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ISBN : 2707320528
Éditeur : Editions de Minuit (09/10/2008)

Note moyenne : 3.51/5 (sur 114 notes)
Résumé :
Franck Chopin n'est pas de ces hommes qui ont eu très tôt un but dans la vie.
Nulle vocation chez cet individu sinon celle de vétérinaire, vers dix ans, lorsqu'il aimait tellement soigner les petits mammifères, puis à vingt ans celle de chef de la révolution mondiale (Marx, Engels, Lénine, Chopin) - ensuite plus rien. Ensuite il va faire des études de sciences, qui le ramèneront à s'occuper des animaux - mais son objet d'étude est devenu l'insecte, la mouche ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Kittiwake
  08 juillet 2013
Une nouvelle fois, je suis entièrement sous le charme dès les premières lignes. Une nouvelle fois, je n'ai pas vraiment suivi les méandres de cette histoire d'espions et contre-espions, doublés de taupe, de rendez vous codés et de maris disparus..et une nouvelle fois, peu importe.
Ce style particulier crée une distance avec le récit, un peu comme si le décor et les évolutions des personnages étaient scrutés par des yeux naïfs, observant avec objectivité et sans implication les scènes qui s'offrent à son observation. de plus les objets sont personnifiés et les personnes chosifiées, ce qui renforce l'impression de scène artificielle.
La langue est riche, le vocabulaire recherché (je ne savais pas qu'une théorie pouvait être une suite, une file de personnages ou de véhicules, ou que paumoyer signifiait haler un cordage ou une ancre à la main). Les figures de rhétorique fleurissent le récit et lui confèrent une ambiance poétique, en contradiction avec le thème général.
Encore une belle expérience, que renforcera une exploration future des autres productions de Jean Echenoz


Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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gonewiththegreen
  03 juillet 2017
Il y a des livres que l'on lit pour leur(s) intrigue(s), d'autres pour leurs auteurs . le mieux étant bien sur de conjuguer les deux.
Dans mon cas, un Jean Echenoz se lit pour l'auteur. le style est flamboyant, atypique, la métaphore aiguisée, subtile et évocatrice. "Lac" ne déroge pas à la règle. On retrouve l'écriture du maître et tout ce qui fait son charme.
Alors, si en plus , comme dans 14 ou Je m'en vais , on peut avoir une belle intrigue...
Alors, je vais être honnête , je m'y suis un peu perdu entre tous ces pseudos espions , au double ou triple emploi. Sans être désagréable , cette histoire ne restera sans doute pas dans la mémoire collective. Il me semble d'ailleurs avoir déjà lu un Echenoz, postérieur à Lac sans doute, traitant du même sujet (Envoyée spéciale peut être ?).
Cependant, encore une fois, l'intérêt est ailleurs.Et encore une fois, le maître a atteint son but.
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saphoo
  01 novembre 2017
Lecture étrange que ce Lac, je m'y suis perdue entre tous ces espions qui s'espionnent, au final on s'y perd mais on se laisse bercer par la plume si particulière de cet auteur. Il a su donner une belle couleur à ce roman d'espionnage avec des gadgets loin de l'agent 007. Un petit côté burlesque il faut bien le dire, j'ai été assez amusé par cette histoire de mouches.
Bref une lecture quelque peu en demi-teinte, j'avais aimé 14 du même auteur et je vais également lire Ravel. Je constate que cet auteur a des thèmes très diversifiés pour son inspiration. Je me demande bien si c'est un séjour à ce palace au bord du lac artificiel qui l'a inspiré, ou tout sort de son imaginaire débordant.
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Floyd2408
  21 juillet 2016
Lac de jean Echenoz parade sa folie contemporaine avec une douceur tiède burlesque où s'invite avec légèreté le paysage banlieusard Parisien et sème ses intrigues par petite touche légère comme les notes d'un piano dans une allégresse d'un clair de lune de Debussy. les personnages voltigent au grès du narrateur emporté dans une lenteur des lieus comme prisonnier d'un tableau, absorbé dans la masse environnante de la nature modelée par les hommes, une onde emprisonne l'histoire de ce roman, miroir d'un temps qui fige, d'une époque figée dans son écrin au sens multiples, plénitude d'une sonate perdue de Beethoven, nos personnages glissent dans l'enlisement conscient d'une inspiration poétique des années 80, Jean Echenoz aime nous perdre dans ses mots singuliers.
