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Claude Couffon (Traducteur)Christian Rinderknecht (Traducteur)
ISBN : 2070404218
Éditeur : Gallimard (1998)

Note moyenne : 4.04/5 (sur 100 notes)
Résumé :
Entre ces trois recueils balancent les pans d'une vie relayés par les vers solaires de Pablo Neruda. Offerts à la femme insaisissable qui lui fait découvrir la dimension charnelle du monde : "Pour mon coeur suffit ta poitrine, pour ta liberté suffisent tes ailes". A sa reine de l'univers, il apporte des "paniers sylvestres de baisers" ; au peuple, sa résistance et son engagement. Idéalement traduits par Claude Couffon, les vers burinés du poète chilien nous accompag... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Moovanse
Moovanse12 mai 2015
  • Livres 4.00/5
Il faut aimer L'amour pour aimer Néruda,
Il faut l'âme rêveuse et le coeur enflammé
Il faut la terre rude, argileuse ou sanglante
Les soleils adoucis ou les marées brulantes
Il faut la solitude et les mers lointaines
Les vagues qui s'épuisent de leur même reflux
Les lunes éclatées de leurs désirs violents
Il faut le vent et l'eau, il faut l'eau et le vent.
Il faut les cicatrices des pierres mutilées
Il faut les feuilles lourdes, les racines brisées
La mort et le silence, la chair vive brûlée
Et les doigts qui frémissent
Sous les corps dénudés

Il faut aimer L'amour pour aimer Néruda,
Pour aimer Neruda
il faut aimer
tout court.
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araucaria
araucaria15 avril 2014
  • Livres 4.00/5
Tout simplement beau! Ces poésies sont un condensé d'amour... Un recueil très agréable à lire. de superbes poèmes à découvrir et à lire sans modération. Cette édition étant bilingue, je regrette de ne pas lire l'espagnol. Il me semble que les vers seraient encore plus savoureux que dans leur version française.
Lien : http://araucaria20six.fr/
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JacobBenayoune
JacobBenayoune21 octobre 2013
  • Livres 5.00/5
Il est vrai que lorsqu'il s'agit d'un auteur aussi populaire, aussi admiré, on s'attend à quelque chose d'extraordinaire et par conséquent cela nous gâche cet effet de la découverte. C'était mon premier Neruda; un recueil bilingue (où je me suis amusé à lire aussi la version originale) qui se compose de trois petits recueils de formes différentes. Une écriture très simple, mais qui atteint la grandeur, où la femme est au centre; tous types de femme et tous types de métaphores. Neruda a réussi à s'exprimer autour de sujets aussi communs comme l'amour et la femme sans tomber dans le mauvais goût et sans faux pas, comme s'il marchait acrobatiquement sur la lame d'un couteau. Personnellement, je garde un très beau souvenir de cette lecture; j'ai beaucoup apprécié certaines métaphores et certains jeux de mots.
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Malabar_
Malabar_22 mai 2013
  • Livres 2.00/5
Je ne le répéterai jamais assez, je ne suis pas un spécialiste de poésie (ni de littérature d'ailleurs) et je n'ai pas les compétences pour l'analyser. Je fonctionne avant tout au coup de coeur, ce qui explique sûrement mon avis.
J'avais beaucoup entendu parler de Pablo Neruda, considéré par beaucoup comme un poète de tout premier ordre.
Peut-être attendais-je trop de ce recueil, mais je n'ai pas vraiment été touché. Mis à part quelques poèmes mélancoliques d'une grande beauté, je n'y ai pas trouvé l'émotion que j'attendais. L'ensemble des textes rassemblés ici étaient beaucoup trop obscurs pour moi. Même la chanson désespérée, qui m'avait pourtant séduit initialement, a fini par me lasser.
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Tandarica
Tandarica06 mai 2015
Ce recueil comporte 20 poèmes d'amour pour une chanson désespérée, comme son nom l'indique. Il n'y a pas grand-chose à dire d'autres en matière de résumé, sinon que les poèmes sont simplement numérotés, sans titre et qu'ils parlent d'amour y compris la chanson désespérée. Je note par ailleurs que le langage de Neruda est toujours très simple, compréhensible, même pour un hispanophone médiocre comme moi. Les métaphores sont assez nombreuses tout au long du recueil et souvent importantes dans la caractérisation. La nature semble toujours favorable à l'amour, et si elle est souvent le phore, la femme est presque toujours le thème, le principal sujet de tout le recueil, évoqué sous tous ses aspects, de son corps à son âme. Grand moment de simplicité.
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Citations & extraits (78) Voir plus Ajouter une citation
marina53marina5328 septembre 2013
Je peux écrire les vers les plus tristes cette nuit.

Écrire, par exemple: "La nuit est étoilée
et les astres d'azur tremblent dans le lointain."

Le vent de la nuit tourne dans le ciel et chante.

Je puis écrire les vers les plus tristes cette nuit.
Je l'aimais, et parfois elle aussi elle m'aima.

Les nuits comme cette nuit, je l'avais entre mes bras.
Je l'embrassai tant de fois sous le ciel, ciel infini.

Elle m'aima, et parfois moi aussi je l'ai aimée.
Comment n'aimerait-on pas ses grands yeux fixes.

Je peux écrire les vers les plus tristes cette nuit.
Penser que je ne l'ai pas. Regretter l'avoir perdue.

Entendre la nuit immense, et plus immense sans elle.
Et le vers tombe dans l'âme comme la rosée dans l'herbe.

Qu'importe que mon amour n'ait pas pu la retenir.
La nuit est pleine d'étoiles, elle n'est pas avec moi.

