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> Nathalie Amargier (Traducteur)

ISBN : 2020477815
Éditeur : Editions du Seuil (2004)


Note moyenne : 3.62/5 (sur 457 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
A Kiev, Victor Zolotarev et le pingouin Micha tentent péniblement de survivre. Victor, journaliste, est sans emploi et Micha, rescapé du zoo, traîne sa dépression entre la baignoire et le frigidaire de l'appartement. Lorsque le patron d'un grand quotidien offre à Vict... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Ecrits-slaves, le 29 juin 2008

    Ecrits-slaves
    Je vais être méchante : j'ai lu quelques commentaires mauvais sur certains blogs concernant cet ouvrage. Bon, en soi, on a le droit de ne pas aimer un livre.. mais les "raisons" de cette déception sont, quant à elles, fort amusantes... Comme d'habitude, dans la littérature slave, il faut replacer le recit dans son cadre historique, et surtout ne pas tout prendre au pied de la lettre ...
    L'histoire se déroule dans la tourmente des années post-soviétiques en Ukraine. Tout n'est que mafia, grosses voitures et argent. Au milieu de tout ça, le héros se détache et par son originalité et par sa lenteur. En effet, il heberge chez lui un pingouin récuperé d'un zoo ... et il est écrivain ! C'est un détail ? non ce n'est pas un detail ... Les professions intellectuelles ont connu un gros gros malaise dans ces nouvelles sociétés en mutation .. un intellectuel c'est un etre inutile par definition... ça lit, ça gagne rien, ça produit rien ... il a donc un métier devalorisé, et un animal inutile, non acclimaté, quasiment dépressif. Animal qui n'est que son propre reflet... Il n'est qu'un homme qui se doit de s'adapter, sans pour autant y arriver.
    De plus, écrivain raté, il trouve comme travail d'écrire pour un journal des "petites croix" : c'est à dire des nécrologies de personnes non encore décédées. Il se retrouve alors pris dans un engrenage mafieux puisque ces personnes, connues, se mettent à décéder les unes après les autres. On lui demande alors de se cacher, d'avoir un revolver, d'heberger une enfant pour la protéger ...C'est prometteur, ça fait livre thriller à suspense .. Et bien en fait non .. ce qui a déçu certaines personnes ... le héros Victor est dans une bulle. Il ne sort pas de chez lui, écrit ses petits articles, ne se pose pas de questions, boit, mange, nourrit son pingouin, joue avec l'enfant, couche avec la nounou ... mais ne s'etonne de rien... Et c'est là je pense la clef de ce roman. Ne plus s'étonner de rien ? Quel mécanisme peut entrainer un homme, mur, instruit et intelligent, à ne plus s'inquieter et à ne plus s'étonner de rien ? A vivre dans une société qui lui échappe completement, où sa vie est perpetuellement en danger sans réagir ?? C'est là, que le rythme lent du roman prend tout son sens selon moi... Cet homme est anesthésié par quelque chose, il est mou, il est lent, il a perdu ce qui fait de lui un citoyen réflechi.
    Lui ne sait pas et ne voit plus rien, mais le lecteur, à travers l'auteur lui est choqué. Choqué par ses hopitaux qui laissent les vieillards à l'abandon, choqué par ses mines qui portegent la datcha (petites maisons secondaires), choqué par l'avarice de certains, ces jeunes mafieux en voitures étrangères... choqué par les séries mexicaines débiles qui passent à la télé ... choqué que tout le monde trouve le pingouin drole alors qu'il est en etat de survie permanent..
    Ce roman est donc un chef d'oeuvre sur la condition humaine et sur la société post-soviétique. Sobre et étouffée, la critique de l'auteur n'est que plus belle. Elle est très proche de "Matin brun" de Franck Pavloff... Alors, par pitié, ne lisez pas les romans slaves de cette époque, au premier degré, comme on lit ceux de la rentrée littéraire française. Jugez chaque détail et tentez d'en voir le sens caché. Un extrait comme celui-ci ne devrait pas vous laisser indifférents et devrait vous amener à réflechir :
    " Sa vie lui semblait paisible, malgré l'épisode alarmant qui lui avait valu de passer le réveillon terré dans la datcha de Sergueï. Tout allait bien pour lui, du moins en apparence. A chaque époque "sa "normalité". Ce qui, auparavant, semblait monstrueux, était maintenant devenu quotidien, et les gens, pour éviter de trop s'inquieter, l'avaient integré comme une norme de vie, et poursuivaient leur existence. Car pour eux, comme pour Victor, l'essentiel etait et demeurait de vivre, vivre à tout prix. "
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    • Livres 4.00/5
    Par petitsoleil, le 16 juin 2013

