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ISBN : 2352045509
Éditeur : Les Arènes (31/08/2016)

Note moyenne : 4.33/5 (sur 52 notes)
Résumé :
L'auteure présente l'expérience pilote menée à l'école maternelle de Gennevilliers de 2011 à 2014 et s'appuyant sur les travaux de Maria Montessori et sur des apports des sciences cognitives et de la linguistique. Elle partage également les outils mis au point pour une approche de l'éducation à partir des lois naturelles de l'enfant.
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Critiques, Analyses & Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
Judithbou
04 novembre 2016
Impossible d'échapper au phénomène Céline Alvarez à la rentrée 2016, présente dans tous les médias et sur les réseaux sociaux. Je l'avoue j'avais un a priori très négatif sur ce que je croyais être une grosse intox. Encore une qui pense révolutionner l'éducation nationale avec trois concepts vaseux et une communication très maîtrisée, pensais-je.. Je me méfiais de ces histoires d'enfants de maternelle issus de ZEP qui lisent parfaitement, qui connaissent le nom de tous les pays africains, et font des divisions à quatre chiffres. J'y voyais une supercherie monumentale.
Mais un ami a insisté pour que je découvre son travail … et je me suis exécutée. J'ai lu son livre en quelques heures, et en tant que jeune maman, j'en suis ressortie inspirée et revivifiée.
Certes, Celine Alvarez n'a que peu d'expérience dans l'éducation nationale ( elle appuie ses thèses sur une expérience de trois années dans une maternelle de Gennevilliers ) et les résultats qu'elle a obtenus doivent beaucoup sans doute à son investissement exceptionnel, Il n'en reste pas moins que ces résultats sont extraordinaires, et interroge vraiment le système d'éducation actuel. On en ressort avec le sentiment d'un gâchis monumental, mais aussi avec l'espoir de changer les choses.
Ses principes ne seraient pas généralisables ? le matériel utilisé ne semble pourtant vraiment pas hors de prix. Moins cher que du matériel informatique en tous les cas.
Céline Alvarez enfonce des portes ouvertes diront certains enseignants ? « L'être humain n'apprend pas ce qui ne le motive pas" ? "La bienveillance , l'exploration personnelle sont des moteurs puissants. 'On le sait depuis 100 ans. "À bon ? Alors pourquoi cette résignation et cet immobilisme de l'éducation nationale depuis des décennies.
Celine Alverez reprendrait tous les principes de la pédagogie Montessori à sa sauce ? Peut-être, mais, elle le fait avec une grande clarté, sans dogmatisme, et l'étaye avec de nombreuses études sur la plasticité cérébrale de l'enfant et des exemples concrets. le passage le plus intéressant du livre est selon moi, la partie didactique où elle explique comment, avec quelle méthode, et quels outils elle a fait entrer les enfants de sa maternelle dans la lecture, comment elle a réussi à les intéresser à la musique, à la géographie et aux mathématiques. (Le tout est accompagné de photos bien utiles. )
J'espère qu'au vu du grand retentissement de ce livre, l'éducation nationale s'inspirera de son travail. Que l'école devienne enfin un lieu où les enfants vivent. Qu'on puisse mélanger les enfants d'âges différents dans les classes, qu'on diversifie les enseignements pour inclure la musique, la botanique, la couture… Qu'on délaisse le système de validation omniprésente de l'enseignant, pour favoriser l'entraide , et l'altruisme entre les élèves…Qu'on introduise un peu plus de nature dans les écoles : potager, espaces verts…
Enfin, je dirais que la force de Céline Alvarez et la clé de son succès résident dans le partage d'informations. Sur son site internet, vous pouvez en effet trouver gratuitement, tous les principes de sa pédagogie, ses conférences, ainsi que celles d'intervenants très divers sur la psychologie cognitive, la science de la motivation, l'altruisme…
La puissance de cette pédagogue, c'est aussi son optimisme face aux experts blasés de l'éducation nationale. Une autre école est possible. Lisez ce livre. Vraiment.
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Mirabilia
17 janvier 2017
Pour ou contre Céline Alvarez : le grand débat (actuel) des enseignants.
I. Un faux débat
Pour : « les résultats sont fabuleux ! », « on ne peut nier la réussite des enfants ! », « et en plus, elle l'a fait en banlieue, et non pas avec des enfants issus de milieux favorisés ». Contre : « elle n'a travaillé que trois ans et croit tout savoir », « elle a eu plein de matériel qu'on n'a jamais en vrai ».
