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ISBN : 2072478340
Éditeur : Gallimard (2015)

Existe en édition audio



Note moyenne : 4.07/5 (sur 1825 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Scandale dans une pension de famille "comme il faut", sur la Côte d'Azur du début du siècle : Mme Henriette, la femme d'un de ses clients, s'est enfuie avec un jeune homme qui pourtant n'avait passé là qu'une journée...

Seul le narrateur tente de comprend... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Nastasia-B, le 17 octobre 2012

    Nastasia-B
    Voici un petit roman (une nouvelle pour certains, voir le P. S.) rondement mené, écrit avec délicatesse, une façon de "Sur la route de Madison" à la Stefan Zweig.
    Celui-ci nous sert les confessions d'une vieille dame sur un épisode fugitif, mais marquant, (je l'écris de manière froide et tempérée, un "l'indicible confusion d'un fulgurant éclair d'amour dans la vie calme et bien réglée d'une femme" serait sûrement mieux) de sa vie où deux passions se croisent : la passion du jeu et la passion amoureuse, pour en aboutir à une troisième, un peu comme celle "selon Saint Mathieu".
    Arrivée à une âge respectable, une femme de la haute société en villégiature sur la Côte d'Azur voit se dérouler sous ses yeux un épisode qui fait écho à quelque chose qu'elle a éprouvé, elle, un jour dans sa vie. Un amour ancien, fugace, une seconde de sa vie, un total abandon pour un homme dévoré par le démon du jeu (un peu à la façon du Joueur de Dostoïevski).
    La description des mains du joueur (et puisque j'ai déjà commencé par une comparaison cinématographique) pourrait faire penser aux fameux cadrages serrés si chers et si caractéristiques des films de Sergio Leone et demeure selon moi le sublime morceau de ce livre.
    Stefan Zweig aborde la passion amoureuse sous l'angle du refoulé et du qu'en dira-t-on. L'opprobre ordinaire du jugement des autres est aussi abordé. Il nous conte avec un certain brio, l'histoire d'un fugitif éclair dans la noire monotonie de la vie d'une femme de la haute société d'il y a cent ans environ, le palpitement de ces chairs qui n'ont pas toujours été calmes et sages.
    On ne prend pas grand risque à lire ce roman, c'est rapide, c'est bien fait et, au pire, cela laisse indifférent mais je ne pense pas que l'on puisse le détester. Donc je le recommande bien volontiers et j'en garde un très bon souvenir sans toutefois le placer au niveau stratosphérique de la Confusion Des Sentiments qui m'a tant ravie. Mais cette considération hautement subjective n'est que mon avis, c'est-à-dire, pas grand-chose.
    P. S. : Pour répondre à mon ami Lecassin, les gens de chez Stock ont probablement raison de dénommer cet écrit "roman" et non "nouvelle". La taille n'a pas grand chose à voir là-dedans, c'est simplement que la narration se déroule sur deux moments distincts, et il y a même deux narrateurs, ce qui, par définition, sert à distinguer une nouvelle d'un roman. Donc, oui, je pense que l'on doit appeler ce livre un roman et non une nouvelle, mais dans l'absolu, cela n'a pas beaucoup d'importance.
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    • Livres 4.00/5
    Par Sando, le 27 juillet 2015

    Sando
    1904. Un scandale vient perturber le calme tranquille d'une petite pension bourgeoise du sud de la France. Une femme « bien comme il faut » vient de s'enfuir avec un homme plus jeune, rencontré un jour plus tôt, abandonnant mari et enfants sans se retourner. Très vite, l'indignation remplace l'incompréhension et la conversation s'envenime autour du comportement de cette femme infidèle.
    Seul le narrateur tente, tant bien que mal, de comprendre et de défendre ce comportement irraisonné. Mais alors que le ton monte entre les pensionnaires, une aristocrate anglaise intervient et semble prendre le parti du narrateur, faisant cesser le débat. C'est alors le prétexte pour la vieille femme de se confier à cet interlocuteur pour le moins ouvert et de lui raconter la journée qui a bouleversé sa vie il y a de ça de nombreuses années et qui a failli la faire, elle aussi, dévier du droit chemin…

    Dans un style toujours aussi précis et lumineux, Stefan Zweig nous offre une magnifique confession de femme sur un moment furtif et néanmoins extrêmement précis de sa vie. A travers l'évocation d'une journée particulière, il dépeint la naissance d'une passion amoureuse fulgurante, irraisonnée et irrésistible d'une dame d'une quarantaine d'années pour un jeune homme de vingt ans son cadet… Mais cet amour enflammé et déraisonnable va se heurter au démon du jeu qui s'est emparé du jeune flambeur…
    Sentiments exacerbés, folie, destruction sont au coeur de ce court roman porté par l'intensité d'une écriture puissante et évocatrice, qui nous plonge dans les tourments d'une passion dévorante. Des souvenirs d'autant plus vivaces qu'ils ont été refoulés pendant des années par honte et par peur du regard impitoyable d'une société policée, tout en retenue et en hypocrisie. Un roman qui touche et bouleverse par sa sincérité et donne envie de découvrir toute l'oeuvre de Stefan Zweig !

