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> Edmond Jaloux (Traducteur)
> Félix Frapereau (Traducteur)

ISBN : 2253002887
Éditeur : LGF - Livre de Poche (1972)


Note moyenne : 4.17/5 (sur 744 notes) Ajouter à mes livres
Par la magie d'un voeu, Dorian Gray conserve la grâce et la beauté de la jeunesse. Seul son portrait vieillira. Le jeune dandy s'adonne alors à toutes les expériences, s'enivre de sensations et recherche les plaisirs secrets et raffinés. « Les folies sont les seules cho... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par carambar31, le 30 janvier 2012

    carambar31
    Il faut croire qu'il y a un moment ou un âge pour tout dans la vie. J'avais essayé à plusieurs reprises, il y a plusieurs années de lire Le portrait de Dorian Gray, vu la réputation dont il jouissait et ce, sans succès: le livre m'ennuyait par son excès de phrases alambiquées et par ses longueurs...
    cependant, et je tiens pour cela à remercier babelio et à plus juste titre bibalice ainsi que les lecteurs du club de lecture de janvier, de m'avoir réconciliée avec Wilde.
    Le portrait de Dorian Gray m'apparait aujourd'hui comme un livre extrêmement riche, tant sur le fond que sur l'intrigue...
    Wilde a une plume enchanteresse avec des tournures de phrase tellement belles et élaborées que l'on se sent totalement idiot et néophyte, quand à l'emploi des mots...
    quand à l'intrigue, c'est foisonnant, avec certes dorian comme personnage central, qui de jeune adolescent immature et innocent se mue progressivement en être frivole, sans coeur et pour qui la moindre émotion, qui plus est si elle est néphaste doit être éradiqué au plus vite. le plus important, étant, de se parfaire dans le culte de la beauté, de l'esthétisme, que ce soit physiquement parlant ou dans la possession d'objets.
    ce n'est cependant à mon sens pas le personnage le pus important du livre puisqu'il est entièrement modelé par lord henry, bien que l'élève dépasse le maître.
    on pourrait écrire un livre entier sur les ressentis qu'inspirent ce livre, tant il y a une multitude de sujets abordés et donc de sujets à développer, dont l'homosexualité suggérée ou avouée des personnages masculins, ou encore la place du culte de la beauté dans l'existence...etc
    mais je ne suis pas romancière ou critique littéraire et vais donc m'arrêter là en vous recommandement simplement et chaleureusement ce livre à la prose magnifique et à l'intrrigue foisonnante!
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    Critique de qualité ? (19 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Luzeamus, le 28 juillet 2010

    Luzeamus
    Par la phrase blasée: "J'ai tout connu", Lord Henry Wotton exprime un large pan de sa philosophie. C'est, à mon sens, ce personnage qui tisse et noue les fils de l'intrigue du Portrait de dorian gray, mentor, frère, père, ami, compagnon, ou toutes ces choses à la fois, il ouvre à Dorian Gray les portes du palais des vices et des plaisirs. Wotton possède une aura véritablement diabolique, tout en même temps pleine de franchise et de subtilité. Ainsi, il forge l'être que va devenir Dorian Gray.
    Si ce roman est bien sûr celui de la philosophie d'Oscar Wilde, hédoniste et esthète convaincu, c'est donc en Lord Henry, dandy par excellente qu'on le retrouve. Mêlant agréablement les bons mots emprunts de cynique, l'humour décalé, et la fascination.
    Il n'y a pas d'autre mot, on est réellement fasciné par ce roman, où très vite, la relation entre les deux hommes, tantôt malsaine et qui nous fait sentir voyeur, tantôt comique et qu'on ne lâcherait pour rien, nous écrase de son poids et nous donne envie de ne pas lâcher ce livre. Une page, rien qu'une... Ho, aller, encore une ! le piège se referme, c'est le talent d'Oscar Wilde.
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    Critique de qualité ? (14 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par vincentf, le 24 juin 2010

