> Marc Auchet (Traducteur)

ISBN : 2253052558
Éditeur : Le Livre de Poche (2002)


Note moyenne : 3.76/5 (sur 50 notes) Ajouter à mes livres
D'abord jolie poupée cajolée et préservée au beau temps de son enfance, Nora est devenue l'adorable petit merle chanteur toujours gai aux yeux d'Helmer, son mari. En effet, elle danse, rit et chante, et emplit sa maison d'une joie enfantine. Pourtant... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (7)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 3.00/5
    Par canel, le 27 mars 2012

    canel
    Après-midi précédant le Réveillon de Noël dans cette maison de bourgeois norvégiens de la fin du XIXe siècle. Madame est tout excitée, elle a fait des achats, a préparé des surprises pour son mari et leurs jeunes enfants. Elle savoure l'aisance nouvelle du foyer, Monsieur venant de passer de petit avocat à Directeur de Banque. Comment en sont-ils arrivés là ? Non sans mal, visiblement. On le découvre à mots couverts, je vous laisse la surprise.
    **** ATTENTION SPOILERS (entre ****) !
    **** Trois actes, trois conditions de la femme dans la société incarnées par Nora : d'abord complètement dépendante, frivole et soumise au bon vouloir de son mari pour les dépenses, elle s'avère finalement rouée quand il s'agit de mettre du beurre dans les épinards (j'avoue n'avoir pas cerné jusqu'où était allée Nora pour son emprunt), puis, in fine, elle reprend sa liberté, quittant homme et enfants, préférant presque mourir plutôt que de continuer à vivre sous le joug conjugal. ****
    Une pièce plus révélatrice du milieu bourgeois de son époque (fin XIXe) que typique de son pays, contrairement à ce que j'attendais. On imagine très bien la même écrite par un auteur contemporain d'Europe : petites duperies et gros mensonges conjugaux, rôles respectifs de l'homme et de la femme dans le couple, mais aussi soumission, dignité et émancipation féminines. Agréable à lire, sans plus.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par Nodamin, le 03 avril 2010

    Nodamin
    Un petit bijou d'avant-garde que cette pièce, qui en plein XIXème siècle remet en question la place d'une femme au sein d'une société dominée par l'homme.
    Le texte met en scène une héroïne présentée comme naïve et soumise à son mari, conformément à ce que l'opinion alléguait, pour aboutir au final à sa prise de conscience des rapports inégaux au sein de son couple, doublé d'un désir d'indépendance mené à bien.
    Je trouve que cette histoire soulève brillamment le problème de la considération des femmes. le choix de l'auteur de faire prendre cette décision finale à Nora, d'une manière si catégorique, si féministe, relève sans doute de courage pour l'époque, et suscite mon admiration.
    Le mari a vraiment un épilogue peu glorieux, et sa manière de supplier opiniâtrement le rend encore plus pitoyable. Il n'était pas des plus attachant dès le début de la pièce (euphémisme), avec les surnoms ridicules dont il affublait sa femme, et sa façon de la traiter en petite enfant, mais il n'empêche, l'auteur ne le ménage vraiment pas. En effet, finir à la fois sur une émancipation radicale féminine et une humiliation masculine, cela a du remuer les bien-pensants du moment.
    Un texte sur un sujet qui polémique, moi ça me plait ! Il y a bien le résultat de l'abandon de ses enfants qui continue à me gêner, et tout bien considéré je me dis que c'est surtout cela qu'Ibsen a voulu montrer, et que c'est là-dessus qu'il veut nous pousser à réfléchir. Un homme qui part en laissant sa femme et ses enfants, ça s'est déjà vu à foison et ça ne choque pas vraiment. Pourtant il en est géniteur au même titre que la mère. Alors, dans cette histoire, pourquoi ne pourrait-elle pas s'éloigner de son foyer afin de chercher à s'élever intellectuellement ? La parité doit aussi s'appliquer à ce genre de point sensible. L'auteur est plus féministe que moi, cet homme du XIXème me fait la leçon... Brillant.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par gridou, le 02 mars 2012

    gridou

    Une maison de poupée est une pièce qui parle de la société du XIXème et de la condition de la femme, qui n'a pas le droit de travailler, d'emprunter, de gérer de l'argent sans en référer à son mari.
    La femme comme ornement domestique.
    Au début de la pièce, Nora apparaît effectivement comme quelqu'un de léger, frivole et dépensier, mais on se rend vite compte qu'elle a beaucoup donné pour son mari, sa famille, sans jamais penser à elle. Tellement absorbée par le sacrifice qu'elle ne s'aperçoit même pas de l'amour que d'autres hommes lui portent.
    Confronté au risque du "déshonneur", le mari se montre sous son vrai jour et Nora aura alors la révélation: celle d'un mariage raté, sans conversation, sans partage. Un mariage d'apparence et de convenance mais pas d'amour.

