ISBN : 2749117674
Éditeur : Le Cherche midi (2012)


Note moyenne : 4.12/5 (sur 8 notes) Ajouter à mes livres
Octobre 1900, Londres.
Après avoir reçu un étrange courrier, Conan Doyle se retrouve mêlé à la disparition de plusieurs jeunes filles dans les bas-fonds de la ville. Sur les traces d'un tueur en série, il demande l'assistance d'un de ses amis, l'écrivain Bram Sto... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Eric75019, le 10 mai 2012

    Eric75019
    Décidément, les clubs holmésiens rencontrent beaucoup de soucis dans la production littéraire actuelle. Après le Mystère Sherlock, où sont décimés une bonne dizaine d'universitaires enfermés dans un hôtel en Suisse, voici 221b Baker Street qui débute par la mort violente d'un distingué holmésien, Alex Cale, qui venait de trouver le Saint-Graal : le tome perdu du journal intime d'Arthur Conan Doyle (octobre-décembre 1900), supposé expliquer le revirement d'attitude de Conan Doyle ! SACD (Sir Arthur Conan Doyle) décide en effet à cette date de reprendre son personnage favori, disparu dans les chutes du Reichenbach, en publiant Le Chien des Baskerville (1902) un premier pas qui annonce la résurrection prochaine du héros dans La Maison vide (1903).
    221b Baker Street aborde classiquement en alternance deux enquêtes situées dans deux époques différentes (astuce déjà vue à maintes reprises dans les récits holmésiens, dès lors que l'on a affaire aux fameux manuscrits apocryphes récupérés dans la célèbre malle en fer…) mais ici, petit changement ! Les enquêteurs sont : à ma droite, poids léger, holmésien débutant, récemment intronisé chez les Baker Street Irregulars de New-York, la plus éminente association au monde consacrée à l'étude de Sherlock Holmes, j'ai nommé Harold White (maigres applaudissements et quelques sifflets) qui va combattre le crime pour la période actuelle (2010) et à ma gauche, poids lourd de la littérature policière et créateur du grand Sherlock Holmes, voici Sir Arthur Conan Doyle himself (tonnerre d'applaudissements, cris hystériques) qui va avoir bien du fil à retordre dans son époque (1900). Donc, le manuscrit faisant le lien entre les deux récits n'est pas de Watson, pour une fois, mais de SACD lui-même, et sera à la fois le résultat du récit de 1900 et le point de départ du récit de 2010.
    Le roman est construit de façon extrêmement rigoureuse avec le déroulement parallèle mais à un siècle d'intervalle des deux enquêtes qui vont rebondir et entrer en résonance. le scénario assez plaisant intègre, comme souvent, célébrités et faits historiques. le cortège de guest stars entourant SACD est cette fois-ci composé de : Bram Stoker, Oscar Wilde, Millicent Fawcett… Honnête, Graham Moore signale dans la postface une petite liberté concernant un décalage de date. SACD n'aurait reçu le colis piégé de la part d'une suffragette surexcitée qu'en 1911, soit onze ans plus tard, mais faute avouée est déjà à moitié pardonnée !
    Le descendant de SACD en 2010 est curieusement présenté comme un personnage inquiétant et sans scrupules, étonnant parti-pris, mais ce roman-ci, il est vrai, n'est pas estampillé « Conan Doyle Estate Ltd » comme chez Anthony Horowitz (La maison de soie). J'avoue avoir été un peu déçu par la chute du roman, au regard de la virtuosité de sa construction, je m'attendais à une trouvaille de scénario plus renversante. Mais tout au long des deux récits, le style reste alerte, les dialogues savoureux, les décors et l'ambiance parfaitement reconstitués, les personnages attachants, et les enquêtes crédibles. SACD est décidément un pro, et sa participation aux enquêtes de Scotland Yard, qu'il a contribué à résoudre, est un fait avéré. Harold White s'en sort plutôt bien comme enquêteur débutant, malgré ses états d'âmes et sa grande naïveté. Que demander de plus ? 221b Baker Street est un excellent et habile premier roman qui plaira aux amateurs de polars bien construits comme aux holmésiens les plus férus. Graham Moore ? 221b Baker Street ? Une adresse à retenir !
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    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
  • Par Bernie, le 14 mars 2012

    Bernie
    221b Baker Street, de Graham Moore
    Rayonnage : roman policier, roman historique
    Résumé
    Londres, automne 1900. Voilà 7 ans déjà que Sherlock Holmes est mort, jeté par son auteur dans les chutes de Reichenbach. Enfin, Arthur Conan Doyle peut vivre libre. Il reçoit un jour un colis piégé dans son bureau. Devant l'inertie de la police, il décide de mener sa propre enquête, épaulé par son ami Bram Stocker.
    New York, 2010. le grand congrès annuel des Baker Street Irregulars réunit les plus grands spécialistes de Sherlock Holmes. Tous attendent avec impatience la conférence d'Alex Cale : après plus de 20 ans de recherches acharnées, il a annoncé avoir enfin mis la main sur le seul volume manquant du journal intime de Conan Doyle, celui retraçant les mois d'octobre à décembre 1900, qui n'avait jamais été retrouvé. Mais on retrouve son corps dans sa chambre d'hôtel saccagée : il a été assassiné... Harold White, le plus jeune des Irregulars, est chargé de l'enquête officieuse, afin de retrouver le journal qui a de nouveau disparu...