    petitsoleil
    cela faisait déjà longtemps que j'avais noté le nom de cet auteur, et que je me promettais de découvrir un jour un ou deux de ses livres ...
    c'est maintenant chose faite, à la faveur d'un échange avec une autre personne de Babelio ! qu'elle en soit remerciée
    ce livre n'est pas forcément réservé aux amateurs de pingouins, du monde arctique, de Linux (et son célèbre Tux) ou de Biboundé ... mais le pingouin prend quand même un statut de vrai personnage, assez étonnamment
    Micha le pingouin semble vite devenir comme un double de Victor, énigmatique, un peu dépressif ... Victor, lui, est quadragénaire, il est aussi très seul
    c'est un écrivain et journaliste un peu raté, un peu dépressif, qui semble ne plus avoir de prise sur la vie, et à qui on propose un jour d'adopter un animal, le zoo n'ayant plus les moyens d'entretenir ses pensionnaires ni ses employés ... par un hasard donc, Victor adopte un pingouin, Micha, et croisera un jour la route de Pidpaly, un scientifique auto-proclamé "pingouinologue", l'employé du zoo qui s'occupait de son protégé et des autres pingouins
    par un autre hasard, un jour, Victor se met à écrire des "petites croix", articles nécrologiques pour des personnalités, à ce détail près que tous ses "clients" sont encore vivants ... mais le journal lui a "commandé" les nécros ... aventures mi-burlesques, mi-désabusées, dans une Ukraine post-soviétique qui semble ne jamais se remettre d'une gueule de bois carabinée (la vodka délie les langues, réchauffe les coeurs, mais ne fait rien avancer), dans un univers de plus en plus flou, kafkaïen et parfois inquiétant ...
    quelques personnages apportent quand même un peu de chaleur et de fantaisie à l'univers de Victor : Sergueï, Micha ("pas le pingouin, l'autre"), Sonia puis Nina ...
    une lecture intéressante, j'ai maintenant envie de lire la suite de ces aventures
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    • Livres 5.00/5
    Par Zebra, le 29 avril 2015

