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ISBN : 2253004898
Éditeur : Grasset (1972)


Note moyenne : 3.63/5 (sur 350 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

* « Tout pays est le pays de la jeunesse. Il meurt quand la jeunesse meurt. » - HÉCUBE, I, 6

* « Nous sommes les vainqueurs. Cela vous est bien égal, n'est-ce pas ? Vous aussi vous l'êtes. Mais, nous, nous sommes les vainqueurs vivants. C'est ici ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par juliette2a, le 21 février 2013

    juliette2a
    Voilà un livre que j'avais envie de découvrir depuis longtemps ! Quelle oeuvre !
    Jean Giraudoux, adepte de l'Antiquité, comme pour son oeuvre "Electre" publiée deux ans plus tard, reprend ici les mythes antiques dans un récit moderne, puisqu'il fait référence à la Seconde Guerre Mondiale. Ainsi, Giraudoux met en scène la fameuse Guerre de Troie, entre les Troyens et les Grecs, à partir de l'enlèvement d'Hélène par Pâris, le séducteur. S'ensuit alors des discussions entre les partisans d'une nouvelle guerre, (comme Pâris, Priam et la majorité du peuple troyen) et ceux qui la condamnent en défendant la paix (ce qui est le cas d'Hector, d'Andromaque ou encore de Cassandre). J'ai beaucoup aimé replonger dans les légendes antiques tellement enrichissantes !
    Cette pièce en deux actes seulement nous présente des facettes différentes, qui correspondent d'une certaine façon aux idéologies de l'époque de l'auteur : Giraudoux se cache en réalité derrière Hector, le personnage central de cette pièce, las de la guerre, et présentant vivement ses arguments favorables au départ d'Hélène et ainsi à une entente totale entre les différents "peuples"...Andromaque, celle que l'on retrouve notamment dans la pièce de Racine, bien que peu présente, joue un rôle majeur, car c'est elle qui encourage son mari (Hector) à continuer sa défense...D'autres personnages sont au contraire pour une guerre qui incarnerait le sacre de Troie et l'honneur des citoyens, mais échoueront finalement dans leur action...En effet, finalement, comme le suggère le titre, les Dieux s'opposeront à ce conflit ; et pourtant la véritable Guerre de Troie aura bien lieu tout comme la terrible Guerre de 39-45...
    A travers de magnifiques répliques et dans un style étonnant, l'auteur nous délivre un si beau texte pacifiste encore valable aujourd'hui, mais qui m'a énormément plu...
    A lire !!!
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    • Livres 5.00/5
    Par MissG, le 12 juin 2012