Le débat est lancé, les enseignants argumentent et choisissent un clan. Sauf que. Sauf que le « débat » n'en est pas vraiment un. Il n'est pas honnête. Je m'explique. Céline Alvarez a certes bénéficié de plein de matériel, d'une jolie classe, etc. Et c'est bien vrai que, lorsqu'on a une classe lambda, on ne peut pas acheter des bouts de bois rouges qui coûtent un bras. Mais Céline rétorque que le matériel ne fait pas tout. Non, non, c'est la méthode vois-tu. Bah oui, t'es un peu con, toi, l'enseignant, si tu crois que c'est juste parce qu'elle a acheté tout plein de jolis trucs que ses gosses savent lire à 4 ans. Bah non ! Elle y a aussi mis tout son savoir-faire. Et là, attention, elle agace fort Céline. Car elle nous dit qu'il faut mettre de l'amuuuur quand on enseigne, et parler gentiment. Moi qui hurle chaque jour sur les gosses en disant « apprends ! », c'est vrai que ça m'en a bouché un coin. Voilà, en gros, pourquoi Céline énerve. Car, avec un petit ton supérieur, elle explique comment faire passer le savoir. Et même si elle ne dit jamais que nous (nous, ce sont les pauvres enseignants ordinaires) on est nuls, on a quand même bien l'impression que c'est ce qu'elle sous-entend.
Quand elle explique que l'inspecteur se trompe en demandant à l'enfant de dire ce qu'il fait alors qu'on voit bien qu'il roule un tapis, je comprends l'argument. Mais ce genre de phrase sous-entend que l'éducation nationale est un ramassis d'abrutis qui n'y pigent que dalle. Et, ça, forcément, c'est agaçant.
II. Nous, enseignants à la noix
Revenons au début. Céline a choisi une classe exprès en rep pour bien montrer que si ça marche avec les plus nuls, ça marche partout. Bon. Il est vrai que si elle avait travaillé chez les riches, on le lui aurait reproché. Mais ! Mais Céline oublie quelques « détails », et je ne parle même pas du matériel puisqu'elle précise un milliard de fois que ce n'est pas le plus important. Céline oublie qu'elles sont deux à être « au taquet ». Rappelons que toutes les classes ne bénéficient pas d'ATSEM et que, tiens, il faudrait faire un sondage (car Céline aime bien les stats) bien des ATSEM ne sont pas tout à fait telles qu'on les voudrait. Il n'y a qu'à voir le nombre de conflits dans les écoles maternelles.
Alors admettons. Admettons que notre ATSEM soit au top du top, Céline a encore oublié un truc ! Bah oui, il est où l'handicapé ? Non parce que bon, dans quasi chaque classe, on a un autiste, un handicap moteur, un retard mental, ou que sais-je encore ? Ah, j'ai lancé un pavé. Car oui, au grand nom de l'inclusion, on doit inclure, dès la petite section, sans avs, sans personne, touuuus les élèves, pour l'égalité des chances tout ça tout ça. Moi j'aurais bien aimé le voir l'élève qui hurle à la mort non stop et qui casse tout. J'aurais bien aimé voir Céline lui expliquer avec son regard bienveillant comment il doit apprendre à canaliser sa colère. Parce que n'oublions pas que nous, on ne sait pas parler aux enfants. On n'utilise pas la bienveillance, ni les sourires, ni le contact humain. C'est bien connu.
Et suis-je bête ! Quand un enfant fait une bêtise, Céline lui dit « non », d'un ton ferme. Oooh… que de bouleversements…
Céline Alvarez s'adresse donc aux enseignants de la « vieille école », ceux qui (rhooo les nuls, bouuuh !) font des groupes de couleurs pour les ateliers. Les groupes, pouah, c'est vilain pas beau. Et pendant tout le livre, hormis un brin glissé en conclusion, Céline généralise sur ces enseignants de la lose qui n'ont aucune pratique innovante. Euh, la maternelle actuelle, on en parle Céline ? Non parce qu'on a pleiiiin d'autres fonctionnements que ceux des groupes de couleur, t'es au courant ? Non ? Ah bah non.
