation

  • Par bibliame, le 26 janvier 2011

    - Tu crois que nous allons vraiment réclamer aux Allemands des milliards de réparations ?
    - Ils sont mal placés pour protester. Après la guerre franco-prussienne, ils ont exigé cinq milliards de francs de la France, qui les a payés en trois ans. Et en mars dernier, au traité de Brest-Litovsk, l’Allemagne a fait promettre un versement de six milliards de marks aux bolcheviks qui, naturellement, ne les payeront pas. Autant dire que les cris indignés de l’Allemagne paraissent un peu hypocrites.

    …….
    - Si nous savons que les Allemands ne peuvent pas payer, pourquoi Lloyd Georges insiste-t’il ?
    - Je lui ai posé la question. Je le connais bien depuis l’époque où il était ministre des Munitions. Il prétend que tous les belligérants finiront par payer leurs propres dettes et qu’aucun n’obtiendra de vraies réparations.
    - Alors pourquoi cette comédie ?
    - Parce que, au bout du compte, ce sont les contribuables de tous les pays qui feront les frais de la guerre – et que si les hommes politiques le leur disent, ils ne seront jamais réélus.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 4         Page de la citation

  • Par bibliame, le 26 janvier 2011

    - Ce doit être tellement passionnant d’être au cœur du pouvoir !
    - C’est passionnant en effet mais, curieusement, on n’a pas l’impression de se trouver au centre du pouvoir. En démocratie, le président se soumet à la volonté des électeurs
    - Oh j’ai du mal à croire qu’il fasse exactement ce que veut l’opinion publique.
    - Pas au sens littéral du terme, naturellement. Le président Wilson estime qu’un chef d’Etat doit tenir compte de l’opinion publique de la même façon qu’un marin tient compte du vent : en l’utilisant pour pousser son bateau dans une direction ou une autre, sans jamais chercher à s’y opposer de front.

    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 5         Page de la citation

  • Par claudius7911, le 27 novembre 2011

    Je viens de terminer le dernier roman de ken Follet. Ce n'est pas "les piliers de la terre" mais plutôt un grand récit historique sur le déroulement de la première guerre mondiale. On apprend une "foultitude" de détails sur ces terribles événnements qui ont secoué le monde. Les personnages fictifs cotoient sans aucun problème les protagonistes réels de l'Histoire. Je trouve un peu dommage que le point de vue français n'ait pas été traité.Follet est décidement un grand écrivain accessible à tous et pour ma part j'attends le second volet de cette saga avec impatience
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 5         Page de la citation

  • Par PLUMAGILE, le 24 octobre 2010

    Il en était allé ainsi au cours de ces deux dernières semaines (…) Dans tous les pays, les adversaires de la guerre avaient perdu la partie : les Autrichiens avaient attaqué la Serbie alors qu’ils auraient pu s’en abstenir ; les Russes avaient préféré la mobilisation à la négociation ; les Allemands avaient refusé de participer à la conférence internationale qui aurait pu régler la crise ; les Français s’étaient vu offrir une chance de rester neutres et ils l’avaient laissée passer ; et voilà que les Anglais allaient intervenir dans le conflit alors qu’ils auraient pu conserver un rôle d’observateurs
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 4         Page de la citation

> voir toutes (23)

Videos de Ken Follett

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Ken Follett


Ken Follett - Rencontre autour de la sortie en DVD de "Un monde sans fin" -Fnac Montparnasse
Retrouvez le DVD sur fnac.com : http://video.fnac.com/a5042229 La Fnac Montparnasse vous a accueilli lors d'une rencontre exclusive avec l'auteur , à l'occas...








Sur Amazon
à partir de :
20,00 € (neuf)
13,00 € (occasion)

   

Faire découvrir Le Siècle, tome 1 : La chute des géants par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (859)

> voir plus

Quiz