    MissG
    Jouée pour la première fois en 1935, "La Guerre de Troie n'aura pas lieu" est une pièce de théâtre bâtie sur le paradoxe et dont le titre même est paradoxal.
    Les années 30/40 ont d'ailleurs été propices à la revisitation moderne de pièces de théâtre de l'antiquité grecque par plusieurs auteurs : Jean Giraudoux, Jean Cocteau, pour ce citer qu'eux.
    A travers cette pièce de théâtre, Jean Giraudoux dénonce tout d'abord la guerre, ayant lui-même été blessé à deux reprises lors de la Première Guerre Mondiale il est un fervent défenseur de la paix, mais il évoque également la crise de 1929 qui continue à se faire sentir et la montée des extrémismes dans les pays européens, à l'aube de la Seconde Guerre Mondiale.
    Il dénonce la bêtise des hommes, leur entêtement et établit un parallèle très intéressant entre la situation en Europe où tous les pays sentent venir la guerre mais où aucun ne fait rien pour l'arrêter et celle de l'Antiquité avec la guerre de Troie.
    La pièce de théâtre est découpée en deux actes et les personnages eux-mêmes sont découpés en deux clans : ceux pour la paix (Andromaque, Hector, Cassandre notamment) et ceux pour la guerre (Pâris, Priam, Démokos entre autres) avec au centre Hélène, qui ne sait pas ce qu'elle veut et se laisse porter au gré des évènements.
    Ne souhaitant pas se contenter de traiter d'un sujet tragique, Jean Giraudoux y mêle également le registre de la comédie, n'hésitant pas à mettre certaines scènes modernes et anachroniques (la prise de la photo d'Hélène par exemple).
    Pour le côté comique, j'aime énormément les scènes avec les vieillards qui acclament Hélène et louent sa beauté, mais uniquement avec des mots sans "r" puisqu'ils n'ont plus de dents.
    C'est non seulement l'un des aspects novateurs de cette pièce, mais c'est aussi l'un des atouts qui fait que je l'apprécie énormément, avec également les jeux de scène que se permet l'auteur, avec le rideau commençant à tomber à la fin pour se relever et laisser voir Hélène et Troïlus s'embrassant derrière les Portes de la Guerre.
    En arrière fond, la notion de destin est toujours présente et c'est une bien malheureuse conclusion qu'en tire l'auteur : c'est une force contre laquelle l'homme ne peut agir, et qui résonne comme un écho prémonitoire pour l'embrasement à venir des pays européens dans une guerre qui surpassera en horreur toutes les précédentes.
    L'autre atout indéniable de cette pièce de théâtre, c'est le nouvel éclairage qu'apporte Jean Giraudoux sur les personnages.
    Ainsi, Hector est un fervent défenseur de la paix, n'hésitant pas à se laisser gifler par un Grec pour éviter la guerre. Il est loin de l'image du guerrier que l'on peut sans faire.
    Quant à Ulysse, ses intentions ne sont pas claires.
    Les femmes ne sont pas effacées et, au contraire, n'hésitent pas à exprimer leur opinion et à chercher à influencer les décisions des hommes.
    C'est ainsi qu'Hécube dira cette phrase très juste : "Ce ne sont pas ceux qui font l'amour ou ceux qui sont la beauté qui ont à les comprendre."
    Même les Dieux ne sont pas épargnés, ils sont ridiculisés, l'un demandant qu'Hélène soit rendue aux Grecs sinon il y aura la guerre et l'autre qu'Hélène ne soit pas rendue car sinon il y aura la guerre, le summum étant atteint avec Iris, la messagère des Dieux qui oublie son écharpe en partant.
    Quant à la Paix, c'est malade qu'elle apparaît à la fin du premier acte.
    Cassandre est sans doute le personnage le plus clairvoyant, au-delà de sa malédiction de s'exprimer par phrases uniquement négatives elle sait bien que les dés sont jetés et que la guerre aura bien lieu.
    Elle représente en quelque sorte la conscience de chacun.
    Mais le personnage le plus énigmatique est sans nul doute Hélène, à la fois frivole et incertaine, à la limite écervelée, c'est la belle qui ne réfléchit pas par elle-même et obéit aveuglément lorsqu'on lui demande de dire ou de faire quelque chose, qui dit des hommes : "Je ne les déteste pas. C'est agréable de les frotter contre soi comme de grands savons. On en est toute pure ..." et de son amour pour Pâris : "Je suis aussi à l'aise dans cet amour qu'une étoile dans sa constellation.", mais finalement tout cela n'est qu'apparence, elle est avec Cassandre le personnage ayant le plus conscience de l'inéluctabilité de la guerre et a de belles phrases très justes : "L'humanité doit autant à ses vedettes qu'à ses martyrs."
    Se clôturant sur le réplique suivante de Cassandre : "Le poète troyen est mort ... La parole est au poète grec.", "La Guerre de Troie n'aura pas lieu" est une pièce de théâtre résolument moderne et indémodable, riche d'anachronismes, de mises en scène, d'un mélange savamment dosé entre tragédie et comique, dotée d'une lecture à plusieurs niveaux et j'ai pris beaucoup de plaisir à la relire et à la redécouvrir, cette fois-ci sous un œil moins académique que lors de mon baccalauréat de français.