III. Co-éducateurs, avec les parents
Et ses résultats me font un peu sourire. Car, encore une fois, Céline insiste, le matériel ne fait pas tout. C'est la méthode. Et les parents sont étonnés du changement de comportement de leur enfant. Alors, Céline, je te rassure, ça arrive plein de fois en maternelle. Les parents, si, si, c'est vrai, je te jure, je l'ai vu, viennent te dire que c'est fou les progrès, la concentration, le langage, tout ça. Alors oui, moi, mes élèves ne savent pas lire à 4 ans. Je m'incline, je rampe, je bave. Peut-être qu'on aurait moins de non lecteurs en CM avec ta méthode. Mais ta méthode demande : certes pas de matériel, mais bon quand même un peu, d'être deux adultes au top et d'avoir les parents in the pocket. Ah, tiens, j'oubliais ça, les parents ! Tu nous dis, dans ton livre, que tu t'es battue (aïe, ouille) pour que les parents d'un de tes élèves arrêtent les écrans avec leur enfant car tu n'arrivais à rien avec lui. Ils ont enfin abdiqué, ils ont enlevé les écrans et miraaacle, amen Céline, il est devenu élève. Pardon, tu ne dis pas élève. Bon, il a commencé à s'intéresser à la vie de la classe. Bah oui Céline mais le souci, c'est que dans la vie (la vraie, je veux dire, les millions d'autres parents qui ne composent donc pas la quarantaine que tu as vue), les parents, ils en ont rien à secouer de tes beaux discours. Mais vraiment. Et donc, la télé, ou autre chose, ils n'arrêteront pas. Et que donc, cet enfant avec qui tu n'arrives à rien si les parents ne changent rien, bah tu n'y arriveras pas. Ah si, car, toi, tu insistes. Of course.
IV. En forme, tu seras
Ah, et un dernier petit point un peu énervant de ton livre. (Parfois, on dirait même que tu le fais exprès.) Tu nous dis, en gros : « ne vous fatiguez pas hein, il faut être en forme pour les enfants, sinon ça ne marche pas. » Ooooh… Je suis subjuguée. Non, sérieux, je n'y avais pas pensé. Mais dis-moi t'as rédigé ton compte-rendu de réunion de conseil de cycle ? Et le résultat de ton PPMS ? Et tu vérifieras que t'as bien le car pour ta sortie (et les autorisations). Ah et t'as fait ta coopé ? T'es peut-être de service en plus demain ? Ah non, t'en étais exemptée ! (pourquoi au fait ?) Et t'as contacté la psy pour Machine qui fait encore caca sur elle à 4 ans et se roule dans son caca après exprès ? Et faut que tu prennes rendez-vous avec les parents de Machin pour parler, encore, du fait qu'il aime bien exhiber ses parties intimes toute la journée. Bon, et du coup, euh, bah va te coucher ! On t'a dit qu'il fallait être en for-me ! Ah mais, je suis bête, t'as démissionné. Ouf.
V. Concluons
Le problème de Céline est qu'elle a beaucouuuup étudié l'enfant, le bébé, l'apprentissage, les chercheurs, tout ça tout ça. Mais l'école actuelle, pas trop. Ou alors, comme ce gros truc nul archaïque qui ne fonctionne pas. Et, globalement, son message c'est « faites comme moi ! » et moi j'entends : « petits enseignants, ne vous mettez pas trop de pression devant tout ce que je vous dis. Je sais que ça fait beaucoup pour vos petits esprits, alors allez y doucement ». Pour conclure : en vrai, je suis d'accord avec tes pratiques, Céline. Tu as raison. Voilà, c'est dit. Mais tu le dis mal. Tu nous parles comme à des gamins ignares en arrivant comme le Messie et c'est, comment te dire, un poil agaçant.
Lien : https://chezmirabilia.wordpr..
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Hybris
08 avril 2017
Ça part d'un constat : le système éducatif en France est un échec.
Pour faire court : 40% de gosses sont en difficultés.
Il faut donc, pour l'auteur, revoir les méthodes d'apprentissage.
Rousseauiste en diable, Céline pense que les mioches ont toutes les qualités et que y'a qu'à les laisser se développer.
Elle a expérimenté elle-même sa méthode.
Méthode pensée en fonction dit-elle des méthodes naturelles d'apprentissage.
C'est inspiré d'Itard qui a lui-même inspiré Seguin qui lui-même…Maria Montessori.
Ça se passe à Gennevilliers en Zep avec des enfants de trois quatre ans.
Ça a duré trois ans et les résultats, étalonnés scientifiquement, sont spectaculaires.
A quatre balais y savent presque tous lire !
Les bases de cette méthode sont l'autonomie, l'altruisme et l'envie de l'enfant.
Il y a des explications scientifiques.
Le premier chapitre est consacré à l'intelligence plastique humaine.
