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ISBN : 2213595321
Éditeur : Fayard (1996)


Note moyenne : 3.5/5 (sur 22 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

Cosima est l'héroïne d'une grande histoire d'amour romantique, telle qu'on en connaît peu. Eprise de Richard Wagner, qui avait vingt-quatre ans de plus qu'elle, elle a su le capturer et devenir sa femme malgré les obstacles inouïs qui... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (4)

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    • Livres 3.00/5
    Par Xian_Moriarty, le 30 janvier 2013

    Xian_Moriarty
    De Françoise Giroud, j'avais déjà lu la rapide bio de Lou Andréas-Salomé que j'avais adoré. Ici, le livre est bien et retrace assez bien la vie de Cosima. Cependant, ce que je n'ai vraiment pas aimé, c'est le personnage.
    Pour moi, Cosima est l'archétype de la femme que je déteste.
    Alors, certes, comme l'auteure le dit dans le quatrième de couverture, l'histoire de Cosima est une histoire d'amour romantique. Elle est parvenue à être avec son aimé, elle a su entretenir cet amour… mais comment ?
    Avant tout, il est vrai que Cosima est une femme qui est méprisable, à l'image de son mari Richard Wagner, car ils adhéraient (comme beaucoup à leur époque vous me direz) à la supériorité des races et à la haine des Juifs. Partant de là, on ne peut pas vraiment les admirer (attention, en ce qui concerne Wagner, je différencie l'homme de l'artiste).
    La jeunesse de Cosima peut expliquer son caractère et ce qui la poussera à « soigner cet amour comme une plante. Bâtarde de Lizt (qui a vraiment aimé cette fille), enfants unis à ses frères et sœurs qui décéderont assez jeunes, sujets d'affrontement de ses parents. Il y a de quoi avoir quelque problème… Donc, c'est vrai in terreau favorable. D'ailleurs, dans toute sa jeunesse, on a de la peine pour cette jeune femme.
    Pour comprendre Cosima, je pense qu'il faut aussi cerner un peu son mari, Richard Wagner, était vraiment “un homme à abattre” si je peux m'exprimer ainsi. Nul doute qu'il fut un grand artiste (je ne remets pas cela en cause) et comme on l'a déjà dit, un homme aux idées plus que contestable. Mais outre ça, c'est sa personnalité qui est insupportable. Dire que cet homme était imbu de lui-même serait un euphémisme. Il aura passé une partie de sa vie à courir après l'argent, car il dépense ce qu'il n'a pas pour vivre dans le luxe. “Le monde lui doit” ce luxe… Bref…
    Cosima est l'archétype de la femme amoureuse stupide ! Elle aimait son mari, pas de doute, mais en être tellement éprise qu'elle “vit” à travers lui, c'est vraiment ce que je méprise le plus dans ce genre de relation. Franchement, cela en ait presque gerbant ! On a envie de la secouer, de lui dire de sortir de son admiration pour son Richard, car elle passe à côté de sa propre vie pour son bonheur. Mais bon, Wagner est heureux, alors elle est heureuse…
    Heureusement, je pense que Wagner l'aimait aussi (après, il faut aussi voir comment un homme de son genre conçoit l'Amour). Donc, elle n'aurait pas été victime d'un abuseur…
    Quand Richard Wagner meurt, on se fit “cool, elle va ouvrir les yeux et enfin vivre sa vie”. Tu parles ! Certes, c'est honorable de sa part de continuer de tenir Bayreuth et son festival. Mais elle ne fait pas cela pour elle, mais pour “glorifier la mémoire” de son mari et de “continuer son œuvre magistrale”.
    Elle devient donc la défenseur de son défunt mari et se transforme en tyran qui fera tout pour la gloire de mari…
    Ses enfants, ceux qu'elle a eus avec son premier mari Bülow (qui est bien prit pour un dindon dans toutes cette histoire) et ceux de Wagner… comment exprimer la relation qu'elle a bien pu avoir avec eux ? Déjà, il y a cette affection pour le fils ! le seul et celui de Wagner dans une horde de filles. J'ai eu de la peine pour l'ensemble de cette fratrie qui n'a vécu que pour le Grand Wagner et pour leur mère.
    Bien sûr, on peut lui reconnaitre des mérites : avoir fait tourner un festival (ce qui pour ces époques, n'est pas chose facile pour une femme), avoir surmonté les épreuves pour être avec l'homme de sa vie. Mais voilà, une telle abnégation de sa propre personne pour le bien de l'aimé est pour moi quelque chose de méprisable et qui me donne envie de vomir.
    Puis, quelle vie, mine de rien ! Elle en a vécu des choses, deux guerres, les hauts et les bas de son mari, les relations amicales (hypocrites) avec Louis II de Bavière…
    Elle est morte très vieille, quatre-vingt-douze ans !
    Un livre intéressant. C'est vrai que la personnalité de cette femme, Cosima, ne m'a pas plu, mais j'ai été contente de découvrir cet ouvrage. Puis bon, elle reste une femme d'exception, même si c'est dans le négatif.



