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> Josée Kamoun (Traducteur)

ISBN : 2070329852
Éditeur : Gallimard (2006)


Note moyenne : 3.46/5 (sur 264 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Le lecteur retrouvera ici David Kepesh, le héros de Professeur de désir. Âgé maintenant de 62 ans, c'est un homme arrivé, qui enseigne à l'université et a créé son émission de télévision. Parmi ses étudiants, il distingue une certaine Consuelo, d'origine cubaine, jeune ... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par carre, le 08 juillet 2012

    carre
    On retrouve dans ce roman les thèmes chers à Roth : l'amour et la liberté sexuelle, le vieillissement, la mort. David Kepesh, 62 ans, universitaire brillant et reconnu est aussi un incorrigible séducteur, sa dernière conquête : une jeune étudiante cubaine au charme envoutant et aux formes généreuses. On voit bien les obsessions Rothienne dans le portrait de Kepesh, le sexe comme dernier plaisir face à la vieillesse et la mort qui se profilent.
    Philip Roth est un immense écrivain, alors forcément il est toujours difficile d'aller à contre courant des nombreuses louanges concernant « La bête qui meurt ». Pourtant ce roman m'a moins enthousiasmé. Si on retrouve le style inimitable, les réflexions sur le sens donné à la vie, Roth se complait aussi à nous mettre dans l'inconfort (les scènes intimes doivent t'elles être aussi explicites et scabreuses) et puis ce vague sentiment d'une répétition dans les interrogations.
    Mais malgré ces bémols, « La bête qui meurt » reste une oeuvre largement estimable.
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    • Livres 4.00/5
    Par Malaura, le 26 juin 2011

    Malaura
    Eminent professeur de littérature, critique littéraire à la radio et à la télé, David Kepesch a passé sa vie à revendiquer sa liberté sexuelle; un séducteur impénitent, amoureux de la beauté sans attache et sans sentiment.
    A 62 ans, il rencontre Consuela, une belle cubaine de 24 ans et entre les seins de cette femme aussi envoûtante qu'une oeuvre d'art, David découvre les tourments de la passion amoureuse, les affres de la peur et de la jalousie ainsi que la conscience de la vieillesse et de la mort.
    On retrouve ici les thèmes chers à Philip Roth, les plaisirs de la chair, les conventions rigides dans une Amérique bien-pensante, les souvenirs de la révolution sexuelle... à travers le portrait de ce professeur sympathique, esthète érudit et cultivé pris dans les rets de la dépendance amoureuse.
    Brillante analyse des comportements humains, réflexion sur la vieillesse et la mort, "la bête qui meurt" est un petit bijou de finesse et d'émotion.
    Comme à son habitude, Roth est tout simplement magistral !
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    • Livres 5.00/5
    Par Under_The_Moon, le 25 janvier 2014

    Under_The_Moon
    Chapeau bas Mr Roth ! 1er coup de coeur de l'année !
    Dans La Bête qui meurt (The Dying Animal), Philip Roth donne la parole à David Kepsh, professeur à l'université et célébrité locale. Au moment où il nous livre ses tourments, il est âgé de 70ans, et commence par nous parler d'une aventure qu'il a eu avec une de ses étudiantes 8ans plus tôt (elle avait 24ans).
    Le moins qu'on puisse dire c'est que Roth et son personnage ne vendent du rêve à personne ! Il n'est nullement question d'un amour romantique où l'on se regarde dans les yeux à sourire bêtement. Que nenni ! Ce qui fait tourner "la tête" du vieil homme, ce sont bien les courbes de la jeune femme (et qui n'a pas des mensurations de mannequins), de la naissance de ses seins en passant par la courbe de ses fesses. Et c'est de sexe qu'il nous parle d'abord, de domination même. Ceci dit, ne rêvons pas, ce n'est pas un roman pornographique, et cette histoire passe vite (pendant un temps) au second plan.
    Dave Kepesh avoue que sa doctrine de "liberté de baiser" (si on peut dire) est vite mise à mal par un mal qui ronge beaucoup d'entre nous : la jalousie ! Pris à son propre piège : quelle horreur ! Et très vite, Kepesh a peur de perdre Consuela comme il a peur de perdre la vie. Son aventure est une évasion à sa condition d'homme vieillissant : sexualité versus fatalité , un match ardu ! (et oui, Philip Roth est d'abord un intello pour ceux qui en douterait)
    Ce que j'ai trouvé magnifique dans ce roman, ce sont tous les procédés que Philip Roth a mis en place pour que le lecteur voit petit à petit les fêlures de ce Dom Juan retraité. Divorcé et détesté par son fils quadragénaire, puis ami désemparé face à la mort et la maladie, sans oublié l'appréhension que suscite le flétrissement de son être tout entier. Il y a l'écriture de Roth dans ce roman que j'ai adoré aussi : franche et directe. le recours à l'intertextualité pour mettre en scène la détresse de son personnage (et cela a fait remonter certains livres de ma PAL un peu plus haut qu'ils ne l'étaient!).
    D'une histoire de cul qui pourrait être banale, Roth nous parle des années 1960, le temps de la libération des moeurs entre hommes et femmes, des paradoxes de la société américaine moderne ,etc. Il arrive à aller là où on ne s'y attend pas, et cela m'a émue.
    J'ai refermé ce court roman (150pages) très touchée par cette histoire et en me demandant si finalement : se faire avoir par quelqu'un que l'on attendait pas et être près de cette personne dans un moment difficile (je n'en dit pas plus pour ne pas parler de la fin) alors que rien n'y oblige, et sans rien en attendre : est-ce que ça ce n'est pas (aussi) de l'amour ?
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    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 09 novembre 2011

