> Olivier Bournac (Traducteur)
> Alzir Hella (Traducteur)
> Elsa Zylberstein (Préfacier, etc.)

ISBN : 2234063116
Éditeur : Stock (2009)


Note moyenne : 4.32/5 (sur 176 notes) Ajouter à mes livres
« C’est depuis cette seconde que je t’ai aimé. Je sais que les femmes t’ont souvent dit ce mot, à toi leur enfant gâté. Mais crois-moi, personne ne t’a aimé aussi fort – comme une esclave, comme un chien –, avec autant de dévouement que cet être que j’étais alors et que... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par juliette2a, le 07 septembre 2011

    juliette2a
    "Lettre d'une inconnue" est un livre parfait !
    En effet, durant tout le récit (qui est en réalité une lettre), j'ai été subjuguée par la passion qu'épouvre cette inconnue pour un écrivain.
    Elle lui raconte durant la majeure partie du roman sa vie consacrée à lui, à l'aimer.
    Ainsi, le lecteur comprend la relation reliant cette femme et cet homme, pourtant si différents, mais si proches (finalement).
    J'ai ressenti beaucoup de pitié envers l'inconnue, ses dernières heures, ses habitudes mais surtout cet amour jamais éteint...
    Le destinataire de cette lettre, l'écrivain, est tout aussi surpris que nous et réalise enfin, après plusieurs idées vagues, qui est cette fameuse "inconnue"...
    Bref, un beau roman, court mais absolument envoûtant, mêlé d'espoir et de doutes jusqu'à la fin.
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    Critique de qualité ? (18 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par cequejelis, le 29 janvier 2012

    cequejelis
    La lecture de " Lettre d'une inconnue " m'est très pénible. Cela provient non du style, mais de l'histoire en elle-même. Cette courte nouvelle raconte l'amour secret d'une jeune fille pour un écrivain vivant dans le même immeuble qu'elle. Elle se comporte dès l'âge de treize ans comme les " groupies " de chanteurs. Elle l'espionne, nuit et jour.

    Après un déménagement elle revient deux ans plus tard. Elle s'arrange pour passer trois nuits avec lui. Elle en a un enfant. Il ne lui donne pas de nouvelles. Après un nouveau laps de temps, ils se retrouvent mais sans être reconnu par lui, ont une nouvelle aventure. Elle lui cache son nom, l'enfant. Pour finir il reçoit une lettre dans laquelle elle lui explique tout, parce que son enfant est mort et qu'elle-même va mourir.

    Ma conception de l'écrivain est à l'opposée de celle véhiculée par ce texte. Pour écrire il faut avoir de la mémoire et être curieux des autres, encore plus quand ils partagent votre vie. Oublier deux fois de suite une femme " aimée " est la preuve d'un rare mépris des autres, mais aussi d'un manque du sens de l'observation confinant à l'aveuglement.
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Ellcrys, le 25 mars 2010

    Ellcrys
    De Stefan Zweig, je n'avais lu que Vingt quatre heures de la vie d'une femme, mais j'étais déjà sous le charme de sa plume. Avec cette Lettre d'une inconnue, je suis tomber amoureuse des ses mots, de son style, de lui tout simplement.
    Quand commence ce récit, un écrivain renommé qui vit à Vienne reçoit une lettre contenant de nombreux feuillets. Intrigué, R... s'installe et se met à la lire. Il découvre alors l'écriture d'une jeune femme qui dit l'aimer depuis des dizaines d'années, avoir eu un enfant de lui, et qui se décide, à la mort de son chérubin, de tout écrire à cet homme qui la faisait vivre.
    Ce récit est tout simplement magnifique. J'ai beaucoup de mal à vous en parler, tant les mots à ma porter me semblent fades pour décrire le bonheur, les sensations, la souffrance et l'éblouissement que m'a procuré cette lecture.
    Tout le long de cette longue lettre, j'ai eu l'impression que c'était moi le destinataire de ces mots. C'est moi qui était à l'origine de cet amour passionnel, dévoreur et dévastateur. A chaque ligne, à chaque phrase mon corps tremblait, mon coeur saignait et hurlait son amour et son désespoir. Ce livre, bien que court, m'a bouleversé et s'est gravé en moi, à tout jamais.
    Stefan Zweig est un auteur au talent immense. Il sait mettre en mots, si parfaitement, les sentiments humains, que cela en devient miraculeux. Tout au long de ces pages, ma vie était aux côté de celle de Stefan Zweig. Un amour indéfectible est né entre lui et moi. Et je ne compte pas abandonner mon nouvel amour... non, je vais lire et lire encore ses ouvrages, car croyez-moi, jamais je ne pourrais me lasser de ses mots. Peut-on tomber amoureuse grâce à un livre... peut-être ! En tous cas, j'aime Stefan Zweig, j'aime son talent et sa plume sensible et sensuelle. Je vous supplie donc, de ne plus attendre et de lire cette Lettre d'une inconnue, qui comme pour moi, je suis sûr, vous deviendra inoubliable.
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    • Livres 5.00/5
    Par alicejo, le 16 février 2011

    alicejo
    On souffre en lisant la confession de cette femme à l'homme qu'elle aura aimé en silence dès son adolescence d'un amour exclusif, passionné proche de la folie. On enrage envers cet homme qui n'aura jamais ouvert ses yeux, son cœur pour la reconnaître et ce, même à la réception de cette lettre-testament
    L'écriture de Zweig est simple et fluide (pas de mots inutilement compliqués ni d'effets de style alambiqués) mais elle dégage une force incroyable.
    A lire et à relire!
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    Critique de qualité ? (13 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par scrambledspirit, le 26 mai 2010

