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> Claude Couffon (Traducteur)
> Christian Rinderknecht (Traducteur)

ISBN : 2070404218
Éditeur : Gallimard (1998)


Note moyenne : 3.97/5 (sur 67 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Entre ces trois recueils balancent les pans d'une vie relayés par les vers solaires de Pablo Neruda. Offerts à la femme insaisissable qui lui fait découvrir la dimension charnelle du monde : "Pour mon coeur suffit ta poitrine, pour ta liberté suffisent tes ailes". A sa ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par araucaria, le 15 avril 2014

    araucaria
    Tout simplement beau! Ces poésies sont un condensé d'amour... Un recueil très agréable à lire. de superbes poèmes à découvrir et à lire sans modération. Cette édition étant bilingue, je regrette de ne pas lire l'espagnol. Il me semble que les vers seraient encore plus savoureux que dans leur version française.

    Lien : http://araucaria20six.fr/
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    • Livres 5.00/5
    Par JacobBenayoune, le 21 octobre 2013

    JacobBenayoune
    Il est vrai que lorsqu'il s'agit d'un auteur aussi populaire, aussi admiré, on s'attend à quelque chose d'extraordinaire et par conséquent cela nous gâche cet effet de la découverte. C'était mon premier Neruda; un recueil bilingue (où je me suis amusé à lire aussi la version originale) qui se compose de trois petits recueils de formes différentes. Une écriture très simple, mais qui atteint la grandeur, où la femme est au centre; tous types de femme et tous types de métaphores. Neruda a réussi à s'exprimer autour de sujets aussi communs comme l'amour et la femme sans tomber dans le mauvais goût et sans faux pas, comme s'il marchait acrobatiquement sur la lame d'un couteau. Personnellement, je garde un très beau souvenir de cette lecture; j'ai beaucoup apprécié certaines métaphores et certains jeux de mots.
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    • Livres 2.00/5
    Par Malabar_, le 22 mai 2013

    Malabar_
    Je ne le répéterai jamais assez, je ne suis pas un spécialiste de poésie (ni de littérature d'ailleurs) et je n'ai pas les compétences pour l'analyser. Je fonctionne avant tout au coup de coeur, ce qui explique sûrement mon avis.
    J'avais beaucoup entendu parler de Pablo Neruda, considéré par beaucoup comme un poète de tout premier ordre.
    Peut-être attendais-je trop de ce recueil, mais je n'ai pas vraiment été touché. Mis à part quelques poèmes mélancoliques d'une grande beauté, je n'y ai pas trouvé l'émotion que j'attendais. L'ensemble des textes rassemblés ici étaient beaucoup trop obscurs pour moi. Même la chanson désespérée, qui m'avait pourtant séduit initialement, a fini par me lasser.
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    • Livres 2.00/5
    Par zabeth55, le 01 février 2013

    zabeth55
    Vingt poèmes publiés en 1920.
    Je ne connaissais pas Pablo Neruda. On m'a prêté ce livre.
    C'est difficile ou rare d'avoir un coup de foudre pour un poète. Et bien ce ne fut pas le cas.
    Peut être le fait de la traduction y est-il pour quelque chose.
    La page de gauche donnant la version originale, j'ai lu sans bien comprendre, mais ça me semblait plus mélodieux.
    En tout cas, je n'ai pas vibré, pas ressenti d'émotions. Un tout petit intérêt pour « La chanson désespérée », qui suit ces vingt poèmes et précède une autre série de textes rassemblés sous le titre « Les Vers du capitaine ».
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    • Livres 4.00/5
    Par lecteur84, le 26 mars 2014

    lecteur84
    Il est toujours délicat de commenter un receuil de poésie... Ce n'est pas une histoire mais des histoires, ce n'est pas un ressenti mais plusieurs qui s'entrechoquent, se croisent et nous transportent, selon notre propre vécu, notre propre regard sur le monde. La poésie de Pablo Néruda est à l'image de son pays, sauvage, contrastée, émouvante, évocatrices...Les vers flottent, dansent, surgissent et vous surprennent, un peu comme un Tango...alors glissons dans le feu de ses mots, sans autre espoir que l'ivresse d'une sensation unique.
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Citations et extraits

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  • Par araucaria, le 15 avril 2014

    Je veux que tu saches
    une chose.

    Tu sais fort bien ce qu'il en est :
    si je regarde
    la lune de cristal, la branche rouge
    du lent automne à ma fenêtre,
    si je touche
    près du feu
    la cendre impalpable
    ou le corps ridé du bois,
    tout me conduit à toi,
    comme si tout ce qui existe
    - parfums, clarté, métaux -
    étaient de petits bateaux naviguant
    vers les îles, tes îles qui m'attendent.
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  • Par araucaria, le 15 avril 2014

    Te souviens-tu
    du jour d'hiver
    où nous arrivâmes dans l'île?
    La mer levait vers nous
    une coupe de froid.
    Le lierre, sur les murs,
    susurrait en laissant
    tomber les feuilles sombres
    sur nos pas.
    Tu étais toi aussi une petite feuille
    qui tremblait sur mon coeur.
    Le vent de la vie t'y avait posée.
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  • Par araucaria, le 14 avril 2014

    C'est la matin plein de tempête
    au coeur de l'été.

    Les nuages voyagent tels de blancs mouchoirs
    d'adieu,
    le vent les agite de ses mains voyageuses.

    Innombrable coeur du vent
    battant sur notre silence amoureux.