    Lien : http://lemondedemissg.blogspot.fr/2012/06/la-guerre-de-troie-naura-p..
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    • Livres 5.00/5
    Par Lynnae, le 05 novembre 2012

    Lynnae
    C'est la promesse qu'Hector, fils aîné du roi Priam, fait à son épouse, la sage Andromaque, à son retour de guerre. Comme l'histoire – ou la légende nous l'a appris, cette guerre serait le résultat de l'enlèvement d'Hélène, reine de Sparte, par le frère cadet d'Hector, Pâris, non moins célèbre héros de l'épisode de la pomme d'or. Attribuée à Aphrodite, déesse de l'amour, au lieu d'Athéna, déesse de la sagesse, ou Héra, épouse de Zeus, Pâris s'est donc attiré les foudres des deux autres.
    Hector lui fait remarquer d'ailleurs « Tu as aussi fait un beau coup ce jour-là! », car dans la guerre à venir, Athéna et Héra seront leurs ennemies, et se faire un ennemi de la déesse de la guerre et de l'intelligence, soit la première, ça n'est vraiment pas malin. Hector va donc, par tous les moyens, tenter d'empêcher cette guerre, quitte à mentir et subir de nombreux affronts, voir commettre lui-même l'irréparable, en un geste désespéré qui va se retourner contre lui.
    Cette pièce de théâtre est un de mes plus beaux souvenirs de lycée ^^ lorsque j'étais en 1ère, une de mes camarades de classe m'a annoncé que notre professeur de latin allait monter un club de théâtre. Je n'avais jamais entendu parler de ce titre, ni même de l'auteur, mais dès l'instant où on m'a annoncé le début, la guerre de Troie, j'étais partante, amoureuse de mythologie comme je l'ai toujours été.
    Si on m'avait dit qu'elle était transposée de manière « moderne », au niveau du langage entre autres, je l'aurais peut-être reposé bien vite. Heureusement, je n'en ai rien fait ! Même maintenant, près de six ans plus tard, je me délecte toujours autant de cette lecture. J'ai du mal à passer une scène sans éclater de rire, comme avec les vieillards qui acclament et regardent Hélène en petits voyeurs, ce qui est très drôle jusqu'à ce qu'on apprenne qu'ils ne sont pas seulement des petits vieux mais le Conseil de Troie … Troie va mal, en effet.
    J'ai aussi un mal fou à ne PAS croire au titre à chaque fois que je relis le livre: je suis toujours persuadée qu'Hector aura gain de cause, qu'il fera mentir l'histoire, qu'il triomphera de TOUS les autres personnages.
    Hector est un de mes personnages préférés (et cela n'a bien sûr rien à voir avec le souvenir que j'en ai de celui qui interpréta ce rôle ^^), ses commentaires (celui à Pâris sur son jugement, par exemple, ou toutes ses remarques de style grand frère), tout comme Cassandre, personnage ironique et détaché par excellence, qu'on voit à sa réplique finale. Cassandre, depuis le début, sait ce qui va se passer, sait que la guerre de Troie aura bel et bien lieu, connaît le sort de sa famille et de la cité de Troie. Et tout ce qu'elle dit, c'est une jolie formule, bien digne « La parole est au poète grec. ». D'un côté, il faut la comprendre: pourquoi s'embêter et gaspiller sa salive quand elle sait pertinemment que personne ne la croira ?
    Malgré tout ce temps et des relectures successives, je découvre encore parfois certains personnages, Hélène, par exemple, et sa volonté, comme elle a l'air, malgré l'amour infini qu'elle professe pour Pâris, de ne pas tenir à lui tant que ça, et Hector n'a pas besoin de dix pages pour la persuader de partir, surtout quand il lui demande « Vous ne venez pas de me dire que vous n'aimez pas très particulièrement Pâris », à quoi elle répond : « Vous interprétez. Enfin, si vous voulez ». Si elle l'aimait autant qu'elle le lui a affirmé quelques pages plus tôt (« Je t'adore, chéri »), elle n'aurait pas cette réaction. Mais bon, j'admets sans peine que si elle était éperdument amoureuse, et Pâris aussi, je me serais sans doute ennuyée. Ce point de vue sur la relation entre le couple mythologique par excellence m'a beaucoup plu aussi ^^ pas de Roméo et Juliette ici.
    Et lors de cette dernière lecture précisément, Ulysse m'a particulièrement interpellée. Ulysse était à l'époque joué par une jeune fille d'un an ma cadette, très gentille, donc j'avais naturellement collé certaines caractéristiques et qualités de l'interprète sur le personnage. Cependant, il y a quelques semaines j'ai acheté cette nouvelle édition, des Petits classiques Larousse, avec des commentaires sur l'auteur et les personnages. Je me suis rappelée l'intelligence et la ruse du personnage à ce moment, et je me demande s'il n'a pas carrément tendu un piège à Hector, d'abord en sous-entendant que s'il part bien vite, c'est à cause d'Andromaque (ou comment provoquer la défiance d'Hector, entre autres):
    ULYSSE : […] Vous savez ce qui me décide à partir, Hector ?
    HECTOR : Je le sais. La noblesse.
    ULYSSE : Pas précisément … Andromaque a le même battement de cils que Pénélope.
    Pénélope, l'épouse d'Ulysse, qu'il a laissée derrière lui et ne retrouvera que dans vingt ans. Et puis aussi, celui qu'il emmène avec lui au palais, franchement … Oiax est un personnage hilarant, vraiment, surtout quand il distribue des gifles à la ronde (Hector, puis Demokos, poète notoire et chef du Sénat – et obsédé par Hélène, accessoirement), mais pour une mission diplomatique sérieuse, emmener un gouailleur pareil, violent et porté sur la boisson … vous n'allez pas me dire qu'Ulysse, avec son intelligence, ne l'avait pas prévu. Je pencherais pour le contraire. Et Ulysse est sensé être là pour reprendre tranquillement Hélène, être dans le « camp » des pacifistes. Vu ses dernières paroles à Hector et son comparse, on peut se poser la question.
    Le vocabulaire est simple en règle générale, mais parfois Giraudoux s'amuse à créer des mots, comme le vocabulaire de navigation et la pseudo insulte des Grecs au Troyens (la voile au ramat et non à l'écoutière), le discours de Busiris sur les « manquements aux règles internationales » est un peu confus ce qui ajoute surtout au ridicule du personnage comme celui du Géomètre plus tôt dans le récit, dans lequel il définit Hélène comme essentielle au pays ; pas pour Pâris, ce qui serait assez compréhensible, mais pour le pays en lui-même, pour le paysage même et tout se mesure par rapport à elle. Vous avez dit démesuré ?
    Giraudoux a écrit cette pièce en 1935, durant l'entre-deux guerres, et c'est ce moment qui est représenté. Hector revient de guerre, qu'il considère la dernière, et il compte bien signaler la fin des guerres en fermant des portes spéciales, les portes de la guerre, qui restent fermées en temps de paix. Il y parviendra un temps, mais ensuite advient ce que l'on sait et elles sont donc rouvertes. Cependant, il est persuadé que malgré les menaces actuelles, ce sera bien la dernière guerre, malgré l'ennemi grec bientôt dans leur port, malgré les prédictions de Cassandre et les affirmations d'Hélène qu'elle ne se voit pas être rendue aux Grecs. 1935 : l'Europe bout et Hitler frotte les allumettes …. Mais non, une nouvelle guerre n'aura pas lieu.
    La guerre de troie n'aura pas lieu est un moment de lecture délicieux, qui ne m'a jamais déçue ou ennuyée, ma pièce de théâtre préférée, celle qui m'a donné envie de découvrir d'autres œuvres de Giraudoux. Pour moi, cette pièce a toujours été portée par ses personnages, Hector le premier, qui essaie de faire bouger les choses, et par un humour léger et pétillant, qui masque des thèmes plus profonds comme la guerre, le pacifisme, le destin et la fatalité.

