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> claude Couffon (Traducteur)
> Christian Rinderknecht (Traducteur)

ISBN : 2070404218
Éditeur : Gallimard (1998)


Note moyenne : 4.02/5 (sur 46 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Entre ces trois recueils balancent les pans d'une vie relayés par les vers solaires de Pablo Neruda. Offerts à la femme insaisissable qui lui fait découvrir la dimension charnelle du monde : "Pour mon coeur suffit ta poitrine, pour ta liberté suffisent tes ailes". A sa ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (2)

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    • Livres 2.00/5
    Par zabeth55, le 01 février 2013

    zabeth55
    Vingt poèmes publiés en 1920.
    Je ne connaissais pas Pablo Neruda. On m'a prêté ce livre.
    C'est difficile ou rare d'avoir un coup de foudre pour un poète. Et bien ce ne fut pas le cas.
    Peut être le fait de la traduction y est-il pour quelque chose.
    La page de gauche donnant la version originale, j'ai lu sans bien comprendre, mais ça me semblait plus mélodieux.
    En tout cas, je n'ai pas vibré, pas ressenti d'émotions. Un tout petit intérêt pour « La chanson désespérée », qui suit ces vingt poèmes et précède une autre série de textes rassemblés sous le titre « Les Vers du capitaine ».
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    • Livres 4.00/5
    Par kilitou, le 13 août 2010

    kilitou
    Pablo Neruda, en édition bilingue, quel bonheur !
    De la poésie qui vient des tripes, parfois crue, violente, souvent simplement magnifique.
    Ode à la femme, toutes les femmes, ode à l'amour...

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Citations et extraits

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  • Par Malaura, le 11 août 2012

    J'ai vécu dans un port et de là je t'aimais.
    Solitude où passaient le songe et le silence.
    Enfermé, enfermé entre mer et tristesse.
    Silencieux, délirant, entre deux statues de gondoliers.

    Entre les lèvres et la voix, quelque chose s'en va mourant.
    Ailé comme l'oiseau, c'est angoisse et oubli.
    Tout comme les filets ne retiennent pas l'eau.
    Il ne reste, poupée, que des gouttes qui tremblent.
    Pourtant un chant demeure au cœur des mots fugaces.
    Un chant, un chant qui monte à mes lèvres avides.
    Pouvoir te célébrer partout les mots de joie.
    Chanter, brûler, s'enfuir, comme un clocher aux mains d'un fou.
    Que deviens-tu soudain, ô ma triste tendresse ?
    J'atteins le plus hardi des sommets, le plus froid,
    et mon cœur se referme ainsi la fleur nocturne.
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  • Par Malaura, le 15 avril 2012

    À un autre. A un autre elle sera. Ainsi qu'avant mes baisers.
    Avec sa voix, son corps clair. Avec ses yeux infinis.

    je ne l'aime plus, c'est vrai, pourtant, peut-être je l'aime.
    Il est si bref l'amour et l'oubli est si long.

    C'était en des nuits pareilles, je l'avais entre mes bras
    et mon âme est mécontente parce que je l'ai perdue.

    Même si cette douleur est la dernière par elle
    et même si ce poème est les derniers vers pour elle
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  • Par patrick75, le 29 février 2012

    Tu me plais quand tu te tais.
    ( Mi gustas cuando callas )

    Tu me plais quand tu te tais car tu es comme absente,
    Et tu m'entends de loin, et ma voix point ne te touche.
    On dirait que tes yeux se seraient envolés
    Et on dirait qu'un baiser t'aurait scellé la bouche.

    Comme toutes les choses sont emplies de mon âme
    Tu émerges des choses, de toute mon âme emplie.
    Papillon de songe, tu ressembles à mon âme,
    Et tu ressembles au mot mélancolie.

    Tu me plais quand tu te tais et sembles distante.
    Et tu sembles gémir,papillon dans la berceuse.
    Et tu m'entends de loin, et ma voix ne t'atteint pas:
    Laisse-moi me taire avec ton silence.

    Laisse-moi aussi te parler avec ton silence
    Clair comme une lampe, simple comme un anneau.
    Tu es comme la nuit, muette et constellée.
    Ton silence est d'étoile, si lointain et simple.

    Tu me plais quand tu te tais car tu es comme absente.
    Distante et endolorie comme si tu étais morte.
    Un mot alors, un sourire suffisent.
    Et la joie que ce ne soit pas vrai, la joie m'emporte.

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  • Par Disorder, le 17 juillet 2009

    LE TIGRE

    Je suis le tigre.
    Je te guette parmi les feuilles
    aussi grandes que des lingots
    de minerai mouillé.

    Le fleuve blanc grandit
    sous la brume. Te voici.

    Tu plonges nue.
    J'attends.

    Alors d'un bond,
    feu, sang et dents,
    ma griffe abat
    ta poitrine, tes hanches.

    Je bois ton sang, je brise
    tes membres, un à un.

    Et je reste dans la fôret
    à veiller durant des années
    tes os, ta cendre,
    immobile à l'écart
    de la haine et de la colère,
    désarmé par ta mort,
    traversé par les lianes,
    immobile sous la pluie,
    sentinelle implacable,
    de mon amour, cet assassin.
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  • Par doyoubnf, le 23 octobre 2010

    XX

    Puedo escribir los versos más tristes esta noche.

    Escribir, por ejemplo : “La noche está estrellada, y tiritan, azules, los astros, a lo lejos.”

    El viento de la noche gira en el ciel y canta.

    Puedo escribir los versos más tristes esta noche.
    Yo la quise, y a veces ella también me quiso.

    En las noches como ésta la tuve entre mis brazos.
    La besé tantas veces bajo el cielo infinito.

    Ella me quiso, a veces yo también la quería.
    Cómo no haber amado sus grandes ojos fijos.

    Puedo escribir los versos más tristes esta noche.
    Pensar que no la tengo. Sentir que la he perdido.

    Oír la noche inmensa, más inmensa sin ella.
    Y el verso cae al alma como al pasto el rocío.

    [...]
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Poema 5 - Para que tú me oigas... poema de Pablo Neruda musicado por Vicente Monera www.musicaypoemas.com POUR QUE TU M'ENTENDES Pour que tu m'entendes mes mots parfois s'amenuisent comme la trace des mouettes sur la plage. Collier, grelot ivre pour le raisin de tes mains douces. Mes mots je les regarde et je les vois lointains. Ils sont à toi bien plus qu'à moi. Sur ma vieille douleur ils grimpent comme un lierre. Ils grimpent sur les murs humides. Et de ce jeu sanglant tu es seule coupable. Ils sont en train de fuir de mon repaire obscur. Et toi tu emplis tout, par toi tout est empli. C'est eux qui ont peuplé le vide où tu t'installes, ma tristesse est à eux plus qu'à toi familière. Ils diront donc ici ce que je veux te dire, et entends-les comme je veux que tu m'entendes. Habituel, un vent angoissé les traîne encore et parfois l'ouragan des songes les renverse. Tu entends d'autres voix dans ma voix de douleur. Pleurs de lèvres anciennes, sang de vieilles suppliques. Ma compagne, aime-moi. Demeure là. Suis-moi. Ma compagne, suis-moi, sur la vague d'angoisse. Pourtant mes mots prennent couleur de ton amour. Et toi tu emplis tout, par toi tout est empli. Je fais de tous ces mots un collier infini pour ta main blanche et douce ainsi que les raisins;








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