> claude Couffon (Traducteur)
> Christian Rinderknecht (Traducteur)

ISBN : 2070404218
Éditeur : Gallimard (1998)


Note moyenne : 4/5 (sur 29 notes) Ajouter à mes livres
Entre ces trois recueils balancent les pans d'une vie relayés par les vers solaires de Pablo Neruda. Offerts à la femme insaisissable qui lui fait découvrir la dimension charnelle du monde : "Pour mon coeur suffit ta poitrine, pour ta liberté suffisent tes ailes". A sa ... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 4.00/5
    Par kilitou, le 13 août 2010

    kilitou
    Pablo Neruda, en édition bilingue, quel bonheur !
    De la poésie qui vient des tripes, parfois crue, violente, souvent simplement magnifique.
    Ode à la femme, toutes les femmes, ode à l'amour...
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)

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Citations et extraits

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  • Par Pasdel, le 29 mai 2012

    La chanson désespérée

    Ô chair, ma chair, femme que j'ai aimée et perdue,
    c'est toi dans cette heure humide que j'évoque et fais chant.

    Comme un vase tu abritas l'infinie tendresse,
    et l'oubli infini te réduisit en miettes comme un vase. ( page 91)
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  • Par Pasdel, le 23 mai 2012

    XIII

    J'ai marqué au fur et à mesure avec des croix de feu
    l'atlas blanc de ton corps.
    Ma bouche était une araignée qui traversait en tapinois.
    En toi, derrière toi, craintive, assoiffée. ( page 55)
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  • Par Pasdel, le 11 mai 2012

    II

    Dans sa flamme mortelle la lumière t’enveloppe.
    Absorbée, pâle dolente, ainsi située
    Contre les vieilles hélices du crépuscule
    qui tourne autour de toi.

    Muette, mon amie,
    seule dans la solitude de cette heure de morts
    et pleine de vies du feu,
    pure héritière du jour détruit.

    Du soleil tombe une grappe sur ta robe noire.
    Les grandes racines de la nuit
    croissent subitement de ton âme,
    et les choses en toi occultes s'en retournent au-dehors,
    de telle sorte qu'un peuple pâle et bleu
    de toi nouveau-né s'en alimente.

    Oh grandiose et féconde et magnétique esclave
    du cercle qui le noir et le doré alterne:
    dressée, elle tente et obtient une création si vive
    que succombent ses fleurs, et est pleine de tristesse.
    ( pages 12-15)
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  • Par Malaura, le 15 avril 2012

    À un autre. A un autre elle sera. Ainsi qu'avant mes baisers.
    Avec sa voix, son corps clair. Avec ses yeux infinis.

    je ne l'aime plus, c'est vrai, pourtant, peut-être je l'aime.
    Il est si bref l'amour et l'oubli est si long.

    C'était en des nuits pareilles, je l'avais entre mes bras
    et mon âme est mécontente parce que je l'ai perdue.

    Même si cette douleur est la dernière par elle
    et même si ce poème est les derniers vers pour elle
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    Citation de qualité ? (19 votes positifs)
  • Par patouche, le 29 février 2012

    Tu me plais quand tu te tais.
    ( Mi gustas cuando callas )

    Tu me plais quand tu te tais car tu es comme absente,
    Et tu m'entends de loin, et ma voix point ne te touche.
    On dirait que tes yeux se seraient envolés
    Et on dirait qu'un baiser t'aurait scellé la bouche.

    Comme toutes les choses sont emplies de mon âme
    Tu émerges des choses, de toute mon âme emplie.
    Papillon de songe, tu ressembles à mon âme,
    Et tu ressembles au mot mélancolie.

    Tu me plais quand tu te tais et sembles distante.
    Et tu sembles gémir,papillon dans la berceuse.
    Et tu m'entends de loin, et ma voix ne t'atteint pas:
    Laisse-moi me taire avec ton silence.

    Laisse-moi aussi te parler avec ton silence
    Clair comme une lampe, simple comme un anneau.
    Tu es comme la nuit, muette et constellée.
    Ton silence est d'étoile, si lointain et simple.

    Tu me plais quand tu te tais car tu es comme absente.
    Distante et endolorie comme si tu étais morte.
    Un mot alors, un sourire suffisent.
    Et la joie que ce ne soit pas vrai, la joie m'emporte.

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Vidéo de Pablo Neruda

Poema 5 - Para que tú me oigas... poema de Pablo Neruda musicado por Vicente Monera www.musicaypoemas.com POUR QUE TU M'ENTENDES Pour que tu m'entendes mes mots parfois s'amenuisent comme la trace des mouettes sur la plage. Collier, grelot ivre pour le raisin de tes mains douces. Mes mots je les regarde et je les vois lointains. Ils sont à toi bien plus qu'à moi. Sur ma vieille douleur ils grimpent comme un lierre. Ils grimpent sur les murs humides. Et de ce jeu sanglant tu es seule coupable. Ils sont en train de fuir de mon repaire obscur. Et toi tu emplis tout, par toi tout est empli. C'est eux qui ont peuplé le vide où tu t'installes, ma tristesse est à eux plus qu'à toi familière. Ils diront donc ici ce que je veux te dire, et entends-les comme je veux que tu m'entendes. Habituel, un vent angoissé les traîne encore et parfois l'ouragan des songes les renverse. Tu entends d'autres voix dans ma voix de douleur. Pleurs de lèvres anciennes, sang de vieilles suppliques. Ma compagne, aime-moi. Demeure là. Suis-moi. Ma compagne, suis-moi, sur la vague d'angoisse. Pourtant mes mots prennent couleur de ton amour. Et toi tu emplis tout, par toi tout est empli. Je fais de tous ces mots un collier infini pour ta main blanche et douce ainsi que les raisins;








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