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> Alzir Hella (Traducteur)
> Olivier Bournac (Traducteur)

ISBN : 2253060224
Éditeur : Le Livre de Poche (2003)


Note moyenne : 4.03/5 (sur 432 notes) Ajouter à mes livres
Scandale dans une pension de famille "comme il faut", sur la Côte d'Azur du début du siècle : Mme Henriette, la femme d'un de ses clients, s'est enfuie avec un jeune homme qui pourtant n'avait passé là qu'une journée...

Seul le narrateur tente de comprend... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par lehane-fan, le 14 novembre 2011

    lehane-fan
    Une nouvelle nouvelle de Stefan Zweig qui confirme , si besoin était , son incroyable propension à captiver un lecteur en peu de mots !
    Le cadre de ce récit : une pension de famille renommée sur la Cote d'Azur debut XXe . Zweig focalise sa chronique sur les personnages . de la grande muraille Cannoise ou des jardins suspendus de la Roquette-sur-Siagne , merveilles emblematiques du sud de la France , pas un mot ! Dommage...
    Mrs C. , pensionnaire aristocratique Anglaise d'une distinction toute British , va profiter d'un évenement peu banal faisant écho à sa propre histoire , pour se confier , confesser ce qui lui pese depuis tant d'années , afin de ne plus en porter le fardeau . Ce n'est pas un religieux , auquel elle ne croit pas , mais un client à l'esprit ouvert qui fera office d'exutoire . Ici , point de rédemption espérée mais uniquement l'envie de dire sa blessure , de conter son tourment .
    Vingt-quatre heures comporte tres peu de dialogues mais s'assimile plus à un long monologue ou la psychologie des personnages a , de nouveau , la part belle . le lecteur a d'ailleurs l'impression d'etre véritablement partie prenante , le narrateur intervenant assez peu . L'on découvre , avec délectation , ces aveux circonstanciés , objets de tant de remords et cependant socles fondateurs d'une vie nouvelle .
    Mrs C. , jeune veuve quarantenaire , traine alors sa monotonie au casino , sorte de pélérinage rendu à son défunt mari . Elle tombera litteralement sous le charme de mains fines et alertes avant de se prendre d'affection pour son jeune proprietaire Hongrois qui lui rend pres de vingt ans . Malheureux au jeu , ce dernier est en passe de jouer sa derniere carte . La définitive . Forte de ses sentiments naissants , Mrs C. mettra tout en oeuvre afin qu'il en réchappe , au risque de se perdre...
    Passion amoureuse dévorante versus passion du jeu . Faites les votres , rien ne va plus !
    Un récit magistral porté par une plume redoutable . Zweig excelle dans l'art de camper des personnages simples et touchants . Les histoires ne sont jamais extraordinaires mais ont le don de réveler ou de réveiller les consciences . Superbe évocation du remord tout en pudeur et en retenue . Une sensibilité de tous les instants . Zweig magnifie l'Humain . Il est évident qu'une telle histoire , de nos jours , preterait certainement à sourire , les moeurs ayant quelque peu " évolué " nous faisant prendre ainsi conscience du fossé abyssal qui s'est creusé en pres d'un siecle . Ce qui passait pour inconcevable et outrancier à l'époque est désormais devenu monnaie courante...Société de consommation poussée à l'extreme , vacuité des sentiments inclue...
    Supreme paradoxe , ces vingt-quatre heures inoubliables furent l'élément marquant d'une vie à priori toute tracée mais , au final , qui fut le rédempteur ?
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    Critique de qualité ? (18 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Juste-Lire-Avec-Plaisir, le 31 mai 2011