Voilà tout. Au loin on chante. C'est au loin.
Et mon âme est mécontente parce que je l'ai perdue.

Comme pour la rapprocher, c'est mon regard qui la cherche.
Et mon coeur aussi la cherche, elle n'est pas avec moi.

Et c'est bien la même nuit qui blanchit les mêmes arbres.
Mais nous autres, ceux d'alors, nous ne sommes plus les mêmes.

je ne l'aime plus, c'est vrai. Pourtant, combien je l'aimais.
Ma voix appelait le vent pour aller à son oreille.

A un autre. A un autre elle sera. Ainsi qu'avant mes baisers.
Avec sa voix, son corps clair. Avec ses yeux infinis.

je ne l'aime plus, c'est vrai, pourtant, peut-être je l'aime.
Il est si bref l'amour et l'oubli est si long.

C'était en des nuits pareilles, je l'avais entre mes bras
et mon âme est mécontente parce que je l'ai perdue.

Même si cette douleur est la dernière par elle
et même si ce poème est les derniers vers pour elle.
+ Lire la suite
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marina53marina5315 octobre 2013
J'ai marqué peu à peu l'atlas blanc de ton corps
avec des croix de flamme.
Ma bouche, une araignée qui traversait, furtive.
En toi, derrière toi, craintive et assoiffée.

Histoires à te raconter sur la berge du crépuscule
douce et triste poupée, pour chasser ta tristesse.
Quelque chose, arbre ou cygne, qui est lointain, joyeux.
Et le temps des raisins, mûr et porteur de fruits.

J'ai vécu dans un port et de là je t'aimais.
Solitude où passaient le songe et le silence.
Enfermé, enfermé entre mer et tristesse.
Silencieux, délirant, entre deux statues de gondoliers.

Entre les lèvres et la voix, quelque chose s'en va mourant.
Ailé comme l'oiseau, c'est angoisse et oubli.
Tout comme les filets ne retiennent pas l'eau.
Il ne reste, poupée, que des gouttes qui tremblent.
Pourtant un chant demeure au coeur des mots fugaces.
Un chant, un chant qui monte à mes lèvres avides.
Pouvoir te célébrer partout les mots de joie.
Chanter, brûler, s'enfuir, comme un clocher aux mains d'un fou.
Que deviens-tu soudain, ô ma triste tendresse?
J'atteins le plus hardi des sommets, le plus froid,
et mon coeur se referme ainsi la fleur nocturne.
+ Lire la suite
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marina53marina5325 septembre 2013
Ici je t'aime.
Dans les pins obscurs le vent se démêle.
La lune resplendit sur les eaux vagabondes.
Des jours égaux marchent et se poursuivent.

Le brouillard en dansant qui dénoue sa ceinture.
Une mouette d'argent du couchant se décroche.
Une voile parfois. Haut, très haut, les étoiles.

Ô la croix noire d'un bateau.
Seul.
Le jour parfois se lève en moi, et même mon âme est humide.
La mer au loin sonne et résonne.
Voici un port.
Ici je t'aime.

Ici je t'aime. En vain te cache l'horizon.
Tu restes mon amour parmi ces froides choses.
Parfois mes baisers vont sur ces graves bateaux
qui courent sur la mer au but jamais atteint.

Suis-je oublié déjà comme ces vieilles ancres.
Abordé par le soir le quai devient plus triste.
Et ma vie est lassée de sa faim inutile.
J'aime tout ce que je n'ai pas. Et toi comme tu es loin.

Mon ennui se débat dans les lents crépuscules.
Il vient pourtant la nuit qui chantera pour moi.
La lune fait tourner ses rouages de songe.

Avec tes yeux me voient les étoiles majeures.
Pliés à mon amour, les pins dans le vent veulent
chanter ton nom avec leurs aiguilles de fer.
+ Lire la suite
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MalauraMalaura11 août 2012
J'ai vécu dans un port et de là je t'aimais.
Solitude où passaient le songe et le silence.
Enfermé, enfermé entre mer et tristesse.
Silencieux, délirant, entre deux statues de gondoliers.

Entre les lèvres et la voix, quelque chose s'en va mourant.
Ailé comme l'oiseau, c'est angoisse et oubli.
Tout comme les filets ne retiennent pas l'eau.
Il ne reste, poupée, que des gouttes qui tremblent.
Pourtant un chant demeure au cœur des mots fugaces.
Un chant, un chant qui monte à mes lèvres avides.
Pouvoir te célébrer partout les mots de joie.
Chanter, brûler, s'enfuir, comme un clocher aux mains d'un fou.
Que deviens-tu soudain, ô ma triste tendresse ?
J'atteins le plus hardi des sommets, le plus froid,
et mon cœur se referme ainsi la fleur nocturne.
+ Lire la suite
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marina53marina5330 septembre 2013
Corps de femme, blanches collines, cuisses blanches,
l'attitude du don te rend pareil au monde.
Mon corps de laboureur sauvage, de son soc
a fait jaillir le fils du profond de la terre.

Je fus comme un tunnel. Déserté des oiseaux,
la nuit m'envahissait de toute sa puissance.
pour survivre j'ai dû te forger comme une arme
et tu es la flèche à mon arc, tu es la pierre dans ma fronde.

Mais passe l'heure de la vengeance, et je t'aime.
Corps de peau et de mousse, de lait avide et ferme.
Ah! le vase des seins! Ah! les yeux de l'absence!
ah! roses du pubis! ah! ta voix lente et triste!

Corps de femme, je persisterai dans ta grâce.
Ô soif, désir illimité, chemin sans but!
Courants obscurs où coule une soif éternelle
et la fatigue y coule, et l'infinie douleur.
+ Lire la suite
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