L'important est-il le rouage huilé de ses agents absorbés dans cette intrigue d'espionnage, chacun va de sa petite histoire, de sa petite nouvelle ou le décors aspirent l'attention d'une mélodie pointilleuse, les détails de Jean Echenoz sont cette empreinte, cette cartographie d'une époque les années 80 et de cette banlieue à travers le regards d'un passager du métro, une vision en mouvement de cette vie architecturale en mouvement, immobile d'un cliché de carte postal au sentiment vivant des sens. une autoroute, décors d'un jardin de plexiglas étouffant les bruits, l'intérieur des appartements fleurit aussi ces descriptions, nous voyageons derrière une camera aux effluves qui nous transporte dans ces paysages froids et vivants de ce roman au rythme entrecroisé, à l'intrigue décousue et simple, au dialogue simple mais aiguisé comme une lame de couteau, une vie autour d'un lac, ce Lac.
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majero
  27 juin 2017
Avec son habituelle agréable écriture, jouant avec les mots, Echenoz nous livre avec pas mal d'humour une Satyre un peu loufoque du roman d'espionnage.
L'unijambiste Vito Piranese espionnant Chopin, tous deux sous les ordres d'un colonel Seck légèrement dispersé et dépassé, Chopin devant surveiller à son tour le secrétaire général Vital Veber à l'aide de micro émetteurs qu'il greffe dans l'abdomen de pauvres mouches... et arrive bien entendu une étrange et jolie Suzy Clair dont le mari Oswald a mystérieusement disparu...
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
carrecarre   09 janvier 2013
On ne s'expose pas sans risque aux confidences comme à certaines radiations.
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BMRBMR   09 décembre 2008
Suzy, bien sûr, n'était pas folle quand elle était petite, c'est juste qu'elle baptisait les organes de son corps : son estomac s'appelait alors Simon, son foie Judas, ses poumons Pierre et Jean. Son coeur changeait à volonté d'identité, ayant d'abord à l'âge de quatorze ans pris celle d'un nommé Robert qui avait été le premier à l'embrasser. Suzy l'avait bien aimé, Robert, il n'était pas tellement causant mais c'était sûrement lui le plus joli garçon de la Zup. Avant qu'il ne parvienne à l'embrasser vraiment, pendant des semaines ils s'étaient tenu la main pendant des heures, adossés côte à côte au mur près des garages, sans se parler, considérant les autres qui riaient fort en faisant vrombir leurs mobylettes gonflées à l'éther, ensuite ils se raccompagnaient indéfiniment à travers la cité, du pied d'une tour à l'autre. Après Robert, la succession de prénoms attribués au coeur de Suzy n'était plus très distincte, elle se souvenait de ceux du frère de sa correspondante anglaise, puis du fils d'un officier de gendarmerie, pas mal de bruns dans l'ensemble dont un maître-nageur assez mou mais très, très marrant. Gérard.
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BMRBMR   09 décembre 2008
Une petite dizaine de clients de l'hôtel se trouvaient à cette heure-ci sur la terrasse, sur les fauteuils blancs bardés de coussins vifs. Au milieu se reposaient, affalés, deux ou trois nababs dont le visage cuivré d'ultra-violets dénotait l'aisance, l'usure, accompagnés de secrétaires mammaires et d'épouses à vapeur.
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DravotDravot   10 avril 2014
Chopin l'a regardée se pencher vers une sorte de peignoir japonais : son dos très blanc semé de grains de beauté dessine le négatif d'une nuit d'été, une constellation sur l'épaule avec l'étoile polaire à la courbe de sa hanche.
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brigetounbrigetoun   12 novembre 2009
Hors du circuit des hôtels habituels, le Parc Palace est une résidence calme et retirée, souvent fréquentée par des clients incognito, trop riches et trop puissants de toute façon pour être connus du grand public
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Joana Hadjithomas et Khalil Joreige et Eddy l'Harris Philippe Collin et Jean Echenoz Musique : Claire Diterzi et Byung-Ki Kwang
A B O N N E Z V O U S : https://culturebox.francetvinfo.fr/des-mots-de-minuit/ F A C E B O O K : https://www.facebook.com/desmotsdeminuit.fr/ T W I T T E R : @desmotsdeminuit
©Des mots de minuit - Mars 2006
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