> Josée Kamoun (Traducteur)

ISBN : 2070329852
Éditeur : Editions Gallimard (2006)


Note moyenne : 3.3/5 (sur 73 notes) Ajouter à mes livres
Le lecteur retrouvera ici David Kepesh, le héros de Professeur de désir. Âgé maintenant de 62 ans, c'est un homme arrivé, qui enseigne à l'université et a créé son émission de télévision. Parmi ses étudiants, il distingue une certaine Consuelo, d'origine cubaine, jeune ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Malaura, le 26 juin 2011

    Malaura
    Eminent professeur de littérature, critique littéraire à la radio et à la télé, David Kepesch a passé sa vie à revendiquer sa liberté sexuelle; un séducteur impénitent, amoureux de la beauté sans attache et sans sentiment.
    A 62 ans, il rencontre Consuela, une belle cubaine de 24 ans et entre les seins de cette femme aussi envoûtante qu'une oeuvre d'art, David découvre les tourments de la passion amoureuse, les affres de la peur et de la jalousie ainsi que la conscience de la vieillesse et de la mort.
    On retrouve ici les thèmes chers à Philip Roth, les plaisirs de la chair, les conventions rigides dans une Amérique bien-pensante, les souvenirs de la révolution sexuelle... à travers le portrait de ce professeur sympathique, esthète érudit et cultivé pris dans les rets de la dépendance amoureuse.
    Brillante analyse des comportements humains, réflexion sur la vieillesse et la mort, "La bête qui meurt" est un petit bijou de finesse et d'émotion.
    Comme à son habitude, Roth est tout simplement magistral !
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    Critique de qualité ? (13 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 09 novembre 2011

    brigittelascombe
    La bête qui meurt est-elle passible de se transformer en prince?
    Sous un masque affable,derrière une façade de culture raffinée, David,homme plus que mûr, enseignant, critique culturel connu des médias,pianiste amateur, cache son goût immodéré pour des "générations de fellatrices stupéfiantes", rencontrées en général sur les bancs de ses cours, triées sur le volet et couchées sur canapé, telles des cailles croustillantes, à l'issue des soirées de fin d'année.
    Consuelo, cubaine, jeunette "au teint pâle, aux lèvres pleines", à "lélégance lisse à la Brancusi" cache, elle, "des seins puissants" sous sa veste boutonnée. Elle aime Puccini, la culture l'interesse et elle apprécie le regard d'esthète que "l'homme du monde" porte sur son corps.Fantasme élève professeur."Magie du sexe".Séduction.Désir. Erotisme torride. le lecteur, impliqué par Philippe Roth dans le tutoiement des confidences, assiste médusé à une parade amoureuse de haut niveau.
    Rouerie de la maîtrise.Art du flirt. Domination-soumission.
    La bête qui meurt, le jeu pervers de David qui retourne "à l'homme des bois", amateur de chair fraiche sanguinolente, évoque quelques scènes de La belle noiseuse (manège obsessionnel entre le peintre vieillissant et élève) atteint son paroxysme mais, comme un fusil changerait d'épaule part dans des directions inconnues.
    "L'avoir été", "la jalousie ce poison", le mystère de l'étrangère, la liberté sexuelle et ses débordements, autant de paramètres qui peuvent changer la donne.
    Et l'amour, alors?
    Philip Roth, auteur américain couronné par moult lauriers, révèle encore ici une écriture irréprochable, brosse des portraits psychologiques forts de personnages à la faille sous-jacente, aborde les rapports amoureux, les stratégies de la séduction amoureuse, les rapports de force où celui qui croyait prendre se retrouve souvent aux prises d'insoupçonnables filets,l'obsession,la vieillesse,la maladie,la mort et l'amour bien sûr.
    Chef d'orchestre brillant de la condition humaine, capable de nous rendre le "Me da asco" ( "Ca me dégoûte") émouvant sinon pitoyable, jouant en virtuose la corde sensible entre pianissimo, allegro et fortissimo, on ne peut qu'applaudir!
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par vincentf, le 22 juin 2010

    vincentf
    Un vieux prof d'université tombe amoureux des seins d'une de ses étudiantes. On aurait pu craindre le gros cliché. On y échappe, car derrière l'obsession sexuelle, le libertinage inconscient et la libération des moeurs, se cachent des fêlures. le narrateur voit le temps qui passe et qui l'éloigne de la jeunesse de ses conquêtes. Il voit son fils, qui le hait et qu'il a rendu malheureux parce qu'incapable de s'identifier au père aimant qu'il n'a pas su être. Il voit son ami libertin mourir en voulant déshabiller sa femme (en la prenant pour une autre?), et surtout, il voit sa déesse, cette Consuela dont il a adulé le corps parfait au point d'aller jusqu'à boire le sang de ses règles, perdre ce qu'elle a de plus beau, ses seins, dans le cancer. Tantôt cru, tantôt profond, tantôt scandaleux, tantôt tendre, tantôt pensant, tantôt charnel, ce roman offre une palette d'une grande richesse. Il m'a fait penser à Kundera, en mieux, en plus facile à lire, en plus direct, en plus américain.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par ChezLo, le 10 décembre 2011