    Mon avis
    Partant de faits historiques, s'appuyant sur le réel (le "Grand Hiatus", le journal manquant, l'aide que Conan Doyle apporta à Scotland Yard, certaines des affaires criminelles qu'il a suivies, le colis piégé, son amitié avec les grands écrivains anglais du 19ème siècle, Bram Stocker en tête, mais aussi Oscar Wilde, par exemple), Graham Moore nous livre ici un roman semi-policier qui nous tient en haleine du début à la fin.
    Ce roman est celui d'un passionné de Sherlock Holmes et de son créateur, Sir Arthur Conan Doyle, mais aussi de la littérature de ce tournant du siècle. Chaque chapitre s'ouvre sur une citation extraite soit d'une nouvelle, d'un roman ou d'une lettre de ACD, soit d'un extrait de Stocker. Cela fait preuve d'une érudition qui réjouira également tous ceux qui ont aimé lire les enquêtes de Sherlock Holmes.
    Le portrait que nous trace l'auteur des Sherlockiens est savoureux. Une bande de passionnés, qui parlent par énigmes ou s'amusent de choses qui ne font rire qu'eux, des références à tout bout de champ, des excentricités qui ne sont possible que dans ce genre de milieu, des conversations inaccessibles au commun des mortels : on sourit souvent à la lecture de leurs réactions. Cependant, beaucoup de citations sont expliquées, les événements ne sont pas trop obscurs pour ceux qui ne connaissent pas ACD et son oeuvre, ce qui fait que ce roman est tout de même accessible à tous. Il n'est pas réservé aux Sherlockiens !
    Le récit est écrit en alternance parfaite, on passe de 2010 à 1900 sans aucun souci, chaque chapitre nous replace dans le temps, et nous permet de suivre les deux histoires en parallèle. On ne peut que se laisser attendrir devant ces deux hommes, Arthur et Harold, qui à 1 siècle d'écart découvrent que le métier de détective n'est pas aussi simple que dans l'imagination d'un auteur. Il y a les heures de planque devant un immeuble obscur, les entrevues désagréables avec des suspects bien plus retors que prévu, des déductions difficiles à tirer... Bref, une vision un peu plus réaliste que celui qu'en a l'amateur de romans policiers habituel.

    Deux petites choses m'ont gênées dans ma lecture. D'abord, Bram et Arthur sont très familiers quand ils parlent de leur univers. Ils font référence à Victoria, George et Edward, sans préciser de qui il s'agit. Bon, si, on comprend qu'il s'agit de la famille royale, mais George et Edward, qui furent-ils dans l'histoire ? Il me semblait que George était un nom de règne, et Edward un nom de baptême, qui désignent le même homme, mais j'ai été perturbée par la lecture de ces prénoms lâchés dans la conversation, sans autre précision.
    Il y a aussi quelques fautes de frappe (confusion oubliées/publiées, par exemple !), ou des oublis de virgules, qui jouent là encore sur la compréhension du propos de l'auteur. J'ai dû plusieurs fois relire une phrase pour comprendre où manquait la respiration, car les mots s'enchaînaient et la phrase interminable en devenait incompréhensible. D'où l'importance de la ponctuation en français !

    Mais dans l'ensemble, j'ai passé un excellent moment, avec un roman qui se dévore très rapidement, et qui réjouira les fans de Sherlock Holmes et du Londres qu'il parcourt au long de ses enquêtes. Un Londres qui a bien changé, ce que constatent avec tristesse Bram et Arthur : l'électricité a chassé l'ombre et le fog des rues, qui habille les salons privés de couleurs chaudes et franches plutôt que d'ombres et d'une atmosphère feutrée, qui révèle tout enfin, et chasse le mystère...
    Bonne lecture !

