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EAN : 9782234057975
283 pages
Éditeur : Stock (24/08/2005)

Note moyenne : 3.41/5 (sur 34 notes)
Résumé :
" Un jour où je déjeunais seul chez Démocrite, tu es apparue à l'entrée de la salle et tu as regardé attentivement autour de toi. J'avais terminé mon repas et je lisais le journal. Ton regard ne s'est pas attardé sur moi, pas plus qu'il ne s'est attardé sur les autres clients. J'ai essayé de contenir ma déception. J'ai songé que cela faisait douze ans que nous ne nous étions pas vus. J'ai pris quelques kilos et perdu les rares cheveux qui me restaient. Une empreinte... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Robegregori
  03 décembre 2019
Sorti en 2005, ce livre de l'écrivain franco-grec Vassilis Alexakis n'a pas reçu de prix littéraire, mais il figure parmi les plus beaux récits sur le sujet de la disparition d'une mère que j'ai jamais lus.
Dans ses pages, on ne trouve pas un sentiment de chagrin ou de deuil. L'auteur s'adresse à elle, absente depuis douze ans, comme il faisait auparavant, dans les lettres que mère et fils avaient l'habitude de s'échanger.
Le récit devient ainsi un journal intime où l'écrivain lui confie les petites histoires de sa vie et retourne sur des souvenirs qui lui sont chers. La difficulté de ses premières années en tant que jeune étudiant émigré en France, le rêve de devenir romancier, le plaisir pour l'écriture, le début de sa carrière dans la presse et le cinéma, jusqu'à la publication de ses premiers livres.
La distance qui se creuse inévitablement entre parents et enfants. « Je m'adressais à vous comme si j'avais acquis quelque titre de noblesse à l'étranger et que je fusse outré par votre stagnation » - écrit le romancier. Une sorte de condition de transfuge et d'arrogance procuré par l'instruction, que l'écrivain Nicolas Mathieu, lauréat du Goncourt 2018, questionne également souvent.
La relation entre la langue maternelle et les autres qui ont été apprises, comme le sango, une langue africaine, que l'auteur découvre par hasard et décide d'étudier. Et encore, la beauté de la langue elle-même. « Je n'aime pas les idiomes qui aspirent à monopoliser la parole. Aucune langue n'a raison de se réjouir du silence d'une autre. Je ne crois pas que le refus obstiné de la France de reconnaître les langues régionales a été bénéfique au français. Il l'a au contraire privé de la possibilité d'un dialogue qui l'aurait sûrement enrichi. Un idiome ne s'appauvrit pas en découvrant des modes de pensée étrangers au sien ».
Et puis, le sauvage développement du tourisme, en particulier dans les îles grecques. « Désormais, il ne fait plus jamais nuit à Santorin. Tous les magasins restent illuminés jusqu'à l'aube. Fira ressemble à un supermarché à l'approche de Noël. Certains commerçants souhaitent même que l'on installe des lumières sur le volcan de façon que la représentation ne s'arrête jamais ».
La narration s'achève avec la recommandation de la mère de mettre fin à celle qui était devenue la conversation la plus longue qu'ils avaient jamais eu - « Je crois que tu devrais m'oublier à présent ».
En réponse, Vassilis Alexakis fait sienne une phrase d'un poète indien, Ayappa Paniker, qu'il avait entendue dans le passé et retenue dans sa mémoire - « Je t'oublierai tous les jours ».
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amartia
  16 janvier 2012
Dans ce roman, Vassilis Alexakis prend congé de sa mère, morte depuis plusieurs années, dans une longue conversation alimentée par la relecture de leurs correspondance : les lettres qu'il lui a envoyées d'abord, puis celles qu'il en a reçues.
Installé à Tinos pour une exposition de ses dessins et peintures, l'auteur tient le journal de ses sentiments, de ses réflexions, de ses souvenirs. Tinos l'île natale, l'enfance, l'exil à Paris, les premiers articles dans la presse française, le premier roman, sa vie présente.