    scrambledspirit
    Est-il possible d'avoir vécu toute sa vie en aimant passionnément quelqu'un sans qu'il ne remarque même votre existence…
    Ce livre est magnifique… je n'ai pas d'autres mots. Comment ne pas s'attrister d'un tel sort, une femme ne vit que dans la passion de l'être aimé qui ne la remarque que deux fois dans sa vie sans jamais la reconnaître.
    Jamais elle ne réclame rien de cet être qui la bouleverse. Elle se confesse à lui dans cette lettre déchirante juste avant de mourir.
    On ne peut rester de pierre, à la fin de la lettre vos yeux s'embuent, peut-être des larmes…
    C'est le premier livre de Stefan Zweig que je lis et ce ne sera probablement pas le dernier
    quel écriture superbe et que d'émotions…
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Citations et extraits

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  • Par Marsup, le 25 mai 2010

    « C’est depuis cette seconde que je t’ai aimé. Je sais que les femmes t’ont souvent dit ce mot, à toi leur enfant gâté. Mais crois-moi, personne ne t’a aimé aussi fort – comme une esclave, comme un chien –, avec autant de dévouement que cet être que j’étais alors et que pour toi je suis restée. Rien sur la terre ne ressemble à l’amour inaperçu d’une enfant retirée dans l’ombre ; cet amour est si désintéressé, si humble, si soumis, si attentif et si passionné que jamais il ne pourra être égalé par l’amour, fait de désir, et, malgré tout, exigeant, d’une femme épanouie. »
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  • Par Zazette97, le 13 octobre 2009

    Toutes les formes possibles, de ta froideur, de ton indifférence, je me les étais toutes représentées, dans des visions passionnées; mais, dans mes heures les plus noires, dans la conscience la plus profonde de mon insignifiance, je n'avais pas même osé envisager cette éventualité, la plus épouvantable de toutes; que tu n'avais même pas porté la moindre attention à mon existence.
    Aujourd'hui, je le comprends - ah! tu m'as appris à comprendre bien des choses!-, le visage d'une jeune fille, d'une femme, est forcément pour un homme un objet extrêmement variable; le plus souvent, il n'est qu'un miroir, où se reflète tantôt une passion, tantôt un enfantillage, tantôt une lassitude, et il s'efface si vite, comme une image dans une glace, qu'un homme peut sans difficulté oublier le visage d'une femme, d'autant mieux que l'âge y fait alterner l'ombre et la lumière et que des costumes nouveaux l'encadrent différemment.
    Les résignées, voilà celles qui ont la véritable science de la vie. p.57-58
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  • Par Couperine, le 01 juillet 2010

    Je ne possédais, moi, qu'une douzaine de livres bon marché et recouverts de cartonnages tout usés, que j'aimais par-dessus tout et que je relisais sans cesse; dès lors l'idée m'obséda de savoir comment pouvait bien être cet homme qui possédait et qui avait lu cette multitude de livres si beaux, qui connaissait toutes ces langues, qui était à la fois si riche et si savant. Une sorte de respect surnaturel s'unissait pour moi à l'idée de tant de livres. Je cherchais à me représenter quelle était ta physionomie. Je te voyais sous l'aspect d'un homme âgé, avec des lunettes et une longue barbe blanche, semblable à notre professeur de géographie, seulement bien plus aimable, bien plus beau et plus doux; je ne sais pas pourquoi j'en étais alors déjà certaine, mais tu devais être beau, même quand je pensais à toi comme à un homme âgé. Cette nuit-là, et sans te connaître encore, j'ai rêvé à toi pour la première fois.
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  • Par mutatis-liber, le 09 mai 2008

    C'est depuis cette seconde que je t'ai aimé. Je sais que les femmes t'ont souvent dit ce mot, à toi leur enfant gâté. Mais crois-moi, personne aussi fort, comme une esclave, comme un chien, avec le dévouement que cet être que j'étais alors et que pour toi je suis toujours restée. Rien sur la terre ne ressemble à l'amour inaperçu d'une enfant retirée dans l'ombre; cet amour est si désinteressé, si humble, si soumis, si attentif et si passionné que jamais il ne pourra être égalé par l'amour fait de désir et malgrè tout exgeant d'une femme épanouie.
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  • Par Marsup, le 25 mai 2010

    "Rien n'existait pour moi que dans la mesure où cela se rapportait à toi; rien dans mon existence n'avait de sens si cela n'avait pas de lien avec toi".
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Zweig, autopsie d'un suicide par Dominique Frischer
Le soir du 22 février 1942, Stefan Zweig et sa seconde épouse Lotte Altman, de 28 ans sa cadette, se donnent la mort dans leur demeure au Brésil. Rien ne laissait présager cette fin tragique, que Dominique Frischer tente d'élucider dans « Stefan Sweig -- Autopsie d'un suicide » (Écriture, 345 p., 21 €). Psychosociologue de formation, auteur notamment de deux essais remarqués, « Les Analysés parlent » (Stock, 1977) et « le Moïse des Amériques » (Grasset, 2002, prix du Livre d'Histoire et de Recherches juives), et de films documentaires, elle met à nu la pensée de l'humaniste autrichien et ses motivations secrètes en se basant sur l'analyse de son journal, de sa Correspondance et de ses ultimes biographies et écrits romanesques, abordant ainsi son suicide sous un angle nouveau. Elle livre ses conclusions devant la caméra de Joseph Vebret








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