    Lien : https://falaiselynnaenne.wordpress.com/2010/05/16/laguerredetroienau..
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    • Livres 4.00/5
    Par JulyF, le 16 mars 2013

    JulyF
    Entre le titre, qui annonce la couleur, et la culture, qui nous dit que la guerre de Troie a eu lieu, on ne sait plus à quel dieu se vouer... Les personnages discutent et se disputent, entre pacifistes acharnés, guerriers prêts à mourir et neutres hésitant à se battre autant qu'à se rendre.
    Publiée juste avant la seconde guerre mondiale, dans un pays qui hésite aussi à guerroyer, la pièce met en scène les pour et les contre, mais aussi le destin et la soif de sang qui mènent les hommes depuis des siècles.
    Comme disait Victor Hugo, "depuis six mille ans la guerre/Plaît aux hommes querelleurs"... La guerre de Troie n'y fait pas exception. Malgré toutes les péripéties et les rebondissements, d'offre de paix en incident qui dégénère, la guerre arrive, comme tout le monde le savait depuis le début. Inévitable ? C'est ce que pensaient les hommes du début du XXe siècle, et c'est pour cela que ceux du milieu ont voulu une Europe unie, qui a évité la guerre depuis soixante ans maintenant.
    Mais je m'égare. Plaidoyer pour la paix, ou une guerre à tout le moins limitée, La guerre de Troie n'aura pas lieu est une pièce à lire.
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    • Livres 3.00/5
    Par pbazile, le 02 mai 2010