    Juste-Lire-Avec-Plaisir
    Dès les premières pages, j'ai été happée par l'écriture de Stefan Zweig. Tout en pudeur et en retenue et exprimant pourtant tellement de choses.
    Une femme disparaît dans la pension où se trouve le narrateur pour les vacances. Tout le monde se met à la chercher jusqu'au moment où son mari trouve le mot qu'elle lui a laissé. « Ma femme m'a abandonnée » dit-il. A partir de ce moment les remarques et les reproches se mettent à fuser. Beaucoup se demandent comment une femme si respectable peut avoir abandonné mari et enfants pour un homme qu'elle ne connaissait que depuis quelques heures.
    Le narrateur, lui, prend sa défense. Il ne tente pas de justifier son geste, juste de leur expliquer qu'il est possible qu'une vie bascule en seulement quelques heures, sans que l'on ne l'ait véritablement choisi.
    C'est au cours d'une de leurs conversations qu'une vieille dame anglaise va entamer une discussion avec lui, en lui posant quelques questions. Sa théorie sur cette vie qui peut basculer en un rien de temps l'intéresse et elle cherche à en savoir plus.
    Son intérêt est dû au fait qu'elle comprend cette femme. Elle-même a vécu quelques heures qui chamboulent toute une vie. Elle va donc choisir le narrateur comme confident. Elle va choisir cet homme car elle a le sentiment que lui-seul peut comprendre ce qu'elle cache en elle depuis toutes ces années.
    C'est ainsi qu'après dîner, dans sa chambre, elle va parler de cette rencontre qui l'a bouleversée. Cette rencontre avec un jeune homme rongé par le jeu. Cet amour né en un éclair qui foudroie littéralement.
    Cet amour, tout comme l'écriture de l'auteur est tout en pudeur et pourtant, il dégage une force incroyable. La description des gestes, des sentiments nous emportent tellement ils sont décrits avec sensibilité et justesse.
    Un roman coup de poing. Quand ce qui nous arrive de mieux peut aussi être le pire.
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    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Eric75019, le 25 août 2011

    Eric75019
    Dans un style étincelant, Stefan Zweig nous livre dans ce court roman les confidences féminines d'une vieille anglaise, Mrs C… dont le cœur a chaviré quelques années plus tôt durant vingt-quatre heures, pour un inconnu rencontré dans un casino et devenu totalement accro au jeu.
    Tout ceci est raconté par le menu, lors d'un entretien accordé au narrateur. Mrs C… a été fascinée par cet inconnu et n'a pas immédiatement compris la nature de ses propres sentiments. Elle lui vient en aide et cherche à le sauver, mais est-ce pour le plaisir de se sentir à nouveau utile, de faire une bonne action ? Est-ce pour se donner une raison de revivre après un deuil ? Est-ce par commisération en le découvrant désespéré et anéanti sous une pluie battante ? Est-ce l'instinct maternel (elle veut lui « redonner vie » et considérer cette renaissance comme son œuvre) ? Quoiqu'il en soit, le coup de foudre qui survient, avec brutalité, alors qu'elle pense ne plus jamais revoir cet inconnu, fera de cette journée le plus mémorable épisode de sa vie.
    Ce roman n'exclut pas un ou deux rebondissements en fin de récit, qui prouvent, si cela devait encore être démontré, la profonde connaissance qu'a Stefan Zweig de la nature humaine.
    Ce petit roman (petit par son volume mais grand par le style éblouissant de son auteur) achève avec la lettre Z mon challenge ABC Critique de 2011.
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    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par zorazur, le 02 janvier 2012

    zorazur
    je n'ajouterai qu'une modeste contribution à toutes les critiques déjà formulées sur ce livre inoubliable. La description des mains des joueurs est de la part l'auteur un morceau de bravoure comme on en trouve peu. On imagine à peine comment il a trouvé les mots, les images, la précision, l'attention, pour faire vivre ces mains, manifestation de l'addiction des joueurs, témoins contraints et acteurs impuissants de leur passion pour le jeu.
    Critique de qualité ? (15 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par spleen, le 25 décembre 2011

    spleen
    Toujours dans le cadre de mes cadeaux de Noël, j'ai dévoré ce petit livre de Stefan Zweig, happée par cette écriture merveilleuse, poétique et légére.
    Confidences ou confession d'une vieille anglaise provoquées par la fuite d'une femme, épouse et mère qui fait scandale dans un hotel de villégiature où il ne doit pas se passer grand chose.
    Ces vingt quatre heures de passion et de folie chez cette femme, racontée avec à la fois tant de pudeur et de force, sont l'événement de sa vie où elle a suivi ce que lui dictait l'impulsion de son coeur au delà du carcan de sa condition et de son éducation et faisant fi des bonnes moeurs de l'époque !
    Seul Zweig peut réussir à envouter autant de nos jours avec une histoire si courte mais si intense.