    brigittelascombe
    La bête qui meurt est-elle passible de se transformer en prince?
    Sous un masque affable,derrière une façade de culture raffinée, David,homme plus que mûr, enseignant, critique culturel connu des médias,pianiste amateur, cache son goût immodéré pour des "générations de fellatrices stupéfiantes", rencontrées en général sur les bancs de ses cours, triées sur le volet et couchées sur canapé, telles des cailles croustillantes, à l'issue des soirées de fin d'année.
    Consuelo, cubaine, jeunette "au teint pâle, aux lèvres pleines", à "lélégance lisse à la Brancusi" cache, elle, "des seins puissants" sous sa veste boutonnée. Elle aime Puccini, la culture l'interesse et elle apprécie le regard d'esthète que "l'homme du monde" porte sur son corps.Fantasme élève professeur."Magie du sexe".Séduction.Désir. Erotisme torride. le lecteur, impliqué par Philippe Roth dans le tutoiement des confidences, assiste médusé à une parade amoureuse de haut niveau.
    Rouerie de la maîtrise.Art du flirt. Domination-soumission.
    La bête qui meurt, le jeu pervers de David qui retourne "à l'homme des bois", amateur de chair fraiche sanguinolente, évoque quelques scènes de la belle noiseuse (manège obsessionnel entre le peintre vieillissant et élève) atteint son paroxysme mais, comme un fusil changerait d'épaule part dans des directions inconnues.
    "L'avoir été", "la jalousie ce poison", le mystère de l'étrangère, la liberté sexuelle et ses débordements, autant de paramètres qui peuvent changer la donne.
    Et l'amour, alors?
    Philip Roth, auteur américain couronné par moult lauriers, révèle encore ici une écriture irréprochable, brosse des portraits psychologiques forts de personnages à la faille sous-jacente, aborde les rapports amoureux, les stratégies de la séduction amoureuse, les rapports de force où celui qui croyait prendre se retrouve souvent aux prises d'insoupçonnables filets,l'obsession,la vieillesse,la maladie,la mort et l'amour bien sûr.
    Chef d'orchestre brillant de la condition humaine, capable de nous rendre le "Me da asco" ( "Ca me dégoûte") émouvant sinon pitoyable, jouant en virtuose la corde sensible entre pianissimo, allegro et fortissimo, on ne peut qu'applaudir!
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    • Livres 3.00/5
    Par Corboland78, le 22 mars 2015