    pbazile
    Une pièce en 2 actes que j'ai eu du mal à apprécier.
    Le premier acte me semble très "savant", bourré de références à L'illiade, ce qui devait ravir ceux qui l'ont lu. De culture non classique, j'ai eu la désagréable impression d'une oeuvre "aristocratique", pas ouverte au petit peuple. Désagréable.
    Le second acte était plus appréciable, j'y ai trouvé ce que j'y cherchais : les craintes de la guerre d'un écrivain de 1935. Troie c'est la France, les Grecs l'Allemagne, les plus illustres négociateurs ne pourront empêcher la guerre. C'est fin et compréhensible sans culture classique.
    Et ça devient bon.
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Citations et extraits

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  • Par gill, le 31 octobre 2012

    Hector revient de guerre, victorieux et surtout épris de paix. Mais un nouveau conflit menace : son frère Pâris a enlevé Hélène que les Grecs sont prêts à réclamer de force.
    Soutenu par les femmes, en particulier Andromaque son épouse et sa mère Hécube, Hector fait taire les fauteurs de guerre, vieillards, juristes et surtout le poète nationaliste, Démokos ; il a même obtenu d'Hélène la promesse qu'elle regagnerait de bon gré son pays.
    (extrait de "Lagarde et Michard" - XX° siècle - Le Théâtre de 1919 à 1939)
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  • Par latrace, le 08 juillet 2010

    L’aimantation, c’est aussi un amour, autant que la promiscuité. C’est une passion autrement ancienne et féconde que celle qui s’exprime par les yeux rougis de pleurs ou se manifeste par le frottement. Je suis aussi à l’aise dans cet amour qu’une étoile dans sa constellation. J’y gravite, j’y scintille, c’est ma façon à moi de respirer et d’éteindre. On voit bien les fils qu’ils peut produire, cet amour, de grands êtres clairs, bien distincts, avec des doigts annelés et un nez courts. Qu’est-ce qu’il va devenir, si j’y verse la jalousie, la tendresse et l’inquiétude! Le monde est déjà si nerveux: voyez vous-même!
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  • Par gill, le 29 avril 2013

    Les personnages de l'Antiquité (Hector, Ulysse, Andromaque...) parlent un langage d'une clarté toute française.
    Naturellement, les tentatives d'Hector pour éviter la guerre ne serviront à rien et la pessimiste Cassandre aura le dernier mot.
    Louis Jouvet a créé cette tragédie en 1936. Était-elle prémonitoire ?
    (extrait de "la bibliothèque idéale" présentée par Bernard Pivot et parue en 1988 aux éditions "Albin Michel")
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  • Par Meduzantic, le 06 avril 2012

    DEMOKOS : Andromaque a trompé Hector ?
    HECUBE : Laisse donc Andromaque tranquille. Elle n'a rien à voir dans les histoires de femmes.
    ANDROMAQUE : Si Hector n'était pas mon mari, je le tromperais avec lui-même. S'il était un pêcheur pied bot, bancal, j'irais le poursuivre dans sa cabane. Je m'étendrais dans les écailles d'huîtres et les algues. J'aurais de lui un enfant adultère.
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  • Par latrace, le 08 juillet 2010

    Vous ne l’aimez pas. On ne s’entend pas, dans l’amour. La vie de deux époux qui s’aiment, c’est une perte de sans-froid perpétuelle. La dot des vrais couples est la même que celle des couples faux: le désaccord originel. Hector est le contraire de moi. Il n’a aucun de mes goûts. Nous passons notre journée ou à nous vaincre l’un l’autre ou à nous sacrifier. Les époux amoureux n’ont pas le visage clair
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