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> Josée Kamoun (Traducteur)

ISBN : 2070337901
Éditeur : Gallimard (2007)


Note moyenne : 3.64/5 (sur 285 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Juin 1940: Charles A. Lindbergh, l’aviateur héroïque adulé des Américains, est choisi par le parti républicain comme son candidat aux élections présidentielles face à Franklin D. Roosevelt. La nouvelle fait l’effet d’une bombe. Car le brillant aventurier est aussi un ad... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par carre, le 25 mai 2012

    carre
    Waouh. Quel roman .Une nouvelle fois, Roth nous livre une brillante uchronie à vous glacer les sangs. Partant de la défaite de Roosevelt lors des présidentielles en faveur de Lindberg (antisémite notoire et près à faire allégeance au fuhrer), l'auteur continue de sonder l'Amérique et ces contradictions, et force est de constater que la fiction est assez flippante. L'idée géniale du roman, vient dans le choix de Roth d'imaginer ce qu'aurait pu être la face du monde si cette hypothèse était arrivée, de la regarder à travers le regard d'un enfant juif, le narrateur ( Roth lui-même) dans sa famille, dans sa communauté et plus largement dans cette Amérique si fière de brandir l'étendard de la liberté chez les autres et d'être ultra protectionniste envers elle.
    L'auteur de Newark mèle habilement faits historiques avérés et fiction pour donner un regard à la fois passionnant, foisonnant et terrifiant. Rien à dire, Roth fait partie des très grands.
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    • Livres 4.00/5
    Par strummer, le 15 janvier 2013

    strummer
    Imaginez que Lindbergh antisemite notoire batte Roosevelt aux élections, les USA ne s'engagent pas dans la deuxième guerre mondiale ; ça c'est pour le tableau général, la focale est posée sur la vie d'une famille juive américaine de Newark c'est un tres beau roman sur la famille, les idéaux, les vindictes populaires et évidemment c'est très très bien écrit
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    • Livres 4.00/5
    Par MarieC, le 05 octobre 2014

    MarieC
    Un excellent roman, dans lequel l'auteur réussit avec brio à tisser deux fils.
    Le livre commence comme un récit autobiographique : le jeune Philip grandit avec ses parents et son frère ainé dans un milieu juif modeste du New Jersey, au tout début des années 40. Et l'ambiance est admirablement bien retracée : les pavillons partagés par deux familles, les réunions de parents d'élèves, les collections de timbres des enfants, les soucis professionnels de ces petits employés et commerçants... Tout un univers retracé de mémoire, dans lequel on vit entre soi, en ignorant les communautés voisines.
    Et puis le roman bascule, au cours de la campagne présidentielle de 1940. Car dans le roman, le candidat républicain s'appelle Charles Lindberg, auréolé de ses prouesses aériennes, bénéficiant de la sympathie populaire suite à l'enlèvement de son bébé. Et Lindberg défend (comme dans la réalité) des idées proches du nazisme : antisémitisme, admiration d'Hitler, isolationnisme... Dans les milieux juifs, l'inquiétude grandit, et s'épanouit lorsque Lindberg gagne les élections.
    Et peu à peu, l'univers du jeune Philip se transforme : l'antisémitisme s'affiche davantage, la peur règne dans les familles, son cousin choisit de se battre contre les nazis en Europe, son frère est envoyé faire les moissons en milieu chrétien... Une évolution lente, insidieuse, semblable à celle qu'ont déjà raconté beaucoup de témoignages sur l'Allemagne des années 30. Mais là, le procédé uchronique vient appuyer une réflexion critique : quand il n'y a pas de recul historique sur ce genre d'évolution, où fixer la limite entre l'anodin et l'insupportable ?
    Portée par le réalisme du récit, la réflexion est d'une efficacité redoutable... Un livre à recommander tant à ceux qui réfléchissent sur le fascisme, qu'à ceux qui aiment tout simplement la littérature. Même si la fin est un peu rapide et moins subtile que le reste du roman.
    sur deux niveaux. Je garderai sans doute très longtemps en mémoire l'ambiance d'une communauté juive du New Jersey, dans les années 40, vue de l'intérieur et à hauteur d'enfant
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  • Par sylvie, le 19 janvier 2008