    Zebra
    « Le Pingouin » (Smert Postoronnevo, c. à d. Mort d'un étranger) est un livre écrit en 1996 par Andreï Kourkov, écrivain russe né à Saint-Pétersbourg en 1961. Sous un format réduit (274 pages), l'auteur nous raconte l'histoire de Victor Zolotarev, ancien journaliste au chômage et nouvellement préposé à la rédaction de nécrologies pour le quotidien « Les Nouvelles de la Capitales » (Stolitchnye Vesti).
    Victor peinait à survivre lorsque le patron de ce quotidien lui a proposé d'entreprendre, sur sa commande, ce travail de rédaction : pas bien folichon comme boulot, mais très rémunérateur (au salaire mensuel de 300 dollars, il faut ajouter les nombreuses enveloppes remises sous le manteau par le commanditaire) ! L'argent permet bien vite à Victor de s'acheter le nécessaire, et même de nourrir correctement Micha, un pingouin récupéré au zoo de Kiev, zoo qui était au bord de la faillite. La vie s'écoulerait tranquillement si les nécrologies fleuries et élogieuses, écrites pour des VIP encore en vie (curieux, vous ne trouvez pas ?), ne coïncidaient avec la disparition, souvent par mort violente, desdites personnalités. S'agirait-il de crimes commandés par la mafia locale ? de règlements de comptes politiques ? de banale, l'histoire de Victor et de son pingouin prend vite une toute autre tournure et le suspense va grandissant au gré du ballet des limousines, des visites nocturnes d'individus non identifiés dans l'appartement de Victor, et des enterrements auxquels on le convie 'manu militari'. La fin est incroyable …
    Sous cette apparence d'histoire pour les enfants (un pingouin, c'est si mignon !), Andreï Kourkov nous conte en fait deux autres histoires, à savoir celle d'un monde post-soviétique déboussolé, sans règles, où domine la loi du plus fort, et celle d'une véritable aventure humaine. Victor écrit des nécrologies qui finissent dans des tiroirs, comme les manuscrits de nombreux écrivains au bon vieux temps de l'URSS ; la ville est grise, en suspens au-dessus du trottoir avec des passants qui se hâtent comme s'ils redoutaient que les immeubles s'écroulent soudain ou perdent leurs balcons. Bon, c'est pas méchant comme dénonciation, mais attendez la suite : les prostituées se font descendre pour avoir manqué de respect à leurs clients (« c'est la vie, tout simplement »), des notables se mettent de l'argent plein les poches dans des affaires de privatisations, de transferts de capitaux sales vers des banques occidentales, de vente de matières stratégiques, de liquidation (sous forme de troc) de complexes militaro-industriels, de transport d'émigrants clandestins, de disparition d'avions donnés en location, de trafic d'organes, etc. Parfois, certains VIP se font prendre et sont liquidés pour l'exemple : « c'est chacun sa merde ». Dans ce monde-là, mieux vaut éviter de poser des questions si on tient à sa vie. Et Victor tient à la sienne depuis qu'il a tout pour mener une existence normale : une femme (Nina, nounou de Sonia), un enfant (Sonia, la fille d'un ami, malheureusement « liquidé ») et un animal de compagnie (Micha, le Pingouin). Et puis il y a l'amour que porte Sonia pour Micha, comme il y a l'amitié imprévue qui lie Victor à Pidpaly, pingouinologue cancéreux en phase terminale, comme il y a ce semblant d'amour qui va aller grandissant entre Sonia et Victor, puis entre Victor et Nina. Illusion provisoire de bonheur ou fusion artificielle d'éléments qui font en sorte que la vie semble valoir la peine d'être vécue ? Cette aventure humaine devrait permettre à Victor de supporter le monde brisé et incompréhensible dans lequel il est obligé d'évoluer, un monde qu'il faudrait nettoyer, entreprise ô combien délicate et périlleuse. L'étranger, c'est lui, c'est Victor : il ne peut se fondre dans ce moule post-soviétique qui l'enferme et qui ne lui propose qu'un avenir médiocre. Une issue ? Boire « pour que ça ne soit pas pire ; mieux, ça a déjà été » (page 99). Mais c'est une issue désespérée, réservée aux ivrognes, et Victor compte bien rester lucide. Il bénéficie de l'aide de Micha, son miroir, qui en impose par sa réflexion, son silence, son ennui, sa tristesse et ses choix. Mais Victor sera victime de sa propre naïveté ...
    Splendide, bien écrit, avec de l'ironie et des touches d'humour comme s'il en pleuvait, des personnages au profil ciselé et une addictivité certaine. Je mets cinq étoiles et je recommande ce petit bijou de littérature absurde et russe qui vous fera penser aux écrits de Gogol.