    J'ai trouvé dommage d'attendre la fin de l'acte III, la toute fin de la pièce, pour qu'enfin les dialogues deviennent percutants, qu'enfin explose la colère de Nora et qu'elle balance à ce mari puant ses 4 vérités...
    Il faut resituer la pièce dans son contexte et se dire qu'à l'époque c'était très audacieux, voire scandaleux....Hélas, il n'en reste pas moins que je n'ai pas été très emballée par l'histoire, un peu plate à mon goût, qui tarde trop à démarrer.

    Lien : http://lesgridouillis.over-blog.com/article-une-maison-de-poupee-d-h..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Iluze, le 30 août 2010

    Iluze
    "Une maison de poupée" est un véritable coup de coeur pour moi ! Ibsen veut nous montrer que la femme est un être humain comme un autre, pas inférieure à l'homme.

    La pièce se divise en 3 actes après une introduction nous expliquant le contexte dans lequel est né cette oeuvre.

    Nora est résolument une femme moderne. Pour son mari, elle n'est qu'un petit écureuil, la petite alouette qui chante à la maison. Devant lui, elle joue la femme naïve et dévouée, bref, la femme idéale pour l'époque. Mais en son for intérieur, Nora est un être humain qui réfléchit et qui veut le bonheur de sa famille, à tout prix. Elle est prête à tout. Peu à peu, la véritable Nora prend le dessus et tant pis si ce n'est pas un bon comportement pour une femme. Nora veut réfléchir par elle-même.

    En un peu plus d'une centaine de pages, on se rend compte qu'il n'y a pas vraiment de grand méchant à part peut-être la société...

    Cette pièce m'a bluffé, tellement elle me semble encore contemporaine: les dettes, le mariage,... Après tout, peu de choses ont changé ! Ce qui me bluffe aussi: c'est un homme qui a écrit cette pièce. Wahow !

    Et parlons du style: on ne dirait vraiment pas que ça a été écrit au XIXème siècle, c'est vraiment très compréhensible. Je l'ai dévoré en moins de 24 heures. Je suis tout de suite rentrée dans l'histoire.

    En bref, voici un récit bluffant sur la vie de couple et la place de la femme en société.

    Lien : http://iluze.over-blog.com/article-henrik-ibsen-une-maison-de-poupee..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par paulotlet, le 13 avril 2011

    paulotlet
    Ecrite il y a plus de cent ans, cette pièce d'Ibsen garde une actualité étonnante. Nora, l'héroïne aliénée par un mari despotique et sot symbolise toutes les femmes tenues en minorité au nom de valeurs rétrogrades.
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)

> voir toutes (3)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par ignatus-reilly, le 21 juin 2010

    Tu n'as manqué que de discernement . C'est tout. Tu es faible. Tu es femme : incapable de te diriger toute seule dans la vie Je ne t'en aimerai que davantage, Nora. Je te conseillera i; je te dirigerai. Je ne serai pas un homme si cette faiblesse toute féminine ne m'entraînait pas à t'aimer, à te désirer avec plus de force que jamais.
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par Iluze, le 30 août 2010

    Torvald avec son amour-propre bien masculin... ce serait trop pénible et trop humiliant pour lui de savoir qu'il me doit quelque chose. Cela bouleverserait notre rapport de fond en comble ; notre beau foyer heureux ne serait plus ce qu'il est actuellement.
    Citation de qualité ? (5 votes positifs)
  • Par ignatus-reilly, le 21 juin 2010

    Je crois qu'avant tout, je suis un être humain. Moi, comme toi. Du moins que je dois m'efforcer d'en devenir un.
    Citation de qualité ? (5 votes positifs)

> voir toutes (7)

Videos de Henrik Ibsen

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Henrik Ibsen

extrait du spectacle "une maison de poupée" mis en scène par Jean-Louis Martinelli avec Marina fois











Acheter sur Amazon

Faire découvrir Une maison de poupée par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (101)

  • Ils sont en train de le lire (1)

> voir plus

Quiz