    Corboland78
    Philip Roth est né le 19 mars 1933 à Newark, dans le New Jersey, son oeuvre couronnée de multiple prix en fait l'un des plus grands écrivains américains contemporains. Aujourd'hui il vit dans le Connecticut et en octobre 2012 il a déclaré à la presse qu'il arrêtait d'écrire. Ce roman, La Bête qui meurt, est paru en 2004.
    David Kepesh, l'un des multiples héros récurrents dans l'oeuvre de Roth, professeur de littérature et animateur d'émissions de radio ou de télévision confidentielles, a soixante-deux ans quand il tombe sous le charme d'une jeune étudiante de vingt-quatre ans, Consuelo Castillo, fille de bonne famille d'émigrés cubains. Fasciné par le corps de la jeune femme et ses seins en particulier, le vieux séducteur va tomber dans une addiction qui le surprend lui-même, l'entrainant vers la jalousie et la dépression. Il s'en sortira par la rupture mais quand huit ans plus tard, la belle atteinte d'un cancer du sein viendra le chercher pour trouver un réconfort moral, comment David Kepesh réagira-t-il au chant de la sirène ?
    Philip Roth une fois encore creuse inlassablement son sillon, la vieillesse qui nous guette tous (« Personne ne veut la regarder en face avant d'y être obligé ») avec la mort en point de mire et le sexe, comme baromètre de notre vitalité, preuve que nous sommes toujours vivants. Comment peut-on vivre sans sexe, s'interroge sans cesse Roth ? « le sexe ne se borne pas à une friction, à un plaisir épidermique. C'est aussi une revanche sur la mort. Ne l'oublie pas, la mort. Ne l'oublie jamais. Non, le sexe n'a pas un pouvoir illimité, je connais très bien ses limites. Mais dis-moi, tu en connais, un pouvoir plus grand ? »
    L'écrivain revient sur la libération sexuelle des années 60, « cette délivrance » qui mit à mal le puritanisme régnant jusqu'alors. Sa réflexion s'élargit au rôle de la pornographie et il ne manque pas de condamner le mariage, « le mariage standard est d'une nature tout aussi étouffante pour l'hétérosexuel viril (…) qu'il l'est pour la lesbienne ou l'homo. Remarque, de nos jours, même les gays veulent se marier (…) Attends un peu qu'ils comprennent ce qu'il advient du désir qui les a faits homos à la base. Ils me déçoivent, ces gars-là, ils ne sont pas plus réalistes que les hétéros. »
    Ce n'est certainement pas le meilleur roman de Roth mais il reste haut placé au regard de la production des autres. J'adore cet écrivain, ce qui fausse peut-être mon jugement, mais je ne sais pas résister à son écriture si fluide, si évidente. Et ses héros, comme David Kepesh, ni bons ni mauvais, justes humains avec ce que cela induit d'héroïsme, de lâcheté ou de travers, me touchent dans leur urgence à vouloir rester vivant jusqu'au bout. Sans oublier cette ironie ou cet humour latent qui interpelle le lecteur, les propos des personnages sont-ils la pensée de Roth ou de la pure fiction ?
    Quant au titre du roman, il est emprunté à un poème de Yeats « Consume mon coeur ; malade de désir, / et attaché à une bête qui meurt / Il ne sait ce qui lui arrive. »
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Citations et extraits

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  • Par Under_The_Moon, le 22 janvier 2014

    To those not yet old, being old means you've been. But being old means also means that despite, in addition to, and in excess of your beenness, you still are. Your beenness is very much alive. You still are, and one is as haunted by the still-being and its fullness as by the having-already-been, by pastness. Think of old age this way : it's just an everyday fact that one's life is at stake. One cannot evade knowing what shortly awaits one. The silence that will surround one forever. Otherwise it's all the same. Otherwise one is immortal for as long as one lives.
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  • Par Corboland78, le 22 mars 2015

    Comprends-moi bien. Tu ne te berces pas de l’illusion qu’à travers une Consuela tu vas retrouver ta jeunesse une dernière fois. Au contraire, la différence n’est jamais aussi flagrante. Du fait de sa jeunesse à elle, de son enthousiasme, de l’inexpérience de sa jeunesse, de l’expérience de sa jeunesse, la différence ressort à chaque instant. Pas d’erreur, c’est bien elle et non toi qui a vingt-quatre ans. Il faudrait être un abruti pour croire retrouver sa jeunesse. Si on croyait la retrouver, ce serait un jeu d’enfant. Loin de te sentir rajeunir, tu mesures l’écart poignant entre son avenir illimité et les bornes du tien, et tu éprouves encore plus qu’à l’ordinaire l’éphémère poignant de toutes les grâces perdues. Tu te fais l’effet de jouer au base-ball avec des types de vingt ans, dans ces moments-là. On remarque la différence à chaque seconde du match. Mais au moins, on n’est pas assis sur le banc de touche. En somme, on éprouve douloureusement son âge, mais d’une façon nouvelle.
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  • Par Zinaida, le 17 novembre 2014

    Certes, même compte tenu des limites imposées par une époque, la musique a toujours été la complice du sexe. Même Glenn Miller, du temps où la chanson se devait d'enrober le sexe dans la guimauve, arrivait à lubrifier la situation autant que faire se pouvait. Puis il y a eu Sinatra jeune. Puis le sax langoureux. Mais pour les Chattes de gouttière, pas de limites qui tiennent. Elles consommaient la musique comme la marijuana ; c'était leur turbo, l'emblème de leur mutinerie, l'incitation au vandalisme érotique.
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  • Par marina53, le 18 mars 2013

    L'histoire d'une vie s'inscrit dans le corps tout autant que dans le cerveau.
    Edna O'Brien

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  • Par Zinaida, le 17 novembre 2014

    On a beau tout savoir, tout manigancer, tout organiser, tout manipuler, penser à tout, le sexe nous déborde. C'est un jeu très risqué. On éviterait les deux tiers de ses problèmes si on ne s'aventurait pas hors des balises pour baiser. C'est le sexe qui jette le désordre dans nos vies bien réglées en temps normal.

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