    Bourdonnant entre les arbres, orchestral et divin, comme une langue pleine de guerres et de chants.

    Vent qui dérobe en vol rapide les feuilles mortes et dévie les flèches palpitantes des oiseaux.

    Vent qui la détrône en vague sans écume
    et substance sans poids, et feux inclinés.

    Se brise et se submerge son volume de baisers
    combattu à la porte du vent de l'été.
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  • Par marina53, le 28 septembre 2013

    Je peux écrire les vers les plus tristes cette nuit.

    Écrire, par exemple: "La nuit est étoilée
    et les astres d'azur tremblent dans le lointain."

    Le vent de la nuit tourne dans le ciel et chante.

    Je puis écrire les vers les plus tristes cette nuit.
    Je l'aimais, et parfois elle aussi elle m'aima.

    Les nuits comme cette nuit, je l'avais entre mes bras.
    Je l'embrassai tant de fois sous le ciel, ciel infini.

    Elle m'aima, et parfois moi aussi je l'ai aimée.
    Comment n'aimerait-on pas ses grands yeux fixes.

    Je peux écrire les vers les plus tristes cette nuit.
    Penser que je ne l'ai pas. Regretter l'avoir perdue.

    Entendre la nuit immense, et plus immense sans elle.
    Et le vers tombe dans l'âme comme la rosée dans l'herbe.

    Qu'importe que mon amour n'ait pas pu la retenir.
    La nuit est pleine d'étoiles, elle n'est pas avec moi.

    Voilà tout. Au loin on chante. C'est au loin.
    Et mon âme est mécontente parce que je l'ai perdue.

    Comme pour la rapprocher, c'est mon regard qui la cherche.
    Et mon coeur aussi la cherche, elle n'est pas avec moi.

    Et c'est bien la même nuit qui blanchit les mêmes arbres.
    Mais nous autres, ceux d'alors, nous ne sommes plus les mêmes.

    je ne l'aime plus, c'est vrai. Pourtant, combien je l'aimais.
    Ma voix appelait le vent pour aller à son oreille.

    A un autre. A un autre elle sera. Ainsi qu'avant mes baisers.
    Avec sa voix, son corps clair. Avec ses yeux infinis.

    je ne l'aime plus, c'est vrai, pourtant, peut-être je l'aime.
    Il est si bref l'amour et l'oubli est si long.

    C'était en des nuits pareilles, je l'avais entre mes bras
    et mon âme est mécontente parce que je l'ai perdue.

    Même si cette douleur est la dernière par elle
    et même si ce poème est les derniers vers pour elle.
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  • Par marina53, le 15 octobre 2013

    J'ai marqué peu à peu l'atlas blanc de ton corps
    avec des croix de flamme.
    Ma bouche, une araignée qui traversait, furtive.
    En toi, derrière toi, craintive et assoiffée.

    Histoires à te raconter sur la berge du crépuscule
    douce et triste poupée, pour chasser ta tristesse.
    Quelque chose, arbre ou cygne, qui est lointain, joyeux.
    Et le temps des raisins, mûr et porteur de fruits.

    J'ai vécu dans un port et de là je t'aimais.
    Solitude où passaient le songe et le silence.
    Enfermé, enfermé entre mer et tristesse.
    Silencieux, délirant, entre deux statues de gondoliers.

    Entre les lèvres et la voix, quelque chose s'en va mourant.
    Ailé comme l'oiseau, c'est angoisse et oubli.
    Tout comme les filets ne retiennent pas l'eau.
    Il ne reste, poupée, que des gouttes qui tremblent.
    Pourtant un chant demeure au coeur des mots fugaces.
    Un chant, un chant qui monte à mes lèvres avides.
    Pouvoir te célébrer partout les mots de joie.
    Chanter, brûler, s'enfuir, comme un clocher aux mains d'un fou.
    Que deviens-tu soudain, ô ma triste tendresse?
    J'atteins le plus hardi des sommets, le plus froid,
    et mon coeur se referme ainsi la fleur nocturne.
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Poema 5 - Para que tú me oigas... poema de Pablo Neruda musicado por Vicente Monera www.musicaypoemas.com POUR QUE TU M'ENTENDES Pour que tu m'entendes mes mots parfois s'amenuisent comme la trace des mouettes sur la plage. Collier, grelot ivre pour le raisin de tes mains douces. Mes mots je les regarde et je les vois lointains. Ils sont à toi bien plus qu'à moi. Sur ma vieille douleur ils grimpent comme un lierre. Ils grimpent sur les murs humides. Et de ce jeu sanglant tu es seule coupable. Ils sont en train de fuir de mon repaire obscur. Et toi tu emplis tout, par toi tout est empli. C'est eux qui ont peuplé le vide où tu t'installes, ma tristesse est à eux plus qu'à toi familière. Ils diront donc ici ce que je veux te dire, et entends-les comme je veux que tu m'entendes. Habituel, un vent angoissé les traîne encore et parfois l'ouragan des songes les renverse. Tu entends d'autres voix dans ma voix de douleur. Pleurs de lèvres anciennes, sang de vieilles suppliques. Ma compagne, aime-moi. Demeure là. Suis-moi. Ma compagne, suis-moi, sur la vague d'angoisse. Pourtant mes mots prennent couleur de ton amour. Et toi tu emplis tout, par toi tout est empli. Je fais de tous ces mots un collier infini pour ta main blanche et douce ainsi que les raisins;








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