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Note moyenne 3.44 /5 (sur 211 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , 1979
Biographie :

Hélène Gaudy est une écrivaine française.

Ancienne élève de l'École des Arts Décoratifs de Strasbourg, Hélène Gaudy vit actuellement à Paris où elle travaille pour la revue Inculte.

Elle est l’auteur de "Vues sur la mer" (Les Impressions nouvelles, 2e sélection du prix Médicis 2006) et "Atrabile" (éditions du Rouergue 2007). Elle a également participé à plusieurs ouvrages collectifs.

Elle a également signé "Si rien ne bouge" (Le Rouergue, 2009), "Plein hiver" (Actes Sud, 2014) "Une île, une forteresse" (Inculte, 2016) et "Un monde sans rivage" (Actes Sud, 2019).


Source : www.inculte.fr, Actes Sud
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« INCULTURISME, TROIS RENCONTRES » Maylis de Kerangal, Hélène Gaudy, Arno Bertina, Patrice Blouin, Pauline Delwaulle & Baptiste Morizot. Si entre 2004 et 2011 la revue Inculte a tenté, après d'autres, de jeter des ponts entre des éléments de la pop culture et la littérature ou la philosophie, ça n'a pas été sans en louper quelques-uns dans le même temps. La revue n'existe plus mais le collectif Inculte continue de se passionner pour ces histoires de ponts – le disent assez un livre de Mathias Enard et un autre de Maylis de Kerangal. Nous avons donc invité trois artistes qui explorent, dans leurs oeuvres respectives, des questions qui auraient dû nous mobiliser : les blockbusters ou les super héros Marvel (Patrice Blouin) ; le pistage et la rencontre (Baptiste Morizot) ; le paysage et la cartographie (Pauline Delwaulle). À lire – Baptiste Morizot, Sur la piste animale, Coll. « Mondes sauvages », Actes Sud, 2018 ; Les Diplomates, Wildproject, 2016 – Pauline Delwaulle et Véronique Béland, Malgré les collines, éd. Sun Sun, 2017 – Patrice Blouin, Magie industrielle, éd. Hélium, 2016. Le Samedi 8 février 2020 - 20H
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Podcasts (1)


Citations et extraits (71) Voir plus Ajouter une citation
Cannetille   01 février 2020
Un monde sans rivage de Hélène Gaudy
À bien y regarder, quelque chose se devine, déjà, sur les photographies de l’expédition. Si elles recèlent un tel pouvoir d’urgence et de mélancolie, c’est qu’on n’y voit pas seulement Strindberg, Frænkel et Andrée en train de s’évanouir mais qu’on devine aussi, dans leur gélatine détruite, l’effritement du lieu où ils marchent, ce lieu lointain qu’on croyait intouchable et dont les métamorphoses fragilisent, par capillarité, tous nos lieux connus, nos images amassées.

Chaque bloc de glace qui chute préfigure l’effritement de la montagne, chaque goutte tombée dans la mer lisse, le recul des eaux et les feux des forêts. Ce que l’on a pris pour un lieu loin de tout et surtout de nous-mêmes est devenu une manière d’oracle, un miroir, raccrochant leur errance, ce temps lointain qui leur appartient et les porte, à ce qui vient après elle, ce lent ruban à l’extrémité duquel nous nous tenons.

(...) nous ne connaissons plus la soif de découvrir mais la terreur de perdre qui pourtant nous pousse au même geste, à la même urgence, regarder, capturer, inventorier, appuyer une nouvelle fois sur le déclencheur, sans savoir davantage ce que diront ces images dans l’avenir, ce qu’on y lira de l’époque où elles ont été prises (...).
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Ptitgateau   13 avril 2015
Picasso : Le magicien des formes de Hélène Gaudy
On dit que Pablo Diego José de Paulo Juan Nepomuceno María de los Remedios Crispín Crispiano Santísimas Trinidad Ruiz y Picasso Que l'on appellera plus simplement Pablo Ruiz, a failli mourir le jour de sa naissance.
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orbe   12 février 2013
Quand j'étais Cagibi de Hélène Gaudy
Dans mon cagibi, j'ai appris à reconnaître les silences de la maison.

Ceux de quand il n'y a personne.

Ceux de quand on veut être tranquille.

