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ISBN : 2234063353
Éditeur : Stock (2012)


Note moyenne : 3.48/5 (sur 71 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
" Un jour, je me suis dit que je ne l'avais jamais remercié.
Pourtant, je lui devais mes lectures.
Et que serais-je, qui serais-je sans lire et surtout sans avoir lu ?
Pourtant, c'est sur son dos que chaque matin, depuis près de soixante années, je ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par InstinctPolaire, le 14 avril 2014

    InstinctPolaire
    Bonjour Erik,
    Permettez que je vous appelle Erik. Entre gens de même prénom n'est-il pas plus simple d'aller immédiatement à l'essentiel ?...
    Mais dans quelle ubuesque situation fourrez-vous donc les gens comme moi, qui partagent le même prénom, à la lecture de ce livre ?
    En effet, un Eric (moi) qui lit un livre de Erik (vous) et découvre un chapitre dont le titre est " Qui est Eric ? ". Tout ceci semble mener à une conduite introspective...
    Qui êtes-vous donc pour me poser cette question ? Et qui suis-je pour essayer d'y répondre ?
    Que vouliez-vous que j'y répondît ( je fais attention à la concordance des temps, en présence d'un Académicien) ?
    Ainsi donc, je me saisi de ma plume et de ma feuille pour vous répondre. Et ainsi crois discerner où votre propos est censé me mener. Droit sur cette feuille. Cette feuille de papier. Ce papier dont vous nous conter l'histoire dans ce livre. Ce recueil de feuille de papier. Nous servir de guide sur cette route qui méprise les distances, les reliefs, et même les contingences teporelles. de la Chine des premiers Empereurs à l'Italie de Saint-François d'Assise. Des moulins néerlandais aux méticuleux maitres-papetiers japonais, honorés comme trésors vivants. Vous ne nous cachez rien de la grandeur des nobles papiers d'écriture à l'anecdotique papier aux usages plus... Hygiéniques. N'épargnez pas la question de la pollution aquatique engendrée par l'industrie papetière et de l'agriculture sylvicole raisonnée. Vous nous faites prendre l'ascenseur pour les étoiles et serpentez les bidonvilles de Jaïpur. Samarcande et Trois-Rivière...
    Quel extraordinaire voyage.
    Cependant oserai-je quelques remarques. Vous avez, illustre académicien, un art consommé pour la digression qui parfois peut éloigner, voire perdre votre lecteur. Quant bien-même portât-il le même patronyme que vous et fît l'effort de suivre vos circonvolutions. de même qu'un soucis, tout à votre honneur de gardien des lettres de notre langue, à l'encyclopédisme qui rend certains passages un tant-soit-peu fastidieux...
    Enfin, je me dois, humble pratiquant de cette langue que l'on dit de l'illustre Poquelin, de faire une remarque à l'homme de l'Académie, un mésusage de cette-dernière : En effet, parce 253 de l'édition de poche de votre opuscule, vous écrivez : " Plus loin , je suis entrainé dans une pièce. On m'approche d'un fenêtre, on ferme la lumière (....) ". Enfin, Monsieur, que Diable !! J'entends qu'on éteigne ou qu'on obscurcisse la lumière, mais qu'on la ferme, c'est trop !!!
    Quant à répondre à la question, qui est Eric ? Elle est bien trop vaste pour que j'y répondît ici... Simplement apprendrai-je qu'entre autre, Eric désigne le " Effective Residual Ink Concentration " qui mesure la quantité d'encre restant dans le papier recyclé...
    Et qu'un Eric à zéro désigne une page blanche...
    Ubuesquement donc,
    - IP/ E -
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    • Livres 4.00/5
    Par miriam, le 26 janvier 2013

