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ISBN : 2757864602
Éditeur : Points (16/03/2017)

Note moyenne : 3.25/5 (sur 34 notes)
Résumé :
Avant que la guerre n’éclate, Jan et Antonina
Zabinski dirigeaient le zoo de Varsovie. Leurs animaux
n’ont pas survécu à la barbarie – les uns
tués sous les bombardements, les autres expédiés
à Berlin pour l’agrément des dignitaires du Reich,
quand ils ne servaient pas de gibier aux fusils
allemands.
L’idée vient alors aux époux d’élever du bétail. Pour
nourrir les troupes, mais aussi les habitants du
gh... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
orbe
25 janvier 2016
Histoire vraie de Jan et Antonina Zabinski, propriétaire du Zoo de Varsovie et résistants pendant l'occupation allemande et notamment l'éradication progressive du Ghetto de Varsovie.

Ce roman est à la fois le récit de la vie du couple, celle des différentes sortes de relations possibles aux animaux et un hymne à la lutte pour la conservation d'une attitude digne et humaine en toute circonstance.
L'histoire débute en 1935 avec la présentation du Zoo sous un jour paisible et proche d'une vision bienheureuse. Elle permet de poser la relation des deux personnages principaux aux animaux et par extension à toute espèce vivante.
On retiendra comme éléments significatifs de leur destinée, leur goût pour l'autre sous toutes ses formes et leur grande capacité de travail et d'organisation. Lorsque la guerre arrive et que l'espoir d'une aide étrangère s'effondre c'est la consternation et l'obligation de tenter de survivre.
La plupart des événements qui vont suivre sont dramatiques. Il sera aussi bien question des animaux et de la flore du zoo, que de la famille et bien sûr des amis et de tous ceux qu'il est nécessaire de sauver.
J'ai particulièrement apprécié le parallèle fait en permanence entre leurs valeurs et celles des nazis et leurs implications scientifiques. Mais aussi tous les beaux portraits d'hommes et de femmes qui ont su rester droits dans une situation terrible comme Janusz Korczak.
Le récit chronologique prend une teinte douce amère comme une résistance folle et impossible au mal absolu, un hymne à la vie cependant qui doit se savourer chaque jour, chaque minute.
Un très beau texte !
Lien : http://www.nouveautes-jeunes..
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prune42
24 février 2017
A la veille de la Seconde Guerre Mondiale, à Varsovie, en Pologne, Jan et Antonina Zabinski dirigent le zoo de la ville. Mais avec l'arrivée des Allemands, les choses changent : le zoo sert de terrain de chasse pour les soldats avinés et il est vidé de la quasi totalité de ses pensionnaires par Lutz Heck, le patron du zoo de Berlin, qui veut recréer des races d'animaux disparus. Jan et Antonina vont tenter de sauver tant bien que mal les animaux restants et le lieu lui-même en fondant à la place une porcherie pour alimenter les populations et nourrir discrètement les juifs du ghetto, puis un élevage d'animaux à fourrure. Malgré les conditions de vie extrêmement difficiles en raison des restrictions, Jan et Antonina vont sauver des centaines de personnes juives ou résistantes, bravant tous les dangers au péril de leur vie.
Je lis beaucoup de romans ayant trait à la Seconde Guerre Mondiale, aussi quand j'ai entendu parler du livre de D. Ackerman, j'étais très intéressée, d'autant plus que je ne connaissais pas du tout l'existence de ce zoo et son rôle durant cette sombre période. J'ai beaucoup apprécié cette lecture, d'autant plus qu'il s'agit d'une histoire vraie, méconnue. Par ailleurs, j'ai été touchée car les tous premiers personnages principaux sont des animaux sauvages qui devraient être protégés comme dans un zoo alors qu'ici la barbarie nazie se déchaîne sur eux (comme sur le peuple juif). Certaines scènes donnent froid dans le dos... Au début du roman, j'ai été décontenancée par la présence abondante de descriptions et un vocabulaire parfois recherché, j'ai eu peur que le roman soit écrit tout du long de cette manière, heureusement il n'en est rien et cette difficulté d'écriture n'est que passagère. D. Ackerman a réalisé ici un travail réussi, s'inspirant de journaux de Jan et d'Antonina Jabinski avec des citations d'origine. La vie dans le ghetto de Varsovie est dépeinte brillamment et donne à imaginer les conditions de vie épouvantables dans le ghetto, la violence extrême durant l'insurrection et le courage des résistants qui ont lutté jusqu'au bout pour essayer de sauver leur ville. Peu de romans à ma connaissance n'abordent la vie dans le ghetto de Varsovie, mis à part le survivant de Jack Eisner que j'avais particulièrement apprécié aussi et qui est un livre à connaître. La femme du gardien de zoo est donc un roman qui mérite d'être connu.
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marmotte-g
05 avril 2017
J'ai beaucoup aimé ce livre qui nous raconte l'histoire de Jan et Antonina deux personnages devenus des héros pendant la seconde guerre mondiale à Varsovie. Ils ont montré leur courage en sauvant plus de 300 personnes tout en essayant de vivre pour ne pas dire survivre. Dans cette biographie ont peut voir l'évolution et la destruction du zoo et comment une fois la disparation des animaux ils ont pu se servir de la structure pour cacher des personnes recherchés. Un livre qu'il faut lire.