    sylvie
    C'est un très bon roman qui m'a tenue en haleine tout le long de la lecture : La vie quotidienne et familiale aux prises avec la peur : antisémitisme galopant en Amérique et qui devient d'état avec l'avènement de Lindbergh au pouvoir à la place de Roosevelt.
    Bizarre comme propos, ce détournement de l'histoire... Voilà que Philip Roth imagine un autre destin à sa propre famille, un autre tour de l'histoire pour ce petit garçon de sept qu'il était à l'époque. Mais pourtant, cette peur qui lie et délie les membres de cette famille et de ce quartier natal est décrite avec talent, finesse, et sobriété. Sans doute le texte si fort est-il étayé par la peur vécue pas sa famille dans l'histoire vraie... L'antisémitisme a bel et bien pris de l'ampleur dans les années 40 en Amérique, et Lindbergh, personnage médiatique haut en couleur ne cachait pas ses opinions à ce sujet, tout comme Ford et bien d'autres... le tout enrobé dans une vision protectionniste et pacifiste qui exhortait les américains de ne pas prendre part aux conflits européens...
    Malgré la qualité de la narration, je n'arrive toujours pas à saisir où l'auteur a voulu en venir en écrivant cette uchronie... Pourquoi transformer le cours de l'histoire et vouloir nous montrer ce qui serait advenu si Lindbergh avait été au pouvoir ? J'ai lu dans la presse des critiques qui y voit une manière de nous parler de l'Amérique actuelle avec G. Bush... L'auteur dit que non. Peut-être doit on y voir seulement une grande leçon de modestie pour l'Amérique, symbole de liberté, en nous rappelant que le cours de son histoire n'a tenu qu'à un cheveu en 1940... le long post-scriptum en fin de livre est édifiant à ce sujet, et c'est vrai qu'on a peu l'occasion de connaitre ce versant là de l'histoire de l'Amérique.
    Je dirais donc que c'est un livre à lire, il fait réfléchir, il peut même donner le vertige. L'auteur provoque un certain malaise chez le lecteur parce qu'il l'embarque en pure fiction dans une histoire falsifiée tout en lui rappelant régulièrement que la frontière est ténue avec la réalité passée. L'histoire qu'il raconte nous fait peur, mais c'est un mensonge... Pourtant, les multiples rappels à l'histoire vraie nous montre combien l'Amérique était au bord du précipice, et là, notre vertige commence à se prendre plus au sérieux...
    http://sylvie-lectures.blogspot.com/2007/04/le-complot-contre-lamrique-philip-roth.ht
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    • Livres 4.00/5
    Par olivberne, le 21 janvier 2013

    olivberne
    L'idée est intéressante: et si Lindeberg avait pris le pouvoir aux États-unis et avait fait la paix avec Hitler puisqu'il avait des sympathies déclarées pour les Nazis?
    On est en pleine uchronie et bien sûr c'est un juif qui raconte l'histoire et les réactions de sa famille face à la marche de l'histoire. Il faut tout de même beaucoup de culture historique car les noms des personnages de l'époque sont nombreux mais c'est aussi un travail très approfondi, entre écrivain et historien.
    J'avoue avoir trouvé des passages un peu longs mais l'ensemble est passionnant pour ceux qui s'intéressent à l'histoire et qui se permettent d'imaginer ce qui aurait pu arriver, si...
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Citations et extraits

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  • Par olivberne, le 28 septembre 2013

    Tôt ou tard, le goût de l'aventure m'aurait rattrapé, mais, désillusionné de voir que ma famille m'échappait, à l'instar de mon pays, j'étais prêt à découvrir les libertés que peut prendre un gamin issu d'un foyer exemplaire lorsqu'il renonce à plaire à tout le monde par sa pureté juvénile pour goûter le plaisir coupable de faire ses coups en douce.

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  • Par bohanon, le 12 décembre 2012

    Mais toi tu ne sais rien de tout ça.Tu ne sais rien de von Ribbentrop,rien de Goebbels,de Himmler et de Hess.Moi si,par contre.Tu as déja entendu parler du chateau en Autriche ou Herr von Ribbentrop régale ses pairs,les criminels nazis?Tu sais comment il l'a acquis,ce chateau?Il l'a volé.L'aristocrate qui en était propriétaire,Himmler l'a jeté dans un camp de concentration,et maintenent,le chateau appartient a ce marchand de vin.Est-ce que tu sais ou est Dantzig,Sandy?Est-ce que tu sais ce qui s'est passé,la bas?Est-ce que tu sais ce que c'est que le Traité de Versailles?Et Mein Kampf,ça te dit quelque choses?
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  • Par michelekastner, le 12 mai 2012

    Une nouvelle vie commençait pour moi. J'avais vu mon père s'effondrer, je ne pourrais plus jamais revenir à la même enfance. ma mère au foyer passait désormais ses journées à travailler chez Hahne, mon frère partait en service commandé travailler pour Lindbergh après l'école, et mon père, qui n'avait pas hésité à sermonner les apprentis antisémites de bistrot à Washington, pleurait la bouche grande ouverte, comme un bébé qu'on abandonne, comme un adulte qu'on torture, parce qu'il n'avait pas le pouvoir de faire échec à l'imprévu.
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  • Par petitours2, le 27 décembre 2012

    C'est un tournant dans une enfance, le jour où les larmes de quelqu'un d'autre vous paraissent plus insupportables que les vôtres.

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  • Par carre, le 25 mai 2012

    C’est dégoûtant, c’est pire que dégoûtant. Lentement mais sûrement, ça ne dérange plus personne, en Amérique, que Lindbergh lèche les bottes de Hitler.

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