    miriam
    "Pourtant c'est sur son dos que chaque matin,depuis près de soixante années, je tente de faire avancer, pas à pas mes histoires....."
    "Je n'avais que trop tardé
    L'heure était venue de lui rendre hommage.
    D'autant qu'on le disait fragile et menacé.
    Alors j'ai pris la route. Sa route
    Cher papier!
    Chère pâte à papier magique de fibres végétales!"
    Ainsi commence le voyage de l'écrivain, conteur, mais aussi économiste, dans le tome III du Petit précis de mondialisation.Je l'avais suivi auparavant avec bonheur dans le Voyage au pays du coton et dans L'Avenir de l'eau.
    Écrivain, économiste, grand voyageur, il se présente ainsi p.37:
    "Je souffre d'un mal qu'on pourrait qualifier de géographique. Certains lieux exercent sur moi une telle fascination qu'il me faut urgemment et sous peine de dérèglements graves, aller saluer."
    La route du papier commence en Chine et se confond avec la la route de la Soie. D'ailleurs le papier ne s'écrit-il pas en empruntant l'idéogramme de l'écheveau de soie? Caravanes de chameaux rappelant les caravanes du Vizir qui emportait sa bibliothèque de dix-sept mille volumes sur quatre cent chameaux, par ordre alphabétique.
    Orsenna part à la recherche d'une bibliothèque murée il y a mille ans dans les grottes . Voyage dans le temps? Il décrit aussi la Chine moderne qu'il traverse, industrialisation à outrance, urbanisation, pollution.
    Les Arabes prennent ensuite le relai de la conquête de l'Ouest par le papier, Samarcande, Bagdad, l'Égypte - où il prend son nom par analogie au papyrus local - Kairouan, jusqu'à à Cordoue où cent soixante dix femmes, jour et nuit recopiaient le Coran.
    Étape en Ombrie à Fabriano où fut inventé le filigrane et ou subsiste aujourd'hui une usine de papier monnaie plus que séculaire. Dans l'histoire du papier on rencontre les frères Mongolfier, Didot, et aussi Balzac:
    "En appelant son malheureux inventeur Séchart. Balzac prouvait qu'il avait tout compris de la technique. Qu'est-ce qu'une usine de papier si ce n'est une grande sécherie? .....Et vive la littérature quand elle s'intéresse à tous les univers du Réel, y compris l'industrie!"
    Un voyage au Japon traditionnel nous fait découvrir les papiers faits main par les Trésors Vivants.
    Même le papier-cigarette n'est pas oublié!
    Après l'histoire, l'économie.La seconde partie raconte le Papier présent qui n'est pas seulement celui des écrivains, des journaux ou des estampes mais aussi le carton, les emballages et même le papier-toilette.
    A Jaipur, on confectionne des boites cartonnées pour les boutiques new-yorkaises à Noël, et voici que se pointe la mondialisation! Non loin de là à Sanganer, les jaïns recyclent les ordures et confectionnent à la main des cartons hautement technologiques destinés aux hauts-parleurs.
    Les grandes centres du papiers se trouvent aujourd'hui là où se trouvent les grandes forêts. Orsenna nous emmène au Québec, à Montréal, La Tuque et Trois Rivière. Hommage de Félix Leclerc aux draveurs, usines géantes, centres de recherche et science-fiction : l'échelle interstellaire en nano-cellulose! Finlande, Suède et Russie exploitent aussi des forêts immenses.
    Les forêts du Sud poussent plus vite. C'est en Indonésie et au Brésil que les géants de la pâte à papier exploitent les forêts humides. Déforestation de la forêt primaire, disparition des animaux, massacre des paysages. La biodiversité réduite par les monocultures des palmiers à huiles indonésiens ou des eucalyptus brésiliens. Une exploitation raisonnée de la forêt est-elle possible? Les perspectives sont très sombres en Indonésie qui massacre la forêt. En revanche, Fibria au Brésil joue la modernité, clone les eucalyptus et même les espèces de la forêt "native". Enquête autour de l'eucalyptus, est-il gentil ou mauvais?
    C'est du recyclage que viendra la solution. Déjà en 2010, la moitié du papier produit provient du recyclage.
    "dernier cadeau de la route : un cercle.Peut être la première leçon du papier : une conception du monde selon laquelle rien ne se crée"



    Lien : http://miriampanigel.blog.lemonde.fr/
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    • Livres 5.00/5
    Par PLUMAGILE, le 11 mars 2012