    vincentf
    Livre de morale ? histoire fantastique ? Il semble que ce livre ne peut être réduit à l'une de ses caractéristiques. Sa morale ? faites le bien, le mal finit par se payer. Banal. L'essentiel est ailleurs. Ce bouquin, c'est l'incarnation de la question du rapport entre l'art et la vie. L'homme et le tableau échangent leurs places. le tableau finit par bouffer l'homme, qui s'était trompé de réalité. Morale ? La réalité, c'est l'art. le portrait est plus vrai que l'homme Dorian Gray, artificiellement jeune. Troublants renversements qu'on ne peut réduire à des trucs du genre "c'est la beauté intérieure qui compte" ou "il ne faut pas se fier aux apparences". On ne fait, dans la vie, que se fier aux apparence. La preuve ? Je retombe amoureux. La fille est une bombe. Dans le bouquin, rien n'est vrai, ni les apparences, ni ce qu'elles cachent, tout est en renversement constant et le diable lui-même, lord Henry, si manifestement corrupteur, si génialement malin, ne sait rien de la vie réelle de Dorian. Lord Henry, le diable ? ou Basile ? Qui est coupable ? Personne et tout le monde. Rien n'est vrai, surtout pas les mots. Les bons mots sont mauvais. Ils font le plaisir du lecteur, qui en oublie l'horreur des histoires qu'on lui raconte. Florilège, dans la bouche de lord Henry, le corrupteur, qui fait du lecteur un nouveau Dorian Gray, qui plonge dans le mal en lisant un livre, mystérieux, Le Portrait de Dorian Gray : "Les femmes n'ont jamais rien à dire, mais elles le disent de façon charmante", "les grandes passions sont le privilège des personnes qui n'ont rien à faire", "quand on est amoureux, on commence par se tromper soi-même et on finit par tromper l'autre", "ce sont les passions sur l'origine desquelles nous nous sommes trompés qui nous tyrannisent le plus", "le seul charme du passé, c'est qu'il est passé", "nous vivons à une époque où l'on vit trop pour être sage et où l'on pense trop pour être beau", "qui oserait appeler un chat un chat devrait en avoir un dans la gorge", "dans la vie, on ne fait tout au plus qu'une seule grande expérience, et le secret de la vie, c'est de reproduire cette expérience aussi souvent que possible", "l'art a une âme mais l'homme n'en a pas". Un dernier ? la définition des femmes : "sphinx sans énigme". Petites phrases qui tournent à vide, simple ornement du discours, à découper pour les étaler dans un dictionnaire des citations et à retenir pour l'agrément des vaines conversations qui dans nos vies sont celles qui comptent ? Oui et c'est pour ça qu'elles sont importantes, qu'elles incarnent l'ambiguïté du roman, à cheval entre le vrai et le faux, l'artificiel et le naturel, l'art et la vie. Elles sont art, art pour l'art même, et nous en disent plus sur la vie que ce qu'on dit sérieusement. Qui en est l'auteur ? A la dernière page de la Liberté, ce n'est jamais signé lord Henry. Où est Oscar Wilde ? Où se cache-t-il ? derrière lord Henry, le phraseur ? derrière Basile, le créateur ? derrière Dorian ? Partout et nulle part, Oscar Wilde n'est qu'un nom, un portrait dans un musée. Et moi, qui suis-je ? Dorian Gray, lord Henry ou Basile ? Seul Lord Henry n'est pas mort à la fin du roman.
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par DrJackal, le 31 janvier 2012

    DrJackal
    Enfin lu le roman d'Oscar Wilde, depuis le temps que je voulais me lancer et vraiment je ne suis pas déçu.
    Une histoire qu'on peut aisément qualifié de Faustienne tout du moins sur le fond, en y mettant la forme d'Oscar Wilde et son Cynisme naturel traduit par le très Chère Lord Henry.
    Un livre ou on reconnais très vite l'ennuie de Wilde pour l'écriture, et en même temps toute la prétention de se dernier pour montrer qu'il en est capable, et j'aime beaucoup cet état d'esprit.
    Un a ici une suite d'Aphorismes tout au long de se roman qui amène a réfléchir sur tout, le bien, le mal entre autre mais aussi le paradoxe, l'amitié et autre chose plus trivial, et semblant d'un ennui mortel pour se brave Lord Henry.
    Un roman que j'aurais bien du mal a résumé ou a ranger dans un catégorie tant tout est la mais pas comme on s'y attend, la fin est attendu mais pas de cette façon , rien n'est attendu comme ça et c'est ce qui rend se roman tellement bon à lire.
    J'en réclame et en redemande.
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par ledrake, le 09 janvier 2012

    ledrake
    C'est la lecture des minutes du procès d'Oscar Wilde, où le propos du roman est très longuement débattu, qui m'aura conduit à la découverte tardive de ce livre.
    Si les préceptes wildiens (culte de la beauté, de l'inconstance) et son recours coutumier à l'oxymore, qui sont l'héritage collectif de cet auteur, s'y retrouvent naturellement, il m'aura été bien plus surprenant d'y trouver un récit très actuel, tantôt anxiogène, parfois comique (les élucubrations mondaines de Lord Henri, un régal) ; d'une progression bien plus contemporaine que n'aurait pu le laisser croire son statut d'oeuvre classique. le tout enrobé de la plus délicieuse et venimeuse des proses qu'il m'a été donné d'apprécier. Une lecture obligatoire, très certainement.
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Citations et extraits

