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Micheline Laguilhomie (Autre)Maud Mannoni (Autre)
ISBN : 207032284X
Éditeur : Gallimard (12/02/1985)

Note moyenne : 3.97/5 (sur 125 notes)
Résumé :
Quatrième de couverture (Folio) - Summerhill, c'est l'aventure d'une école auto-gérée fondée en 1921 dans la région de Londres.
Son fondateur, le psychanalyste A. S. Neill (1883-1973), s'est dressé contre l'école traditionnelle soucieuse d'instruire mais non pas d'éduquer. Il s'est dressé contre les parents hantés par le standard du succès (l'argent). Il s'est insurgé contre un système social qui forme, dit-il, des individus « manipulés » et dociles, nécessai... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
InstinctPolaire
22 février 2013
" Imaginez une école...
Où les enfants sont libres d'être eux-mêmes...
Où la réussite n'est pas définie par des critères académiques mais par chaque enfant de manière personnelle...
Où l'ensemble de l'école se gérer démocratiquement en assemblé générale où chaque personne dispose d'un droit égal à être entendu...
Où vous pouvez jouer toute la journée si vous le voulez...
Et il y a du temps et de l'espace pour s'asseoir et rêver....
Pourrait-il exister une telle école... "
De ces quelques lignes, je n'ai conçu un seul mot... Tout juste me suis-je avancé à traduire de l'anglais leur auteur.
On pourrait les croire issues de la verve poétique de quelque penseur anglo-saxon. Mais il n'es est rien. Cette réalité éducative a bien existé. Et bien qu'elle est failli disparaître – chose que je n'ai découvert que récemment – elle existe toujours.
C'est l'entière-liberté laissée aux élèves qui guide la pédagogie d'A. S. Neil. Ce qui interpelle le plus, c'est que les élèves ne sont contraints à aucune assiduité en classe. C'est même avec fierté que l'auteur explique que le jeu est la principale activité des enfants. Guidés par leurs envies, ils sont même plus qu'encouragés à " épuiser leur curiosité ". La seule règle admise semble être que chacun a le droit de faire ce qu'il veut... Dans la limite où ses envies n'affectent pas les autres personnes. Les griefs et la gestion quotidienne de l'école s'administrent en assemblée générale. Tous, élèves comme professeurs ont égal droit à la parole et chacun dispose d'un égal droit de vote. Des règles sur les heures de coucher, l'utilisation des locaux, la répartition de l'argent de poche, les sanctions y sont instituées... Et peuvent disparaître la semaine qui suit.
Si A. S. Neil présente dans ce livre les modalités de son école, il explicite aussi longuement sa pédagogie. Son ambition, former un " enfant autonome ", confiant en ses capacités et aimant la vie. Menant à bien ses objectifs, mais sans imposer de résultats scolaires. Propre, mais parce-qu'il l'aura choisi. Honnête, mais parce-qu'il aura admit par lui-même l'inutilité du mensonge. Sans attitude malsaine en matière sexuelle car sa curiosité aura été satisfaite et son éducation en la matière sans tabou...
Héraclite disait " on ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve. " : Car son cours n'est jamais le même et qu'on a forcément soi-même changé.
Cela traduit assez fidèlement mon sentiment par rapport à ce livre. Lu pour la première fois à la fin de mon adolescence, je l'avais trouvé éclairant sur la difficile question de l'éducation – j'avoue volontiers ma naïveté en ces temps jadis – C'est avec un cynisme doux-amer que je le relit aujourd'hui : Écrit au début des années 60, cet éloge de la totale liberté rendant l'enfant autonome et prêt à affronter notre société engoncée dans ses conventions " anti-vie " laisse dubitatif...
Puis, j'ai découvert que cette école existait toujours aujourd'hui – sous la direction de Zoé Readhead Neil , la petite Zoé du livre... - Que cette école avait faillit disparaître en 1999... Et obtenu l'agrément des autorités britanniques en 2007...
Je ne résiste pas par finir par une traduction à nouveau :
" Summerhill Fondée en 1921... Toujours là aujourd'hui. " :
http://www.summerhillschool.co.uk/
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palamede
24 novembre 2015
Ce livre que j'ai lu alors que j'étais très jeune m'avait à l'époque séduite. Par la suite j'ai rencontré une jeune américaine qui avait fréquenté une école Montessori, elle avait une approche de l'éducation très différente des standards classiques qui me semblait intéressante, bien qu'à mon sens, ne pouvant être qu'expérimentale ou réservée à des enfants en difficulté. D'ailleurs, pour mes fils, j'ai fait le choix d'une école dont les méthodes d'enseignement étaient à l'opposé de celles mises au point par la pédagogue et médecin Maria Montessori, celles de la préceptrice d'origine alsacienne Rose Hattemer, ce qui leur a plutôt bien réussi.