    Lien : http://lejournaldelouloune.over-blog.com/article-vingt-quatre-heures..
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    Critique de qualité ? (17 votes positifs)

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Citations et extraits

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  • Par Canaju, le 06 février 2012

    Mais il jugeait "que la littérature n'est pas la vie", qu'elle était "un moyen d'exaltation de la vie, un moyen d'en saisir le drame d'une façon plus claire et intelligente". (préface)
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  • Par Canaju, le 06 février 2012

    Je rencontrai soudain devant moi un mur d'absurdité, contre lequel ma passion venait inutilement buter .
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  • Par Outis, le 15 janvier 2009

    Je déclarai que cette négation du fait incontestable qu’une femme, à maintes heures de sa vie, peut-être livrée à des puissances mystérieuses plus fortes que sa volonté et que son intelligence, dissimulait seulement la peur de notre propre instinct, la peur du démonisme de notre nature et que beaucoup de personnes semblait prendre plaisir à se croire plus fortes, plus morales et plus pures que les gens « faciles à séduire ».
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  • Par Eric75019, le 25 août 2011

    Cependant parfois, très rarement, il y a des jours où cette beauté s'exalte, où elle s'impose, où elle fait crier avec énergie ses couleurs vives, fanatiquement étincelantes, où elle vous lance à la tête victorieusement la richesse bariolée de ses fleurs, où elle éclate et brûle de sensualité. C'était un pareil jour d'enthousiasme qui alors avait succédé au chaos déchaîné de la nuit d'orage ; la rue lavée de frais était toute brillante, le ciel était de turquoise et partout dans la verdure saturée de sève s'allumaient des bouquets, des flambeaux de couleurs. Les montagnes paraissaient soudain plus claires et plus rapprochées dans l'atmosphère calmée et baignée de soleil : elles se groupaient curieuses le plus près possible de la petite ville scintillante et astiquée à plaisir ; dans chaque regard on sentait l'invitation provocante et les encouragements de la nature, qui vous saisissait le cœur malgré vous :
    « - Prenons une voiture, dis-je, et faisons le tour de la Corniche. »
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  • Par erellwen, le 04 avril 2010

    On ne vit pareille heure qu'une seule fois dans sa vie, et cela n'arrive qu'à une personne parmi des millions; moi non plus, je ne me serais jamais doutée, sans ce terrible hasard, avec quelle force du désespoir, avec quelle rage effrénée un homma abandonné, un homme perdu aspire une dernière fois la moindre goutte écarlate de la vie; éloignée pendant vingt ans, comme je l'avais été, de toutes les puissances démoniaques de l'existence, je n'aurais jamais compris la manière grandiose et fantastique dont parfois la nature concentre dans quelques souffles rapides tout ce qu'il y a en elle de chaleur et de glace, de vie et de mort, de ravissement et de désespérance.
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Zweig, autopsie d'un suicide par Dominique Frischer
Le soir du 22 février 1942, Stefan Zweig et sa seconde épouse Lotte Altman, de 28 ans sa cadette, se donnent la mort dans leur demeure au Brésil. Rien ne laissait présager cette fin tragique, que Dominique Frischer tente d'élucider dans « Stefan Sweig -- Autopsie d'un suicide » (Écriture, 345 p., 21 €). Psychosociologue de formation, auteur notamment de deux essais remarqués, « Les Analysés parlent » (Stock, 1977) et « le Moïse des Amériques » (Grasset, 2002, prix du Livre d'Histoire et de Recherches juives), et de films documentaires, elle met à nu la pensée de l'humaniste autrichien et ses motivations secrètes en se basant sur l'analyse de son journal, de sa Correspondance et de ses ultimes biographies et écrits romanesques, abordant ainsi son suicide sous un angle nouveau. Elle livre ses conclusions devant la caméra de Joseph Vebret











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