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  • Par carambar31, le 30 janvier 2012

    les livres que le monde juge immoraux sont ceux qui lui tendent le miroir de son ignomie.
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  • Par carambar31, le 30 janvier 2012

    on peut survivre à tout de nos jours sauf à la mort.
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  • Par hotaru, le 26 janvier 2012

    Aujourd'hui les gens connaissent le prix de tout et la valeur de rien

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  • Par facteur84, le 10 août 2011

    Dorian ne répondit pas. Il passa nonchalamment devant le tableau, puis se retourna. Quand il le vit, il se rejeta en arrière et sa joue se colora un instant de plaisir. une expression de joie surgit dans ses yeux comme s'il s'était reconnu pour la première fois. Il se tenait là, immobile, stupéfait, vaguement conscient que Hallward lui parlait, mais sans saisir le sens de ses paroles. le sentiment de sa propre beauté lui était venu comme une révélation. Il ne l'avait jamais éprouvé auparavant. les compliments de Basil Hallward ne lui avaient semblé être que les exagérations charmantes de l'amitié. Il les avait écoutés, en avait ri, les avait oubliés. ils n'avaient pas influencé sa nature. Et puis était apparu Lord Henry Wotton, avec son étrange panégyrique (discours louangeur) de la jeunesse, dont la brièveté lui inspirait ces terribles avertissements. Cela l'avait ému sur le moment, et maintenant qu'il contemplait l'ombre de se propre beauté, il découvrait en un éclair que la description en était vraie. Oui, un jour viendrait où son visage serait ridé et rabougri, ses yeux faibles et décolorés, sa silhouette gracieuse cassée et difforme. L’écarlate quitterait ses lèvres et l’or disparaîtrait de sa chevelure. La vie qui forgerait son âme abîmerait son corps. Il deviendrait affreux, hideux, insortable.
    Tandis qu’il y pensait un vif élancement de douleur le transperça comme un couteau et fit vibrer chaque délicate fibre de sa nature. Ses yeux s’approfondirent en améthystes et se couvrirent d’une brume de larmes. Il sentait une main de glace posée sur son cœur.

    - Il ne te plaît donc pas ? s’écria enfin Hallward quelque peu blessé par son silence et ne comprenant pas ce qu’il signifiait .
    - Bien sur qu’il lui plait, fit lord Henry. A qui ne plairait-il ? C’est l’un des plus grands chef-d’œuvre de l’art moderne. Je t’en donnerai tout ce que tu voudras. Il faut qu’il m’appartienne.
    - Il n’est pas à moi, Harry.
    - A qui est-il ?
    - A Dorian bien sûr, répondit le peintre.
    - Comme c’est triste ! murmura Dorian Gray, les yeux toujours fixés sur son propre portrait. Comme c’est triste ! Je deviendrait vieux, horrible, hideux. Mais le portrait restera toujours jeune. In en sera jamais plus vieux qu’il ne l’est en ce jour de juin… Si seulement c’était le contraire ! Si c’était moi qui resterais toujours jeune et que ce fût le portrait qui vieillît ! Pour cela… Pour cela je donnerai n’importe quoi. Oui, il n’y a rien au monde que je ne donnerais ! Je donnerais mon âme pour cela !
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  • Par gteisseire2, le 27 juillet 2010

    La beauté, la vraie beauté, s'achève là où l'air intellectuel commence. L'intellectuel est en soi une façon d'exagérer et il détruit l'harmonie de n'importe quel visage. Dès qu'on s'assied pour réfléchir, on ne devient plus qu'un nez, ou qu'un front, ou quelque chose d'horrible. Regarde les gens qui ont du succès dans toutes les professions savantes : ils sont tous parfaitement hideux ! Sauf bien sûr, dans l'Église, mais c'est que, dans l'Église, ils ne réfléchissent pas.
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Bande annonce "L'importance d'être constant", de Oliver Parker, 2002.








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