    ChezLo
    Un prof de littérature américain revient sur son passé, sa vie avec ses femmes, ses relations avec les étudiantes, confortées par son autorité. Des relations libres qui l'ont fait traverser à contre-courant l'Amérique des années 60 à 2000. Et puis il y a eu Consuela, une étudiante d'origine Cubaine, issue d'une famille d'immigrés aisés, ayant reçu une grande éducation. Consuela qui se dévoilera et se donnera à lui, Consuela qui contribuera à retarder la mort de son corps de sexagénaire, Consuela dont la volupté l'obsédera, proie qui se révèle prédatrice. Les années passent, la Mort rôde autour de lui, pas forcément pour son propre corps...
    J'ai pris peur en entamant la lecture de ce livre. L'impression de me retrouver au coeur du monologue d'un vieux monsieur qui nous raconte sa vie sexuelle teintée de l'angoisse de la mort, de ses souvenirs innombrables de jeunes conquêtes, de ses pulsions physiques que grâce à son statut il peut assouvir sans beaucoup de peine. Est-ce Philip Roth qui parle derrière ce narrateur, est-ce un roman fictif ? Et d'ailleurs, est-ce que ça a plus d'intérêt d'être raconté si c'est du vécu ou pas ?
    L'acte sexuel comme revanche donc.
    Puis, les digressions historiques prennent le pas, il est question de ses amies, anciennes maîtresses qui ont vécu l'émancipation féminine, de sa liberté de jouissance, de ce qui choquait l'Amérique puritaine.
    Puis, le vent tourne, Philip Roth nous livre ce que cette relation avec la prude Consuela a de peu banal, le fait que les rôles s'inversent, et, qu'avec d'autres armes, elle prend en quelque sorte le pouvoir sur lui.
    Puis, le vent tourne à nouveau. le tragique s'installe dans la vie de la jeune femme, et le narrateur en est par conséquent victime également.
    Un roman sur l'amour, les plaisirs de la chair, les malaises existentiels, les relations entre prof et élève, entre puissant et faible, entre homme et femme... Ecrit crûment, narrant l'intime, La bête qui meurt est un roman bien plus accessible que La tâche, mais ne contribue pas à rendre Philip Roth comme mon auteur incontournable.

    Lien : http://chezlorraine.blogspot.com/2011/12/la-bete-qui-meurt.html
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par mariech, le 24 avril 2011

    mariech
    Encore un magnifique roman de P. Roth sur l'amour , toujours l'amour. L'auteur nous dit que même qu'en on est âgé on éprouve toujours du désir , il faut être P, Roth pour se permettre ce genre de propos.
    Le héros , un vieux professeur d'université tombe éperdument
    amoureux d'une de ses élèves d'une 20aine d'années , la sublime Consuela . Ce que j'aime chez l'auteur c'est qu'il ne peut s'empêcher de nous parler à travers ses livres , passages savoureux quand il parle du manque de la personne aimée , de la dépression faite quand la relation se termine , dans la relation décrite avec son fils , on sent du vécu ' dans nos sociétés , c'est nous qui sommes responsables de notre malheur.
    Un grand roman !
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Citations et extraits

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  • Par brigittelascombe, le 09 novembre 2011

    Monopoliser l'attention d'un homme du monde aussi innacessible dans tout autre domaine, le consumer de passion, entrer dans un milieu qu'elle admire et qui lui serait hautement fermé-ça c'est une preuve de pouvoir, et c'est le pouvoir qu'elle veut.
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  • Par LaLo, le 20 mars 2011

    Parce que c'est seulement quand tu baises que tu prends ta revanche, ne serait-ce qu'un instant, sur tout ce que tu détestes et qui te tient en échec dans la vie. C'est là que tu es le plus purement vivant, le plus purement toi-même.
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  • Par brigittelascombe, le 09 novembre 2011

    Tout attachement est ruineux, il faut y voir un ennemi.Joseph Conrad l'a dit:celui qui s'attache est perdu.
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  • Par brigittelascombe, le 09 novembre 2011

    On se joue une comédie. Une comédie qui consiste à fabriquer un lien factice,et tristement inférieur à celui que crée sans le moindre artifice le désir érotique.
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  • Par brigittelascombe, le 09 novembre 2011

    Moi, son professeur de critique appliquée, l'esthéticien du dimanche sur PBS,l'autorité régnant sur la télévision new-yorkaise,dictant ce qu'il fallait voir,entendre et lire,je venais de la décréter oeuvre d'art magistrale.Pas artiste, non, oeuvre d'art,avec l'aura magique qui en émane.
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Vidéo de Philip Roth

Les carnets de route de François Busnel, France 5 Rencontre avec Philip Roth Au Nord-Est des Etats-Unis s'étend une région de collines et de prairies, de montagnes et de lacs, de forêts profondes et de plages sauvages. C'est l'une des régions où débuta l'histoire de l'Amérique : la Nouvelle-Angleterre. C'est ici qu'au XVIIe siècle se sont installées les premières universités. En 1636, l'université de Harvard est créée à Boston. Aujourd'hui, de nombreux écrivains habitent cette région et se sont penchés, depuis ces terres, sur l'évolution de la société américaine.








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