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vertescollines
26 juillet 2016
Quatrième livre de mon été. Fantastique histoire Cela se passe pendant la deuxième guerre mondiale à Varsovie. Au début, c'est un zoo puis au fil de l'histoire ce lieu devient peu à peu l'Arche de Noé. Il accueille d'abord des porcs pour élever, clandestinement des juifs et des résistants, puis des animaux à fourrure (vison...) et d'autres animaux au gré : canard, lapin, chat, renard....et surtout des gens différents dans leur culture, leur religion, leur façon de vivre, leur histoire....Des gens qui doivent être cachés en attendant d'être évacués...Des gens que l'on évacue du Ghetto grâce à quelques magouilles et combines....Et puis il y ce couple ce directeur de zoo Jan et sa femme Antonia, leur petit garçon Rys (cela veut dire Lynx en polonais). Et ces trois êtres sont magnifiques d'abord dans la gestion de leur zoo : elle élève les bébés lynx ou autres dont la mère ne veut pas. Il veut faire un zoo moderne sans cage. Et puis la guerre arrive. le zoo est bombardé. Les animaux tués ou se sauvent . le passage le plus cruel lorsque des SS font une "chasse safari" dans ce zoo, tuant les animaux dans leur enclos. Quelle gloire ! Et puis sans animaux, ils accueillent, sauvent des juifs, des résistants, des animaux de passage, des personnes de passage au parcours chaotique. C'est une histoire vraie celle de ce zoo et de ce couple. Diane Ackerman a su leur rendre vie, leur rendre hommage. Les faits historiques sont bien retranscrits et on apprend des tas de choses sur les animaux et sur la volonté de faire de l'eugénisme même sur ces petites bêtes comme les bisons ou chevaux de Pryvalski. Lisez le. Prêtez le. ce livre est magnifique. Si un jour je vais à Varsovie, j'irais au zoo et j'aurais une pensée pour Jan, Antonia, Rys et leur petite fille Teresa.
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NATB
25 novembre 2016
Toujours intéressée par la période de la Seconde Guerre mondiale, j'avais hâte de lire ce livre tiré d'une histoire vraie, à savoir le rôle joué par le couple qui dirigeait le zoo de Varsovie pendant l'occupation allemande. Leur implication dans la résistance, l'aide et le réconfort apporté à toute personne subissant l'oppression nazie.
J'ai trouvé les descriptions du début "un peu longuettes", du fait le récit est plus laborieux, il manque de fluidité et cette lenteur que j'ai ressentie "plombe" quand même un peu le roman.
Malgré tout, même si j'attendais plus de ce livre, il est très intéressant car, on oublie trop souvent la résistance polonaise qui fut très active et efficace, ce livre leur rend hommage en quelque sorte.
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Citations & extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
NATBNATB20 novembre 2016
Après l'effondrement du communisme en 1989, manifestant un humour caractéristique, les Polonais ont installé le ministère de l'Education dans l'ancien QG de la Gestapo, le ministère de la Justice dans celui du KGB, la Bourse dans l'ancien siège du Parti communiste, etc. Mais l'architecture de la vieille ville est une splendeur visuelle, reconstruite après la guerre dans le style gothique, fondé sur les dessins et peintures que fit au XVIIIe siècle le Vénitien Bernardo Bellotto. Certains immeubles comprennent, en incrustation dans leurs façades, des décombres de la ville bombardées. Des dizaines de statues et de monuments ornent les rues, car la Pologne est un pays à moitié enseveli sous son passé ponctué d'invasions, nourri par le progrès mais toujours partiellement en deuil.
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orbeorbe13 janvier 2016
les Allemands avaient droit à 2613 calories, les Polonais 669 et les juifs 184 seulement. Au cas où quelqu'un n'aurait pas compris, le gouverneur allemand Frank déclara : "Je ne demande rien aux juifs, si ce n'est de disparaître."
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NATBNATB20 novembre 2016
La pénicilline ne fut isolée qu'en 1939, dans une Grande -Bretagne contrainte par la guerre qui ne pouvait accorder aux scientifiques le luxe de chercher les moisissures les plus fécondes pour l'expérimentation clinique. Mais, le 9 juin 1941, Howard Florey et Norman Heatley s'envolèrent pour les Etats-Unis dans un avion aux vitres noircies, emportant une précieuse petite boîte de pénicilline, et, au sein d'un laboratoire de Peoria dans l'Illinois, ils étudièrent de luxuriantes moisissures du monde entier. Il se révéla qu'une souche venue d'un cantaloup sur un marché de Peoria, plongée dans une profonde cuve et laissée à fermenter, produisait dix fois plus de pénicilline que les moisissures concurrentes. Les tests requis prouvèrent que le médicament était le meilleur agent antibactérien de son époque, mais les soldats blessés n'en bénéficièrent qu'à partir du débarquement du 6 juin 1944, et les civils et les animaux durent attendre la fin de la guerre.
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NATBNATB15 novembre 2016
L'Europe avait un patrimoine de contes emplis d'animaux parlant, certains presque réels, d'autres délicieusement inventés, pour enflammer l'imagination des petits et entraîner les grands sur les lieux préférés de leur enfance.
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NATBNATB19 novembre 2016
Le ghetto de Varsovie fut extrêmement différent, comme Michael Mazor, un survivant, s'en souvient : " à Varsovie, le ghetto n'était plus qu'une forme organisée de mort - un "petit coffre de mort" (Todeskätschen) comme l'une des sentinelles postées à l'entrée l'appela [...] une ville que les Allemands considéraient comme un cimetière."
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