J'ai apprécié ce premier roman de
Florian Zeller que je lisais. Il nous raconte son voyage en Egypte pour participer à une conférence sur la littérature mais ceci n'est abordé que superficiellement dans son livre. Les véritables questions qu'il se pose tout au long de son voyage concernent l'islam. Cela va de la place de la femme à l'extrémisme de certaines interprétations du Coran. le personnage principal ne part pas dans de grands débats philosophiques, je trouve qu'il se pose plutôt les questions que l'on se poserait aussi. Et c'est un point que j'ai beaucoup apprécié. Au fil des pages, j'ai eu l'impression d'une personne qui racontait son voyage, tout simplement. Avec ses sentiments, ses doutes, ses angoisses. Cependant, l'islam n'est pas le seul sujet du livre, il y aussi des personnages forts comme Martin qui prennent une place importante. Parfois abjecte, arrogant, vulgaire mais cachant tout de même une vraie souffrance. Mais il faut avouer que ses idées rejoignent tout de même souvent le sujet principal de ce livre.
Plus les chapitres avançaient, plus je sentais un malaise s'installer. Il suffit de lire le titre des chapitres pour s'en rendre compte. L'auteur laisse régulièrement des petites phrases comme "ce qui allait se passer plus tard", ce qui nous fait s'interroger sur la suite de l'historie et ce qui a réveillé ma curiosité.
J'ai lu certains avis qui disaient que la fin se terminait en queue de poisson, je ne trouve pas. Au fond, la fin n'est pas étonnante. Ce n'est pas forcément ce à quoi on pouvait s'attendre mais c'est une chose qui avait toutes ses chances d'arriver.
En conclusion, j'ai vraiment apprécié ce livre et je pense que je vais tenter de lire un autre roman de
Florian Zeller. Il est vrai que le style est léger, cela se lit assez vite, mais ce n'est pas superficiel.