Sans vouloir privilégier une méthode plus qu'une autre, je pense que la plus efficace est sans aucun doute celle qui apprend aux enfants à réfléchir.
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Lanto_Onirina
21 décembre 2013
J'ai lu ce livre plusieurs fois avant de devenir mère, entre 17 et 25 ans et j'en avais une très haute opinion. Tout me séduisait et m'avait conquise, les principes, les idées, les exemples de pédagogie et d'activités proposées aux élèves de ce système. Et bien entendu, je m'étais jurée que si je pouvais, mes enfants, si j'en avais, bénéficieraient de ce type d'enseignement où l'épanouissement personnel prend plus d'importance que l'apprentissage "magistral". Pour moi, un système où l'enseignement reposait sur deux notions fondamentales (la liberté des élèves ainsi que l'auto-responsabilité) ne pouvait qu'être le must de toute pédagogie. J'ai eu ma fille assez tôt et effectivement je me suis longuement documentée sur les méthodes d'enseignement alternatives et j'ai longtemps recherché un système d'enseignement différent. Elle a d'ailleurs suivi une petite part de sa scolarité dans un système légèrement différent et bilingue.
C'est avec le recul de l'âge que j'ai pris conscience de la portée "culpabilisatrice" du texte. Tout le monde en prend plein la figure : les parents comme les pédagogues oeuvrant dans le système classique. L'auteur condamne nos "comportements totalitaires", ou plus simplement dit la discipline imposée aux enfants.
Aujourd'hui, si j'ai pris beaucoup de distance par rapport à ce texte, concernant les méthodes d'éducation proposées, je choisis de le considérer comme un plaidoyer pour le bonheur et la liberté de chacun, plus qu'une méthode idéale pour élever ses enfants. Parce que dans la société actuelle finalement, c'est bien ce qui pose le plus question, la recherche du bonheur, quelle que soit la définition que chacun y donne. Qu'on soit enfant, parent ou éducateur, comment conserver sa part de liberté dans une société de plus en plus encadrée et codée. le livre de Neill ne donne pas de réponses à cela. Mais c'est la lecture que j'en fais, après deux décennies de réflexion sur le sujet.
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nekomusume
29 juillet 2012
Un livre très intéressant qu'on ne présente plus.
C'est devenu un classique du genre, un essai présentant une méthode d'éducation alternative pour les enfants en échec scolaire. le principe: laisser faire, accepter, encourager, aider. Une institution où les enfants sont libres de choisir quand, comment et quelles choses étudier, en fonction de leurs goûts mais aussi de leurs envies du moment. Peut-être un peu utopique mais d'après l'auteur, ça fonctionne. À lire pour tenter de sortir du carcan de la pédagogie traditionnelle
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dgwickert
22 mai 2016
Ce livre, publié en français en 1970 dans le bouillonnement de mai 68, m'a profondément bouleversé, dans ces années là.
Comme beaucoup d'ados, j'étais à moitié en révolte contre le Père, et cette école britannique autogérée par les adolescents m'intéressait. Cependant, j'en voyais les limites, surtout pour les élèves capricieux et agités qui cassaient librement du matériel de l'école, ou des jeunes à peine instruits, dont certains, assez peu, avaient un déclic et se mettaient à bosser comme des forcenés sur le tard.
Je lis "Le grand secret" de René Barjavel : l'éducation et l'instruction libres sur l'île 307 me rappellent Summerhill. Mais eux, ils ont l'éternité.
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Citations & extraits (58) Voir plus Ajouter une citation
InstinctPolaireInstinctPolaire22 février 2013
Quant je me sers du mot " anti-vie ", je ne veux pas dire " qui recherche la mort " je veux dire " qui craint la vie plus que la mort ". Être anti-vie, c'est être pro-autorité, pro-église et religion, pro-refoulement, pro-oppression ou pour le moins au service de toute ces choses.
