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Jamel-Eddine Bencheikh (Traducteur)Amina Rachid (Traducteur)Catherine Lévy (Traducteur)
EAN : 9782070299591
208 pages
Gallimard (17/05/1978)
4.5/5   3 notes
Résumé :
«Voici le récit d'une romancière arabe, écrit en Palestine occupée, publié en arabe par un éditeur israélien, à Jérusalem. Sahar Khalifa décrit la vie quotidienne de ces Arabes des territoires occupés par Israël, ces silencieux du malheur que tout le monde essaie d'utiliser à ses fins. Ce ne sont pas des héros, ni des militants. Ils sont occupés, torturés, bafoués, injuriés, méprisés. Et un jour ils meurent. C'est tout. Ils ont eu le temps, auparavant, de prendre da... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Je suis tombée par hasard sur ce beau roman à la bibliothèque et je suis heureuse de cette rencontre. On y découvre le quotidien de palestien·nes de Naplouse sous occupation israélienne dans les années 60-70, à travers des personnages qui réagissent de manière très différente à la présence et aux lois imposées par la colonisation. On rencontre par exemple Oussama, un jeune homme revenu au pays après des années à l'étranger et qui veut lutter de l'intérieur, Adel, qui tente de maintenir sa famille à flot même s'il doit pour cela se compromettre, abandonner l'exploitation agricole familiale et aller travailler dans une usine israélienne ou encore Lina et Nouwar, trop peu évoquées mais résistant elles aussi dans l'ombre.
D'emblée le ton est donné. On suit au départ Oussama alors qu'il doit franchir les douanes pour retrouver sa mère à Naplouse. L'interrogatoire intense que lui fait passer le soldat israélien, et la voix de femme qu'Oussama entend crier "Salauds" dans la pièce voisine nous donnent tout de suite une idée du contexte et des méthodes des colons. Par la suite, j'ai beaucoup aimé comment l'autrice mélange les modes de narration, passant d'un point de vue externe au point de vue de différents personnages, dont le monologue intérieur montre la colère et la volonté de riposter face aux injustices de l'occupant. C'est souvent dans ces passages qu'on découvre la mentalité de personnages qui autrement, par leurs apparences, semblent s'être résignés.
Oussama ouvre le récit, mais on se concentre aussi sur Bassel, arrêté pour avoir crié des slogans révolutionnaires avec d'autres jeunes dans la rue, et que l'on va suivre en prison. Il y a quelque chose de puissant à lire la façon dont les autres hommes détenus l'accueillent dans leur cellule. Ils lui rendent honneur, lui demandent des nouvelles de sa famille, lui font sentir qu'il est venu un homme en s'inscrivant à leur suite dans la résistance. La familiarité et la solidarité dont ce groupe fait preuve en prison malgré les humiliations et l'injustice m'ont touchée. le récit nous présente aussi de nombreuses mères soucieuses de l'avenir de leurs enfants, et qui sont montrées comme se soutenant entre elles.
De manière générale, ce roman m'a plu pour sa façon de montrer à la fois la force et la colère des personnages investis dans une résistance active, la résilience de chacun·e et la tendresse des liens qui unissent le personnes d'une même communauté, qu'iels soient voisin·es, frères, soeurs, cousin·es éloigné·es. C'est une lecture que je recommande , ne serait-ce que parce qu'il me semble particulièrement important aujourd'hui de lire, de faire lire et de donner à entendre des voix arabes.
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J'ai lu « Chronique du Figuier Barbare » de la romancière Sahar Khalifa. Un jeune palestinien revient des pays du Golfe dans sa ville natale en Cisjordanie près de Naplouse. Il revient pour participer clandestinement à la lutte pour la libération de la Palestine. Mais il ne se trouve pas dans cette ville occupée. Son oncle vieillissant joue encore à la conscience intellectuelle de la cause palestinienne devant les journalistes occidentaux, alors que son fils Adil, le cousin d'Usama, a, sans le dire à son père, abandonné l'exploitation du domaine familial pour travailler dans une usine israélienne qui paie mieux.
Sahar Khalifa décrit avec subtilité les dilemmes auxquels sont confrontés les Palestiniens face aux occupants israéliens. Certains sont arrogants et brusques, mais d'autres se révèlent très humains, comme dans cette scène où des gardiens de prison ont les larmes aux yeux en voyant un prisonnier réuni pour quelques minutes avec son fils qu'il n'a plus vu depuis des années.

Lien : http://www.lecturesdevoyage...
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