    PLUMAGILE
    Ce n'est pas un roman, pas vraiment un essai ; c'est un régal d'intelligence, d'humanisme et de vision positive.
    Sa lecture rend plus intelligent ( ?), en tout cas plus clairvoyant et invite à se poser les bonnes questions, quant aux informations que l'on reçoit dans les médias sur la fin de l'ère du papier.
    Dans ce troisième Petit Précis de Mondialisation, notre globe-trotter, conteur amoureux de sa planète et des gens qui la peuplent, nous entraîne sur la Route du Papier (qui suit celle de la Soie, au début). La première partie est consacrée aux papiers passés, la deuxième au papier présent et futur. Eh oui, l'auteur nous démontre avec force conviction que le papier a un avenir, et c'est tant mieux se dit-on !
    Erik Orsenna nous entraîne sur tous les continents, au fil de sa réflexion et des questions qu'il se pose. Géographie, histoire, tout y passe ; il voyage pour nous, traque, observe, analyse, questionne et son propos n'est jamais ni « donneur de leçons », ni admirateur béat. Il pose les choses sur la table avec honnêteté et grand respect pour ses interlocuteurs, et aussi pour son lecteur, émaillant le texte de nombre de petites anecdotes, ainsi Victor Hugo n'utilisant que du papier azuré pour écrire Les misérables ou le Grand Vizir de Perse qui faisait porter, lors de ses voyages, ses cent dix-sept mille livres par quatre cents chameaux….
    Je vous recommande donc très vivement la lecture de ce petit opus, qui est mon deuxième coup de cœur de l'année (après L'hypothèse des sentiments de Jean-Paul Enthoven).


    Lien : http://lespassionsdelaura.over-blog.com
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    • Livres 4.00/5
    Par Ecureuil, le 11 août 2012

    Ecureuil
    Après un Voyage aux pays du coton, après avoir dévoilé L'Avenir de l'eau, Erik Orsenna, le breton voyageur nous emmène Sur la route du papier.
    Étrange texte que celui-ci : à mi-chemin entre le documentaire et le voyage initiatique, l'auteur, amoureux des parenthèses et autres apartés, nous raconte ce qu'il voit, ce qu'il ressent. Ces petites coïncidences notées au fur et à mesure sur son petit carnet avec son petit crayon. Attentif au moindre détail, il a une fabuleuse capacité à deviner les intentions des autres, y compris de ces machines qu'on croirait pourtant dénuées de toute volonté et chez lesquelles il détecte la plus discrète des velléités !
    Alors nous le suivons, entre autres lieux, en Chine sur les traces des origines du papier, au Brésil et en Indonésie pour voir ces usines extraordinaires, gigantesques, qui produisent la matière première du livre et du papier hygiénique. Mais nous irons aussi en France, au Japon, en Italie, au Canada, en Russie, en Suède, au Portugal et même... en Ouzbékistan !
    Avec Erik Orsenna, la lecture se passe comme une discussion en tête-à-tête, c'est un vrai plaisir. Peut-être moins instructif, moins construit, que le Voyage aux pays du coton, ce Sur la route du papier est sans nul doute plus agréable à lire que L'Avenir de l'eau (qui souffrait de quelques longueurs).
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    • Livres 4.00/5
    Par Myrabelle, le 21 août 2012

    Myrabelle
    J'ai croisé la lecture de ce livre avec "Les écrivains publics" de Huguette Spitz.
    Dès qu'il y fut question de papier, j'ai commencé la lecture de ce livre et je me suis laissée porter : voyage dans le temps et dans le monde entier, partout où il est question de papier, y compris le papier monnaie et l'origami.
    J'ai appris beaucoup de choses, entre autres :
    nous, les auteurs, lecteurs, dévoreurs de papier, ne culpabilisons plus, nous ne sommes pas des exterminateurs de forêts : "60% de tous les papiers viennent d'autres papiers, recyclés" affirme Monsieur Orsenna. Alors : trions, trions...
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Critiques presse (5)