    Challenge variétés : Un livre dont le titre contient un nombre
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    • Livres 5.00/5
    Par juliette2a, le 19 juillet 2012

    juliette2a
    Ce court roman de Stefan Zweig est vraiment passionnant ! Début du XXème siècle, alors qu'une jeune femme, Mme Henriette s'enfuit avec un homme qu'elle connait à peine, les pensionnaires d'un hôtel du Sud de la France se questionnent sur le coup de foudre et ses conséquences ; c'est alors qu'une vieille femme commence à apprécier le narrateur et lui raconte alors l'histoire qui a bouleversée sa vie : plus de vingt ans auparavant, Mrs. C..., veuve depuis peu de temps, se ballade à Monte-Carlo et rentre dans un Casino de la ville. Là, en observant les mains des nombreux joueurs, elle tombe par hasard sur celles d'un jeune homme passionné qui va fasciner la jeune femme, ainsi, elle comprend que cet homme d'à peine vingt ans veut se donner la mort et fera tout pour l'en empêcher...Nous vivons alors vingt quatre heures intenses, où le désespoir, la peur, le doute, la gentillesse, la bienveillance, l'amour fou et la déception vont se côtoyer et vont bouleverser à jamais cette femme.
    Je me suis entièrement mise à la place du narrateur, écoutant attentivement la confession de cette femme touchante et sincère, qui, au fil des pages, prend confiance en elle et parvient à achever son histoire si singulière...Bref, j'ai beaucoup aimé ce roman de Stefan Zweig, auteur qui a une particularité bien à lui, c'est de passionner son lecteur ; d'ailleurs, ce dernier n'a comme solution que de dévorer ce livre si délicieux.
    A lire absolument !!
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    • Livres 5.00/5
    Par paroles, le 23 avril 2014

    paroles
    Comment en si peu de pages, en si peu de mots, faire passer autant d'émotions au lecteur ? Monsieur Zweig seriez-vous magicien ? Un magicien des mots ?
    J'ai brûlé de curiosité à la lecture de cette nouvelle. Je voulais connaître le secret qui rongeait cette vieille dame. La passion d'un jour et la désillusion de tant d'années... Quelle douleur ! Mais quelle sublime douleur... C'est plutôt paradoxal comme phénomène, non ? Mais, il faut bien admettre que Stefan Zweig est un conteur hors pair et qu'il vous mène tranquillement là où il en a décidé : dans l'univers de la passion (ou des passions) et des décisions urgentes et insensées que génère celle-ci.
    Zweig possède le don d'entrer dans l'intimité des sentiments de ses héros, de façon intense et pudique tout à la fois, de tenir en haleine son lecteur et c'est tout simplement sublime !
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    • Livres 5.00/5
    Par Piatka, le 12 juin 2013

    Piatka
    En 160 pages au style admirable, ce court roman décrit avec une incroyable justesse les sentiments féminins complexes en jeu dans la passion amoureuse.
    De façon tout à fait originale, dans une pension de famille, le scandale causé par la fuite d'une mère de famille respectable avec un jeune inconnu sert de point de départ à la confession inattendue d'une vieille dame anglaise, plutôt discrète, qui connut jadis une passion aussi violente que fugitive pour un jeune polonais, dévoré lui par la passion du jeu à Monte-Carlo.
    Tout en dénonçant la condition féminine de l'époque, le narrateur nous livre avec une empathie manifeste la passion à l'état brut, puis les années de remords qui rongent la vieille dame depuis cette brève aventure. C'est en cela que le texte de Zweig reste d'actualité et nous touche, en décortiquant les invariants de l'amour et les effets destructeurs de la passion.
    L'omniprésence du jeu, dans le récit de la vieille dame, renforce très habilement le caractère incontournable et terriblement imprévisible de la passion, quelque soit son origine.
    C'est un récit brillant, intense, prenant ( le suspense est réel ) : un authentique chef-d'oeuvre !
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Critiques presse (1)


  • Lexpress , le 12 juillet 2013
    Un petit bijou, sur la violence du désir féminin et des brasiers qu'il attise.
    Lire la critique sur le site : Lexpress

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Citations et extraits

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  • Par Chrisdu26, le 27 juillet 2015

    Pour ma part, je trouvais plus honnête qu’une femme suivît librement et passionnément son instinct, au lieu, comme c’est généralement le cas, de tromper son mari en fermant les yeux quand elle est dans ses bras.

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  • Par i-b231, le 28 juillet 2015

    Aider est un bonheur, se sacrifier est un malheur.

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  • Par Mladoria, le 17 juillet 2015

    [...] je vous parle d'il y a vingt ans, lorsque c'était encore de l'argent bien sonnant et trébuchant qui roulait, lorsque les crissants billets de banque, les napoléons d'or et les larges pièces cinq francs tourbillonnaient pêle mêle, et que le Casino était infiniment plus intéressant qu'aujourd'hui où, dans cette pompeuse citadelle du jeu rebâtie à la moderne, un public embourgeoisé de voyageurs d'agence Cook gaspille avec ennui ses jetons sans caractère.
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  • Par Mladoria, le 17 juillet 2015

    J'ai personnellement plus de plaisir à comprendre les hommes qu'à les juger.

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  • Par MonsieurTouki, le 15 juillet 2015

    “Vieillir n'est, au fond, pas autre chose que n'avoir plus peur de son passé.”

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Livres mentionnés dans la vidéo : - La ferme des animaux (George Orwell) - Hamlet (Shakespeare) - le Rouge et le Noir (Stendhal) - le Vicomte Pourfendu (Italo Calvino) - le Joueur d'échecs (Stefan Zweig)
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