Dès qu'il aborde les lettres signées par sa mère, il semble redécouvrir cette femme, si proche de l'image qu'il en a gardée et pourtant si indépendante de ses propres souvenirs.
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Lien : http://meslecturesintantanee..
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kielosa
  09 avril 2017
Voilà, un livre qui m'a fort déçu, pour rester poli. Peut-être me manque-t-il tout simplement la culture nécessaire pour l'apprécier.
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sandpic
  24 septembre 2017
Sommes de réflexions sur sa propre vie d'écrivain, d'homme, de père,, de fils. Sur la Grèce passé et en temps de crise, sur la France, sur une "bi- culture". pertinent et affûtée. Très bonne idée de lire ce livre juste après un voyage en Grèce !
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luigi1984
  27 avril 2014
Incapable d'en dire plus pour l'instant, sinon son style simple, un peu léger, plein de poésie.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
line70line70   18 mars 2011
Comment en sommes-nous arrivés à parler des femmes ? Il s'est souvenu d'un grand amour qu'il avait vécu des années auparavant.
- Notre liaison s'est achevée tristement, a-t-il conclu. Elle est partie en me disant « Il faut m'oublier ».
Il avait perdu son sourire. Il s'est tu un moment, penché sur son plat auquel il n'avait pas touché. Je suis certain qu'il n'aurait rien ajouté d'autre à propos de ce drame si je n'avais pas eu la bonne idée de lui poser cette question:
- Et toi, qu'est-ce que tu lui as répondu ?
- Je lui ai dit: « Je t'oublierai tous les jours », a-t-il ajouté d'une voix éteinte.
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santorinsantorin   22 juin 2018
Tu mettais de l'huile dans la poêle, n'est-ce-pas ? Je fais assez régulièrement des soupes de haricots et de lentilles en suivant tes recettes. L'odeur qu'exhalent ces plats me ramène instantanément dans notre cuisine. L'odorat a meilleure mémoire que les autres sens, il se souvient de tout.
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HebephrenieHebephrenie   10 juillet 2012
Le téléphone entre timidement dans notre vie. Il est heureux qu'il ait tardé à se manifester, sans cela toutes ces lettres n'existeraient pas. Le retour au passé serait impossible. Voilà le tort que nous a fait le téléphone, il a désarmé notre mémoire.
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pbarbosapbarbosa   18 août 2012
Je me suis éloigné du dessin quand j'ai commencé à prendre conscience de la somme de travail qu’exige un roman. Je ne me souviens pas que cet abandon m'ait particulièrement coûté. Du reste, les mots savent dessiner. Peut-être y a-t-il dans les livres que j'ai écrits depuis que je ne dessine plus certaines des images que je n'ai pas exécutées au cours de toutes ces années.
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pbarbosapbarbosa   18 août 2012
L'écriture me procurait la même joie que celle que je ressentais, enfant, quand je jouais avec le motard en fer blanc, les outils dont se servait mon père pour bricoler, tes bobines de fil ou la petite roue dentelée que tu utilisais pour découper la pâte. Je voyais les mots comme des jouets, j'avais ainsi tous les jouets du monde à ma disposition.
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Videos de Vassilis Alexakis (15) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Vassilis Alexakis
Rencontre régionale à Lyon - Prix Goncourt des Lycéens 2012
Le 18 octobre dernier se déroulait la rencontre régionale de Lyon, à l'UGC Ciné Cité où Joël Dicker, Serge Bramly, Gaspard-Marie Janvier, Thierry Beinstingel, Vassilis Alexakis et Linda Lê en lice pour le Goncourt des Lycéens ont répondu aux questions de 259 élèves venus des lycées d'Annecy, Chambéry, Pont du Château, Dijon, Grenoble, Neuville-sur-Saône, Saint-Étienne et Bourg-Lès-Valence.
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