En somme être pro-vie, c'est aimer l'amusement, les jeux, l'amour, le travail intéressant, les violons d'Ingres, le rire, la musique, la danse, la considération pour les autres et la foi en l'homme. Être anti-vie, c'est aimer le devoir, l'obéissance, le profit et le pouvoir. Au cours de l'histoire, l'anti-vie a gagné et continuera de le faire aussi longtemps qu'on inculquera à la jeunesse qu'elle doit accepter les conceptions adultes du jour.
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vbarentinvbarentin29 mai 2016
Le choix est entre la sexualité coupable et secrète et la sexualité ouverte et épanouie.Si les parents choisissent la mesure commune de la morale, ils n'auront pas le droit de se plaindre de la misère et de la perversion sexuelle de la société, car celles-ci sont le résultat de notre code moral. Ils n'auront pas le droit de haïr la guerre, car la haine du moi qu'ils donnent à leurs enfants s'exprimera par la guerre. L'humanité est malade, émotivement malade, et elle est ainsi à cause de la culpabilité et de l'anxiété acquises dans l'enfance. La maladie émotive est partout dans notre société.
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SarahcarabinSarahcarabin26 août 2016
L'idée commune que les bonnes habitudes qui ne nous ont pas été inculquées de force dans notre prime enfance ne peuvent se développer en nous plus tard dans la vie est une idée avec laquelle nous avons été élevés et que nous acceptons aveuglément, tout simplement parce qu'elle n'a jamais été contestée. Pour ma part, je la renie.
La liberté est nécessaire à l'enfant parce que seule la liberté peut lui permettre de grandir naturellement -- de la bonne façon. Je vois les résultats de l'asservissement dans mes nouveaux élèves en provenance d'écoles secondaires de toutes sortes. Ils ne sont qu'un tas d'hypocrites, avec une fausse politesse et des manières affectées.
Leur réaction devant la liberté est rapide et exaspérante. Pendant les deux premières semaines ils tiennent les portes pour laisser passer leurs professeurs, ils m'appellent "Monsieur" et se lavent soigneusement. Ils regardent dans ma direction avec respect, ce que je reconnais facilement comme de la crainte. Après quelques semaines de liberté, ils montrent leur vrai visage. Ils deviennent impudents, sans manières, crasseux. Ils font toutes les choses qui leur ont été défendues dans le passé : ils jurent, ils fument, ils cassent des objets. Et pendant tout ce temps ils ont une expression polie et fausse dans les yeux et dans la voix.
Il leur faut dix mois pour perdre leur hypocrisie. Après cela ils perdent leur déférence envers ce qu'ils regardaient auparavant comme l'autorité. Au bout de dix mois environ, ce sont des enfants naturels et sains qui disent ce qu'ils pensent, sans rougir, ni haïr. Quand un enfant grandit librement dès son jeune âge, il n'a pas besoin de traverser ce stade de mensonge et de comédie. La chose la plus frappante à Summerhill, c'est la sincérité de ses élèves.
La question de sincérité dans la vie et vis-à-vis de la vie est primordiale. C'est ce qu'il y a de plus primordial au monde. Chacun réalise la valeur de la sincérité de la part de nos politiciens (tel est l'optimisme du monde), de nos juges, de nos magistrats, de nos professeurs, de nos médecins. Cependant, nous éduquons nos enfants de telle façon qu'ils n'osent être sincères. (p. 154-155)
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InstinctPolaireInstinctPolaire22 février 2013
Le directeur est un homme profondément convaincu et sincère. Sa foi et sa patience semble inépuisables, il a le rare pouvoir d'avoir une forte personnalité sans être dominateur. Il est impossible de le vois dans son école sans le respecter, même si l'on n'est pas d'accord avec toutes ses idées et si l'on en déteste quelques unes. Il possède un sens de l'humour, une chaude humanité et un solide bon sens qui feraient de lui un bon directeur dans n'importe qu'elle école. Sa vie de famille heureuse est partagée avec les enfants, qui sont, il est à présumer, aussi capable que les enfants éduqués ailleurs de profiter d'un exemple.
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InstinctPolaireInstinctPolaire22 février 2013
La raison pour laquelle à Summerhill nous recevons autant de compliments sur le travail de nos anciens élèves, dans quelque emploi qu'ils exercent, c'est qu'ils ont vécu à fond, chez nous, l'âge des rêves égocentriques. Quand ils deviennent de jeunes adultes, ils peuvent faire face aux réalité de la vie sans aucun regret inconscient d'une enfance mal vécue.
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