    Lien : http://lesloisirsdebernie.over-blog.com/article-221b-baker-street-10..
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
  • Par keisha, le 07 février 2012

    keisha
    D'un côté Arthur Conan Doyle, peu à peu "mangé" par la renommée de Sherlock Holmes, se décide à le tuer, au grand dam de ses lecteurs, qui réclament à cor et à cri d'autres aventures du détective, et préfère se lancer dans des écrits plus "sérieux" tout en menant une enquête dans le Londres de 1900, avec l'aide de Bram Stocker, auteur de Dracula. Meurtres de jeunes filles, serait-ce un serial killer?

    De l'autre côté, de nos jours, les fans de Doyle, réunis en congrès, attendent Alex Cale, qui vient de mettre la main sur le "Graal" des holmésiens, à savoir le journal disparu de Arthur Conan Doyle, dans le dernier trimestre 1900. Las, dès le début du roman de Moore, Cale est assassiné, et pas de journal... Harold White, assisté de Susan, se lance sur la piste de l'assassin, et du journal.

    Les deux histoires se déroulant alternativement, le lecteur ne peut que tourner les pages, allant d'un suspense à l'autre...

    Tout à fait le genre de divertissement intelligent que j'aime! Quel plaisir de retrouver l'ambiance du Londres de 1900, des enquêtes à rebondissements qui s'inspirent volontairement de celles de Sherlock Holmes. Harold décide dès le début de rechercher l'assassin comme l'aurait fait le grand détective, en dépit des quolibets d'un ami, et ça marche! Avec évidemment l'aide des petites cellules grises (euh, là je me trompe de détective). Arthur Conan Doyle lui-même est amené à penser comme Sherlock au cours de son enquête, et à comprendre le ressenti de ses lecteurs, qui, eux, ignorent ce que Doyle leur a concocté comme mystère...

    Ce sont toutes ces réflexions qui font le sel du roman.
    "J'aime l'idée que tout problème a une solution, je crois. C'est ça qui fait l'attrait des histoires policières selon moi, qu'elles mettent en scène Holmes ou un autre détective. ces histoires nous permettent de vivre dans un monde compréhensible. de vivre dans un endroit où chaque problème a une solution que nous pourrions découvrir si seulement nous étions suffisamment intelligents.
    -Dans le monde où nous vivons vraiment, par contre...
    -Tout est aléatoire. la violence et la mort sont le fruit du hasard, on ne peut ni les empêcher ni les arrêter. de toutes les conventions du roman policier, la seule à laquelle il soit impossible de déroger c'est la découverte de la solution dans les dernières pages.(...) Peut-on écrire une histoire policière qui s'achève dans l'incertitude? Où l'on ne sait jamais vraiment qui a commis le crime? C'est possible mais ce n'est pas satisfaisant. C'est déplaisant pour le lecteur. Il faut qu'il y ait quelque chose à la fin, une espèce de résolution. Pas forcément que le criminel soit arrêté ou emprisonné. Mais le lecteur doit absolument savoir. Ne pas savoir est le pire qui puisse arriver aux lecteurs à la fin d'une histoire policière parce que nous avons besoin d'être certains que dans ce monde fictif, tout peut être connu. La justice est facultative mais il est obligatoire d'obtenir des réponses."

    Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-221b-baker-stree..
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    • Livres 4.00/5
    Par claracambry, le 06 février 2012

    claracambry

    Londres, 1893. Conan Doyle a décidé de tuer son héros Sherlock holmes. Sept ans plus tard, l'auteur reçoit un colis piégé à son domicile alors que plusieurs jeunes filles disparaissent de façon bien étrange.
    New-York, 2010. Harold White est intronisé dans le cercle des Baker Street Irregulars. L'effervescence est à son comble, Alex Cale un des membres doit présenter un journal intime de Conan Doyle. Une pièce recherchée par tous les férus de l'auteur et de son personnage car ce journal couvre la période durant laquelle Conan Doyle a ressuscité Holmes. Mais, Alex Cale est découvert mort dans sa chambre et il n'y a aucune trace du journal.
    A plus d'un siècle d'intervalle deux sont menées de front dans ce roman. Leur dénominateur commun est Conan Doyle l'auteur des enquêtes du célèbre Sherlock holmes. En 1893, l'auteur a précipité au fond des chutes du village de Meiringen son célèbre détective laissant ses lecteurs au dépourvu. Octobre 1900, Conan Doyle reçoit à son domicile un colis piégé. Qui peut-lui vouloir du mal ? Avec l'aide de son ami Bram Stoker, il décide de mener l'enquête qui la mène sur la disparition de plusieurs jeunes filles.
    2010, New-York, le jeune Harold White est lui aussi déterminer à trouver le criminel d'Alex Cale. Et par la même occasion à retrouver le fameux journal qui explique pourquoi Conan Doyle a voulu se séparer de son héros. Et bien entendu en appliquant les méthodes d'investigation de Sherlock holmes.
    la suite sur :
    http://fibromaman.blogspot.com/2012/02/graham-moore-221b-baker-street.html