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    • Livres 3.00/5
    Par Junie, le 23 juin 2012

    Junie
    Adopter un singe, un rat ou un serpent, trop banal. Préférez la faune antarctique, résolument tendance avec ses baleines et ses ours polaires.
    Nous découvrons que le pingouin (en fait, un manchot empereur) est un oiseau perspicace et attachant.
    Il accompagne Victor, notre héros, au cours de ses aventures improbables (je sais, le terme est devenu agaçant mais là il convient à mon propos), aventures improbables, dis-je, dans une Ukraine aussi triste et fade qu'un concombre sans sel. Les dollars et la vodka coulent à flots, mais la joie semble avoir déserté les rives du Dniepr, fleuve très apprécié des cruciverbistes.
    Si le Pingouin nous fait sourire, je le déconseille aux neurasthéniques et autres mélancoliques, qui n'y puiseront pas un grand réconfort.
    Pour les autres, prévoir des boissons stimulantes-Irish coffee ou vodka au poivre, selon vos goûts.
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    • Livres 2.00/5
    Par Missbouquin, le 29 juin 2012

    Missbouquin
    "Je n'ai pas de chance avec les femmes. J'en ai eu marre, j'ai pris un pingouin et je me suis tout de suite senti mieux."
    Dans l'Ukraine appauvrie post-URSS, le zoo n'a plus les moyens de nourrir tous ses animaux. Victor Zolotarev se porte volontaire pour adopter un pingouin, qu'il nomme Micha. Ce dernier vit désormais dans son appartement mais traîne sa dépression entre la baignoire glacée et le frigidaire : "Mais Micha a apporté sa propre solitude, et désormais, les deux ne font que se compléter, créant une situation de dépendance réciproque plus que d'amitié".
    Quant à Victor, sans emploi, il se voit bientôt offrir un travail : écrire des nécrologies de personnes encore en vie. Mais un beau jour, ces personnes se mettent à mourir, de plus en plus vite ... le pingouin neurasthénique de Victor représente sa solitude, un peu à la manière du python dans Gros-Câlin de Romain Gary, et son incapacité à nouer des liens durables.
    Au départ crédible, le roman s'enfonce progressivement dans une douce folie, celle de l'Ukraine mafieuse, des morts suspectes et de la misère; une Ukraine triste et fade, comme un hiver. Un vieil homme déclare d'ailleurs à Victor : "Vous avez manqué l'époque de l'abondance, déplora le vieil homme. Chaque siècle offre environ cinq années de faste, puis tout s'écroule ... je crains que vous ne viviez pas jusqu'au prochain tour, et moi encore moins ... Mais moi, j'aurai profité de celui qui vient de passer. "
    Si l'on rit de la relation entre Victor et son pauvre pingouin, c'est pourtant un texte très noir, habité par des personnages inquiétants qui entraînent Victor dans un engrenage mortel. On ne peut pas non plus dire que Victor soit très attachant en soi : il agit la plupart du temps malgré lui, traîne son ennui et ne semble pas capable de sentiments, comme inadapté à la société. Or, j'ai lu que les intellectuels n'étaient pas très bien vus à cette époque, étant considérés comme des êtres inutiles dans la construction de la société. D'où la difficulté d'y trouver sa place.
    Finalement, il accepte cette société car " Sa vie lui semblait paisible, malgré l'épisode alarmant qui lui avait valu de passer le réveillon terré dans la datcha de Sergueï. Tout allait bien pour lui, du moins en apparence. A chaque époque "sa "normalité". Ce qui, auparavant, semblait monstrueux, était maintenant devenu quotidien, et les gens, pour éviter de trop s'inquieter, l'avaient integré comme une norme de vie, et poursuivaient leur existence. Car pour eux, comme pour Victor, l'essentiel était et demeurait de vivre, vivre à tout prix. "
    Un rude constat pour ce roman donc bien amer, absurde et sordide, critiquant sévèrement l'état du pays, et qui a eu le mérite de me faire prendre conscience de la situation catastrophique de ces pays de l'Est
    Une lecture douce-amère, dans un style fluide et agréable, peut-être un peu longuette sur certains passages, mais qui me donne tout de même envie de lire le second tome : Les pingouins n'ont jamais froid.
    PS : à ne pas lire en période de dépression ...