    Lien : http://0z.fr/z8yZr
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    • Livres 3.00/5
    Par feanora, le 23 avril 2014

    feanora
    Heureusement que la plume de Françoise Giroud est agréable et rend la lecture de ce livre aisée car j'ai trouvé Cosima carrément odieuse. Comment comprendre l'amour passionné qu'elle avait pour cet homme au point de ne plus être que dévouement.
    Quant à Wagner, sorti de son immense talent de musicien, il me fait penser à Harpagon.
    Ce couple est comparable à des petits bourgeois qui courent après l'argent pour finir leur fin de mois.
    Je n'ai toujours pas compris qu'un grand artiste puisse être aussi mesquin.
    De plus, leur adhésion au thème de la race aryenne, ne les rend vraiment pas sympathiques.
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    • Livres 4.00/5
    Par Salyna, le 01 mars 2013

    Salyna
    Drôle de vie que celle de Cosima…
    Fille bâtarde de Franz Liszt puis épouse de Richard Wagner, elle n'aura de cesse de célébrer son mari, qu'elle considère comme un Dieu.
    La vie entière de cette femme est consacrée à la musique, et surtout à celle de Wagner. Elle sera celle qui soutiendra son mari, quels que soient les obstacles. Elle renie même la France, où elle est née, pour encenser la supériorité de la race allemande, thèse que soutient bien sûr Wagner, en plus d'être antisémite.
    Il faut se replacer dans le contexte pour comprendre un peu le personnage : elle est une femme mariée à un chef d'orchestre Hans von Bulow et la société allemande est extrêmement stricte sur le rôle de la femme à cette époque, encore plus qu'en France. Et bien que Cosima glorifie le rôle qu'on attend d'une femme (une épouse et une mère), elle n'hésitera pas à braver le scandale pour vivre son amour avec Wagner, avec qui elle aura des enfants illégitimes, avant d'obtenir le divorce et épouser ce dernier. Et sera le plus grand soutien de son mari et elle délaissera ses filles lorsqu'elle donnera à Wagner un fils. Ce fils, Siegfried, qui interdira à sa femme de se remarier après sa mort, car il craignait que celle-ci n'épouse en secondes noces… Adolf Hitler !
    On dit toujours que derrière un grand homme se cache une grande femme, c'est le cas pour Wagner. Sa carrière aurait-elle été différente sans Cosima ? Surement. Si sentimentalement elle est totalement soumise à son époux, Cosima n'en est pas moins une femme de grand tempérament et de caractère, limite despotique. Elle fera vivre l'œuvre de Wagner bien après la mort de celui-ci, puisqu'elle meurt 47 ans après lui !
    Elle sera aussi impressionner Friedrich Nietzche. Tous comme Lou Andreas-Salomé, Cosima a su subjuguer les hommes qui l'entourait par son intelligence. J'avoue que je serai curieuse de savoir comme ses femmes ont réussi à autant éblouir tous les hommes qui les fréquentaient…
    Une vie donc très intéressante, soumise à l'adulation qu'elle porte à son mari, très torturé, car Cosima n'a de cesse de se faire expier ses fautes, mais vivra une passion avec Richard Wagner. Une femme à découvrir, d'autant plus que le livre se lit facilement. Merci à Françoise Giroud pour cette découverte.
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    • Livres 4.00/5
    Par DoriGomprad, le 03 septembre 2013

    DoriGomprad
    J'ai noté ( 4 étoiles ) pour l'écriture , pas pour l'histoire car elle est ce qu'elle a été ....

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Citations et extraits

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  • Par Salyna, le 01 mars 2013

    Dans sa vie, elle avait subi Liszt, subi Bülow, subi Wagner, quelque nom que l'on donne à cette soumission. Maintenant, elle régnait. Libre. Délivrée. C'était aux autres de la subir et de lui devoir l'obéissance qu'elle exigeait de tous.

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  • Par Salyna, le 28 février 2013

    "Si vous êtes blessées, ne jamais le laisser paraitre. Vous devez être fortes- les larmes sont de l'eau inutile."

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