    Lien : http://fibromaman.blogspot.com/2012/02/graham-moore-221b-baker-stree..
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  • Par morrigan, le 24 avril 2012

    morrigan
    1900 : Arthur Conan Doyle, le célèbre écrivain père de Sherlock holmes, mène une vie relativement paisible depuis qu'il a tué son héros. Aussi, lorsqu'il reçoit un colis piégé, et que la police semble n'avoir aucune piste, il décide de jouer au détective, aidé par son ami Bram Stocker. Il va bientôt se trouver mêlé à une sordide histoire de meurtre...
    2010 : Harold vient d'être intronisé dans la très célèbre association des Baker Street Irregulars. Alors qu'il va assister à une conférence où le plus célèbre des Sherlockiens, Alex Cale, doit révéler un immense secret, Cale est retrouvé assassiné. Harold commence alors à imiter son idole pour retrouver le meurtrier et le journal perdu de Conan Doyle.
    Un livre absolument génial. D'un chapitre à l'autre, on change d'époque et d'histoire, pour suivre deux hommes imitant Holmes. L'histoire est très bien ficelé, et tellement bien écrite qu'il est dur de poser le livre sans l'avoir fini. Une merveille
    A découvrir de toute urgence.

    Lien : https://sites.google.com/site/vitedeslivres/home/roman-policier/221b..
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Citations et extraits

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  • Par Eric75019, le 11 mai 2012

    A la mort de l'auteur, un volume de son journal avait disparu. Tout au long de sa vie, Doyle avait consigné le récit détaillé de ses activités quotidiennes et pourtant, en examinant ses papiers après son décès, sa femme et ses enfants avaient constaté l'étrange absence d'un volume. Impossible de mettre la main sur le journal relié de cuir, abîmé et rempli de notes couvrant la période du 11 octobre au 23 décembre 1900. Et au cours du siècle qui s'était écoulé depuis ni les centaines de spécialistes ni les héritiers qui avaient tenté de le retrouver n'y étaient parvenus. Le journal perdu était le saint Graal des études holmésiennes. Il devait valoir une fortune, peut-être atteindrait-il les dix millions de dollars s'il était un jour mis en vente chez Sotheby's. Mais surtout, il offrirait un aperçu de l'esprit du plus grand auteur de romans policiers au monde au sommet de son art. Pendant un siècle, les spécialistes avaient spéculé sur le contenu de ce journal. Contenait-il le manuscrit d'une nouvelle inédite ? Une confession secrète de Conan Doyle ? Et comment diable avait-il pu s'évanouir ainsi ?
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  • Par keisha, le 07 février 2012

    J'aime l'idée que tout problème a une solution, je crois. C'est ça qui fait l'attrait des histoires policières selon moi, qu'elles mettent en scène Holmes ou un autre détective. ces histoires nous permettent de vivre dans un monde compréhensible. De vivre dans un endroit où chaque problème a une solution que nous pourrions découvrir si seulement nous étions suffisamment intelligents.
    -Dans le monde où nous vivons vraiment, par contre...
    -Tout est aléatoire. la violence et la mort sont le fruit du hasard, on ne peut ni les empêcher ni les arrêter. De toutes les conventions du roman policier, la seule à laquelle il soit impossible de déroger c'est la découverte de la solution dans les dernières pages.(...) Peut-on écrire une histoire policière qui s'achève dans l'incertitude? Où l'on ne sait jamais vraiment qui a commis le crime? C'est possible mais ce n'est pas satisfaisant. C'est déplaisant pour le lecteur. Il faut qu'il y ait quelque chose à la fin, une espèce de résolution. Pas forcément que le criminel soit arrêté ou emprisonné. Mais le lecteur doit absolument savoir. Ne pas savoir est le pire qui puisse arriver aux lecteurs à la fin d'une histoire policière parce que nous avons besoin d'être certains que dans ce monde fictif, tout peut être connu. La justice est facultative mais il est obligatoire d'obtenir des réponses
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  • Par claracambry, le 06 février 2012

    Il est indéniable que l'on ressent une grande excitation à au moment de la plus insignifiante des découvertes : les clés de la voiture retrouvées au fin fond de la poche du pantalon porté la veille; le mystérieux et incessant clapotis que l'on entend alors que l'on n'arrive pas à s'endormir expliqué, après examen, par la fuite du robinet de la salle de bains; l'ancien numéro de téléphone de votre mère ressurgi, comme par magie, du fin fond de votre cerveau primitif. Pour l'esprit humain, il y a peu de choses aussi jouissives que la possibilité d'établir des liens. De faire une découverte. De résoudre un problème. Harold frissonnait de tout son être.
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