    Lien : http://missbouquinaix.wordpress.com/
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Citations et extraits

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  • Par Zebra, le 26 avril 2015

    [...] Ils trinquèrent et burent leur cognac.
    - Tu sais, poursuivit Igor Lvovitch, en veine de confidences, j'ai déjà plusieurs confrères qui m'ont appelé. Ils sont jaloux, ces parasites ! Ils disent que j'ai inventé un genre !
    Il pouffa de satisfaction.
    - C'est à toi qu'en revient tout le mérite, naturellement ! Mais ton existence doit rester secrète, et donc, je prendrai sur moi toutes les retombées, positives ou négatives, d'accord ?
    Victor acquiesça, mais fut intérieurement peiné de ne pas pouvoir se montrer sous les projecteurs de la gloire, fût-elle journalistique. Le rédacteur en chef dut remarquer quelque chose dans ses yeux, car il ajouta :
    - T'en fais pas, un jour, tout le monde connaitra ton vrai nom, si tu le veux ... Mais pour l'instant, et dans ton intérêt, il vaut mieux que tu restes un "Groupe de Camarades" anonyme."
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  • Par Piling, le 31 juillet 2008 Première phrase du livre

    incipit :
    Ce fut d'abord une pierre qui tomba à un mètre de son pied. Victor se retourna. Au bord de la chaussée aux pavés disjoints, deux types le regardaient, l'air narquois. L'un d'eux se baissa, ramassa un nouveau projectile, et, comme s'il jouait au bowling, le lança vers Victor, en contrebas. Celui-ci fit un bond de côté, et, d'un pas rapide proche de celui des marcheurs de compétition, gagna le coin de la rue, où il tourna, se répétant : "Surtout ne pas courir !" Il ne s'arrêta qu'à proximité de son immeuble. Un coup d'oeil à l'horloge publique lui apprit qu'il était vingt et une heures. L'endroit était calme et désert. Il entra dans le hall. La peur l'avait abandonné. La vie des gens ordinaires est si ennuyeuse, les distractions sont devenues hors de prix. C'est pour cela que les pavés volent bas...
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  • Par BMR, le 13 décembre 2009

    [...] Micha, le pingouin, se promenait dans le couloir sombre, cognant de temps à autre à la porte fermée de la cuisine. Victor finit pas se sentir coupable et lui ouvrit. Il s'arrêta près de la table. Haut de presque un mètre, il parvenait à embrasser des yeux tout ce qui s'y trouvait. Il fixa d'abord la tasse de thé, puis Victor, qu'il examina d'un regard pénétrant, comme un fonctionnaire du Parti bien aguerri. Victor eut envie de lui faire plaisir. Il alla lui préparer un bain froid. Le bruit de l'eau fit immédiatement accourir le pingouin, qui s'appuya au rebord de la baignoire, bascula et plongea sans attendre qu'elle soit pleine.
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  • Par PiertyM, le 22 janvier 2015

    L'automne est la saison idéale pour les nécrologies. C'est le temps du déclin, de l'affliction, du repli sur le passé. L'hiver, lui, correspond bien à la vie. Il est joyeux en soi, avec son froid vivfiant, sa neige qui scintille au soleil.

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  • Par petitsoleil, le 15 juin 2013

    Telles des cases de mots croisés, les fenêtres de l'immeuble d'en face se dessinaient dans la nuit. Elles comportaient de nombreuses lettres.
    Victor contemplait ces témoignages de vies ordinaires. Il était triste, mais le silence le réconfortait, et il fut peu à peu gagné par un grand calme, étrange, presque douloureux, comme avant un orage.

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Andreï Kourkov - Le jardinier d'Otchakov .
A l'occasion du Salon des livres de Poche "Lire en Poche" 2013, Andreï Kourkov vous présente son ouvrage "Le jardinier d'Otchakov" aux éditions Liana Levi. Traduit du russe par Paul Lequesne. http://www.mollat.com/livres/kourkov-andrei-jardinier-otchakov-9782867466922.html Notes de Musique : These Animals 01 Side By Side - freemusicarchive.org











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