Nous ne sommes pas que le produit de nos gènes et tous les enfants peuvent développer une intelligence exceptionnelle…C'est une question d'environnement dit-elle.
Elle insiste sur le bain de langage avant trois ans.
La plasticité du cerveau et l'élagage neuronale (on supprime tout ce qui ne sert pas) est au maximum jusqu'à 5 ans.
Le vocabulaire selon le milieu dans lequel on évolue et avec lui la réussite scolaire qui en découle : voici la première inégalité.
Sachant cela, la responsabilité des adultes est grande dans la façon dont ils s'adressent aux gosses.
Un enfant a besoin d'autonomie mais il ne doit pas non plus être livré à lui-même.
Il a besoin d'être étayé.
Par un adulte ou par des pairs.
La collaboration entre enfants d'âges différents, elle y croit beaucoup.
Comme Charles Pépin dans son livre « Les vertus de l'échec », elle explique qu'on n'apprend en se trompant. Or l‘erreur est souvent sanctionné dans notre système…
Elle explique la différence entre la motivation endogène : qui vient de nous et exogène…
Parle de l'importance de la bienveillance et du contact avec la nature.
Evoque la nocivité de trop d'écran sur la concentration et les apprentissages.
L'importance du sommeil.
Elle évoque les périodes sensibles c'est là où l'enfant est le plus à même de progresser et ça commence très tôt !
Quand elle rentre dans les détails pédagogiques, ça devient plus pour les enseignants.
Elle prône plus de liberté, moins d'action dirigée.
Elle évoque les incidences qu'il y a pour les enfants à vivre dans un environnement violent.
D'ailleurs, certains témoignent et c'est dithyrambique.
Ça reste très intéressant.
Même si ceux sont des personnes déjà convaincues qui vont lire ce livre.
On peut aussi penser que l'enthousiasme de l'auteur n'est malheureusement pas transposable à tout le corps enseignant.
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wivin
31 octobre 2016
Je trouve ce livre absolument passionnant ! J'avais déjà suivi avec passion plusieurs vidéos de Céline Alvarez qui circulent sur la toile. J'attendais avec impatience d'avoir son livre en main, d'en savoir plus.
Les débats font rages pour le moment, surtout chez les enseignants (j'en suis une moi-même) : "Pour ou contre Céline Alvarez". On lui reproche de prétendre détenir l'unique pédagogie efficace. Mais surtout d'avoir eu des moyens que les autres enseignants n'ont pas. Je comprends la rancoeur de certains profs. Cependant, ce livre et la médiatisation des recherches de Céline Alvarez permettent une prise de conscience auprès d'un large public de ce que l'école pourrait être (et non devrait être, là, maintenant, dans chacune classe, car les instits n'ont ni le matériel ni la formation pour pouvoir le faire) si elle était repensée dans ce sens au niveau politique. Si on investissait dans du matériel à manipuler et non dans des tablettes. Si les profs étaient formés en pédagogues plutôt qu'en têtes bien pleines. Si la bienveillance prenait la place de l'évaluation et de la compétition. J'en rêve !
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ANTOGABI
08 mars 2017
Je viens de refermer ce livre, qui m'a bouleversé, révolté (contre l'éducation nationale). Je nomme Céline Alvarez Ministre de l'éducation nationale sans l'ombre d'une hésitation, malheureusement nos politiciens ne pourront jamais faire preuve de cette intelligence...ils préfèrent passer leur temps à promouvoir leurs petites ambitions personnelles. Bon, c'est là une parenthèse qui ne nous intéresse pas pour la critique de ce livre, pardonnez-moi !
Je suis maman de deux garçons qui suivent très bien à l'école, alors évidemment ça me questionne sur leur comportement très scolaire...
Jusqu'ici, j'avoue que j'en étais plutôt satisfaite. Mais en parcourant ce livre, je me suis inquiétée aussi. C'est vrai qu'ils sont toujours dans l'attente de félicitations...qu'ils reçoivent de notre part. J'ai même récompensé mon aîné...Mais c'est terminé maintenant. En même temps, je leur ai toujours répété qu'ils travaillaient pour eux, ouf!
Je discute beaucoup de ce livre avec eux, surtout avec mon ainé qui a 9 ans.
Je leur explique combien ils sont intelligents, combien ils ont une petite tête toute pleines de neurones qui ne demandent qu'à être nourris.
J'aurais aimé avoir ce livre en mains plus tôt...