  • Liberation , le 09 mai 2012
    Une histoire sans fin, cyclique, riche en allégories et métaphores, que l’on feuillette avec bonheur.
    Lire la critique sur le site : Liberation
  • LaLibreBelgique , le 22 mars 2012
    Notre écrivain-reporter a fait le tour du monde pour parler du papier. Un sujet vieux comme le monde, nouveau comme l’avenir le plus pointu.
    Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
  • Lexpress , le 19 mars 2012
    Orsenna affronte les grands froids, les mauvaises odeurs et les irascibles, se passionne pour les emballages, les déchets et le recyclage, s'enflamme, enfin, pour les hautes technologies [...].
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • Bibliobs , le 09 mars 2012
    Vous n'ignorerez rien du papier, corps et âme: dans ce troisième tome de son «Précis de mondialisation», le nouvel encyclopédiste Orsenna rend hommage au papier matière comme au papier support, à la feuille comme à la page.
    Lire la critique sur le site : Bibliobs
  • Lexpress , le 01 mars 2012
    Erik Orsenna n'oublie jamais le lecteur en route : son livre fourmille d'anecdotes et sa plume enjouée, sans chichis, en fait une balade passionnante, aux antipodes du pensum […].
    Lire la critique sur le site : Lexpress

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Citations et extraits

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  • Par lecassin, le 24 octobre 2013

    Un jour, je me suis dit que je ne l'avais jamais remercié.
    Pourtant, je lui devais mes lectures.
    Et que serais-je, qui serais-je sans lire et surtout sans avoir lu ?
    Pourtant c'est sur son dos que chaque matin depuis près de soixante années, je tente de faire avancer, pas à pas et gomme aidant, mes histoires.
    Et que serait ma vie sans raconter ?

    Je n'avais que trop tardé.
    L'heure était venue de lui rendre hommage.
    D'autant qu'on le disait fragile et menacé.
    Alors j'ai pris la route. Sa route.
    Cher papier !
    Chère pâte magique de fibres végétales !
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  • Par Ecureuil, le 02 août 2012

    Dans le Japon traditionnel, tous les bâtiments étaient de bois. S'ensuivaient de nombreux incendies. Lorsque l'un d'entre eux éclatait, la première urgence était de sauver les papiers précieux, ceux qui conservaient la mémoire des lieux et des familles. On les jetaient des puits.
    Une fois le feu éteint, on remontait, avec d'infinies précautions, les feuilles trempées mais sauves.
    Il suffisait de les étendre pour qu'elles sèchent.
    Des bâtiments, il ne restait plus rien. Seuls les caractères n'avaient pas bougé, puisque écrits à l'encre indélébile.

    (Éternité du papier (Japon), p. 107)
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  • Par Myrabelle, le 21 août 2012

    Je savais le papier nécessaire. J'ignorais l'étendue des services qu'il rend à la connaissance, à la création, à la mémoire, à la confiance, à la santé et au commerce.
    Qu'est-ce que le papier, finalement ? Une soupe. Une soupe de fibres qu'on étale puis qu'on assèche.

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  • Par mazou31, le 07 avril 2012

    Vous comprenez maintenant ma fureur quand on parle de mon cher papier du bout des lèvres, avec ce dédain des « modernes » pour l'ancienneté : « Ah oui, ce vieux produit… » Que ces imbéciles viennent à Trois-Rivières, Grenoble ou Crèvecœur. Ils ravaleront leur mépris. Aucun produit dans l'Histoire ne s'est, depuis deux mille deux cents ans qu'il existe, autant modifié, diversifié, enrichi.

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  • Par christelleF, le 12 août 2013

    La guerre des chiffons

    Sans chiffons, pas de papier, puisque le chiffon était, jusqu'à l'utilisation du bois, la principale matière première.
    Chiffonniers.
    On a oublié ce petit peuple[...]
    Seule la langue française rend encore hommage à ces pauvres hères : biffins, crocheteurs, pattiers, drilliers, pelharots, marchands d'oches, pillarots, mégotiers, dégotiers, crieurs de vieux fers...Sans eux, les moulins à papier n'auraient jamais tourné. Et comme depuis l'invention de l'imprimerie, la demande ne cessait d'augmenter, la guerre faisait rage avec, pour se procurer de la ressource, des "caresses de serpettes".
    L 'expression " se battre comme des chiffonniers" n'est pas née par hasard.
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