Ceux de quand on n'a rien à dire.

Ceux de quand on est fâché.

Et puis, celui-là. Le silence de quand on voudrait bien faire sortir sa fille d'un cagibi.
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michdesol   25 octobre 2019
Un monde sans rivage de Hélène Gaudy
Ce n'était pas contre les ours qu'il fallait le garder, ni contre les becs acérés des oiseaux des tempêtes. C'était contre lui-même, chef impatient et inquiet qui, protégé par la nuit, profitant du sommeil de celui qu'on avait désigné pour monter la garde, remplissait en secret le ballon d'hydrogène pour compenser les fuites, pour que les autres le retrouvent au matin intact, fier et bombé comme sa poitrine, et une fois le ballon regonflé, l'illusion réparée, retournait veiller sur le sommeil confiant de ses compagnons.
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horline   02 février 2014
Plein hiver de Hélène Gaudy
Tenter une incursion ailleurs, ç’aurait été risquer de perdre le peu qu’ils avaient. Alors ils occupaient le temps ensemble. En croyant le remplir, ils le laissaient filer.
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NOISETTE41   04 septembre 2014
Plein hiver de Hélène Gaudy
Le motel comme une ile, une zone neutre, un sas de décompression avant de retrouver la maison, sa maison. Au motel, il n’était plus tout à fait Henry Horn et pas non plus cet homme nouveau qu’il avait construit là-bas, dans sa nouvelle ville, construit sur des ruines peut-être, Mais qu’est-ce-qui interdit, s’est-il demandé, qu’est-ce-qui pourrait bien interdire de construire sur des ruines ? Les fondations. Le psychiatre qu’il avait consulté avant de fuit Lisbon avait insisté là-dessus, la famille, les fondations. Henry ne savait plus trop ce qu’il était sensé faire avec ces fondations, les achever à coups de masse pour reconstruire sur un sol plat sans rien qui dépasse ou les exhumer patiemment, les fondations dévastées de sa vie. Table rase. Sur ces ruines-là, il avait bien construit. Tranquille. Sans larmes.
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zazimuth   03 juillet 2013
Atrabile de Hélène Gaudy
On fait semblant toute sa vie de s'intéresser aux autres, mais quand ils disparaissent, on ne garde d'eux que ce qui parle de nous.

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Cannetille   01 février 2020
Un monde sans rivage de Hélène Gaudy
Cela ne s’arrêtera jamais, on dirait. Dans dix ans, cent ans peut-être, quelqu’un d’autre trouvera d’autres vestiges, les interrogera avec la même patience, rattrapera par le col d’autres aventuriers prêts à se jeter à pieds joints dans des gouffres pourvu qu’il y ait quelqu’un au bord pour les regarder tomber.

Rien n’a changé depuis leur disparition : il faut percer les mystères, inventer des vies, chercher au fond des mers les boîtes noires englouties, et il faut être nombreux pour le faire, une autre chaîne, qui ne s’élève pas vers le ciel mais creuse dans les profondeurs, une chaîne souterraine faite de scientifiques, d’internautes, d’écrivains, de curieux qui trouvent dans l’enquête un moyen détourné de fouiller en eux-mêmes, de gratter là où ils ne savaient pas qu’il y avait eu une plaie.
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Cannetille   01 février 2020
Un monde sans rivage de Hélène Gaudy
Vue d’ici, du sommet du monde, sa vie ressemble à une autre photographie, lisse, plane, à la composition parfaite, dont il identifie chaque élément saillant, chaque moment précieux qu’il n’avait su, sur le moment, discerner, comme les circonstances qui l’ont mené là sans qu’il remarque leur enchaînement.

(...)

On saisit un instant parmi d’autres, sans savoir tout de suite ce qu’il a d’unique, de signifiant, cela, on ne le comprendra que dans un second temps, comme l’image se révèle dans les bains chimiques bien après le moment de la prise de vue, comme s’y éclaire trop tard l’expression de certains visages.
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Shan_Ze   04 février 2020
Un monde sans rivage de Hélène Gaudy
La température la plus basse serait, théoriquement, le zéro absolu, mais il est impossible de l'atteindre. Le froid absolu n'existe pas. Il n'a pas de limite, pas de frontière, ils l'éprouvent tous les jours.
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