J'aimerais demander l'avis des enseignantes de mes enfants sur ce livre, mais j'ai peur de les vexer. Je ne suis pas certaine qu'elles sont prêtes à franchir le pas, malheureusement.
Je confirme que les enfants rentrent trop tôt en compétition, quand ils sont bons on leur reproche (tu es le chouchou de la maîtresse...), et quand ils sont mauvais, on leur reproche aussi...Triste société.
Merci Céline pour ce formidable livre, il me donne des ailes, j'ai totalement adhéré à ta philosophie de vie, car je pense que c'en est une...Ce n'est pas simple à mettre en place, quand par exemple j'ai mon grand qui pleure, qui est en colère, d'aller vers lui et le serrer dans mes bras, alors que son 1er réflexe est de me repousser, parce qu'il n'est pas prêt à recevoir ce câlin, parce que sa colère est trop grande. Mais je ne lâche pas, et j'ai réussi à le calmer complètement, et l'apaiser et tout est rentré dans l'ordre.
Et quand mon second me dit qu'il ne veut pas faire sa lecture ce soir...
Mais bon, comme dit, nous apprenons de nos erreurs, et il faut bien en faire pour s'améliorer.
On pourrait y ajouter la méditation pour parfaire les choses.
Lisez ce livre, tous, instituteurs, parents, éducateurs, politiciens....
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Citations & extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
bbpoussybbpoussy28 octobre 2016
"Ils touchent à tout", "ils parlent tout le temps", nous plaignons-nous. "Dès que je tourne le dos, ils discutent ou font une bêtise !".
Les enfants qui bravent les interdictions font preuve d'une grande force de vie : leur intelligence insatisfaite ne se résigne pas et cherche à se nourrir envers et contre tout. Contre nous, s'il le faut. Braver l'interdiction de l'adulte et risquer une punition n'est rien comparé aux bénéfices de la transgression. Ce n'est pas de l'insolence, c'est la vie qui se manifeste et qui résiste.
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bbpoussybbpoussy04 octobre 2016
La génétique ne tient qu'un petit rôle dans le film de notre vie : ce que nous sommes est essentiellement déterminé par notre milieu. C'est principalement la nourriture physique et psychique que nous assimilons - les gens que nous fréquentons, les mots que nous entendons, les mots que nous prononçons, la façon dont nous gérons notre stress, les expériences que nous vivons, la qualité de la nourriture que nous ingérons, le temps d'exercice physique que nous nous offrons - qui font de nous ce que nous sommes.
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BigDreamBigDream13 septembre 2016
Dans une vie plus naturelle, plus physiologique que civilisée, le jeune enfant se développe avec la présence d'êtres d'âges très différents du sien - de 3, 6, 10, ou 15 ans, tout en bénéficiant de la présence d'autres adultes en cas de besoin. Cette variété humaine est à mon sens ce qui manque le plus cruellement au jeune enfant déposé le matin dans nos crèches.
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BigDreamBigDream14 septembre 2016
L'erreur devrait être neutre. Il s'agit simplement d'un retour d'information qui indique qu'une prediction doit être réajustée. L'enfant qui ne fait pas d'erreur n'a pas à être regardé avec plus d'amour et de bienveillance que les autres, il a en revanche sérieusement besoin de passer à autre chose de plus difficile au risque de s'ennuyer fermement et de dépenser son énergie à se comparer aux autres. En sanctionnant l'erreur et en valorisant les enfants qui ne se trompent pas, nous bloquons le processus même d'apprentissage - pour tous.
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BigDreamBigDream13 septembre 2016
Vous connaissez certainement ce remarquable exemple d'épigénétique, mais je ne peux m'empêcher de le partager avec vous tant il me semble illustrer parfaitement l'importance de l'environnement sur le développement du jeune être humain : les larves d'abeille sont toutes prédisposées à devenir de petites ouvrières; elles naissent toutes avec le même patrimoine génétique. Or, si l'une d'entre elles est nourrie avec de la gelée royale, elle devient reine. Le jeune être humain, lui, a besoin, pour devenir le meilleur de lui-même, d'un environnement aimant, vivant, riche, ordonné, favorisant l'exploration et l'activité spontannées, la rencontre avec l'autre, les interactions bienveillantes, calmes, l'entraide, l'empathie et la générosité. Porter notre attention sur de tels facteurs environnementaux ne devrait plus être une option. Ces élements sont à l'enfant ce que la gelée royale est à la larve d'abeille : Ils nourrissent ditectement et de manière positive le meilleur de nos enfants.
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